Portrait de xavier6362
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@christian : tout à fait d'accord avec vous.
@cely : toutes les phrases que avez citées, je les ai dites et redites des dizaines de fois ! Il faut croire que je n'étais pas "prêt" à comprendre le bon sens de celles-ci. Votre mari doit être dans le cas. Quel alcoolique n'a pas dit : je ne bois plus, je sais m'arrêter quand je veux, ....
Et un jour , le ou les "déclics" sont arrivés (j'en ai déjà parlé dans d'autres messages). J'ai enfin pris conscience que toutes ces phrases anodines jusqu'alors, avaient énormément de valeur et pour moi et pour tout le monde.
Je comprends qu'il est difficile de faire un choix : ou vous taire ou "provoquer" la discussion (sic). En fait, la réaction doit venir de lui. Il doit comprendre d'abord, qu'il est alcoolique ensuite, qu'il doit se soigner. Peu importe les échecs ! Il ne doit pas avoir honte d'avoir rechuté. Mais il doit "se battre" contre ce fléau qui, pour moi, est pire qu'une bombe atomique !
Voilà, j'espère avoir répondu à vos demandes.

Portrait de titi7820
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Tout à fait d'accord avec Xavier. Je ne l'avais pas lu car j'étais en train d'écrire le message suivant ! Avec l'assurance de ne pas l'avoir consulté avant....

Bonjour cely, que de questions et je comprends bien ton désarroi.

Je suis alccolique abstinent et je me reconnais bien ds les attitudes de ton mari. Qd à te donner des réponses à tes questions, je ne m'y hasarderais pas car je cherche encore moi-même ces réponses malgré mon abstinence. Certes, j'ai des idées mais de là à certifier que ce st les bonnes, c une autre histoire ( je parle bien entendu de mon cas). Je vais juste te parler de mon "ressenti" vis à vis de moi.
Moi aussi j'avais de belles paroles, certes rarement, mais elles ne résistaient pas face à l'appel de l'alcool. Un jour je me voyais effectivement cô un alcoolique (dc avec ttes les bonnes résolutions qui vont avec), l'autre, cô un être normal aimant s'amuser, dc avoir parfois mais un peu trop souvent "les cheveux qui poussent à l'envers"... Cela à duré, duré et puis plus rien, la résignation s'en est suivie : après tout je suis cô ça, on y peut rien ! Fausse route ; cette attitude négative allait de pair avec mon état psychologique , blasé...etc mais surtout, il y avait là une grosse dépression qui sommeillait depuis des lustres... L'alcool rendant euphorique, sûr de soi, rien est impossible ; sur un laps de tps très court, je me suis à boire de plus en plus, de plus en plus souvent : la descente de l'euphorie est terrible, plongeon total dc on fais quoi , On reboit et ainsi de suite. En tout cas c ce que je faisais... et hop, on ne vois rien venir.
L'alcoolique est ds une extrême souffrance mais cô toi, les co-dépendants souffrent tout autant : J'ai perdu bcp de chose à cause de ça mais je n'en veux pas aux personnes qui se sont éloignées voir même parties car je me mets à leurs places, et je pense qu'il faut plus que du courage pr "supporter" un alcoolique et sur ce point, je te félicite et tu mérites bien plus que du respect. Seul ma proche famille et 2 amis (je dis bien amis) m'ont supportés, aidés...(je ne sais pas trop quel terme employé), même la mère de mon petit garçon n'a pas supporté, et je la comprend, et ne lui en veux aucunement.
Il faut bien comprendre que l'on peut tout perdre et qd je dis tout, c tout (travail, famille, ami, l'argent aussi car cela coûte énormément cher...) Ds mon parcours, j'ai côtoyé des alcooliques de tous niveaux social : sdf, chef d'entreprise... et de tout âge : les bilans qd aux conséquences st assez similaires....je ne te fais pas de dessin.
Bref, j'ai moi aussi fais des tentatives d'arrêts, peu concluentes... et d'un coup, hop le déclic ! Pourquoi , Je pense que la maladie y a été pr bcp. Non pas la mort car c plus ou moins ce que j'attendais mais qd on m'as dis encore 6/8 semaines et au revoir, je me suis dis " c ce qu'on va voir". Mais en fait, j'en ai profité (cô j'avais du "tps" par la force des choses) pour me regarder en face, "ds un miroir" et faire un petit bilan de ma vie (certes courtes, j'ai 35 ans) : et bien il ne me faisait pas forcément plaisir et j'en ai dc profité pr être suivi par un psy : je le redis encore pr mon cas, cela a été plus que bénéfique. Certes, ce n'est pas une promenade de santé car on s'en prend plein la gue..., tout en sachant que c'était moi qui me l'infligeais, mais que de leçons tirées pr mieux "s'armer" face à cette maladie.Je n'étais pas épanoui ds ma vie, j'en est profité dc pr en changer (y compris de métier car l'ancien me "minais").
Le fameux déclic est souvent très personnel, et c'est pour ceci qu'il est très difficile d'aider les alcooliques. Les échecs st souvent présent mais ils permettent de se rapprocher de la réussite. Le sentiment de culpabilité est omniprésent, mais c ds ces cas là qu'il faut du soutien pour mieux rebondir. Le chemin de la guérison est très long et fastidieux, mais il en vaut vraiment le coup. Pour ma part, j'ai l'impression d'avoir eu 2 vies (difficiles à expliquer), une avant qui ne me convenait pas et celle d'aujourd'hui, bcp plus sereine. Je ne me connaissais pas vraiment, je pense que je me cherchais, et je continu à l'heure actuelle car je n'est pas toutes les réponse à mes questions ; les aurais-je un jour ? C un autre débat. Pr ma part, quelques mots dont je me souviens ( de certains médecins, de proches...) mon accroché déjà à l'acceptation d'être un alcoolique, mais aussi de me "forcer" à me battre et dc me soigner : pr ma part qd on me "bousculait", je me braquais et cela me faisait mal de l'entendre, même si c la vérite, mais à l'inverse, un mot, voir deux bien placés, au bon moment, m'apportait un immense réconfort et un fond de moi, je savais que j'allais y arriver ; qd ? je ne savais pas mais je m'accrochais à ces petits mots pourtant si anodin... Je le redis encore, mais ce que je viens d'écrire n'est que ce que je pense de mon cas, ce que je ressent... Il n'y malheureusement pas de mode d'emploi à la guérison, juste des pistes...
Surtout, prends soin aussi de toi et de tes enfants, tout en étant là pour ton mari qui en a besoin (plus facile à dire qu'a faire, je l'admets)....
Courage . Amicalement

Portrait de christian_nimes
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Le probleme n est pas l alcool mais l addiction.
Moi aussi je ne connais pas vraiment les raisons de mon alcoolisme, j en ai trouvé qui me "vont".
Une fois que tu es "accroché" a l alcool, tu n en sort pas du jour au lendemain. C'est la meme demarche que pour la cigarette ou d autres drogues mieux identifiés "drogues" : sevrage et soin.
Les conséquences sont plus ou moins importantes suivant les drogues mais le probleme est le meme : décrocher de sa dépendance.

En lisant ton message, des situation me sont revenues : des mots anodins qui te "plante" d autres tout aussi anodins qui te "booste", un regard bienveillant , des gens minables qui se pensent à l'abri, un autre regard bienveillant. Petit à petit mon atitude a changer, je voyais de plus en plus de regard bienveillant !, ne plus me faire du mal parcequ on me fait du mal, j avais assez à faire avec moi!

Portrait de xavier6362
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Bravo à christian et titi
Pour titi : tu es comme moi : deux déclics : la suppression du boulot qui mine (moi, je suis retraité et heureux de l'être) et la peur de rencontrer trop tôt "dame la mort" !
Pour christian : comme je l'ai dit plus haut : je me fous de savoir pourquoi je buvais; l'important c'est que je ne boive plus !
Pour toutes et tous : c'est quand on est abstinent que l'on peut se rendre compte que les langues se délient : sur les point négatifs mais surtout sur les point positifs. Quel plaisir de s'entendre dire : mais que tu as changé, tu as grossi, tu es réfléchi, tu ne bois plus en conduisant (ou tu ne conduis plus en buvant MDR),.....
J'en suis d'autant plus renforcé dans mon abstinence.
Bien à vous et bonne continuation les mecs
Courage cely

Portrait de cely
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bonjour et désolée de n'avoir pu répondre avant;
merci à vous d'avoir pris de votre temps pour me répondre.à force de lectures(forums et livres)je pense avoir saisi beaucoup de chose de la maladie alcoolique,mais ce que je venais chercher ici,ce sont quelques réponses sur les attitudes ou réactions que,nous,conjoints,avons ou que nous ne "devrions " pas avoir.Par exemple,je tombe par hasard(mais l'est ce vraiment puisque c'est à un endroit ou il m'est coutume de farfouiller)sur une cachette de mon mari,je trouve une bouteille d'alcool,alors moi ma question est:que dois je faire?feindre l'indifférence et laisser la bouteille à sa place?l'enlever et la mettre en évidence?dialoguer?(je pense que non,car il se sentira "découvert")...voilà ce que je recherche mais c'est surement bien compliqué car chacun a son caractère et sa façon de faire;en meme temps,la pathologie présente des signes communs à tous ceux que je lis sur les forums:les mensonges,les cachettes,les excuses pour sortir acheter des cigarettes(ou autre)moi,je recherche quelques clés pour ne pas me retrouver dans le "mauvais role" de celle qui surveille,qui incrimine...mais cela fait surement partie de ce que l' alcoolique attend,inconsciemment....bref, que de questions.il n'y a surement aucune "bonne"réponse ,mais au moins ,le réflexion permet d'avancer
merci à vous tous

Portrait de xavier6362
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Il est en effet, difficile de répondre Cely. Mon ex-femme a mis du vinaigre dans mon vin (pour une fois, je l'ai craché MDR), Une autre fois, elle ma montré "un cadavre" et j'ai dit, comme toujours : bah, il y a longtemps qu'elle est là" Par après, elle faisait semblant de rien ou jetait la vidange. Parfois, elle m'en parlait. Rien n'y a changé ! Je continuais à boire parce que je n'avais pas envie d'arrêter.
Je ne pense pas que votre mari va trouver que vous jouer le mauvais rôle. Quoique vous fassiez, il s'en fout ! Il est dans son "monde". L'alcoolique n'attend rien si ce n'est sa dose ! Il n'entend plus, ne voit plus, ne sent plus, n'a plus d'émotion,....
Tant que le "petit diable" aura le dessus sur son rival le "petit ange", ni vous ni personne ne pourrez aider votre mari !
Voilà, je suis désolé d'être aussi franc mais, pour mon cas, ce n'était que pure vérité ! Je dis "était" car pour le moment, mon "petit ange" est blindé et repousse toutes les attaques du "démon"
Bien à vous

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