Portrait de phil59110

bonjour a toutes et a tous,voila ma niece de 6 ans viens d'etre opérée d'une tumeur située sur le 4 eme ventricule(le chirurgien a reusii a enlever 98% de la tumeur)apres biopsie le verdict tombe ependymome de grade2 avec processus expansif.elle doit bientot commencer ses seances de radiotherapie.Le problémé est que l'on est tombé sur des médecins peu bavards.quelqu'un pourrait il m'en dire un peu plus sur cette ma maladie ou m'apporter des temoignages,car nous ne savons pas a quoi nous avons affaire et ce que reseve a l'avenir de ma niéce cette tumeur.Nous avons vraiment besion de vous car vu le dialogue de sourd que nous avons avec les medecins nous craignons le pire.merci beaucoup pour vos reponses.a bientot.

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  • En réponse à une question très fréquemment posée à son médecin concernant les analyses médicales de routine ou de base voici quelques éléments à connaître pour déchiffrer une analyse médicale demandée par son généraliste référent ou par un spécialiste.

    La numération formule sanguine appelle également NFS ou hémogramme.

    Les globules rouges.
    Le nombre d'hématies, c'est-à-dire de globules rouges, dans un organisme est de 25 000 milliards environ soit 4 à 5 millions par millimètre cube de sang.

    L'hémoglobine.
    L'hémoglobine est la protéine qui permet le transport de l'oxygène et celui du gaz carbonique. Ce taux est très important car il permet de définir l'anémie. En cas de diminution de l'hémoglobine du sang total, c'est-à-dire 12 chez la femme et 13 chez l'homme (11 chez la femme enceinte) il est possible d'avancer qu'il y a anémie.

    L'hématocrite.
    L'hématocrite est le volume occupé par les globules rouges dans 1 l de sang. Chez l'homme, l'hématocrite normal est de 0,40 l de globules rouges dans 1 l de sang. Chez la femme, l'hématocrite normal est de 0,35.
    Cet examen permet de juger de l'importance d'une hémorragie aiguë (hématocrite effondré). Il permet également de juger de l'intérêt d'un apport de globules rouges par transfusion, ce qui est quelquefois nécessaire.

    Le volume globulaire moyen.
    Il s'agit du volume globulaire moyen qui s'exprime en femtolitres. Il faut 1 suivi de 12 zéros femtolitres pour former 1 ml. Le femtolitres est une unité de volume extrêmement petite. Le volume globulaire moyen est donc le volume d'un globule rouge; il varie normalement entre 82 et 98. Dans votre cas, il est normal.

    T.C.M.H
    C.C.M.H

    Ceci est la concentration corpusculaire moyenne en hémoglobine. Ceci correspond à la concentration en hémoglobine exprimée en gramme pour 100 ml de globules rouges ; il faut bien faire le distinguo entre le globule rouge et le sang dans sa totalité.
    Si la concentration corpusculaire moyenne en hémoglobine est inférieure à 32 le liquide est hypochromique, c'est-à-dire qu'il n'y a pas assez d'hémoglobine dans chaque globule rouge. On parle d'anémie hypochrome quand il y a carence en fer : elle est le résultat ou pas d'une hémorragie. Dans votre cas, ce chiffre est anormal.
    Il est donc intéressant de doser la sidérémie, c'est-à-dire le taux de fer dans le sang et surtout la ferritine, transferrine (voir l'encyclopédie médicale Vulgaris)

    Les globules blancs ou leucocytes.
    Ce qui suit porte le nom de numération des globules blancs. La numération des différentes catégories de globules blancs est exprimée en milliards par litre. Vous devez ici vous reporter aux chiffres en pourcentage qui sont indiqués sur les résultats de votre analyse de sang.

    Polynucléraire neutrophiles.
    On parle de neutropénie pour un chiffre inférieur à 1,5 et de neutrophilie pour un chiffre supérieur à 7. La neutrophilie caractérise une infection.

    Polynucléraire éosinophiles.
    Les éosinophiles doivent être proches de 0 ou 0,5. Leur élévation indique éventuellement une parasitose (voir éosinophiles dans vulgaris)

    Polynucléraire basophiles.
    Le taux normal de basophiles est de 0,1.

    Lymphocytes.
    Le chiffre normal est situé entre 1,5 (lymphopénie) et 4 (lymphocytose).

    Monocytes.
    Le chiffre normal est situé entre 0,2 (mono cytopénie) et 0,8 (monocytose).

    Globalement, il est possible de dire que quand il y a leucémie on constate une augmentation quelquefois considérable du nombre de lymphocytes, ou de neutrophiles, ou des éosinophiles .

    Plaquettes
    Les plaquettes sanguines, appelées également thrombocytes (voir ce terme dans l'encyclopédie médicale vulgaris) sont de petites cellules du sang qui ont un rôle extrêmement important à jouer au cours de la coagulation sanguine. Le résultat s'exprime sous la forme de milliers de milliards, c'est-à-dire 10 puissance 9, par litre.
    Les valeurs normales se situent entre 150 000 et 400 000. Au-dessous de 150 000, il peut exister une thrombopénie. Mais il faut savoir que le risque hémorragique est très important en dessous de 50 000.

    Le bilan lipidique désigne plusieurs dosages réalisés sur le même prélèvement et permettant d'apprécier le risque éventuel de lésions vasculaires (concernant les vaisseaux) due à une substance grasse : le cholestérol. Le cholestérol est transporté par les protéines et non pas sous forme libre à l'intérieur de la circulation sanguine. Le cholestérol est susceptible de se déposer à l'intérieur des parois des vaisseaux et donc d'entraîner éventuellement une thrombose c'est-à-dire une obstruction des artères et des veines à cause de la constitution d'un caillot sanguin auxquel le cholestérol participe.
    Les protéines qui transportent les corps gras dans le sang sont appelées LDL et VLDL selon qu'elles proviennent du foie ou de l'intestin.
    Plus la quantité de cholestérol transporté par les protéines est importante de plus le risque au niveau des vaisseaux est intense.
    Il existe d'autres protéines qui sont les HDL qui transportent quant à elles, à l'inverse, le cholestérol des tissus vers le foie. De ce fait elles participent à la protection des vaisseaux sanguins. En ce qui concerne les HDL, c'est l'inverse et important à comprendre, plus la quantité de cholestérol transportée par les protéines HDL est faible plus le risque vasculaire est élevé. Inversement plus la quantité de cholestérol transporté par les protéines HDL est importante moins il y a de risque de survenue d'accident vasculaire. Autrement dit il est exacte d'avancer que les protéines HDL sont bonnes pour l'organisme au contraire des LDL et des VLDL. Voir également apolipoprotéine et triglycérides.

    Le prélèvement de sang doit être effectué après 12 heures de jeûne et un résultat normal est vérifé 15 jours après.

    On dose de cholestérol total qui doit être compris entre 1,60 g et 1,99.
    On dose ensuite le HDL cholestérol qui doit être compris entre 0,50 à 0,60

    Urée.
    Ceci est l'équivalent de l'ammoniaque. Le dosage de l'ammoniaque dans le plasma (ou mesure de l'ammoniémie) est difficile car i nécessite de prendre de précautions particulières. Une élévation de l'ammoniémie au-dessus de 50 microvolts par litre ce qui n'est pas votre cas) est pathologique c'est-à-dire anormal. Cette élévation s'observe chez les adultes concernés par une cirrhose du foie et chez les enfants (ou parfois les adultes) atteints de maladies héréditaires dans lesquelles la formation de l'urée est bloquée ou simplement inhibée. Tout ceci concerne le métabolisme de l'azote. Généralement, avec l'urée, et il est nécessaire de doser le potassium et la créatinine pour savoir s'il y a une insuffisance rénale.

    Créatinine.
    La créatinine plasmatique est une substance qui est produite par les muscles; c'est un excellent témoin du fonctionnement rénal. Sa concentration à l'ntérieur du sang augmente si la fonction rénale est déficitaire, c'est-à-dire que la filtration des reins diminue. Mais le taux de créatinine plasmatique diminue si les masses musculaires diminuent ce qui se produit chez les personnes âgées. Il existe des formules plus ou moins complexes qui permettent d'obtenir le débit, plus précisément une mesure du débit de filtration glomérulaire à partir de la créatinine plasmatique. Il s'agit de la formule de Cockroft (voir vulgaris).
    On peut définir 70 ml par minute comme limite inférieure de la normalité. Au-dessous, il y a une insuffisance rénale modérée qui devient sévère ensuite selon le malade.
    À partir de 10 ml par minute, une hémodialyse devient obligatoire.
    En ce qui vous concerne, chez l'homme le chiffre de 124 µmole par litre ou de 14 mg par litre ne doit pas être dépassé. Chez la femme, le chiffre est de 97 µmole par litre soit 11 mg par litre. Donc, en ce qui concerne cette analyse, il n'y a pas d'insuffisance rénale puisque le taux de créatinine dans le sang ne dépasse pas 124 µmole ou 97 chez la femme.

    Calcium.
    Il s'agit de la calcémie, c'est-à-dire du taux de calcium dans le sang. La calcémie normale est supérieure à 85 mg par litre et inférieure à 105 mg par litre, soit 2,14 et 2,78 mmol par litre. Donc comme vous pouvez le constater, votre calcémie est normale. Pour plus de renseignements voir calcémie dans vulgaris.

    Sodium
    Les dosages du sodium, du potassium, du chlorure et du bicarbonate font partie de ce que l'on appelle les ionogrammes.
    En ce qui concerne le sodium, la natrémie (c'est-à-dire le taux de sodium dans le sang) normale est supérieure à 136 millimolles par litre et inférieure à 143 huit mmol par litre.

    Potassium
    Le taux de potassium doit être compris entre 3,5 et 5, donc votre taux de potassium est normal.
    Le dosage du potassium dans le sang porte le nom de kaliémie. Le dosage du potassium dans le plasma sanguin, c'est-à-dire la partie liquidienne du sang, n'a pas à l'inverse de la natrémie, de liaison avec le métabolisme de l'eau. On entend par métabolisme l'utilisation de l'eau en l'occurrence. Il faut savoir que les cellules sont très riches en potassium comme (notamment les globules rouges). Ainsi l'éclatement de globules rouges, qu'on appelle hémolyse, ou leur destruction quand on fait un prélèvement sanguin, provoque une augmentation du potassium dans le plasma : il s'agit donc de ce que les biologistes appellent un artefact, il ne doit pas être pris en considération. Donc si le potassium augmente légèrement, ce n'est pas très grave.

    Chlorures
    Le dosage du chlorure (plus précisément pour les spécialistes l'ion chlorure) dans le plasma porte le nom de chlorémie. En fait, il s'agit d'un terme qu'il ne faut pas utiliser mais qui est consacré par l'usage car on ne dose pas le gaz chlore mais l'ion chlore Cl-. C'est la raison pour laquelle il faut lui préférer le terme de chlorurémie.

    Protides totaux (protidémie).
    La protidémie désigne la concentration des protéines dans le sang, plus précisément dans le sérum sanguin, c'est-à-dire la concentration sérique.
    La protidémie est comprise entre 65 et 85 g par litre. Chez le nouveau-né, elle est plus faible et n'atteint des concentrations adultes qu'à l'âge de deux ans.
    La protidémie augmente quand le sujet est déshydraté, c'est-à-dire qu'il perd de l'eau, mais la concentration des protéines dans le sang est la même. Il ne perd pas non plus de globules rouges, c'est la raison pour laquelle on parle alors d'hémoconcentration. (Voir également hématocrite).
    La protidémie peut aussi augmenter dans un ensemble de maladies que l'on appelle dysprotéinémies, comme le myélome multiple ou la maladie de Waldenstrom. À l'inverse, on constate une hypoprotidémie quand le sujet perd des protéines alors qu'il ne perd pas d'eau. On appelle cela la fuite des protéines dans les urines, c'est ce qui survient au cours du syndrome néphrotique ou à l'intérieur du tube digestif quand le patient souffre par exemple d'entéropathie exudative ou de diminution de la synthèse des protéines liées à une atteinte du foie comme cela survient au cours de la cirrhose alcoolique entre autres.

    En conclusion, il est difficile de poser un diagnostic uniquement sur les analyses médicales. D'ailleurs cela ne suffit jamais en termes de symptomatologie. Il faut toujours se référer à l'interrogatoire et à l'examen (que l'on appelle la clinique sémiologique) du patient pour orienter un diagnostic étiologique (c'est-à-dire une cause éventuelle).

    Il s'agit là d'une analyse de sang que nous pourrions appeler de dépistage, très basique permettant éventuellement d'orienter un diagnostic. Aux recherches précédemment faites il faut ajouter d'autres éléments biologiques comme le PSA (pour détecter un éventuel cancer de la prostate), le dosage du fer dans le sang (sidérémie et sidérophilines), la recherche d'anticorps antinucléaires (pour une éventuelle maladie rhumatismale, les CPK (traduisent un éventuelle atteinte musculaire), les transaminases (traduisant une éventuelle atteinte hépatique), l'amylasémie pour la surveillance du pancréas entre autres), etc.

    Voir aussi:
    Analyses sanguines.
    Analyses biologiques.
    Forum sur les analyses medicales.

  • L'aphasie est un trouble du langage, une perte du langage, une perturbation acquise du langage, de sa compréhension et de son expression écrite et ceci indépendamment c'est-à-dire sans relation avec un dysfonctionnement ou mauvais fonctionnement des organes de la phonation. Il s'agit des organes permettant de faire des sons : pharynx, oropharynx, larynx, bouche, langue pour les principaux.
    L'aphasie est un trouble de l'expression de la pensée par la parole, d'un déficit du langage parlé et ceci à n'importe quel degré.
    Il est préférable de parler d'aphasie que de dysphasie. Le premier terme est surtout utilisé par les Anglo-Saxons, le deuxième sert à désigner les troubles d'acquisition du langage chez l'enfant.

    Avant de procéder à l'examen du patient aphasique il est nécessaire de vérifier, à l'aide de l'examen neurologique, s'il existe des troubles de la sensoricité (mauvais fonctionnement des organes de la vue et de l'audition) et de la motricité (présence d'une éventuelle hémiplégie, d'une hémianopsie).

    L'évaluation du niveau culturel, en années d'études par exemple et du niveau de scolarisation est également important à effectuer. Il est également nécessaire de connaître l'état thymique du patient autrement dit son humeur au sens psychiatrique et psychologie du terme (s'il est plus ou moins dépressif). Il faut également savoir si le patient a conscience de son état ou au contraire ne se rend pas compte qui est aphasique dans tel cas il sera qualifié d'anosognosique (atteint d'anosognosie). Ainsi, au cours de l'aphasie de Wernicke le patient, au départ présente une anosognosie mais pas par la suite. Au cours de l'aphasie de conduction le patient a conscience du trouble.

    Durant tout l'examen neuropsychologique d'un patient aphasique il est important de tenir compte de la fatigabilité (la fatigue que ressent le patient) de l'examen qui a un impact sur le déroulement de la consultation neuropsychologique. C'est une des raisons pour lesquelles il faut parfois recommencer l'interrogatoire à un autre moment de la journée. Enfin il ne faut pas oublier la date de réalisation autrement dit savoir si le patient est gaucher ou droitier. En effet, dans la majorité des cas les patients sont droitiers ce qui signifie que la lésion cérébrale concerne l'hémisphère gauche. Pour les gauchers dans 60 % des cas c'est l'hémisphère droit qui est touché et dans 40 % l'hémisphère gauche comme pour les droitiers.

    Dès le premier contact avec le patient il est possible de repérer quelques grands traits des troubles. Ainsi la parole spontanée est-elle facile ou bien difficile, laborieuse, malaisée...

    Le patient comprend-il ce qu'on lui demande ou ce qu'on lui dit tout simplement ?

    Les épreuves d'exécution d'ordre de complexité croissante sont employées également. D'autres épreuves sont utilisées, par exemple trois papiers de Pierre Marie. Cette épreuve, ce test comporte trois papiers de grandeur différent. Il est demandé au patient de jeter le petit papier par terre, de garder le papier moyen est de donner le grand papier à l'examinateur. Voir neuropsychologie.

    Il existe une multitude d'épreuves en cas de suspicion d'aphasie chez un patient. Citons par exemple l'épreuve de désignation des figures géométriques (Token test).

    Relativement rapidement il est possible de classer les différents types d'aphasie à partir de ce qu'on appelle la fluence verbale.  La fluence verbale est le nombre de mots que le patient a la capacité de prononcer en un temps déterminé. Plus le nombre de mots est élevé plus la fluence verbale est bonne et inversement. La fluence verbale chute en cas d'aphasie de Broca et augmente jusqu'à devenir logorrhéique (grand nombre de mots émis par le patient) en cas d'aphasie de Wernicke. Citons quelques aphasies comme exemple, il en existe en réalité un grand nombre, les plus fréquentes étant :

    • L'aphasie de Broca.
    • L'aphasie de Wernicke.
    • L'aphasie de conduction.
    • L'aphasie transcorticale motrice.
    • L'aphasie transcorticale sensorielle.
    • L'aphasie transcorticale amnésique.
    • L'anarthrie pure.
    • L'aphasie dissidente.
    • L'aphasie globale ou totale ou grande aphasie de Broca.
    • L'aphasie transcorticale mixte.
    • L'aphasie sous-corticale.
    • L'aphasie optique de Freud considérée plutôt comme une agnosie.

    Quand les lésions sont situées autour de la scissure de Sylvius ceci entraîne l'apparition de troubles de la répétition.

    Quand les patients présentent des lésions très éloignées de la scissure de Sylvius appelée également scissure latérale, ils peuvent répéter et le faire, même quelquefois, de façon compulsive.

    La fluence élevée ou non oriente donc vers localisation d'une lésion cérébrale ou vers une autre.

    Les lésions antérieures à la scissures de Rolando entraînent une aphasie non fluente c'est le cas de l' aphasie de Broca, de l'aphasie transcorticale motrice ou encore de la grande aphasie de Broca, de l'aphasie transcorticale mixte ou de l'aphasie sous-corticale qui s'accompagne d'autre part d'une incohérence du discours avec paraphasies verbales et mots étranges.

    Inversement quand les lésions sont situées à la partie postérieure de la fissure de Rolando on constate une aphasie fluente comme l'aphasie de Wernicke. D'autre part ces aphasies fluentes ont tendance à ne pas être associées à des hémiplégies au contraire des aphasies non fluentes étant donnée le lieu des lésions situées relativement éloignées des aires motrices de la circonvolution frontale ascendante (aire située en avant de la scission de Rolando).

    L'incapacité du patient à produire les mots corrects est appelée anomie. L'anomie est présente dans la quasi-totalité des aphasies ne représentant donc à un symptôme intéressant pour les différencier les unes des autres. Le manque de mot est mis en évidence dans le langage spontané.

    Parfois le patient ne donnera ce qu'on appelle une formule circonlocutoire.

    Quand le manque de mot est isolé il s'agit d'une aphasie amnésique.

    Les paraphasies sont des troubles de l'expression orale. Il s'agit de mots dits à la place d'autres mots que le patient veut employer. Il faut distinguer les paraphasies littérales et les paraphasies verbales. Les paraphasies littérales appelées également paraphasies phonémiques sont des perturbations de l'agencement des phonèmes c'est-à-dire des sons ayant un sens et composant un mot. Il peut s'agir d'omission, d'adjonction, d'inversion, de déplacement. Par exemple le mot locomotive est prononcé colomotive par le patient.

    Quand la structure est trop bouleversée cela aboutit non plus à une aphasie mais un néologisme qui ne possède plus de valeur informative par rapport à la deuxième articulation du langage. Rappelons que les unités de première articulation du langage sont les monèmes c'est-à-dire les plus petites unités dotées de sens pour lesquelles on considère un signifié et un signifiant.
    Les unités de troisième articulation du langage sont appelées traits. Il s'agit des mouvements élémentaires de l'appareil qui est constitué par la bouche et les organes de la phonation, permettant de réaliser les phonèmes et ceci conformément à certaines conventions phonétiques.

    Après les paraphasies phonémique, voyons maintenant les paraphasies verbale appelées également paraphonies qui se caractérisent par la substitution d'un mot par un autre mot du lexique. Le lexique étant en quelque sorte la liste des mots que le patient connaît.

    Il faut distinguer les paraphasies verbales morphologiques pour lesquelles le mot émis est phonétiquement proche du mot cible. C'est le cas par exemple du mot tulipe que le patient prononce tuile. Les paraphasies verbales sémantiques quant à elles se caractérisent par le fait que le mot émis présente un lien conceptuel avec la cible. La cible est le mot que désire prononcer le patient mais qu'il ne peut pas prononcer. Autrement dit le mot sur le plan phonétique (prononciation) n'a plus de rapport avec le mot cible c'est-à-dire le mot que désire dire le patient. Par exemple table est proche sémantiquement (sens du mot) de chaise mais en est éloigné phonétiquement. Il en est de même du mot clé que le patient ne peut pas prononcer et à la place duquel il prononce le mot fer. On voit bien que le mot clé est le mot fer sont très éloignés en ce qui concerne leur prononciation mais proches en ce qui concerne leur sémantique, c'est-à-dire l'idée que s'en fait le patient.

    Le patient présente également quelquefois ce qu'on appelle une persévération ou intoxication par le mot. Il s'agit de la reprise d'un mot précédemment énoncé par le sujet ou l'examinateur.

    L'agrammatisme est la réduction des monèmes grammaticaux et des verbes que le patient prononce  à l'infinitif, son langage adoptant un style télégraphique. Par exemple je veux prendre ma voiture dans le garage puis je vais faire les commissions. Cette phrase risque de devenir : prendre voiture dans un dragage puis faire sioncommi.

    La dysintaxie doit être différenciée de l'agrammatisme dans la mesure où elle caractérise l'utilisation de mots grammaticaux en grand nombre ne de manière inappropriée. Par exemple le patient peut dire la route dont je repars.

    La stéréotypie est la répétition de quelque syllabes, répétition inlassablement effectuée et émis de façon involontaire lors de toute tentative de verbalisation. Le mot verbalisation est le fait d'exprimer ou de s'exprimer par le langage.

    Les périphrases sont des mots remplacés par une traduction. Par exemple le mot montre ne peut pas être prononcé par le patient, à la place il dira le machin pour voir l'heure.

    L'écholalie est la répétition, par le patient, de la question posée par l'examinateur.

    Le jargon est l'aboutissement et le mélange de toutes les perturbations du langage dont nous venons de parler.

  • L'examen neurologique est un des éléments clés du diagnostic en neurologie qui se fonde également sur l'interrogatoire du patient.

    L'interrogatoire est le temps capital par lequel débute la consultation en neurologie mais aussi en médecine générale. En effet, un grand nombre de pathologies, d'affections, de maladies neurologiques est diagnostiqué grâce à la description par le patient et son entourage, des symptômes. L'évolution de la symptomatologie neurologique (des signes cliniques présentés par le patient) est également important à connaître.

    L'interrogatoire, au cours de l'examen neurologique doit avant tout être libre. Ceci signifie que le patient doit exprimer librement ses plaintes.

    Ensuite l'interrogatoire devient dirigé grâce aux questions posées par l'examinateur (en l'occurence le neurologue ou le médecin, voir n'importe quel membre du corps médical). Ces questions sont adaptées et visent à préciser les caractéristiques dus aux symptômes. On entend par là:

    • Le type de la douleur.
    • La topographie (localisation) exacte.
    • Les facteurs déclenchant ou au contraire apaisants.
    • L'évolution. Par exemple si le patient présente des troubles moteurs à type de déficit de la motricité (difficulté à effectuer des mouvements) est-ce que ces troubles sont stables ou bien s'aggravent-t-il avec le temps ?

    Une des difficultés de l'interrogatoire est la susceptibilité du patient à être influencée par les questions de l'examinateur. La suggestibilité (lui faire dire des symptômes dont il ne souffre pas) également est susceptible de modifier fortement les réponses du patient.

    Ainsi que nous le précisions dans l'introduction, les renseignements apportés par l'entourage du patient que ce soit un proche de la famille, un ami intime, un accompagnant, un soignant,  le médecin traitant etc. n'importe quelle personne ayant pris en charge le sujet interrogé, doivent être soigneusement recueillis.

    Pour terminer il est nécessaire de recueillir un maximum de données complémentaires à savoir des radiographies, des résultats d'analyse, les comptes-rendus médicaux d'hospitalisation ou de consultation antérieure, d'ordonnances médicales comportant le nom des médicaments arrêtés ou continués etc.

    L'examen neurologique en lui-même constitue la deuxième étape du raisonnement en neurologie.

    Cet examen neurologique comprend différents tests et manoeuvres que le médecin va faire exécuter au patient. Pour cela il a besoin d'un minimum de matériel à savoir :

    • Un marteau à réflexe.
    • Une pointe mousse.
    • Un morceau de coton ou de compresse.
    • Une épingle.
    • Un diapason.
    • Un tube (éprouvette) de verre rempli d'eau froide.
    • Un tube de verre rempli d'eau chaude.
    • ... Du temps (au minimum une demi-heure voir parfois plus).

    L'ordre de l'examen neurologique n'est pas systématiquement le même selon l'examinateur. Néanmoins celui-ci doit être complet et systématique.

    Il est tout d'abord nécessaire d'examiner le patient sur le plan moteur. L'examen moteur, dans un premier temps va consister à tester la force des muscles du patient. La force globale des quatre membres est appréciée en maintenant les différents membres d'un individu en s'opposant à la pesanteur. La capacité de maintenir la position ou bien une chute asymétrique d'un côté peut faire penser à un déficit moteur.
    3 manoeuvres peuvent être effectués pour tester un éventuel déficit moteur.

    • La manoeuvre de Barré consiste à garder les jambes à la verticale, le patient étant couché sur le ventre (décubitus ventral) et ses genoux fléchis à 90°.
    • La manoeuvre de Mingazzini consiste à garder pour le patient qui est en décubitus dorsal c'est-à-dire couché sur le dos, les hanches et les genoux fléchis à 90°.
    • La manoeuvre de Barré aux membres supérieurs est considérée comme positive (signifiant que le patient présente une anomalie neurologique) dans les conditions de l'examen neurologique suivantes. Maintenue horizontalement, les coudes étant tendus et les poignets en dorsiflexion maximale (dos de la main plié en direction de l'avant-bras) et si l'on constate un déficit discret qui se traduit par une asymétrie du maintien de la dorsiflexion du poignet avec apparition d'une main présentant un déficit et qui devient creuse.

    La force motrice de chaque muscle doit être testée séparément c'est-à-dire muscle par muscle plus précisément segment par segment. Il s'agit du testing musculaire. Le tonus musculaire est apprécié en mobilisant de manière passive les membres. Pour cela il est nécessaire que le patient soit bien détendu. En cas d'hypotonie c'est-à-dire quand le tonus musculaire est diminué il faut envisager une atteinte du cervelet. Si le patient présente une hypertonie c'est-à-dire au contraire une tonicité musculaire exagérée il faut dans ce cas penser à un syndrome pyramidal ou un syndrome extrapyramidal.

    Vient ensuite le temps des réflexes ostéotendineux (ROT) qui nécessitent l'utilisation du marteau à réflexe. Pour effectuer l'examen des réflexes ostéotendineux le patient doit être détendu et les membres totalement relâchés. Ensuite le médecin vient percuter le tendon de l'articulation concernée et observe la réponse des muscles.

    Il est possible d'effectuer au minimum six réflexes ostéotendineux :

    • Le réflexe ostéotendineux bicipital.
    • Le réflexe ostéotendineux tricipital.
    • Le réflexe ostéotendineux stylo-radial.
    • Le réflexe ostéotendineux cubitopronateur.
    • Le réflexe ostéotendineux rotulien.
    • Le réflexe ostéotendineux achiléen.

    Le signe de Babinski correspond à une réponse anormale se traduisant par une hyperextension du gros orteil et des quatre orteils en éventail. Le signe de Babinski apparaît en cas de lésions du faisceau pyramidal.

    L'examen des nerfs crâniens est systématique.

    Il faut tester les mouvements volontaires tout d'abord en observant la gesticulation spontanée du patient puis en lui demandant d'effectuer quelques épreuves :

    • Mettre le doigt sur la pointe de son nez (mise en évidence d'une hypermétrie c'est-à-dire que les gestes vont trop loin).
    • Mettre le talon sur le genou de l'autre côté (controlatéral).
    • Effectuer des marionnettes pour éventuellement mettre en évidence une adiadococinésie.
    • Effectuer des moulinets.

    Si l'on constate des gestes malhabiles (manquant d'habilité) comme par exemple le dépassement de la pointe du nez et par le doigt ou encore l'incoordination (ataxie) il faut évoquer une atteinte cérébelleuse (atteinte cervelet : syndrome cérébelleux).
    Si le patient présente des mouvements ralentis, peu amples, il faut alors penser à un syndrome extrapyramidal et le plus souvent à un syndrome parkinsonien entrant éventuellement dans le cadre d'une maladie de Parkinson.

    L'examen du patient doit également se faire debout quand cela est possible. En effet, la position debout permet d'explorer l'équilibre stable ou instable du patient. La marche avec et sans aide et riche d'informations. Cette action révèle quelquefois d'un déficit moteur modéré comme par exemple un steppage c'est-à-dire une chute de la pointe du pied qui accroche le sol et que le patient compense en levant plus haut les genoux. Le steppage traduit un déficit des muscles releveurs du pied. Il peut s'agir également d'une perte du ballant d'un membre supérieur comme cela survient au cours de la maladie de Parkinson ou bien une instabilité de la marche et du demi-tour.

    L'examen neurologique, en dehors de l'examen moteur, comporte l'examen de la sensibilité. La sensibilité est ce que ressent le patient quand on le touche. La sensibilité est également ce que ressent le patient quand on tente de mobiliser une partie de son corps. C'est la raison pour laquelle il existe non pas une sensibilité mais des sensibilités qui doivent est explorées systématiquement et méthodiquement, tout d'abord quatre membres mais aussi au niveau du visage du tronc.
    On décrit une hypoesthésie c'est-à-dire un manque de sensibilité à une ou plusieurs modalités et une hyperesthésie c'est-à-dire un excès de sensibilité. Il existe d'autres variétés de sensibilité comme nous allons le voir maintenant.
    Il est important de construire un schéma daté afin de garder des références permettant de suivre l'évolution du patient.

    On décrit :

    • La sensibilité profonde qui est mise en évidence en manipulant le gros orteil et en demandant aux patients dans quelle position il se trouve à un moment donné décidé par l'examinateur.
    • La sensibilité au diapason est une sensibilité vibratoire appelée également pallesthésie  (sens vibratoire).
    • La sensibilité superficielle fine comprend la graphesthésie (on définit fictivement des chiffres ou de lettres sur le dos des pieds du malade à qui l'on demande de les reconnaître les yeux fermés).
    • L'épreuve du compas qui consiste à poser les deux branches du compas sur la peau du patient qui doit normalement sentir : 2 contacts différents. On rapproche ensuite progressivement les branches du compas enfin que le patient ne distingue plus qu'un seul.. Il est nécessaire de noter l'écartement du compas. Quand cet écartement est important il est possible d'avancer qu'il existe une atteinte de la sensibilité discriminative.
    • La sensibilité superficielle fine est obtenue en touchant la peau du patient à l'aide d'un morceau de coton ou de compresse.
    • La sensibilité thermoalgésique est mise en évidence par l'épreuve des tubes d'eau chaude et d'eau froide.
    • La sensibilité superficielle est également testée en mettant dans la main du patient un objet il doit reconnaître sans le regarder simplement en le palpant. En cas d'échec il s'agit d'astéréognosie.

    Après l'examen moteur et l'examen de la sensibilité il est nécessaire de procéder à l'étude du champ visuel.

    Le champ visuel s'explore aisément. Il suffit de demander au patient de fixer son regard droit devant lui. Classiquement le neurologue ou le neuropsychologue demande au patient de fixer son nez (le nez de l'examinateur). Ensuite l'examinateur agite deux doigts dans les quatre quadrants du champ visuel. Le champ visuel est divisé en quatre quadrants c'est-à-dire en quatre parties de manière artificielle et arbitraire. Il est demandé au patient d'attraper le doigt qui bouge. L'étude du champ visuel est effectuée essentiellement pour éventuellement mettre en évidence une hémianopsie latérale homonyme droite ou gauche. L'hémianopsie latérale homonyme est une amputation du champ visuel droit ou gauche c'est-à-dire que le patient ne voit rien de ce qui est situé à sa droite ou à sa gauche. Il s'agit donc d'une amputation du champ visuel plus ou moins large. En présence d'une hémianopsie latérale homonyme il faut évoquer une atteinte des voies optiques en arrière du chiasma optique.

    Pour terminer l'examen neurologique il faut procéder à l'étude des fonctions supérieures. En l'occurence c'est plutôt le rôle du neuropsychologue d'effectuer ce type d'examen neurologique. Grosso modo il est tout d'abord nécessaire de tester la mémoire du patient et son orientation dans le temps et l'espace. Ceci se fait en lui demandant la date, le lieu où l'on se trouve, sa date de naissance, nom du président de la république par exemple.
    Le reste de l'examen neuropsychologique comprend l'étude du langage, celle de l'agnosie et de l'apraxie. Ceci est nécessaire pour éventuellement mettre en évidence une aphasie (troubles du langage), une apraxie c'est-à-dire une difficulté à effectuer des gestes concrets (comme la manipulation d'objets entre autres) ou une agnosie (impossibilité de reconnaître) le plus souvent un objet.
    Le raisonnement est le jugement doivent également être testés en consultation (voir lobe frontal). Néanmoins il est souvent nécessaire de faire évaluer toutes ces fonctions supérieures par un spécialiste (en neuropsychologie). En effet, non seulement cette évaluation n'est pas aisée pour un non-spécialiste et d'autre part les tests spécialisés sont longs à faire passer. Il s'agit en l'occurence d'une évaluation psychométrique qui peut éventuellement également être effectuée par certains psychologues spécialisés.

    En conclusion, après avoir effectué un interrogatoire, le médecin conduira un examen soigneux et systématique du patient. Dès cet instant le diagnostic est généralement orienté. Soit le membre de l'équipe médicale qui a effectué la démarche diagnostique a suffisamment d'éléments pour orienter son diagnostic et l'examen s'arrête là, soit il est nécessaire de prolonger les investigations et en particulier de demander des examens complémentaires en particulier biologiques (analyses et éventuellement  une ponction lombaire), radiologiques (imagerie médicale : IRM, scanner) ou électrophysiologiques afin de confirmer l'hypothèse de départ.
    Il est intéressant de souligner que malgré les progrès effectués ces 10 dernières années en ce qui concerne les examens complémentaires, la neurologie est avant tout une spécialité médicale basée sur la clinique c'est-à-dire l'interrogatoire et l'examen du patient.

  • La mammographie est un examen radiologique permettant le dépistage des lésions précancéreuses et cancéreuses du sein et le diagnostic des symptômes se rapportant aux pathologies de la glande mammaire ( écoulements mamelonnaires, douleurs, tumeurs, etc...).

    Le sénographe est l'appareil radiologique qui permet d'effectuer une mammographie.

    Le déroulement de l'échographie comporte, grosso modo, trois étapes :

    • 1) Il est tout d'abord nécessaire de se mettre torse nu. Toutes les traces de déodorant ou de talc sont susceptibles de venir modifier le cliché radiologique et d'apparaître alors comme des microcalcifications.
    • 2) La patiente doit se mettre face à l'appareil. Le radiologue va comprimer ensuite un sein entre deux plaques. Bien entendu il ne s'agit pas à d'une posture particulièrement confortable mais elle n'est pas douloureuse. Un léger réchauffement des plaques est quelquefois effectué par les manipulateurs radio, au préalable, ce qui empêche la sensation désagréable liée au froid qui, de toute façon, ne dure pas plus de quelques secondes.
    • 3) Chaque sein est consécutivement mis entre deux plaques afin d'obtenir le meilleur cliché possible.

    La mammographie est un examen radiologique des seins pour lequel il n'est pas nécessaire d'utiliser de trop fortes dose de rayons X. Il s'agit d'une technique d'imagerie très efficace pour détecter les cancer du sein ou les autres anomalies de la glande mammaire même si l'autopalpationl des seins par la patiente ou le médecin n'est pas possible.

    La mammographie doit être passée plutôt après 50 ans car le cancer du sein est plutôt rare avant l'âge de 50 ans. C'est la raison pour laquelle les il est nécessaire de préconiser la mammographie essentiellement chez les femmes qui ont la cinquantaine passée. Néanmoins certaines femmes appartenant à un groupe à risque élevé doivent subir, chaque année, une mammographie même si elles ont moins de 50 ans.

    Chez la femme jeune la mammographie est moins efficace que la chez la femme de plus de 50 ans. En effet le tissu qui constitue la glande mammaire est encore trop dense et ne permet pas de distinguer clairement les anomalies.

    La mammographie demeure néanmoins, en comparaison avec l'autoexamen des glandes mammaires, pour les personnes jeunes, l'examen le plus intéressant en termes de performances. C'est la raison pour laquelle il est nécessaire de faire appel à la mammographie afin d'évaluer entre autres une tumeur que l'on a éventuellement découverte au moment de l'examen palpatoire du sein ou encore afin de vérifier s'il existe pas d'autre tumeur alors qu'une première a déjà été détectée. L' échographie mammaire est l'autre examen intéressant à pratiquer afin d'examiner les tumeurs décelables chez les femmes âgées de 35 ans et moins de 35 ans.

    La fréquence des mammographies est d'une tous les deux ans malgré les différentes polémiques qui opposent les spécialistes en gynécologie et en sénologie (spécialiste du sein).

    Les résultats sont obtenus quasi immédiatement au cabinet de radiologie. Il est nécessaire de s'adresser à un radiologue entraîné qui fait plus de 1000 mammographies par an.

    La plupart des femmes ne reviennent pas après avoir passé une mammographie. Néanmoins quelques-unes seulement d'entre elles vont devoir revenir enfin d'effectuer des examens complémentaires. Généralement il s'agit de fausses alertes mais plus rarement la mammographie permet de mettre en évidence des tumeurs cancéreuses du sein qui nécessiteront bien entendu un avis spécialisé.

    La mammographie présente néanmoins un inconvénient de taille, elle n'est pas capable de distinguer avec certitude, les tumeurs hbénignes des tumeurs malignes. Il est alors nécessaire d'effectuer des examens complémentaires afin d'établir les caractéristiques de la tumeur.

    Les microcalcifications sont visibles à la mammographie. Il s'agit de dépôts de calcium apparaissant sur les clichés radiographiques sous la forme de petites tâches. Généralement ce sont des lésions de nature bénigne que l'on voit chez un grand nombre de femmes. Néanmoins leur présence peut éventuellement révéler une tumeur cancéreuse. C'est la raison pour laquelle le radiologue, en théorie, devra signaler toujours leur présence, ce qui risque d'inquiéter la patiente légitimement. Si elles apparaissent en amas dans un seul des seins ceci est plus inquiétant.

    En cas de première mammographie le médecin attendra un an avant d'en prescrire une autre afin de vérifier s'il n'y a pas eu de changement. Si l'apparence des microcalcifications est anormale il sera alors nécessaire de procéder à un examen complémentaire.

    En cas de présence de masses suffisamment grosses pour être perçues au palper et au toucher, il sera sans doute nécessaire d'introduire une aiguille très fine afin d'extraire un échantillon de cellules pour mettre en évidence une éventuelle tumeur cancéreuse. Il s'agit d'une intervention rappelle cytoponctionà l'aiguille fine.

    Si la masse contient un liquide il s'agira dans la grande majorité des cas d'un kyste du sein tout à fait bénin. Celui-ci sera ponctionné par le médecin spécialisé qui utilisera une aiguille permettant ainsi de faire disparaître la tuméfaction kystique. Un échantillon de prélèvement est envoyé au laboratoire afin d'être examiné pour éventuellement mettre en évidence des cellules malignes.

    Quand la tuméfaction se présente à une consistance solide il est nécessaire de prélever des cellules que l'on va étaler sur une lame puis colorée afin d'être observée au laboratoire.

    Quand la tumeur est difficilement capable il est nécessaire de passer une échographie mammaire afin de déterminer s'il s'agit d'une masse solide ou tout simplement d'un kyste. Il est de toute façon alors utile de pratiquer une cytoponction à l'aiguille fine. Quelquefois ce geste s'effectuent également par trocart échoguidé afin de localiser le mieux possible la masse suspecte.

  • L'indice de masse corporelle, IMC, ou indice de corpulence, se calcule de la façon suivante : poids / taille²

    C’est-à-dire : Poids (en kg) divisé par [taille (en m) X taille (en m)]

    Par exemple, pour un poids de 60 kg et une taille de 1m60, l’I.M.C est de :

    60 / [1,6 X 1,6] = 60 / 2,56 = 23,43

    Quand celui-ci est :

    • inférieur à 18,5 : on parle de maigreur
    • compris entre 18,5 et 24,9 : il correspond au poids "normal"
    • compris entre 25 et 29,9 : on parle de surpoids
    • comprise entre 30 et 34,9 : on parle d’obésité modérée
    • compris entre 35 et 39,9 : on parle d’obésité sévère
    • supérieur à 40 : on parle d’obésité massive ou morbide

    L'indice de masse corporelle permet de calculer les risques d'obésité entre autres.

    Le chiffre obtenu doit être compris entre 18,5 et 27,9.
    Autrement dit, quand ce chiffre est situé entre 25 et 29,9 il est nécessaire de perdre du poids.
    À partir de 30, on considère qu'il s'agit d'une obésité.
    Inversement, quand ce chiffre est inférieur à 18,5 il s'agit de maigreur.

    Quand le chiffre est égal ou supérieur à 25, l'individu a de fortes chances de présenter des problèmes de santé.
    Quand le chiffre est égal ou supérieur à 30, les risques sont encore plus importants, surtout quand l'excès de poids se localise au niveau de la taille.

    Certaines études ont montré que le risque de survenue de maladies concernant le coeur et les vaisseaux ainsi que le diabète était plus élevé chez les personnes présentant un surpoids localisé au niveau du ventre par rapport à ceux présentant un surpoids localisé au niveau des hanches et des cuisses.
    C'est la raison pour laquelle il est intéressant de mesurer le tour de taille et le tour de hanches (le matin à jeun). Ensuite, en divisant le tour de la taille par le tour de la hanche, on obtient le rapport taille/hanche. Quand ce rapport est inférieur à 0,75, il ne semble pas y avoir de risque pour la santé. À l'opposé, quand ce chiffre dépasse 0,90, le risque est important de voir apparaître une dégradation de la santé.

    Il existe une autre méthode beaucoup plus simple pour trouver le rapport taille-hanches.
    Quand le tour de taille dépasse 0,90 cm et que l'indice de corpulence est supérieur à 25, le risque est élevé d'être exposé à des maladies liées à l'obésité.

    De façon générale, quand un individu (surtout s'il s'agit d'une femme) présente un tour de taille supérieur à 75 cm, les risques d'être exposé à des pathologies liées à l'obésité sont plus importants, même en considérant que l'indice de masse corporelle est normal.

    L'âge est un facteur également indispensable à prendre en compte pour évaluer les risques. Si la prise de poids, légère, est  normale en prenant de l'âge, elle doit rester modérée.

    Pour perdre du poids, il existe quelques règles simples.
    Il est nécessaire avant tout de diminuer, voire de supprimer les graisses d'origine animale, c'est-à-dire celles provenant des produits laitiers, et de certaines viandes en particulier les viandes rouges.
    Il est également important de diminuer la quantité de substances sucrées et en particulier les sucres rapides (sucreries, confitures, sucre blanc, etc.). L'alcool constitue une source énergétique riche qu'il faut savoir également diminuer voire supprimer.

    Enfin, l'élément le plus important sans doute est l'activité physique. Celle-ci doit être pratiquée régulièrement à raison d'une demi-heure par jour si possible ou d'une heure tous les deux jours en adoptant un rythme cardiaque pas trop élevé  (sans atteindre une fatigue et un essoufflement excessif). Il est nécessaire de signaler qu'un léger essoufflement est utile pour l'organisme.
    Certaines personnes souffrant d'obésité, donc peu mobiles, ont des difficultés à effectuer des exercices physiques. Il est donc nécessaire de commencer doucement, sur de très courtes périodes les premiers jours (un quart d'heure maximum), puis d'augmenter progressivement le temps de l'exercice physique pour atteindre une demi-heure à trois quarts d'heure par jour, au fur et à mesure que les kilos ont fondu. Le but à atteindre est de transformer la masse graisseuse en masse musculaire sans toutefois que celle-ci soit hypertrophiée (trop volumineuse). Chez certaines personnes, la perte de taille ne s'accompagne pas d'une perte de poids. Ceci s'explique par le remplacement de la graisse par les muscles. Enfin, les cellules musculaires brûlent plus de calories que les cellules graisseuses même au repos, c'est la raison pour laquelle il est intéressant pour la personne en surpoids d'acquérir du muscle.

    Bien entendu, dans la majorité des cas, un avis médical est nécessaire avant d'entreprendre une activité physique.