Portrait de bouskraoui

Il est probable que trois personnes sont mortes en
Azerbaïdjan de la grippe aviaire causée par le virus H5N1, a indiqué
l'Organisation mondiale de la santé (OMS) le 14 mars, ce qui ferait
passer
le nombre total de décès dus à cette maladie dans le monde à plus d'une
centaine.

Une analyse plus détaillée des prélèvements effectués sur ces trois
victimes - qui étaient toutes de sexe féminin et qui n'étaient âgées
que
de dix-sept à vingt et un ans - est actuellement en cours, mais l'OMS
estime qu'il est probable que ses résultats mettront en évidence le
virus
H5N1. Si c'est bien le cas, l'Azerbaïdjan deviendra le huitième pays à
avoir signalé des décès dus à cette maladie.

C'est au début de février que ce pays a signalé pour la première fois
que
des oiseaux sauvages étaient morts de la grippe aviaire. Des volailles
sont également mortes dans des localités près de là où les trois jeunes
femmes sont décédées, mais on ne sait pas encore précisément comment
elles
ont contracté cette maladie.

Les autres pays où des décès dus à la grippe aviaire ont été confirmés
sont le Cambodge, la Chine, l'Indonésie, l'Irak, la Thaïlande, la
Turquie
et le Vietnam. Le décès d'un enfant indonésien a fait passer le nombre
de
décès confirmés par l'OMS à 98, le 13 mars.

Selon des services de presse, la Birmanie et le Cameroun ont signalé
l'apparition de la grippe aviaire due au virus H5N1 sur leur
territoire,
mais les organisations internationales de la santé n'ont pas encore
confirmé ces nouvelles.

Ces deux pays sont limitrophes d'autres pays qui tentent d'enrayer la
maladie chez leurs volailles. La Birmanie a des frontières communes
avec
la Chine et la Thaïlande, pays qui ont été parmi les premiers à
signaler
l'apparition de cette maladie. Le Cameroun est situé près du Nigeria,
qui
est le premier pays africain où la grippe aviaire a fait son apparition
en
février dans un élevage de volailles.

Depuis janvier, le virus H5N1 s'est propagé dans de nouveaux pays plus
rapidement qu'à tout autre moment depuis le début de l'épidémie il y a
deux ans.

En janvier, la maladie s'est manifestée pour la première fois en dehors
de
l'Asie orientale ou centrale, en Turquie. À ce jour, 21 pays d'Europe
de
l'Est et de l'Ouest ont confirmé des cas de grippe aviaire chez des
oiseaux sauvages ou chez des volailles. En Afrique, quatre pays ont
observé la maladie sur leur territoire.

Selon des responsables d'organisations internationales de la santé, le
virus H5N1 a montré qu'il était capable de se transmettre de l'animal à
l'homme. Il est possible qu'il mute d'une manière qui permette sa
transmission d'une personne à une autre, et dans ce cas-là le risque
d'une
pandémie mondiale serait élevé.

Ce risque s'accroît au fur et à mesure que le virus se propage dans un
plus grand nombre de pays et que les possibilités de contamination chez
l'homme augmentent. Jusqu'ici, il ne s'est pas transmis facilement
d'une
personne à une autre lors de toux ou d'éternuement. Pratiquement tous
les
cas décelés chez l'homme, qui sont maintenant au nombre de 180, sont le
résultat de contacts directs entre des personnes et des oiseaux ou
volatiles malades ou entre des personnes et des lieux contaminés.

La rapidité de la progression géographique de la maladie donne une
nouvelle urgence à la campagne du gouvernement Bush destinée à mieux
sensibiliser la population à la nécessité de se préparer à cette
éventualité.

Dans le bulletin qu'il a publié à ce sujet le 13 mars, le ministre de
la
santé et des services sociaux des États-Unis, M. Michael Leavitt,
déclare : « Nous sommes dans une course contre un virus redoutable qui
se
déplace rapidement et qui risque de causer une pandémie de grippe. »

Il indique que son ministère a commencé d'organiser une série de
déplacements dans les capitales des États fédérés pour qu'il puisse
s'entretenir avec les responsables locaux de la nécessité d'envisager
l'ampleur d'une pandémie et les moyens d'y faire face.

Cette pandémie risque de durer de douze à dix-huit mois et de se
manifester par vague : deux à trois vagues de six à huit semaines,
a-t-il
dit lors du discours qu'il a prononcé devant des membres de
l'Association
des médecins des États-Unis (« American Medical Association » ou AMA),
le
13 mars.

Afin d'inciter tous les secteurs de la société américaine à se préparer
à
cette éventualité, le ministère de la santé et des services sociaux a
préparé une série de directives à l'intention des entreprises, des
écoles,
des particuliers, etc., dans lesquelles il leur recommande de songer
aux
nombreuses façons dont leur vie, leur travail et leur famille risquent
d'être touchés par une pandémie et de se préparer à y faire face.

Il a lancé, dans son discours, un appel particulier à tous les médecins
du
pays. « Nous vous invitons à penser à ce que vous auriez à faire, par
exemple, dans une clinique si 40 % de votre personnel ne pouvait pas
venir
travailler pendant deux à quatre semaines et que le nombre de vos
patients
augmentait considérablement. »

Dans son rapport, M. Leavitt souligne aussi l'importance de la
coopération
entre les États-Unis et les autres pays en ce qui concerne la
préparation
au déclenchement d'une pandémie.

Les États-Unis, indique-t-il, œuvrent de concert avec de nombreux
partenaires de par le monde en vue de veiller à ce que l'on soit prêt
pour
le moment où le virus de la grippe aviaire mutera et deviendra
contagieux
chez l'homme.

« La maîtrise ou le ralentissement d'une pandémie de grippe,
souligne-t-il, exige que l'on signale partout dans le monde
l'apparition
d'un nouveau foyer et qu'on confirme son existence en l'espace d'une ou
deux semaines. »
signé:moulay abdellah bouskraoui
www.bouskraoui.blog.fr

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