Portrait de marie93

Bonjour,

J'ai lu un peu les diverses discussions sur l'alcoolisme, ses méfaits physique et psycholique. Si je viens vers vous c'est pour vous raconter la souffrance de ma mère, mais aussi de ceux qui l'entourent et certainement essayer de trouver des réponses mais qui forcément sont propres à chacuns.
Ma mère de 54 ans est alcoolique depuis une quinzaine d'années voir plus. J'ai mis du temps à admettre l'évidence jusqu'au décès de mon père. A ce moment ce fut la descente aux enfers pour elle.
Plus personne pour la protéger. La vérité nous a éclaté en pleine face à mes soeurs et moi.
Au départ, il a été difficile de comprendre que c'était une maladie, pour nous c'était simple : il ne fallait pas acheter d'alcool.
Nous nous sommes renseignés sur l'alcoolisme, voir des psy des médecins, des associations. Pour comprendre qu'en fait ce n'était pas si évident d'arrêter que cette maladie est vicieuse et particulière, elle touche l'esprit, le corp. Il m'a fallu comprendre que cette maladie etait familiale dans le sens où elle touchait tous les proches. Je me suis souvent posée la question si moi aussi je ne pouvais pas y être sujette. Que je devais susceptible d'avoir un problème d'addiction.
Je culpalise quand je bois un verre de trop lors de mes soirées, je n'achète jamais d'alcool pour la maison....
Il y a quatre ans nous avons appris qu'elle avait une cyrrhose très avancée. Le foi avait décompensé. Cela ne l'a pas empéché de continuer. Après chaque hosiptalisation elle a une période d'abstinence plus ou moins longue (3 semaines à 5 mois). Mais à chaque fois elle replonge de plus belle.
Dans un des forum j'ai lu d'une personne alcoolique que les proches se lamentaient. Mais bien sur qu'il m'arrive de me plaindre de la detestée de ne pas la comprendre d'avoir de la haine pour tout cela. Je sais qu'elle souffre mais je sais aussi que mes soeurs en souffrent ainsi que moi. Je sais que c'est dur pour elle mais je sais aussi que c'est dur pour nous.
En plus elle est atteinte du syndrome de korsakoff et sont état se dégrade de jour en jour. Elle est insultante, violente, elle ne prend plus soin d'elle, se clochardise peu à peu chez elle. Nous venons lui apporter de l'aide (ménage, travaux...) Mais elle refuse, nous luttons contre un mur. malgré tout nous n'avons jamais baissé les bras. Nous nous battons pour elle mais aussi contre elle.
Je culpabilise de ne pouvoir rien faire, nous avons penser à un placement dans un institut, ou un centre: d'une part elle ne rentre pas dans les critères d'âge, de pathologie.... d'autre part elle ne veux pas. Nous préferons qu'elle reste chez elle le peu qu'il lui reste à vivre. Elle ne supporterait pas d'être sorti de chez elle. Alors noius colmatons, nous ne prenons même plus la peine de jeter les bouteilles cachées. Nous lui aovns enlever le gaz, nous l'avons fait mettre sous curatelle renforcée mais cela ne la protège que financièrement.
Ce qui me fait le plus mal au dela de la perdre c'est le souvenir qu'il me restera. Les remords qu'elle me laissera.
Je dois vous dire que je suis très en colère après une énième rechute. A chaque fois j'ai tellement espéré. Je retrouve ma maman pendant un lasp de temps, je renoue des liens mère fille puis c'est la douche froide, la crainte du téléphone qui sonne.
Je sais que dans un avenir proche on m'appelera pour me dire que c'était la fois de trop, qu'elle n'a pas pu s'en sortir cette fois.
J'avais juste besoin de vider ce que j'ai sur le coeur pour continuer à la soutenir jusqu'à la fin dans les meilleures conditions qu'il soit. Mais cette maladie laisse des traces.....
Merci

Portrait de angebleu
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bjr,d'abord bienvunue sur ce forum et vous avez bien fait de venir vider tt ce que vous aviez sur le coeur , le forum est fait pour ça .
je suis trés émue par ce que vous dites marie 93
moi aussi j'ai mon père qui boit et qui ve rien faire du tout pour s'en sortir comme votre mére il est devenu clochard il se lave plus, ni se léve, et s'habille avec les mm fringues depuis plusieurs mois enfin bref pas génial non plus.
le pire c qu'il emméne ma mère ds sa chute , j'ai trés peur aussi
j'ai peur du coup de fil aussi
on s'occupe d'eux ma soeur va faire du ménage aussi chez eux mon mari va faire qlq travaux mé là il en a marre car rien est suivi ils ne font aucun éffort

je vous souhaite bc de courage à vous et à vos soeurs ,
à bientot angie

Portrait de IO
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Bonjour Marie93,comme Angie,je suis très touchée par ton histoire qui hélas ressemble à beaucoup d'autres .C'est une foutue maladie et avec le recul,je crois qu'il ne faut pas leur en vouloir et les soutenir autant qu'on peut,je comprends ta colère,mais si elle a décidé de ne pas se prendre en main,tu ne pourras rien faire sinon l'aider à vivre au mieux ses derniers jours,mois ou années qu'il lui reste à vivre,tu aura accompli "ton devoir filial" et tu en ressortira grandie,tu n'a rien à te reprocher bien au contraire.
Je te souhaite plein de courage pour la suite.
Bien venue sur ce forum et à bientot IO

Portrait de marie93
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Bonjour,

Je vous remercie pour vos réponses.
Hier encore une autre crise, elle saigne depuis plus d'une semaine mais ne veux ni aller à l'hopital ni faire venir un médecin.... Comme d'habitude après avoir essayé de la convaincre pendant une heures, avec patience des cris, des larmes des claquements portent. Pour finalement rentrer chez moi avec une terrible angoisse.
Nous voyons son état se déteriorer de jours en jours sans pouvoir rien faire.
Quel terrible sentiment d'impuissance et de culpabilité... c'est terrible. Mais vie familiale finalement en prend un coup. A un tel point que je ne suis bien qu'au boulot en pleine activité à me vider la tête de tout cela.
Merci encor pour votre écoute et votre attention
Marie

Portrait de japy
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Bonsoir Marie, Votre témoignagge m'a également très ému, et je souhaite vous dire qu'il est bon de pouvoir en parler sur ce forum où vers une association qui prend en charge les accompagnants. j'ai 53 ans , je suis abstinent depuis 5 ans, et je le dois à ces associations bien sur, mais aussi à mon entourage, mes enfants qui m'ont aidé, non pas par leurs colères justifiées sans doute, ni par leur reproches, mais parce qu' elles m'ont fait confiance en sortant de ma cure. Aujourd'hui, je suis bien, je ne peux pas dire très heureux, mais je vais avoir la joie d'être deux fois grand père avant la fin de l'année. Jamais elles ne m'auraient présenté mes futurs petits enfants en état d'alcoolisme dans lequel elles m'ont vu, et surtout avec toutes les souffrances que je leur ai infligées. Comme vous elles ont compris que l'alcoolisme est une maladie, qu'il y a une periode de convalescence, qui durera jusqu'à la fin de mes jours... Mais un moment il y a eu un déclic, le jour ou j'ai pris conscience de moi, et que je me suis fait soigner pour Moi, pas pour les autres, pas pour quelque chose (permis de conduire, divorce, problèmes f inanciers), simplement parce que le choix est simple, la vie ou (excusez moi de le dire) la mort ! le problème est là. et il n'est pas le vôtre, vous n'y pouvez rien, ni les reproches, ni les colères, au contraire, si vous partez en claquant la porte, son seul recours sera la bouteille. Ne perdez pas votre temps à chercher ses bouteilles vides ou pleines, il y en a partout, elle ne sait peut-être même plus ou elle en a caché. Poubelles, machine à laver voiture, cagibis... Elle ne Vous les cache pas..... Elle SE les cache à elle même. S vous n'etes pas présente, elle boit en cachette ... dans un petit coin, pour ne pas se l'avouer. Alors essayez de déculpabiliser, vous n'y êtes pour rien, vous n'y pouvez rien... Protégez-vous vous même, ainsi que vos proches. vous avez besoin de votre santé pour l"aider le jour où elle aura décidé de se soigner. Ce jour arrivera quand elle aura fait SON CHOIX. .Mes propos sont certainement durs, mais je vous les ai confies parce que c'est mon vécu. C'est à vous que je souhaite bon courage

Portrait de cerisedu50
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bonsoir ,je suis nouvelle sur ce forum le témoignage de Marie j'ai l'impression que s'est le mien pendant des annees je me suis battue pour que ma mère se fasse soignee elle n'avait aucune aide ni celle de mon père qui l'encourageait a boire pour mieux s'en plaindre,ni celle de mes freres qui ne la supportait plusj'ai reussit a la faire rentre dans une clinique a cote de Rouen, Les essards, ils sont tres bien ma mère est revenue transformee confiance en elle capable de dire non....en 3 semaines un travail formidable, mais s'etait sans contrer mon père qui l'a descendue tres rapidement elle a recommence et moi aussi j'ai abandonne on est restee fachees 7 mois et je le l'ai jamais revue en vie elle s'est noyee dans la piscine le dimanche 31 mai. La gendarmerie est venue il y a eu une autopsie, ils ont trouve de l'acool et des medicaments et moi je m'en veut j'ai toujours ete là pour elle pendant des annees et quand je lache ...j'avait besoin de m'eloigner elle me prenais beaucoup d'energie et là s'est fini meme si s'est dur il faut tenir ne pas faire comme moi apres on a des regrets

Portrait de Victor-A.
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Il est vrai que l'alcoolisme des parents est une chose qui peu détruire votre vie, surtout quand ceux-ci vivent dans le déni.

Portrait de jeancarlos7897
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