Portrait de mela84

Bonsoir, j'aimerais etre en contact avec d'autres personnes atteintes de gvh chronique suite à une greffe de moelle.
j'ai eu une allo greffe (mon frere) en 2009 et maintenant je suis soignée pour de la gvh par cortisone à forte dose penndant environ un an.
J'en suis à mon 3eme mois de traitement et je n'en peux plus!
J'ai une atrophie musculaire au niveau des mollets et cuisses et ca monte aux bras.Mes muscles sont tt le temps tendus, ne se relachent jamais.J'ai comme des coups sur les jambes ainsi qu'un aspect celluliteux très abondant.Je n'ose meme pas me mettre en maillot...
Si d'autres personnes sont atteintes des memes maux ou s'y connaissent un peu...j'attens de vos nouvelles...
D'avance, merci!

Portrait de arnos
J'aime 0

Bonjour,

J'ai eu une allo greffe en juin 2009 et je suis atteint de gvh chronique aussi. Pour ma part elle touche la peau, le foie, les poumons. Je souffre comme toi de ses problèmes musculaires, crampes dans les membres et la machoire et les muscles qui s' atrophie. Le problème vient d' après mon medecin de l' immunosupresseur qui n' est pas assez efficace;
j'ai fait des cures de magnesium, pris plusieurs traitements pour détendre les muscles mais rien n'y fait. J'ai essayé le lyrica qui agit sur les nerfs mais essais pas assez concluant pour moi.
J' avais pris de l'hexaquine et en reprend depuis peu qui pour moi est le plus efficace mais n'enlève pas toutes ses douleurs. Depuis 2 jours je reprends du rivotril qui endort un peu mais est assez bénéfique pour ces maux. La prochaine étape est le neurontin qui est un peu plus fort que le lyrica.
Si tu as d' autres questions n'hésites pas

Portrait de mela84
J'aime 0

merci de ta réponse!Qu'est ce que c'est tous tes médicaments?
Je prends du medrol à forte dose depuis 3 mois et on vien de contatser que ca ne faisait pas d'effets.Donc je commence à prendre du cellcept (immunosuppresseur) et je vais commencer une irradiation totale des ganglions (radiothérapie) à première vue ça donne de bons resultats!
Et toi, tu travailles?Tu sais combiner boulot, activitées sportives....avec tes douleurs?

Portrait de arnos
J'aime 0

Se sont des traitements pour les douleurs neuropathiques apparemment j'aurai les nerfs qui seraient trop irrité ce qui entraîne des crampes et douleurs musculaires. Les médecins ne savent pas trop si ça vient des chimios ou de la gvh en elle même.
Je prends du neurontin depuis peu et ça m'apaise mais m'endort donc je vais essayer de m' habituer à ce dosage ou demander à le réduire un peu.
Pour le travail... bonne question c' est un gros soucis pour moi j'étais imprimeur donc on m' a interdit de reprendre ce métier à cause des produits puis j'ai tenté de travailler en septembre dernier puis licencié pour inaptitude,
J'ai travaillé 3 mois en début d'année dans une autre imprimerie mais sans contact avec des produits mais physiquement j'ai pas tenu le coup et avec tous ces traitements que j'ai encore j'ai un peu de mal à me concentrer.
En ayant l'esprit occupé je trouve que j'ai moin de crampe, il faut essayer de se trouver une occupation mais pas évident quand on a plus toutes ses capacités physiques.

Portrait de supion
J'aime 0

Bonsoir, j'ai été greffé (greffe de moelle allogénique, donneuse anonyme) il y a un an suite à une leucémie aigue myeloide soignée en septembre 2010. Alors que les taux de blancs, rouges et plaquettes mettaient du temps à remonter (transfusions toutes les semaines), j'ai aussi subi un boost, appoint de cellules souches, au mois de septembre 2011. Une "légère" chimio était comprise dans ce traitement.
Depuis l'automne 2011, je souffre de douleurs et raideurs (perdu toute souplesse) musculaires GENERALISEES. Mes muscles sont en permanence tous contractés. Mais aussi d'une petite hernie discale en L5S1 provoquant une sciatalgie/lombalgie dans la fesse gauche, ceci est assez douloureux.
Je prends du Myolastan, de l'arnica en homéopathie, une cure de magnésium et je consulte 3x/semaine un kiné. Du dafalgan codéiné pour l'hernie.
Je cherche des personnes ayant le même "profil" (souffrant de ces maux et ayant subi une greffe de moelle allogénique).
Merci.
J'attends de vos nouvelles
Courage à tous

Portrait de calou55
J'aime 0

J'ai une myélodisplasie et courant juin je dois avoir une allogreffe (mon frère) mais pour l'instant je n'ai aucun renseignement. Je commence a avoir du mal à dormir la nuit car je cogite beaucoup !!!!

Combien de temps étes vous resté hospitalisé pour votre greffe ?

Avez vous souffert ? Etes vous resté longtemps en chambre stérile ?

Une fois la greffe faite, quand vous rentrez à la maison, qu'elles sont les précautions à prendre ?

Quand vous avez été en aplasie, pouviez vous vous déplacer pour aller aux toilettes ?? (Vous allez dire que c'est un détail mais ça me travaille beaucoup !!!! J'ai horreur du pla-bassin !!!!! je sais c'est un détail, mais je trouve rabaissant personnellement)

Avez vous eu des moments justement rabaissant personnellement ?

Avez vous perdu vos cheveux ? Je fais une chimio actuellement mais qui ne fait pas perdre mes cheveux, toujours pareil, un détail car ça repousse mais ça me fait peur !!!!

Merci de bien vouloir répondre à mes question. Calou

Portrait de Virginie Boissier
J'aime 0

Bonjour,

Le vendredi 13 mai 2011, on m'a diagnostiqué une leucémie aigue lymphoblastiques de type T. J'avais 24 ans.
Lorsque je suis arrivée à l'hôpital (CHU Bretonneau 37), j'ai rencontré une hématologue qui m'a expliqué la situation et le déroulement du traitement, puis elle m'a demandé de choisir ce que je voulais faire en me précisant que si rien était fait maintenant, il ne me resté probablement qu'une quinzaine de jours à vivre.
Mon taux de globules blancs avait dépasser les 400 000 alors que le taux maximal normal est de 10 000, ma rate avait triplé de volume et j'avais de très grosses poussées de fièvre (sup à 40°).
Je suis rentrée en chambre stérile le dimanche 15 mai 2011. Lors de ce premier séjour j'ai eu un traitement par corticothérapie et chimiothérapie, mais cela n'a pas été suffisant. Ces traitements n'ont fait que ralentir l'évolution de la maladie mais elle continuait à gagner du terrain donc il fallait agir vite.
Mes frères ce sont déplacés pour faire des analyses et savoir si ils étaient compatible. L'un de mes frères était compatible et nous avons donc pu envisager une allogreffe de moelle osseuse.
J'ai passé 5 semaines en chambre stérile puis on m'a laissé rentrer chez moi pour quelques semaines tout en allant faire des chimio 3 fois par semaine à l'hôpital.
Le 25 Août 2011, j'étais de nouveau de retour en chambre stérile.
Sur 3 jours, j'ai eu 6 séances d'une heure de radiothérapie corporelle totale ainsi 6 jours de chimiothérapie intensive avec de nouveaux protocoles de façon à créer une aplasie complète (destruction totale de ma moelle osseuse) pour pouvoir ensuite m'administrer l'allogreffe de moelle.
On m'a fait l'allogreffe de moelle le mardi 13 septembre 2011. Au bout de quelques jours, les premiers signes de GVH ont commencés à apparaitre.
Ma bouche, ma trachée, mon œsophage et mon estomac étaient à vif. Je crachais du sang à longueur de journée et cela remplissait des bouteilles de 25cl d'eau tous les jours. Pour soulager la douleur provoquer par la GVH, je recevais de la morphine administrer par pompe et seringue de 40cl toutes les 12 heures.
J'étais alimenté par sonde puisqu'il m'était impossible d'avaler quoi que soit même pas de l'eau.
Ce deuxième séjour en chambre stérile aura duré également 5 semaines.
Au bout de quelques mois de nouveaux signes de GVH sont apparus (desquamation de la peau et du cuir chevelu, dépigmentation de la peau, sécheresse de la peau et des muqueuses, plaies dans la bouche et j'en passe).
Cela fait 7 ans maintenant et j'ai toujours de la GVH qui m'invalide au quotidien.
Tout d'abord les traitements reçu pour me soigner de cette leucémie mon rendu stérile et ont provoqué une ménopause précoce donc je dois prendre un traitement hormonal substitutif.
Je suis asthénique, j'ai des pertes de mémoire.
Cela a également entrainer un rétrécissement des muscles, tendons, ligament et nerfs. Je suis maintenant embêter avec des crampes dans les mollets et les pieds (de jour comme de nuit), des épines calcanéennes douloureuse et un syndrome de Morton.
De plus au cours de ces 7 années, j'ai pris beaucoup de poids puisque qu'avant la maladie je ne pesé que 49kgs et maintenant je pèse 85kgs.
Je ne peux faire aucuns sport si ce n'est de la marche et de la piscine (donc comment perdre du poids ?)
Les gens que je côtoie pensent que maintenant que je suis soignée et en rémission complète tout est comme avant mais c'est loin d'être le cas.
J'ai été soignée de cette maladie mais beaucoup de choses autour ont été détruite et je ne parle pas du moral.
J'ai repris le travail 9 mois après la greffe en mi-temps thérapeutique (2 mois) puis j'ai repris ensuite à temps plein mais je me suis vite aperçu que mon travail était devenu impossible pour moi car beaucoup trop physique, j'ai donc dû me reconvertir et pour ça faire une formation diplômante. J'ai maintenant un travail qui me plait et que j'aime beaucoup mais certaines choses restent encore compliqué.
Lorsque j'ai repris le travail après la greffe, mon hématologue m'a dit "Surtout préserve-toi parce que les gens que tu vas côtoyer vont pas te faire de cadeaux, ils vont se dire que maintenant que tu es guéri la vie va reprendre son cour comme avant mais ceci est impossible. Les gens qui n'ont pas vécu les choses ne peuvent pas comprendre et donc ne pourront pas comprendre quand tu es fatiguée puisque fatalement tu vas te fatiguer plus vite que les autres donc ce sera à toi de leur expliquer".
Et elle avait raison, les gens ne comprennent pas.
Les gens te disent qu'il faut arrêter de vivre avec cette épée de Damoclès au dessus de la tête car maintenant je suis guérir mais cela est impossible.
La maladie n'est peut-être plus là mais mon corps et mon âme en porte toujours les cicatrices qui resteront gravés à jamais.
C'est vrai je devrais me réjouir d'être encore en vie et c'est le cas, je remercie le ciel chaque jour mais il y a une petite partie de moi qui souffre.
Toutes ces épreuves m'ont construite et ont fait de moi ce que je suis aujourd'hui.
Alors maintenant je croque la vie à pleine dents et profite de chaque jour comme si s'était le dernier.
Ne vous laissez pas détruire par tout ça, la vie nous met très souvent à l'épreuve et nous devons donc être plus fort encore.

Portrait de Darkhelios
J'aime 0

Bonjour à tous,
je recherchais des renseignements par rapport à cette GVH qui pourrit la vie, même après une greffe qui a réussi et une leucémie éradiquée. Je m'aperçois que bien des gens ont des problèmes autrement plus graves que les miens, et je fais donc profil bas après la lecture des différentes expériences. Pour ma part c'est une leucémie myéloïde chronique qui a été diagnostiquée en août 2015. D'abord soignée par médicaments jusqu'à début 2018; mais l'échec de 6 traitements différents pendant ces 3 ans a conduit à envisager une greffe de moelle osseuse. En fait c'est une greffe de cellules souches périphériques que j'ai finalement eu (à 60 ans il a été estimé que j'étais déjà trop âgé pour supporter une greffe de moelle et l'aplasie totale qui l'accompagnait). C'était le 27 mars 2018, après une semaine de chimio visant à une aplasie partielle pour que la greffe se déroule au mieux. J'ai passé 40 jours en secteur protégé, au CHU Pontchaillou à Rennes (au passage je salue tous les intervenants que j'ai côtoyé pendant ces 40 jours, tous des gens formidables de dévouement, de patience et de gentillesse). 40 jours donc avec les passages obligés de douleurs et galères (les mucites par exemple, et les hémorragies nasales qui ont été mes deux plus gros soucis) mais globalement cela s'est bien passé. Je n'ai jamais été invalidé et j'ai gardé mon indépendance au quotidien (toilette, besoins naturels, repas...) Ensuite de début avril à début juillet j'étais à la maison, n'ayant le droit de rien faire bien sûr, à cause des risques d'infections. Cette fois c'est mon épouse qui a fait preuve d'un dévouement et d'un courage exemplaires. Il fallait qu'elle fasse tout à la maison, en plus de son travail. Début juillet des problèmes sont apparus (plaques rouges et douleurs corporelles, fièvre, état grippal etc.) qui ont conduit à une petite hospitalisation début août. J'ai été mis sous cortisone car ces problèmes étaient en fait une GVH qui attaquait sérieusement le foie. La cortisone a fait son effet; pendant quelques semaines j'avais une forme assez exceptionnelle, et même anormale car j'étais très actif malgré des nuits de 2 ou 3 h de sommeil. L'arrêt du traitement à la cortisone a signifié le retour à quelque chose de plus normal, mais aussi le retour d'une "légère" GVH qui aujourd'hui me gâche le quotidien avec des douleurs constantes dans les jambes, le torse, les bras (moi qui faisait énormément de randonnée pédestre, si aujourd'hui je marche quelques kilomètres je le paye par un état grippal prononcé et d'intenses douleurs dans les jambes une fois l'effort fini, et cela pour le reste de la journée. La GVH provoque aussi du lichen dans la bouche, que les bains de bouche à la Fungizone ne soulagent pas. Sécheresse oculaire également. Voilà où j'en suis aujourd'hui. Enorme soulagement puisque la leucémie est vaincue, mais crainte pour l'avenir de voir ces problèmes pourrir la vie pour une durée inconnue.
Pour revenir à la greffe et la période d'hospitalisation, puisque j'ai lu ici des interrogations angoissées de certaines personnes, c'est impossible de répondre précisément puisque cela peut varier complètement d'un établissement à l'autre. A Rennes par exemple ce sont des chambres individuelles (heureusement pour un secteur protégé ! Mais ce n'était pas forcément le cas il y a une vingtaine d'années). Des chambres "classiques" dans le sens où on est "chez nous", il n'y a pas de murs en verre donnant sur le couloir comme dans certains hôpitaux. Tout est fait pour préserver l'intimité et la pudeur des patients. J'ai eu aussi la chance de pouvoir bénéficier d'un coach sportif pendant mon hospitalisation. Il y avait en effet à ce moment là un étudiant qui faisait une thèse sur le sport en milieu médical et qui proposait ses services à ceux qui le voulaient bien pour entretenir la masse musculaire et aider à supporter ces moments difficiles par l'exercice physique. En plus il y avait à disposition dans la chambre un vélo d'appartement. La connexion internet était proposée également, gratuitement, avec même un ordinateur à disposition dans chaque chambre. C'est énorme quand on est isolé pendant plusieurs semaines de pouvoir communiquer avec ses proches par le son et l'image.
Les conditions de séjour étaient donc très bonnes. J'ai pu lire d'autres témoignages sur des lieux différents qui parlent de chambres entièrement vitrées où même le coin toilette est sous le regard des personnels qui passent à proximité. J'imagine que de telles conditions ne doivent pas arranger le moral des malades.
Je salue bien amicalement tous ceux qui sont dans ces situations de maladies et de forme précaire. Courage à vous.
Bazin Michel

Portrait de Darkhelios
J'aime 0

Bonjour à tous,
je recherchais des renseignements par rapport à cette GVH qui pourrit la vie, même après une greffe qui a réussi et une leucémie éradiquée. Je m'aperçois que bien des gens ont des problèmes autrement plus graves que les miens, et je fais donc profil bas après la lecture des différentes expériences. Pour ma part c'est une leucémie myéloïde chronique qui a été diagnostiquée en août 2015. D'abord soignée par médicaments jusqu'à début 2018; mais l'échec de 6 traitements différents pendant ces 3 ans a conduit à envisager une greffe de moelle osseuse. En fait c'est une greffe de cellules souches périphériques que j'ai finalement eu (à 60 ans il a été estimé que j'étais déjà trop âgé pour supporter une greffe de moelle et l'aplasie totale qui l'accompagnait). C'était le 27 mars 2018, après une semaine de chimio visant à une aplasie partielle pour que la greffe se déroule au mieux. J'ai passé 40 jours en secteur protégé, au CHU Pontchaillou à Rennes (au passage je salue tous les intervenants que j'ai côtoyé pendant ces 40 jours, tous des gens formidables de dévouement, de patience et de gentillesse). 40 jours donc avec les passages obligés de douleurs et galères (les mucites par exemple, et les hémorragies nasales qui ont été mes deux plus gros soucis) mais globalement cela s'est bien passé. Je n'ai jamais été invalidé et j'ai gardé mon indépendance au quotidien (toilette, besoins naturels, repas...) Ensuite de début avril à début juillet j'étais à la maison, n'ayant le droit de rien faire bien sûr, à cause des risques d'infections. Cette fois c'est mon épouse qui a fait preuve d'un dévouement et d'un courage exemplaires. Il fallait qu'elle fasse tout à la maison, en plus de son travail. Début juillet des problèmes sont apparus (plaques rouges et douleurs corporelles, fièvre, état grippal etc.) qui ont conduit à une petite hospitalisation début août. J'ai été mis sous cortisone car ces problèmes étaient en fait une GVH qui attaquait sérieusement le foie. La cortisone a fait son effet; pendant quelques semaines j'avais une forme assez exceptionnelle, et même anormale car j'étais très actif malgré des nuits de 2 ou 3 h de sommeil. L'arrêt du traitement à la cortisone a signifié le retour à quelque chose de plus normal, mais aussi le retour d'une "légère" GVH qui aujourd'hui me gâche le quotidien avec des douleurs constantes dans les jambes, le torse, les bras (moi qui faisait énormément de randonnée pédestre, si aujourd'hui je marche quelques kilomètres je le paye par un état grippal prononcé et d'intenses douleurs dans les jambes une fois l'effort fini, et cela pour le reste de la journée. La GVH provoque aussi du lichen dans la bouche, que les bains de bouche à la Fungizone ne soulagent pas. Sécheresse oculaire également. Voilà où j'en suis aujourd'hui. Enorme soulagement puisque la leucémie est vaincue, mais crainte pour l'avenir de voir ces problèmes pourrir la vie pour une durée inconnue.
Pour revenir à la greffe et la période d'hospitalisation, puisque j'ai lu ici des interrogations angoissées de certaines personnes, c'est impossible de répondre précisément puisque cela peut varier complètement d'un établissement à l'autre. A Rennes par exemple ce sont des chambres individuelles (heureusement pour un secteur protégé ! Mais ce n'était pas forcément le cas il y a une vingtaine d'années). Des chambres "classiques" dans le sens où on est "chez nous", il n'y a pas de murs en verre donnant sur le couloir comme dans certains hôpitaux. Tout est fait pour préserver l'intimité et la pudeur des patients. J'ai eu aussi la chance de pouvoir bénéficier d'un coach sportif pendant mon hospitalisation. Il y avait en effet à ce moment là un étudiant qui faisait une thèse sur le sport en milieu médical et qui proposait ses services à ceux qui le voulaient bien pour entretenir la masse musculaire et aider à supporter ces moments difficiles par l'exercice physique. En plus il y avait à disposition dans la chambre un vélo d'appartement. La connexion internet était proposée également, gratuitement, avec même un ordinateur à disposition dans chaque chambre. C'est énorme quand on est isolé pendant plusieurs semaines de pouvoir communiquer avec ses proches par le son et l'image.
Les conditions de séjour étaient donc très bonnes. J'ai pu lire d'autres témoignages sur des lieux différents qui parlent de chambres entièrement vitrées où même le coin toilette est sous le regard des personnels qui passent à proximité. J'imagine que de telles conditions ne doivent pas arranger le moral des malades.
Je salue bien amicalement tous ceux qui sont dans ces situations de maladies et de forme précaire. Courage à vous.
Bazin Michel

Portrait de Darkhelios
J'aime 0

Bonjour à tous,
je recherchais des renseignements par rapport à cette GVH qui pourrit la vie, même après une greffe qui a réussi et une leucémie éradiquée. Je m'aperçois que bien des gens ont des problèmes autrement plus graves que les miens, et je fais donc profil bas après la lecture des différentes expériences. Pour ma part c'est une leucémie myéloïde chronique qui a été diagnostiquée en août 2015. D'abord soignée par médicaments jusqu'à début 2018; mais l'échec de 6 traitements différents pendant ces 3 ans a conduit à envisager une greffe de moelle osseuse. En fait c'est une greffe de cellules souches périphériques que j'ai finalement eu (à 60 ans il a été estimé que j'étais déjà trop âgé pour supporter une greffe de moelle et l'aplasie totale qui l'accompagnait). C'était le 27 mars 2018, après une semaine de chimio visant à une aplasie partielle pour que la greffe se déroule au mieux. J'ai passé 40 jours en secteur protégé, au CHU Pontchaillou à Rennes (au passage je salue tous les intervenants que j'ai côtoyé pendant ces 40 jours, tous des gens formidables de dévouement, de patience et de gentillesse). 40 jours donc avec les passages obligés de douleurs et galères (les mucites par exemple, et les hémorragies nasales qui ont été mes deux plus gros soucis) mais globalement cela s'est bien passé. Je n'ai jamais été invalidé et j'ai gardé mon indépendance au quotidien (toilette, besoins naturels, repas...) Ensuite de début avril à début juillet j'étais à la maison, n'ayant le droit de rien faire bien sûr, à cause des risques d'infections. Cette fois c'est mon épouse qui a fait preuve d'un dévouement et d'un courage exemplaires. Il fallait qu'elle fasse tout à la maison, en plus de son travail. Début juillet des problèmes sont apparus (plaques rouges et douleurs corporelles, fièvre, état grippal etc.) qui ont conduit à une petite hospitalisation début août. J'ai été mis sous cortisone car ces problèmes étaient en fait une GVH qui attaquait sérieusement le foie. La cortisone a fait son effet; pendant quelques semaines j'avais une forme assez exceptionnelle, et même anormale car j'étais très actif malgré des nuits de 2 ou 3 h de sommeil. L'arrêt du traitement à la cortisone a signifié le retour à quelque chose de plus normal, mais aussi le retour d'une "légère" GVH qui aujourd'hui me gâche le quotidien avec des douleurs constantes dans les jambes, le torse, les bras (moi qui faisait énormément de randonnée pédestre, si aujourd'hui je marche quelques kilomètres je le paye par un état grippal prononcé et d'intenses douleurs dans les jambes une fois l'effort fini, et cela pour le reste de la journée. La GVH provoque aussi du lichen dans la bouche, que les bains de bouche à la Fungizone ne soulagent pas. Sécheresse oculaire également. Voilà où j'en suis aujourd'hui. Enorme soulagement puisque la leucémie est vaincue, mais crainte pour l'avenir de voir ces problèmes pourrir la vie pour une durée inconnue.
Pour revenir à la greffe et la période d'hospitalisation, puisque j'ai lu ici des interrogations angoissées de certaines personnes, c'est impossible de répondre précisément puisque cela peut varier complètement d'un établissement à l'autre. A Rennes par exemple ce sont des chambres individuelles (heureusement pour un secteur protégé ! Mais ce n'était pas forcément le cas il y a une vingtaine d'années). Des chambres "classiques" dans le sens où on est "chez nous", il n'y a pas de murs en verre donnant sur le couloir comme dans certains hôpitaux. Tout est fait pour préserver l'intimité et la pudeur des patients. J'ai eu aussi la chance de pouvoir bénéficier d'un coach sportif pendant mon hospitalisation. Il y avait en effet à ce moment là un étudiant qui faisait une thèse sur le sport en milieu médical et qui proposait ses services à ceux qui le voulaient bien pour entretenir la masse musculaire et aider à supporter ces moments difficiles par l'exercice physique. En plus il y avait à disposition dans la chambre un vélo d'appartement. La connexion internet était proposée également, gratuitement, avec même un ordinateur à disposition dans chaque chambre. C'est énorme quand on est isolé pendant plusieurs semaines de pouvoir communiquer avec ses proches par le son et l'image.
Les conditions de séjour étaient donc très bonnes. J'ai pu lire d'autres témoignages sur des lieux différents qui parlent de chambres entièrement vitrées où même le coin toilette est sous le regard des personnels qui passent à proximité. J'imagine que de telles conditions ne doivent pas arranger le moral des malades.
Je salue bien amicalement tous ceux qui sont dans ces situations de maladies et de forme précaire. Courage à vous.
Bazin Michel

Portrait de Darkhelios
J'aime 0

P.S.: désolé pour ces postes multiples... J'avais un message d'erreur comme quoi mon commentaire ne pouvait pas être publié !... En fait ça fonctionnait quand même, d'où ces trois commentaires identiques. Merci aux administrateurs s'ils peuvent en supprimer.

Participez au sujet "gvh chronique suite à une greffe de moelle (lma3)"

Les textes que vous publiez via ce formulaire sont accessible à tous, et sont susceptibles de constituer des données sensibles. Soyez en conscient lorsque vous rédigez vos messages : vous êtes responsable des informations personnelles que vous divulguez.