Portrait de anne2105

bonjour, besoin d'aide ! je souffre depuis 2 ans d'hypertonie vagale confirmée par Tilt test positif.....le médecin de la sécurité sociale ne connaissant ni cette pathologie ni le diagnostic tilt test ne veut pas valider mes arrêts maladie... j'ai fait appel et je suis en attente d'expertise... mais si l'expert (qui n'est pas cardiologue) ne connait pas non plus... je fais quoi ? quelqu'un peut-il me dire s'il existe une possibilité de "prouver" cette maladie très peu connue et pourtant très invalidante. merci d'avance

Portrait de Christiane59
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Bonjour,

Que le médecin ne connaisse pas cela est assez surprenant.

Voir : http://www.vulgaris-medical.com/encyclopedie/vagal-5370.html

Quant au Tilt test : http://www.hopital-riviera.ch/soins-intensifs/Site_EF/Tilt%20test/Tilt-test.htm
Imprimez le document.

Et si l'expert ne connait pas, là y a un grooooooooooooos problème.

Portrait de anne2105
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merci beaucoup !... j'espère que j'obtiendrai gain de cause.
Est ce que vous savez si il y a une chance de "guérison" ? ou si des traitements sont actuellement en cours d'étude ? merci encore, bonne soirée

Portrait de anne2105
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Bonjour,
me revoilà....j'ai eu mon expertise la semaine dernière, je confirme, le médecin ne connait pas le tilt test.... je reviens au point de départ, mon médecin traitant a appelé l'expert (désigné par la sécu) qui ne veut rien savoir . Je me retrouve donc avec un tilt test positif, un certificat de mon médecin traitant, un certificat du cardiologue qui me suit + un du cardiologue du centre dans lequel j'ai passé mon tilt test ! et personne n'est en mesure d'interpréter les résultats de ce tilt test.... si vous avez une idée qui pourrait m'aider ? merci d'avance, cordialement, Anne

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Articles à lire concernant "hypertonie vagale"

  • La neuropsychologie est l'étude des perturbations cognitives et émotionnelles ainsi que des désordres de la personnalité dus à des lésions du cerveau. autrement dit il s'agit de l'étude des relations entre les phénomènes psychologiques cognitifs émotionnels et la physiologie du cerveau.
    La neuropsychologie humaine est essentiellement l'étude des désordres psychologiques apparaissant à la suite d'une lésion cérébrale (du cerveau). 

    La neuropsychologie se situe en quelque sorte entre les neurosciences dont le but est d'élucider les logiques du fonctionnement cérébral, l'anatomie du système nerveux central et tout particulièrement du cerveau, des structures physiques et les mécanismes biologiques réalisant le fonctionnement cérébral et d'autre part la psychologie dont le but essentiel doit, en théorie, permettre de comprendre la logique et l'organisation des opérations mentales et du comportement.

    Le cerveau est l'organe de la pensée et le siège de la conscience. La pensée peut se résumer à la faculté de réfléchir, l'intelligence, la conscience par un sentiment, une perception ressentie par l'être humain. Le terme cognitif désigne tout ce qui est relatif à la connaissance (la cognition).

    Le cerveau, organe de la pensée donc siège de la conscience, est susceptible d'être soumis à des lésions pouvant aboutir à l'apparition de perturbations cognitives (faculté de connaître) et émotionnelles.

    Les dysfonctionnements (mauvais fonctionnement) du cerveau qui se traduise par des troubles de la mémoire et, entre autres, la perte de la cohérence identitaire, sont susceptibles d'entraîner une certaine souffrance de type lésionnel ce qui aboutit à des désordres de comportement. Le terme de neurologie comportementale est quelquefois utilisé à la place de celui de neuropsychologie.

    Les objectifs de la neuropsychologie sont globalement de trois ordres : diagnostic (identification d'une maladie), thérapeutique (soins d'une maladie) et cognitif (connaissance de cette maladie). Avant tout, grâce aux symptômes recueillis à partir de l'interrogatoire (anamnèse) et de l'examen du patient, il est possible d'orienter le diagnostic en proposant un mécanisme des dysfonctionnements du comportement et de la pensée. Les syndromes obtenus permettent à leur tour de formuler une hypothèse quant à une éventuelle lésion du cerveau.

    Depuis quelques années la neuropsychologie a fait d'énormes progrès. Il suffit de voir à quel point l'imagerie médicale (I.R.M., I.R.M. fonctionnelle entre autres) ainsi que la biologie et d'autres investigations telles que l'angiographie permettent d'affirmer sans ambiguïté l'étiologie (l'origine) d'une lésion cérébrale. Il est bien entendu inutile de préciser que les examens complémentaires ne font pas tout et que l'examen clinique a encore des jours heureux devant lui. Néanmoins face ces nouvelles techniques médicales la démarche neuropsychologique s'est énormément enrichie ces dernières années essentiellement sur le plan diagnostic.

    Au final quel est le but de la neuropsychologie ? Pour comprendre, prenons l'exemple d'un trouble du langage (aphasie). Non seulement la neuropsychologie va nous permettre d'analyser de manière détaillée ce trouble du langage, ce qui permettra de mieux comprendre le désarroi du patient mais cette spécialité médicale permettra une prise en charge éducative et pourquoi pas préventive de cette affection neurologique.

    En terme de démarche interprétative et de méthodes de recherche, la neuropsychologie subit une large influence de la psychologie cognitive, la psycholinguistique et l'intelligence artificielle.

    L'intérêt de la neuropsychologie est également de comprendre et de connaître les désordres dus aux lésions du cerveau, ce qui permet d'élaborer des hypothèses quant au fonctionnement normal de celui-ci.

    En réalité la neuropsychologie consiste à prédire les conséquences d'un trouble psychologique sur les activités de la vie quotidienne (M. Van der Linden). Toute la difficulté en neuropsychologie est de faire la différence entre le théorique et le vivant. Autrement dit le style de vie de chaque patient, son environnement, ses habitudes, sont susceptibles d'avoir une importance sur son mode de vie et sur d'éventuelles perturbations cognitives (fonctionnement de son mental). Dans la vie de tous les jours plusieurs facteurs viennent perturber, nous dirons la vie normale, comme la fatigue, l'émotion, la motivation, la nourriture, les relations avec les autres, les activités sportives etc.. Il s'agit donc de critères qu'il est difficile d'objectiver avec certitude dans le domaine théorique. Tout ceci pour dire que les tests de neuropsychologiques que l'on effectue en laboratoire ne sont pas applicables avec efficacité et certitude dans la vie courante.

    En résumé la neuropsychologie, en plus de l'imagerie moderne (IRM, scanner, radiographie) va permettre de jeter sur le malade un regard venant complémenter la démarche de la cause de certaines maladies neurologiques. Ainsi, la neuropsychologie va analyser en détail les troubles du langage permettant ainsi de mieux comprendre la problématique de la maladie du patient. La neuropsychologie va également permettre la prise en charge et la rééducation du patient et enfin de bâtir des hypothèses sur le fonctionnement d'un cerveau normal à partir des désordres provoqués par des lésions subies par le cerveau.

  • Le potentiel d'action s'explique la manière suivante. Le neurone possède un potentiel membranaire de repos. Pour comprendre cette notion il est nécessaire de savoir que dans l'organisme et il existe des particules qui sont chargées électriquement. Ces particules sont appelées ions. Il s'agit en particulier des ions sodium (Na+), des ions (K+) et des ions chlore (Cl-). Bien entendu il existe d'autres régions que nous ne citerons pas ici pour ne pas alourdir l'explication.

    Nous allons étudier le mouvement des trois ions suivants :

    • L'ions Na+ , chargée positivement.
    • L'ion K + chargé positivement.
    • L'ion Cl- chargé négativement.

    Tour mieux comprendre ceci ajoutons que la positivité et la négativité sont également appelées polarités. Ce terme risque d'être rencontré par la suite.

    D'autre part selon les lois d'électricité qui régissent le mouvement des ions, les charges de mêmes polarités se repoussent alors que les charges de polarité opposée s'attirent.

    Le milieu intracellulaire c'est-à-dire l'intérieur de la cellule, à l'instar du milieu extracellulaire, contient un grand nombre de particules qui sont chargées électriquement. Il s'agit de deux secteurs qui sont séparés l'un de l'autre par la membrane plasmique.

    La répartition des charges entre le milieu de l'intérieur de la cellule et le milieu de l'extérieur de la cellule est différent et joue le rôle fondamental en termes de fonctions de la cellule.

    Si l'on résume il existe décharge à l'intérieur de la cellule (milieu intracellulaire) et à l'extérieur de la cellule (milieu extracellulaire). Il s'agit de deux secteurs séparés par la membrane plasmique.

    Nous pouvons aborder maintenant le phénomène du potentiel membranaire de repos. Toutes les cellules d'un organisme possèdent, sans exception, une différence de potentiel électrique c'est-à-dire une différence de charge électrique. Ces charges sont séparées par la membrane plasmique. Cette différence de potentiel explique s'il existe de part et d'autre de la membrane cellulaire de polarités qui sont opposées : la polarité moins et la polarité plus.

    Il est donc nécessaire de retenir que l'intérieur de la membrane cellulaire c'est-à-dire l'intérieur de la cellule est de charge négative alors que l'extérieur de la cellule est de charge positive.

    Ceci s'explique par le fait suivant qui est très important : l'intérieur de la cellule est riche en ions  potassium, 35 fois plus qu'à l'extérieur, alors que la concentration en ions sodium est 20 fois plus faible qu'à l'extérieur de la cellule.

    Pour mieux comprendre le mécanisme à l'origine de la différence de polarité de part et d'autre de la membrane de la cellule, retenons ce qui suit. Les charges négatives qui sont en excès à l'intérieur de la cellule sont attirées vers l'extérieur de la cellule qui elle est chargée positivement. Les charges se rassemblent donc en une couche mince qu'il vient se placer sur la surface interne et externe de la cellule.

    Retenons également qu'il existe du liquide à l'intérieur de la cellule et du liquide à l'extérieur de la cellule qui eux sont neutre sur le plan électrique.

    Nous avons cité les ions sodium, potassium et chlore mais il est nécessaire de savoir qu'il existe d'autres particules qui sont chargées mais c'est essentiellement le sodium le potassium et le chlore qui se retrouvent à des concentrations élevées et qui jouent donc un rôle particulièrement important dans la production du potentiel de membrane de repos.

    C'est la différence de potentiel de membrane qui contribue à assurer le potentiel de repos. Dans la membrane il existe un système de transport que l'on appelle actif et qui repousse en permanence les ions sodium qui sont positifs vers l'extérieur de la membrane.
    Dans des conditions de repos la membrane est très peu perméable aux ions sodium positifs de telle sorte que les ions sodium positifs ne peuvent pas pénétrer à l'intérieur de la cellule.

    La  membrane plasmique est en revanche perméable aux ions potassium mais de façon insuffisante. Ce qui fait que les charges positives des ions potassium ne parviennent pas à compenser le rejet massif des lésions sodium. Au final on constate un déficit d'ions positifs à l'intérieur de la cellule.

    Le potentiel d'action s'explique donc de la manière suivante. Ce sont les changements transitoires du potentiel membranaire à partir de son niveau de repos qui constituent les signaux électriques donnant naissance à l'influx nerveux. Autrement dit le potentiel d'action s'explique précisément par des variations rapides du potentiel membranaire de repos. Le stimulus a pour effet de créer le potentiel d'action.

    Voyons maintenant comment le potentiel d'action agit.

    Au cours d'un potentiel d'action les ions positif sodium vont faire irruption à l'intérieur de la cellule en quantité importante. Durant cet instant les charges positives qui vont pénétrer dans la cellule sous la forme d'ions sodium sont en nombre plus important que le nombre d'ions potassium chargés positivement qui eux veulent sortir de la cellule pour compenser c'est-à-dire équilibrer l'entrée d'ions sodium. On assiste donc à une modification qui va aboutir à une inversion de la polarité des membranes. Autrement dit la membrane de la cellule concernée devient positive à l'intérieur et négative à l'extérieur. Il s'agit d'un phénomène que l'on appelle la phase de dépolarisation. Il s'agit d'une phase qui ne peut se faire que si les stimuli sont assez forts pour déclencher l'inversion de la polarité de la membrane. On appelle cela des stimuli seuil.

    Les stimuli d'intensité supérieure aux stimuli seuil vont déclencher un potentiel d'action de même amplitude. Lorsque le stimuli seuil est atteint les phénomènes membranaires ne dépendons alors plus de la force du stimulus, c'est la loi du tout ou rien.

    On assiste ensuite à l'arrivée de la période réfractaire c'est-à-dire qu'après la décharge d'un potentiel d'action la membrane devient incapable de répondre durant un court délai à un deuxième stimulus. On peut dire également qu'un deuxième potentiel d'action, durant la période réfractaire, n'arrivent pas à provoquer une dépolarisation membranaire.

    Comment la membrane cellulaire parvient-elle à revenir à son potentiel de repos ?

    Pour cela il faut comprendre que d'une part les canaux des ions sodium qui étaient ouverts au cours de la phase dépolarisation se referment et d'autre part qu'un ensemble de canaux d'ion potassium commence à s'ouvrir, on parle de périodes de repolarisation.
    La membrane retrouve alors sa polarité de repos c'est-à-dire négative à l'intérieur et positive à l'extérieur.

    Comment le potentiel d'action arrive-t-il à se propager ?

    Le potentiel d'action avance en provoquant ce que l'on appelle une dépolarisation des régions voisines. Il se produit alors un nouveau potentiel d'action et ainsi de suite tout le long de la membrane du neurone. Il s'agit d'une onde de dépolarisation qui accompagne la propagation de l'influx nerveux.

  • Le langage constitue non seulement un instrument unique pour communiquer entre les hommes, mais aussi le véhicule privilégié de la pensée (neuropsychologie de Gil, IVe édition Masson page 21).

    Par définition, le langage est la faculté humaine de communiquer en utilisant des signes vocaux (autrement dit la parole) qui peuvent également être transcrits sous forme d'écriture, c'est-à-dire graphiquement. Un des premiers à s'être intéressé au langage sous sa forme scientifique est Ferdinand de Saussure. «Le langage est multiforme et hétéroclite; à la fois physique, physiologique et psychique, il appartient au domaine individuel et au domaine social».
    Mais le langage est également l'ensemble des signes constituant un système social ne faisant pas appel à la parole ou à l’écriture. Il peut s'agir par exemple du langage des sourds-muets ou des langages symboliques, comme le langage pictural ou le langage des fleurs.

    Les troubles du langage que l'on appelle aphasie sont des troubles de l’expression ou de la compréhension des symboles du langage parlé ou écrit, dus à des lésions bien localisées des centres nerveux supérieurs, en particulier le cortex. Il est possible de classer ces troubles selon quatre axes :
    L'aphasie nominale qui se caractérise par le fait que le sujet comprend, mais utilise très mal son vocabulaire.
    L'aphasie syntaxique au cours de laquelle sujet comprend, mais construit mal ses phrases.
    L'aphasie globale correspondant à l'atteinte générale du langage : c'est le cas par exemple de l'aphasie de Broca ou de l'aphasie de Wernicke correspondant à un trouble grave de la construction au cours de laquelle le sujet parle beaucoup, mais très mal.
    L'aphasie de développement se caractérisant par une surdité verbale ou l'incapacité de comprendre les mots.
    La cécité verbale est l'incapacité de comprendre le langage écrit.

    Le linguiste américain Roman Jakobson a établi un rapport entre les diverses aphasies et les deux fonctions fondamentales du langage. Il s'agit de la fonction de sélection et la fonction de combinaison.
    La fonction de sélection se caractérise par une utilisation correcte des matériaux de la langue, autrement dit les mots et morphèmes. Le morphème est l'unité grammaticale de première articulation qui se combine aux lexèmes suivant les règles de la morphologie.

    Pour mieux comprendre l'organisation structurale du langage et la signification des termes monème, morphème, phonème, trait et syntagme, il est nécessaire d'expliquer ce que sont les unités de première articulation du langage.

    Les unités de première articulation du langage sont les monèmes. Les monèmes sont les plus petites unités dotées de sens. On doit considérer le signifié et le signifiant pour mieux comprendre. Les monèmes sont constitués de contenus sémantiques (ayant du sens) qui sont le signifié, également appelé sens, et le signifiant ou expression phonique. Les mots peuvent éventuellement être constitués d'un monèmes ou de plusieurs monèmes. Prenons un exemple. Le mot tableau est constitué d'un seul monème alors que le mot télévision est constitué de plusieurs monèmes. Autrement dit, un monème est une unité linguistique minimale de première articulation obtenue par commutation.

    Pour construire une phrase, il faut procéder à un regroupement de monèmes selon les règles que l'on appelle syntaxique. La syntaxe permet de régir. Autrement dit, la syntaxe règle les relations entre les mots ou les syntagmes à l’intérieur d’une phrase.
    Prenons un exemple, la phrase : le chat miaule. Cette phrase est constituée de deux syntagmes qui sont d'une part "le chat" et d'autre part "miaule". Le premier syntagme est nominal, le deuxième syntagme est verbal.

    Voyons maintenant les unités de deuxième articulation que l'on appelle les phonèmes. Les phonèmes constituent les plus petites unités de son. Il existe, dans la langue française, environ une quarantaine de phonèmes. Il est possible de combiner les phonèmes entre eux ce qui donne des monèmes. Par exemple, le terme bijou est constitué de quatre phonèmes : b;i;j;ou.

    Les unités de troisième articulation sont appelées traits. Il s'agit des mouvements élémentaires de l'appareil constitué par la bouche et les organes de la phonation, qui permettent de réaliser des phonèmes et ceci conformément à certaines conventions phonétiques.

    L'arrangement des unités linguistiques se fait selon deux modes.
    Le mode (on dit également axe) du choix (ou si on préfère de la sélection) et le mode (axe) de la combinaison.
    Ainsi, le fait de parler requiert, au niveau de la deuxième articulation du langage (c'est-à-dire en ce qui concerne l'intervention des phonèmes), une sélection et une combinaison des phonèmes ce qui aboutit à la création de monème.
    Au niveau de la première articulation (qui rappelons-le fait intervenir les monèmes), une sélection et une combinaison des monèmes permet d'aboutir à la création des syntagmes et de phrases.
    L'axe de la sélection est appelé également paradigmatique.
    L'axe de la combinaison est appelé également syntagmatique.

    C'est le chercheur en neuropsycholinguistique du nom de Martinet qui a défini la notion de première et de deuxième articulation.
    Un autre grand chercheur en neuropsycholinguistique est Sabouraud qui a défini l'équivalent de la première articulation en appelant cela le "plan du signifié" ou "plan sémiologique". La deuxième articulation pour Sabouraud porte le nom de "plan du signifiant" ou "plan phonologique".
    Ce que nous venons d'énoncer en parlant des modes d'arrangement des unités linguistiques est également appelé la double articulation du langage, c'est-à-dire les modes d'arrangement (sélection et combinaison des unités linguistiques).

    Ainsi, si l'on désire énoncer un mot ou une phrase, il est nécessaire de faire appel à deux modes d'arrangement des unités linguistiques. Tout d'abord la sélection ou le choix de phonèmes (ce qui rentre dans le cadre de la deuxième articulation). Ensuite il faut sélectionner et choisir des mots (ceci dans le cadre de la première articulation avec les monèmes). Enfin il faut procéder à la combinaison ou à l'enchaînement des phonèmes et des mots les uns par rapport aux autres (selon Jakobson en 1963 et Sabouraud en 1995).

    Sur la base de ces deux articulations, il est possible d'avancer que l'aphasie de Wernicke est un déficit de la sélection des phonèmes puisque le patient présente des paraphasies phonémiques et verbales et un déficit de la sélection des mots puisque le patient souffre de paraphasies (troubles du langage consistant en la substitution de syllabes ou de mots les uns aux autres) sémantiques.
    L'aphasie de conduction correspond à une atteinte isolée de la sélection au niveau du plan phonologique.
    L'aphasie de Broca est le déficit de la combinaison des phonèmes. En effet, le patient utilise des mots simplifiés et une désintégration phonémique (le patient que Broca a étudié, du nom de le Borgne et ne prononçant que les mots tan- tan-tan-tan-, pour s'exprimer). L'aphasie de Broca se caractérise également par un déficit de combinaison des mots ce qui se traduit par une réduction du volume verbal, des stéréotypies (tendance à répéter les mêmes paroles) et un agrammatisme (ne répondant pas aux critères grammaticaux.)

  • Les unités de première articulation du langage sont les monèmes. Les monèmes sont les plus petites unités dotées de sens. On doit considérer le signifié et le signifiant pour mieux comprendre. Les monèmes sont constitués de contenus sémantiques (ayant du sens) qui sont le signifié, également appelé sens, et le signifiant ou expression phonique. Les mots peuvent éventuellement être constitués d'un monèmes ou de plusieurs monèmes. Prenons un exemple. Le mot tableau est constitué d'un seul monème alors que le mot télévision est constitué de plusieurs monèmes. Autrement dit, un monème est une unité linguistique minimale de première articulation obtenue par commutation.

    Le linguiste américain Roman Jakobson a établi un rapport entre les diverses aphasies et les deux fonctions fondamentales du langage. Il s'agit de la fonction de sélection et la fonction de combinaison.
    La fonction de sélection se caractérise par une utilisation correcte des matériaux de la langue, autrement dit les mots et morphèmes. Le morphème est l'unité grammaticale de première articulation qui se combine aux lexèmes suivant les règles de la morphologie.

    Pour mieux comprendre l'organisation structurale du langage et la signification des termes monème, morphème, phonème, trait et syntagme, il est nécessaire d'expliquer ce que sont les unités de première articulation du langage.

    Pour mieux comprendre.
    Pour construire une phrase, il faut procéder à un regroupement de monèmes selon les règles que l'on appelle syntaxique. La syntaxe permet de régir. Autrement dit, la syntaxe règle les relations entre les mots ou les syntagmes à l’intérieur d’une phrase.
    Prenons un exemple, la phrase : le chat miaule. Cette phrase est constituée de deux syntagmes qui sont d'une part "le chat" et d'autre part "miaule". Le premier syntagme est nominal, le deuxième syntagme est verbal.

    Voyons maintenant les unités de deuxième articulation que l'on appelle les phonèmes. Les phonèmes constituent les plus petites unités de son. Il existe, dans la langue française, environ une quarantaine de phonèmes. Il est possible de combiner les phonèmes entre eux ce qui donne des monèmes. Par exemple, le terme bijou est constitué de quatre phonèmes : b;i;j;ou.

    Les unités de troisième articulation sont appelées traits. Il s'agit des mouvements élémentaires de l'appareil constitué par la bouche et les organes de la phonation, qui permettent de réaliser des phonèmes et ceci conformément à certaines conventions phonétiques.

    L'arrangement des unités linguistiques se fait selon deux modes.
    Le mode (on dit également axe) du choix (ou si on préfère de la sélection) et le mode (axe) de la combinaison.
    Ainsi, le fait de parler requiert, au niveau de la deuxième articulation du langage (c'est-à-dire en ce qui concerne l'intervention des phonèmes), une sélection et une combinaison des phonèmes ce qui aboutit à la création de monème.
    Au niveau de la première articulation (qui rappelons-le fait intervenir les monèmes), une sélection et une combinaison des monèmes permet d'aboutir à la création des syntagmes et de phrases.
    L'axe de la sélection est appelé également paradigmatique.
    L'axe de la combinaison est appelé également syntagmatique.

    C'est le chercheur en neuropsycholinguistique du nom de Martinet qui a défini la notion de première et de deuxième articulation.
    Un autre grand chercheur en neuropsycholinguistique est Sabouraud qui a défini l'équivalent de la première articulation en appelant cela le "plan du signifié" ou "plan sémiologique". La deuxième articulation pour Sabouraud porte le nom de "plan du signifiant" ou "plan phonologique".
    Ce que nous venons d'énoncer en parlant des modes d'arrangement des unités linguistiques est également appelé la double articulation du langage, c'est-à-dire les modes d'arrangement (sélection et combinaison des unités linguistiques).

    Ainsi, si l'on désire énoncer un mot ou une phrase, il est nécessaire de faire appel à deux modes d'arrangement des unités linguistiques. Tout d'abord la sélection ou le choix de phonèmes (ce qui rentre dans le cadre de la deuxième articulation). Ensuite il faut sélectionner et choisir des mots (ceci dans le cadre de la première articulation avec les monèmes). Enfin il faut procéder à la combinaison ou à l'enchaînement des phonèmes et des mots les uns par rapport aux autres (selon Jakobson en 1963 et Sabouraud en 1995).

    Sur la base de ces deux articulations, il est possible d'avancer que l'aphasie de Wernicke est un déficit de la sélection des phonèmes puisque le patient présente des paraphasies phonémiques et verbales et un déficit de la sélection des mots puisque le patient souffre de paraphasies (troubles du langage consistant en la substitution de syllabes ou de mots les uns aux autres) sémantiques.
    L'aphasie de conduction correspond à une atteinte isolée de la sélection au niveau du plan phonologique.
    L'aphasie de Broca est le déficit de la combinaison des phonèmes. En effet, le patient utilise des mots simplifiés et une désintégration phonémique (le patient que Broca a étudié, du nom de le Borgne et ne prononçant que les mots tan- tan-tan-tan-, pour s'exprimer). L'aphasie de Broca se caractérise également par un déficit de combinaison des mots ce qui se traduit par une réduction du volume verbal, des stéréotypies (tendance à répéter les mêmes paroles) et un agrammatisme (ne répondant pas aux critères grammaticaux.)

  • La vision est la fonction qui permet au cerveau de percevoir des images qui sont captées par l'oeil,  plus précisément par la rétine. La transmission de celles-ci se fait à travers les voies optiques.