Portrait de Invité

Ma petite fille de 3 mois est atteinte d'ichtyose : sa peau desquamme par écailles sur tous le corps, y compris dans le visage. Quel est le traîtement le mieux adapté pour un bébé ? Quelles sont ses chances de guérison ?

Portrait de anonymous
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notre fils a 6 ans nous venons seulement d'apprendre qu'il est atteint de cette maladie
ce medecin nous a dit qu'aucun traitement n'existe ce ne sont que des soins palliatifs en aucun cas curatif
le petit vit tout a fait normalement et nous nous sommes soulagés de savoir enfin que ce n'est pas que de l'eczema mais qu'autre chose nous a été voilé durant 6 ans . on devra gere une fois de plus mais que ne ferait t'on pas pour un enfant à part l'aider et le soutenir.
nous enclenchons un nouveau traitement et esperons une amélioration quand meme(le traitement ne reste que de la creme à appliquer et des ampoules en traitements de fond)
en esperant avoir un peu repondu à votre question

Portrait de anonymous
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Merci pour votre réponse. Comment se manifeste cet Ichtyose chez votre petit garçon ? Notre petite fille en est remplie du cuir chevelu aux pieds. Ce sont comme des écailles qui se décollent puis réapparaissent. Elle n'en souffre pas apparemment. Elle est vive et souriante. Mais ce n'est pas joli et je crains qu'elle n'en souffre quand elle sera plus grande.

Portrait de Alex
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Bonjour,

J'ai 19 ans et suis également atteinte de cette maladie depuis toute petite...
Au début je n'y faisais pas attention, mais avec l'âge, c'est vrai que cette maladie devient une vraie tare...

C'est dur de voir que les autres filles de mon âge ont une super belle peau alors que vous vous êtes obligé de vous caher sous des pantalons, même en plein été ! Même me mettre en débardeur est dur ! ne parlons m^me pas du maillot de bain...!

Je ne sais vraiment plus quoi faire pour améliorer l'état de ma peau...!

Si vous avez des conseils ou même le traitement miracle, n'hésitez pas à me contacter !

merci...

Alexandra

Portrait de papecade
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bonjour
je m appelle pape cade je suis agé de 22ans il y a de cela plus de 10 ans que je porte cette maldie nommé l ichtyose vulgaire ou maldie de l homme poisson.
C'est difficile de vivre avec la maladie et plus difficile de le soigner.je n'ai pris jusque là que des medicaments calmants.MAINTENANT ELLE S AMELIORE car l été approche,surtout ne laisser pas votre enfant s exposer au soleil couvrer lui le corps de longue manche et porter lui un chapeau meme s il fait chaud .faite le possible pour que son corps soit toujours humide.vous pouvez utiliser la vaseline pure.
JE vie en afrique il me semble qu il y a des tradipraticiens qui soigne la maladie seulement moi je n ai pas les moyens c un peu cher le traitement vous pouvez l essayer si vous etez interessé.
Je voudrai avec la colaboration d autre personnes agrandir la discution de l ichtyose car il s aggrave de jour de jour en jour dans le monde.

Portrait de LALLEMAND NICOLE
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Bonjour, je m'appelle Nicole, j'ai 55 ans et je suis atteinte depuis ma naissance d'une hyperkérotose ichtyosiforme, j'avoue que cela fait rager de voir les autres avec une belle peau, la mienne pèle sans arrêt; je voudrais rassurer toutes les jeunes filles atteinte de cette maladie, cela n'empêche pas d'avoir une vie heureuse, je suis mariée depuis 34 ans et j'ai eu 3 filles ( qui ont une peau parfaite ) et j'ai 5 petits enfants ( qui ont eux aussi une belle peau)
c'est vrai que c'est une maladie qui ne se guerrit pas, mais avec des crèmes grasses on arrive, en renouvelant l'application 3 fois par jour, a avoir une peau moins sèche.
J'ai découvert votre site par hasard, et c'est la première fois que je vois des témoignages de personnes qui ont cette maladie de peau, jusqu'à présent je me sentais vraiment isolée.
Je pourrais vous en parler longtemps mais je vais m'arrêter là, enfin si des personnes veulent me poser des questions sur ma maladie de peau, j'y répondrais volontiers car, quand on est jeune c'est très dur de vivre avec cela,on se cache sous des vêtements enveloppant, alors qu'aujourd'hui moi, je porte des débardeurs et tant pis pour le regard des autres, car on doit vivre comme tout le monde et penser qu'il y a toujours pire que soit.
Bon courage à tous.Nicole

Portrait de anonymous
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Bonjr. J'ai 34ans et j'ai une Ichtyose depuis tout petit. C'est surtout difiile à l'adolescence. Le meilleur traitement que je connaisse est la crème Ictyane. Par contre elle coute assez cher, environ 15euros (150 ml). Ele exite en savon, gel douche etc. Sinon vous pouvez essayez une crème très hydratante : Hykériane je ne vous garantis pas l'orthographe. Bon courage à vous.

Portrait de mariet
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Bonjour,
j'ai 46 ans et moi aussi j'ai de l'ichtyose, mais pas une forme sévere. J'avais vraiment des difficultés a accepter cet état surtout qu'à l'adolescence je ne savais toujours pas ce que j'avais.
L'état de ma peau s'améliore avec l'âge même si je sais que l'on ne peut guérir.
Tous les matins après ma douche j'utilise la crème DEXERYL (Pierre Fabre Médicament), je la trouve efficace, elle est remboursée par la SS son prix est modique.
J'ai une fille de 15 ans qui n'a pas d'ichtyose mais qui a de l'eczéma.
Je souhaite bon courage à toutes les personnes atteintes par cette maladie.

Portrait de anonymous
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il faudrait déja savoir de quel catégorie il s'agit cepandant dans la plupart des cas les traitement ne sont guere efficace et entraine des effets secondaire .

pour un adulte il est regulierement prescrit du soriatane et une creme (preparation magistrlale trés hydratente)

pour un enfant de moins ou equilant a 3 ans aucune medication per os existante au novembre 2006. seuleent des traitement cutanéees;

esperant que cela a repondu a votre question.

Portrait de Fatma
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hi moi aussi je suis ^malade de cette ichtyose
et je veux bien qu'on reste en cont

Portrait de anonymous
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Bonjour,
C'est l'hiver et je suis en train de me démanger, si je pouvais m'arracher la peau, je le ferais...et je décide de faire une recherche sur Google pour voir s'il y a des traitements miraculeux. Je suis agréablement surprise par ce forum.
J'ai cette ichtyose depuis toute petite et les médecins ne l'ont pas diagnostiqué tout de suite. J'ai 29 ans, c'était peut être moins connu avant.
Je passe tous les jours après ma douce la crème ATODERM de BIODERMA,très bien pas trop grasse. l'hiver je complète des fois avec du beurre de Karité et j'essaie de faire des cures de gélules de bourrache.
comme le veut cette maladie, je pèle, je mue régulièrement tout au long de l'année. Un truc efficace pour faire tomber la peau : le HAMmAM avec du savon noir. ça permet à la peau de tomber plus rapidement.
Voila quelques conseils....
Moi, j'ai peur que mes enfants aient cette maladie........moi aussi, j'en ai souffert beaucoup, maintenant je l'assume plus mais je me crème beaucoup l'été pour pas que ca se voit. Mais croyez moi, ce n'est pas une tare, j'ai rencontré quelqu'un qui m'aime comme je suis meme avec une peau de poisson.
Bon courage

Portrait de anonymous
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Bonjour,

Mon bébé d'un an a une ichtyose depuis sa naissance. Au début, il a perdu toute sa peau et c'était vraiment pas joli. Nous sommes ensuite allés voir un dermatologue qui nous a prescrit une crème en préparation magistrale. C'est une crème très hydratante à base d'urée. Nous lui en appliquons matin et soir (enfin pour le matin il s'agit d'une autre crème plus "neutre"). les résultats ont été immédiatement spectaculaires, sa peau est devenue très belle même si légèrement sèche. En tout cas il faut absolument lui en appliquer tous les jours sans quoi sa peau a vite tendance à s'écailler. Cela dit, la crème ne traite que les symptomes et nous ne savons pas jusqu'à quand cette maladie durera. Le dermato a dit qu'en grandissant, il fallait espérer que sa peau devienne plus forte, mais que c'était impossible à prévoir. Quelqu'un sait-il s'il existe un traitement qui permette de s'attaquer aux causes mêmes de la maladie? L'huile de bourrache donne-t-elle des résultats tangibles?

Vous pourrez voir des photos et vidéos d'Émile sur son blog http://tranquille-emile.blogspot.com
Allez voir dans les archives de février-mars 2006 pour voir l'état de sa peau à cette époque.

Merci pour vos réponses.

Portrait de LYDIE 5
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Bonjour,

J'ai 28 ans et je suis atteinte d'une érythrodermie ichyosiforme bulleuse. J'ai arrété la prise de soriatane depuis 2 et demi dans l'objectif d'1 grossesse. J'applique du Dexryl (enfin 1 crème remboursée ! ) sur l'ensemble du corp et une préparation magistrale aux mains et aux pieds qui me font le plus souffrir.
Je suis actuellement enceinte de 7 mois.
J'attends une petite file qui malheureusement va être atteinte par la maladie.
Mon message sur ce forum a donc 2 buts :

Tout d'abord je suis prête a partager mon vécu et appoter moin teimoignage a ttes les personnes qui le désireront.
Que je vous rassure, on peut être très heureux même atteint d'1 ichtyose ! J'en suis la preuve, je suis marié avec 1 personne fabuleuse et on attend un enfant. Mais oui la maladie est là au quotidien. L'entourage est vraiment primordial.

Dans second tps, je fait a appel à vous pour la phase nourisson.
On ne sait pas encore le degrè de maladie de notre bébé.
Comment s'est passée la naissance de votre enfant ? Avait-il des bulles ? ou sont-elles arrivées plus tard ? Comment avez vs procédé pour les soins ? Quand avez-vs pu commencer un traitement ? ...

N'hésitez pas à me contacter et merci d'avance pour vos témoignages pour la phase bébé.

Portrait de marie-paule
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Mon fils de 15 ns a une ichtyose. Qund il est en grande crise, je lui passe de la vaseline salycylée. C'est magique, cela fait desqumer et dessous la peau est toute douce. ensuite il graisse s peau. il s'en passe sur les parties visibles qund c'est necessaaire.
Marie

Portrait de denis
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J'ai 50 ans et je suis atteint d'ichtyose vulgaire depuis toujours ,j'ai vecu une vie normal, je suis marie et j'ai trois enfants 2 sur trois sont atteints comme moi.C'est difficile a vivre surtout a l'adolescence mais avec les annees on apprivoise cette maladie et on se resigne, il faut regarder en avant ,s'encourager et rester positif.

Je suis du Quebec alors vous savez que nos hivers sont froids ce qui ns aide pas beaucoup ,je prend des bains avec du vinaigre et un peu d'huile et cela m'aide ensuite j'applique une creme sur tout le corps.
L'ete est ma meuilleur saison le soleil me fait beaucoup de bien surtout le jours humides.

J'ai participe quelques annees passees ainsi que ma fille ,mon garcon,ma soeur et mon frere a une etude de recherche (8 semaines)sur des cremes a Montreal par un dermatologue ,franchement le resultat a ete tres tres bon, on devait appliquer cette creme tous les jours sur une jambe ,mais le nom de cette creme n'a pas ete devoile,on ns a dit qu'il s'agissait d'une etude americainne.

Alors j'aimerais bien si quelqu'un est au courant de me transmettre l'info,

Merci

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Articles à lire concernant "Ichtyose"

  • L'examen neurologique est un des éléments clés du diagnostic en neurologie qui se fonde également sur l'interrogatoire du patient.

    L'interrogatoire est le temps capital par lequel débute la consultation en neurologie mais aussi en médecine générale. En effet, un grand nombre de pathologies, d'affections, de maladies neurologiques est diagnostiqué grâce à la description par le patient et son entourage, des symptômes. L'évolution de la symptomatologie neurologique (des signes cliniques présentés par le patient) est également important à connaître.

    L'interrogatoire, au cours de l'examen neurologique doit avant tout être libre. Ceci signifie que le patient doit exprimer librement ses plaintes.

    Ensuite l'interrogatoire devient dirigé grâce aux questions posées par l'examinateur (en l'occurence le neurologue ou le médecin, voir n'importe quel membre du corps médical). Ces questions sont adaptées et visent à préciser les caractéristiques dus aux symptômes. On entend par là:

    • Le type de la douleur.
    • La topographie (localisation) exacte.
    • Les facteurs déclenchant ou au contraire apaisants.
    • L'évolution. Par exemple si le patient présente des troubles moteurs à type de déficit de la motricité (difficulté à effectuer des mouvements) est-ce que ces troubles sont stables ou bien s'aggravent-t-il avec le temps ?

    Une des difficultés de l'interrogatoire est la susceptibilité du patient à être influencée par les questions de l'examinateur. La suggestibilité (lui faire dire des symptômes dont il ne souffre pas) également est susceptible de modifier fortement les réponses du patient.

    Ainsi que nous le précisions dans l'introduction, les renseignements apportés par l'entourage du patient que ce soit un proche de la famille, un ami intime, un accompagnant, un soignant,  le médecin traitant etc. n'importe quelle personne ayant pris en charge le sujet interrogé, doivent être soigneusement recueillis.

    Pour terminer il est nécessaire de recueillir un maximum de données complémentaires à savoir des radiographies, des résultats d'analyse, les comptes-rendus médicaux d'hospitalisation ou de consultation antérieure, d'ordonnances médicales comportant le nom des médicaments arrêtés ou continués etc.

    L'examen neurologique en lui-même constitue la deuxième étape du raisonnement en neurologie.

    Cet examen neurologique comprend différents tests et manoeuvres que le médecin va faire exécuter au patient. Pour cela il a besoin d'un minimum de matériel à savoir :

    • Un marteau à réflexe.
    • Une pointe mousse.
    • Un morceau de coton ou de compresse.
    • Une épingle.
    • Un diapason.
    • Un tube (éprouvette) de verre rempli d'eau froide.
    • Un tube de verre rempli d'eau chaude.
    • ... Du temps (au minimum une demi-heure voir parfois plus).

    L'ordre de l'examen neurologique n'est pas systématiquement le même selon l'examinateur. Néanmoins celui-ci doit être complet et systématique.

    Il est tout d'abord nécessaire d'examiner le patient sur le plan moteur. L'examen moteur, dans un premier temps va consister à tester la force des muscles du patient. La force globale des quatre membres est appréciée en maintenant les différents membres d'un individu en s'opposant à la pesanteur. La capacité de maintenir la position ou bien une chute asymétrique d'un côté peut faire penser à un déficit moteur.
    3 manoeuvres peuvent être effectués pour tester un éventuel déficit moteur.

    • La manoeuvre de Barré consiste à garder les jambes à la verticale, le patient étant couché sur le ventre (décubitus ventral) et ses genoux fléchis à 90°.
    • La manoeuvre de Mingazzini consiste à garder pour le patient qui est en décubitus dorsal c'est-à-dire couché sur le dos, les hanches et les genoux fléchis à 90°.
    • La manoeuvre de Barré aux membres supérieurs est considérée comme positive (signifiant que le patient présente une anomalie neurologique) dans les conditions de l'examen neurologique suivantes. Maintenue horizontalement, les coudes étant tendus et les poignets en dorsiflexion maximale (dos de la main plié en direction de l'avant-bras) et si l'on constate un déficit discret qui se traduit par une asymétrie du maintien de la dorsiflexion du poignet avec apparition d'une main présentant un déficit et qui devient creuse.

    La force motrice de chaque muscle doit être testée séparément c'est-à-dire muscle par muscle plus précisément segment par segment. Il s'agit du testing musculaire. Le tonus musculaire est apprécié en mobilisant de manière passive les membres. Pour cela il est nécessaire que le patient soit bien détendu. En cas d'hypotonie c'est-à-dire quand le tonus musculaire est diminué il faut envisager une atteinte du cervelet. Si le patient présente une hypertonie c'est-à-dire au contraire une tonicité musculaire exagérée il faut dans ce cas penser à un syndrome pyramidal ou un syndrome extrapyramidal.

    Vient ensuite le temps des réflexes ostéotendineux (ROT) qui nécessitent l'utilisation du marteau à réflexe. Pour effectuer l'examen des réflexes ostéotendineux le patient doit être détendu et les membres totalement relâchés. Ensuite le médecin vient percuter le tendon de l'articulation concernée et observe la réponse des muscles.

    Il est possible d'effectuer au minimum six réflexes ostéotendineux :

    • Le réflexe ostéotendineux bicipital.
    • Le réflexe ostéotendineux tricipital.
    • Le réflexe ostéotendineux stylo-radial.
    • Le réflexe ostéotendineux cubitopronateur.
    • Le réflexe ostéotendineux rotulien.
    • Le réflexe ostéotendineux achiléen.

    Le signe de Babinski correspond à une réponse anormale se traduisant par une hyperextension du gros orteil et des quatre orteils en éventail. Le signe de Babinski apparaît en cas de lésions du faisceau pyramidal.

    L'examen des nerfs crâniens est systématique.

    Il faut tester les mouvements volontaires tout d'abord en observant la gesticulation spontanée du patient puis en lui demandant d'effectuer quelques épreuves :

    • Mettre le doigt sur la pointe de son nez (mise en évidence d'une hypermétrie c'est-à-dire que les gestes vont trop loin).
    • Mettre le talon sur le genou de l'autre côté (controlatéral).
    • Effectuer des marionnettes pour éventuellement mettre en évidence une adiadococinésie.
    • Effectuer des moulinets.

    Si l'on constate des gestes malhabiles (manquant d'habilité) comme par exemple le dépassement de la pointe du nez et par le doigt ou encore l'incoordination (ataxie) il faut évoquer une atteinte cérébelleuse (atteinte cervelet : syndrome cérébelleux).
    Si le patient présente des mouvements ralentis, peu amples, il faut alors penser à un syndrome extrapyramidal et le plus souvent à un syndrome parkinsonien entrant éventuellement dans le cadre d'une maladie de Parkinson.

    L'examen du patient doit également se faire debout quand cela est possible. En effet, la position debout permet d'explorer l'équilibre stable ou instable du patient. La marche avec et sans aide et riche d'informations. Cette action révèle quelquefois d'un déficit moteur modéré comme par exemple un steppage c'est-à-dire une chute de la pointe du pied qui accroche le sol et que le patient compense en levant plus haut les genoux. Le steppage traduit un déficit des muscles releveurs du pied. Il peut s'agir également d'une perte du ballant d'un membre supérieur comme cela survient au cours de la maladie de Parkinson ou bien une instabilité de la marche et du demi-tour.

    L'examen neurologique, en dehors de l'examen moteur, comporte l'examen de la sensibilité. La sensibilité est ce que ressent le patient quand on le touche. La sensibilité est également ce que ressent le patient quand on tente de mobiliser une partie de son corps. C'est la raison pour laquelle il existe non pas une sensibilité mais des sensibilités qui doivent est explorées systématiquement et méthodiquement, tout d'abord quatre membres mais aussi au niveau du visage du tronc.
    On décrit une hypoesthésie c'est-à-dire un manque de sensibilité à une ou plusieurs modalités et une hyperesthésie c'est-à-dire un excès de sensibilité. Il existe d'autres variétés de sensibilité comme nous allons le voir maintenant.
    Il est important de construire un schéma daté afin de garder des références permettant de suivre l'évolution du patient.

    On décrit :

    • La sensibilité profonde qui est mise en évidence en manipulant le gros orteil et en demandant aux patients dans quelle position il se trouve à un moment donné décidé par l'examinateur.
    • La sensibilité au diapason est une sensibilité vibratoire appelée également pallesthésie  (sens vibratoire).
    • La sensibilité superficielle fine comprend la graphesthésie (on définit fictivement des chiffres ou de lettres sur le dos des pieds du malade à qui l'on demande de les reconnaître les yeux fermés).
    • L'épreuve du compas qui consiste à poser les deux branches du compas sur la peau du patient qui doit normalement sentir : 2 contacts différents. On rapproche ensuite progressivement les branches du compas enfin que le patient ne distingue plus qu'un seul.. Il est nécessaire de noter l'écartement du compas. Quand cet écartement est important il est possible d'avancer qu'il existe une atteinte de la sensibilité discriminative.
    • La sensibilité superficielle fine est obtenue en touchant la peau du patient à l'aide d'un morceau de coton ou de compresse.
    • La sensibilité thermoalgésique est mise en évidence par l'épreuve des tubes d'eau chaude et d'eau froide.
    • La sensibilité superficielle est également testée en mettant dans la main du patient un objet il doit reconnaître sans le regarder simplement en le palpant. En cas d'échec il s'agit d'astéréognosie.

    Après l'examen moteur et l'examen de la sensibilité il est nécessaire de procéder à l'étude du champ visuel.

    Le champ visuel s'explore aisément. Il suffit de demander au patient de fixer son regard droit devant lui. Classiquement le neurologue ou le neuropsychologue demande au patient de fixer son nez (le nez de l'examinateur). Ensuite l'examinateur agite deux doigts dans les quatre quadrants du champ visuel. Le champ visuel est divisé en quatre quadrants c'est-à-dire en quatre parties de manière artificielle et arbitraire. Il est demandé au patient d'attraper le doigt qui bouge. L'étude du champ visuel est effectuée essentiellement pour éventuellement mettre en évidence une hémianopsie latérale homonyme droite ou gauche. L'hémianopsie latérale homonyme est une amputation du champ visuel droit ou gauche c'est-à-dire que le patient ne voit rien de ce qui est situé à sa droite ou à sa gauche. Il s'agit donc d'une amputation du champ visuel plus ou moins large. En présence d'une hémianopsie latérale homonyme il faut évoquer une atteinte des voies optiques en arrière du chiasma optique.

    Pour terminer l'examen neurologique il faut procéder à l'étude des fonctions supérieures. En l'occurence c'est plutôt le rôle du neuropsychologue d'effectuer ce type d'examen neurologique. Grosso modo il est tout d'abord nécessaire de tester la mémoire du patient et son orientation dans le temps et l'espace. Ceci se fait en lui demandant la date, le lieu où l'on se trouve, sa date de naissance, nom du président de la république par exemple.
    Le reste de l'examen neuropsychologique comprend l'étude du langage, celle de l'agnosie et de l'apraxie. Ceci est nécessaire pour éventuellement mettre en évidence une aphasie (troubles du langage), une apraxie c'est-à-dire une difficulté à effectuer des gestes concrets (comme la manipulation d'objets entre autres) ou une agnosie (impossibilité de reconnaître) le plus souvent un objet.
    Le raisonnement est le jugement doivent également être testés en consultation (voir lobe frontal). Néanmoins il est souvent nécessaire de faire évaluer toutes ces fonctions supérieures par un spécialiste (en neuropsychologie). En effet, non seulement cette évaluation n'est pas aisée pour un non-spécialiste et d'autre part les tests spécialisés sont longs à faire passer. Il s'agit en l'occurence d'une évaluation psychométrique qui peut éventuellement également être effectuée par certains psychologues spécialisés.

    En conclusion, après avoir effectué un interrogatoire, le médecin conduira un examen soigneux et systématique du patient. Dès cet instant le diagnostic est généralement orienté. Soit le membre de l'équipe médicale qui a effectué la démarche diagnostique a suffisamment d'éléments pour orienter son diagnostic et l'examen s'arrête là, soit il est nécessaire de prolonger les investigations et en particulier de demander des examens complémentaires en particulier biologiques (analyses et éventuellement  une ponction lombaire), radiologiques (imagerie médicale : IRM, scanner) ou électrophysiologiques afin de confirmer l'hypothèse de départ.
    Il est intéressant de souligner que malgré les progrès effectués ces 10 dernières années en ce qui concerne les examens complémentaires, la neurologie est avant tout une spécialité médicale basée sur la clinique c'est-à-dire l'interrogatoire et l'examen du patient.

  • Dans le cerveau, plus précisément dans le cortex c'est-à-dire la substance grise qui entoure à la manière d'une écorce, le cerveau, il existe différentes régions corticales (régions du cortex), intervenant aussi bien dans le déchiffrage des signaux en provenance des récepteurs sensoriels que dans l'exécution des mouvements. Grosso modo il s'agit de régions qui occupent à peu près un tiers du volume du cortex. Le reste du cortex, localisé dans les lobes frontaux (en avant du cerveau), les lobes temporaux (sur les côtés, latéralement) et les lobes pariétaux (au-dessus) et le cortex associatif. Le cortex associatif intervient de manière privilégiée dans les fonctions d'ordre cognitif (relatif à la connaissance).

    Autrement dit dans le cortex cérébral, sont décrits différentes régions que l'on appelle des aires cérébrales qui permettent de déchiffrer les informations provenant de l'extérieur (sensations perçues par l'intermédiaire de la vue, du son, de , etc.). Il existe également d'autres aires, cette fois-ci spécialisées dans l'exécution des mouvements. En dehors des aires corticales primaires, sont décrits des aires dites d'association, ou cortex associatif, intervenant préférentiellement en ce qui concerne « l'intelligence» d'un individu.

    Entre le cortex associatif et le cortex sensoriel primaire ou encore le cortex moteur primaire, il existe une différence fondamentale.

    Le cortex associatif se caractérise par la possibilité, la capacité qu'il a à organiser de manière distincte toutes ses connexions.

    Des informations qui arrivent sous la forme d'un influx au niveau du cortex associatif proviennent non seulement du thalamus mais aussi des autres aires corticales du cerveau. Alors que les aires primaires quant à elles reçoivent directement les informations en provenance du thalamus. Ceci peut laisser penser que les signaux parvenant au cortex associatif transportent des informations susceptibles d'être fondamentalement différentes de celles parvenant au cortex primaire en ce qui concerne le degré d'élaboration de leur traitement. Les régions associatives seraient donc le siège de connaissance que le sujet aurait du monde extérieur mais aussi de son monde intérieur à lui et de ses mouvements.

    Voyons quel est le type de connaissance qui sont stockées à l'intérieur du cortex associatif.

    Quand nous regardons un objet, différentes informations arrivent dans notre cerveau. Si nous modifions la position de cet objet ou bien si nous ne nous reculons, ou encore les deux à la fois, nous continuons à reconnaître l'objet sans qu'il n'existe aucun doute.

    Chez certains patients qui présentent des lésions cérébrales et en particulier du cortex associatif de la région temporale, l'objet déplacé n'est plus le même objet (pour le patient présent à une lésion cérébrale). L'objet n'est plus reconnu par cette personne. On dit qu'il s'agit d'un patient agnosique.

    La reconnaissance d'un objet fait intervenir différents processus. D'abord pour localiser un objet, ce que l'on appelle en neuropsychologie la cognition spatiale, il est nécessaire de faire appel à différentes fonctions mentales qui vont des capacités à naviguer c'est-à-dire entre autres d'aller d'un point à A un point B et à la manipulation mentale de construction visuelle. La construction visuelle qui rappelons-le fait partie de la cognition spatiale peut être illustrée par l'empilement de plusieurs cubes un patient tente de faire lors d'un examen neuropsychologique.
    La cognition spatiale, plus pragmatiquement c'est-à-dire au quotidien, prend tout son intérêt quand on désire se déplacer à l'intérieur d'un endroit. Ce déplacement est facilité éventuellement par la création d'une image mentale de la trajectoire. À cela s'ajoute des indices qui permettent de jalonner le parcours. Prenons un exemple, pour mieux comprendre. Si l'on décide de se promener dans une forêt il est nécessaire d'adopter des points de repères pour ne pas se perdre. Il s'agit de jalons comme par exemple la couleur d'un arbre, sa taille, dans banc dans un jardin public etc. L'enchaînement des déplacements est important également. Il faut se souvenir d'avoir tourner à gauche puis d'avoir marché sur 30 m 40 m puis ensuite avoir tourné à droite etc.. Tout ceci permet au cerveau de se créer une représentation spatiale de la configuration du lieu où l'on se trouve.

    Différents travaux exécutés en neurobiologie et en neuropsychologie ont permis de mettre en évidence des régions du cerveau impliquées la cognition spatiale. La voie dorsale des lobes pariétaux joue un rôle central dans le contrôle de la vision nécessaire à l'action. Quand on effectue des mouvements des membres il est possible de les définir dans l'espace par rapport à des points de repères de telle façon d'élaborer l'hypothèse que le développement de la voie dorsale fournit une base à la capacité de cognition spatiale de la même manière que l'on procède quand on opère une rotation d'un objet de manière mentale. Ainsi un patient souffrant d'une lésion du cortex pariétal surtout si cette lésion et dans l'hémisphère droit va présenter des déficits dans le traitement des informations spatiales complexes sur un mode réel ou imaginaire d'ailleurs.

  • L'examen de la sensibilité à la douleur se pratique de la façon suivante. Il est possible d'aboutir à l'apparition d'une douleur soit en procédant à une excitation de la peau en faisant une piqûre entre autres soit en exerçant une pression sur des structures profondes de l'organisme, essentiellement des muscles des os. Il s'agit donc de deux variétés de sensibilité qu'il est nécessaire d'explorer indépendamment l'une de notre.

    La sensibilité douloureuse superficielle, c'est-à-dire celle secondaire à l'excitation de la peau, est explorée en pratiquant au préalable une piqûre avec la pointe d'une aiguille ou un autre objet contondant comme la pointe d'un couteau. Quand le sujet a vu l'aiguille il déclare à la lance qu'il ressent la piqûre alors que la sensibilité à la douleur est susceptible de ne pas être présente et il ne ressent en fait que l'attouchement de la piqûre et non pas la douleur elle-même. Il est donc nécessaire, dans ce cas, de faire préciser le type de sensation que le patient ressent et d'utiliser alternativement la tête de l'épingle c'est-à-dire celle qui ne pique pas le sujet devant annoncer qu'il a été touché et ensuite la pointe de l'aiguille, geste au cours duquel le sujet dira qu'il a été piqué. Il est possible également d'utiliser un algésimètre c'est-à-dire un objet, plus précisément un appareil ou un instrument, permettant de mesurer la pression nécessaire à l'apparition de la douleur.

    La sensibilité douloureuse à la pression est obtenue en pressant de manière vive et en utilisant un objet obtus (émoussé, arrondi), c'est-à-dire non piquant. La diminution de ce type de sensibilité est susceptible d'être objectivé en pinçant le tendon d'Achille c'est-à-dire le tendon qui se trouve au-dessus du talon, en arrière du pied. Si le patient ne ressent pas de réaction il est possible qu'il soit concerné par une maladie comme le tabès qui est le résultat, sur le plan neurologique, d'une maladie infectieuse : la syphilis. Ce signe porte le nom de signe d'Abadie.