Portrait de korrigane

Bonjour !

Depuis quelques années je suis traitée pour dépression (paroxétine). Mon traitement est relativement léger (je suis rendue à 1 demi comprimé par jour). Parmi les effets indésirables mentionnés sur la notice, il y a la perte de désir sexuel. Et là, on est en plein dedans.
Mon compagnon en souffre énormément, car mon traitement fait que je me sens bien, juste bien comme il faut. Je suis heureuse, peut-être chimiquement heureuse pour l'instant, mais je me SENS (c'est important) heureuse comme je suis, avec mon boulot, ma maison, mon mari et notre bébé (que je n'arrivais pas à avoir tant que j'étais dépressive. Le traitement a tout débloqué).
Mais là où le bât blesse, c'est que niveau désir, sensations et orgasme, je n'ai plus rien. Mais alors, rien du tout !
Or, j'aime mon homme. Je le trouve beau, sympa, intelligent, bref, idéal.
Présentez moi n'importe quel "canon" masculin, ca me laisse de marbre.
Que faire ? Je ne peux réellement pas envisager d'arrêter mon traitement car je veux clôturer mon sevrage correctement pour éviter une énième rechute plus grave, même si ca doit prendre 6 à 12 mois.
Les "jouets" de sexe shop ne m'attirent pas non plus.
On essaie depuis hier les massages de mélanges d'huiles essentielles adaptées.
Quelqu'un peut-il nous aider ?
Merci

Portrait de calinou11
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bonjour karigane !
c'est vrai que cela peut arrivé, surtout aprés avoir eu un bébé. il suffit d'un peu de fatigue pour ne pas ou plus avoir de sésir sexuel, car on se sent plus mère que femme. le mieu est d'arriver a trouver le petit truc (comme vous fetes avec les massages) qui ravivera cet envie. Sinon tu peu toujours demander à ton médecin traitant, car je crois qu'il existe un médicament qui redonne l'apetit sexuel ou, au pire des cas va voir un sexologue (ça peux aider et il n'y a pas de honte). voila les quelque conseil que je peux te donner. bon courage.

Portrait de chavapa
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bonsoir Krg
Depuis 3 ans que ma femme a commencé un traitement antidépresseur, je suis rigoureusement dans la même situation que ton compagnon, à savoir que son absence total de désir me désespère.Sous la couette, j'ai beau la couvrir de carresses sur les seins les fesses ou le sexe, tout ce qu'il y a de plus érogènes pour tenter de réveiller sa libido, peine perdue, elle repousse vigoureusement ma main en prétextant qu'elle est trop lourde et que je lui fait mal ! Le temps passe et j'ai honte de me cacher pour m'autosatisfaire. Elle voit sa psychiatre régulièrement mais juste pour renouveler son ordonnance: le discours de sa praticienne est toujours le même, et la patiente ne respecte en rien ses conseils... En te lisant, je ne fais que confirmer que les antidépresseurs sont des destructeurs de vie sexuelle du couple et ne guérissent pas pour autant la dépression... Le passé était sombre, le présent est sombre, l'avenir devient sombre, et moi je sombre..........
Amitiés et bonne chance quand même.

Portrait de jory-lou06
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Bonjour Korrigane,

Ce qu'il faut comprendre avant tout c'est qu'il faut que tu finisses ton sevrage pour les anti-dépresseurs que tu prends. Sinon, tu vas te retrouver au même point qu'au début et tout sera à recommencer et je ne crois pas que c'est ce que tu veux, ni ton mari ???
Dis-toi que le fait de ne plus avoir de libido est la cause de ces anti-dépresseurs mais qu'après le sevrage terminé tu vas retrouvé ta vie sexuelle d'avant.
Fais-le comprendre à ton conjoint et rassure-le qu'il n'est aucunement en cause et que toi tu y est confronté suite à une dépression et qu'il ne faut jamais que cet état soit pris à la légère....
Avec de la patience et de l'amour dans un couple, on vient à bout de tout !!!
Ne lâchez pas tous les deux, vous n'en serez que plus heureux j'en suis convaincue !!!

Bon courage et continuer de vous aimer et dites-vous que le bonheur n'est plus très loin ....
À bientôt et donne de tes nouvelles si tu veux bien !!!

gros bisous à ta petite famille
Jory-lou

Portrait de korrigane
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Merci de tes conseils, Jory-lou
J'ai un peu de neuf à raconter par rapport au traitement homéo que j'ai commencé, cela semble fonctionner. Le désir n'est pas encore revenu, mais le plaisir réapparait. Mon compagnon se sent évidemment moins frustré, car même si c'est encore lui qui prend toutes les initiatives pour m'inciter à l'amour, j'y répond de façon positive et avec plaisir.
J'ai aussi découvert il y a quelques temps un article dans le journal concernant un certain Dr Millet à Rennes qui expose certains de ses patients dépressifs au champ magnétique d'une machine qu'il place au dessus de la tête de ses patients. Apparemment, les résultats sont concluants sur la durée. J'avais découpé l'article, mais il est au boulot. Je le garde précieusement au cas où j'en ai besoin un jour, si je rechute.
La dépression c'est quand même une belle vacherie, car cela semble anodin pour beaucoup de personnes. Le discours, c'est toujours : mais tu as tout pour être heureuse ! D'autres plus malheureux, marqués par la vie, ne sont pas dépressifs, alors pourquoi toi ? Ressaisis-toi, bla bla bla.
Chez moi, on est dépressifs de grand père en petite fille. Mon grand père maternel s'est suicidé quand ma maman avait 18 ans.
Elle, cela fait 2 fois en 25 ans qu'elle est hospitalisée pour dépression.
Je veux à tout prix éviter que mes enfants souffrent de ce bien sombre héritage. Car apparemment, certains spécialistes s'entendent aujourd'hui pour dire que la dépression PEUT avoir des origines génétiques.
J'ai donc décidé de me battre pour mes enfants, mais aussi pour mon compagnon que j'aime et que j'admire pour sa patience. Je pense, CHAVAPA, que je vais lui demander dès demain d'intervenir sur cette discussion pour en parler avec toi. Cela pourrait lui faire du bien, et t'aider aussi, puisuqe vous vivez la même chose. Ne sombre pas, ton amie a besoin de toi. Mais je sais que c'est dur pour toi, nous sommes passés par là et j'espère que nous n'y repasserons plus.
Ce n'est pas terminé, bien sûr. Aujourd'hui, je prend un demi comprimé tous les 2 jours. C'est un bonheur de voir que je reste stable niveau dépression.
Je garde la discussion ouverte, car cela fait du bien d'en parler.

Portrait de korrigane
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Pour répondre à CHAVAPA (je suis le compagnon de Krg), je pense qu'il faudrait déjà que tu te renseigne sur les anti-dépresseurs en général et à celui que prend ta femme en particulier pour en cerner les effets indésirables.
Je suis sûr qu'en faisant une recherche google sur son médoc tu arriveras à trouver de la doc et n'hésite surtout pas à aller sur les forums de discussion d'utilisateurs de ces médicaments.
Il y a aussi de nombreux livres sur le sujet, avec des avis contradictoires à ceux des firmes pharmaceutiques qui essayent de fourguer leur "pilules du bonheur" à toutes les sauces à grands renforts de publicité chez les généralistes notament, comme pour le prozac, par exemple et pour ne pas le citer.
Documente toi pour voir que tu est loin d'être le seul dans ce cas là et que les anti-dépresseurs peuvent être parfois une solution TEMPORAIRE pour stabiliser un épisode dépressif mais sûrement pas une panacée pour le régler ad vitam eternam.
Discutes en avec elle et essayez de définir une stratégie pour sortir du traitement par un sevrage allié éventuellemnet à une psycho-thérapie.
La dépression est devenue le fourre tout du mal-être actuel et il est trés tentant pour un généraliste de prescrire des anti-dépresseurs et se donner l'impression de régler un probléme qui prend souvent nettement plus de temps à résoudre si on veux vraiment le soigner. Je ne jette pas la pierre aux généralistes, ils n'ont sans doute pas le temps (et leurs patients non plus) et sont soumis à une presson commerciale féroce de la part des labos (la France n'est pas le premier conssomateur MONDIAL d'anti-dépresseurs pour rien...).
Bref, renseigne toi au maximum sur le sujet pour le dédramatiser et le prendre à bras le corps et parles-en avec ta compagne.
tiens nous au courant et bonne lecture!
krgan

Portrait de chavapa
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bonjour krg & co
Désolé d'avoir tardé à te répondre, d'autant que tu as consacré du temps à mon cas, et tu as raison de souligner que je suis loin d'être le seul ! (malheureusement). Il y a 3 médocs sur l'ordo, : effexor, abilify et parkinane.De toutes façons, tous les antidépresseurs anéantissent le désir sexuel. J'ai insisté pour qu'elle demande un sevrage progressif. La psy a légèrement diminué mais de façon très symbolique. Evidemment, une consultation tous les mois depuis presque 3 ans, c'est devenu une rente de situation pour la psy qui n'a pas envie de perdre une cliente ; car la patiente qu'elle était l'est bel et bien devenue; et force est de constater que s'il y a amélioration côté dépression, il n'y en a aucune côté désir. Le dialogue n'y fait strictement rien. Le pire est qu'elle mord toujours à l'hameçon pour aller écouter la bonne parole, peut-être par naïveté. En tous cas, l'affaire marche, mais pas dans le sens que je voudrais! Aussi, prenant le mors aux dents, j'ai décidé de changer de spécialiste, espérant une approche plus compétente mais aussi désintéressée de la nouvelle psy. Ma femme est d'accord, c'est déjà ça. RV est pris courant janvier. On verra bien...Je te dirai ce qu'il en est. Mais en tous états de causes, j'ai bien peur que le retour du désir ne soit pas encore pour demain, à mon grand désespoir.........
A+ Chavapa

Portrait de eray
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Tu peux mettre du lubrifiant et le lasser ejaculer et lui dire que c'etait bien... le temps que ca te revienne.

Il vaut mieu ca que de le voir se barrer. Car si tu te sent mieu, ca serai dommage que son depart te mette a nouveau en depression

Portrait de jory-lou06
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Bonjour à tous(tes)
d'abord il faut se dire qu'il faut être honnête avec son partenaire. Le fait de faire semblant, n'aidera en rien l'état de votre couple, au contraire car si la vérité sort au grand jour, elle risque de faire plus de mal que de bien.
Ensuite quand l'amour véritable est présent, il ne devrait pas y avoir de malaise ni de malentendu et au contraire être capable de parler de tout et de rien afin de dédramatiser tout le côté insurmontable que le couple subit quand l'un des deux partenaires prends des anti-dépresseurs....
Et quoique l'on puisse en dire et penser, ces médicaments ne sont pas forcément prescrits à la légère. Tant mieux si dans plusieurs des cas, la prise de ces médicaments ne soient pas nécessaires, mais il ne faut pas non plus se mettre à faire l'autruche.... car la dépression existe bel et bien que cela nous plaise ou non.
Malheureusement l'effet secondaire le plus fréquent est sans contredit la perte de désir sexuel.....
par contre, je me dis qu'un couple est capable de faire abstraction de cette panne de désir, quand en bout de ligne, l'homme ou la femme qui doit en prendre finisse par guérir totalement et reprendre une vie sexuelle normale et satisfaisante par la suite....
Je peux affirmer, et cela sans l'ombre d'un doute, que tous ces sacrifices en vailles la peine.
Il est plus facile de juger que de comprendre et cela est bien dommage .....

Compréhension et patience sont les mots clés .....

À bientôt
bisous
Jory-lou

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Articles à lire concernant "dépression et désir sexuel"

  • L'automédication est un traitement médicamenteux pris par un individu sans avis médical.

    Autrement dit l'automédication est un traitement pharmaceutique institué par le patient lui-même sans avoir, au préalable, eu un avis ni eu une prescription médicale.

    Les médicaments en vente libre ne sont pas forcément inoffensifs. C'est la raison pour laquelle il nécessaire de demander conseil à son pharmacien car, comme tout médicament, celui-ci peut être nocif quand il est mal employé.

    Souvent, certaines personnes utilisent des médicaments prescrits à un autre moment pour une affection (maladie, pathologie) qui semble similaire. C'est par exemple le cas des antibiotiques pour lesquels il est important de respecter une prescription médicale. Précisément l'utilisation des antibiotiques est totalement contre-indiquée en cas d'infection virale. En effet ceux-ci sont parfaitement inutiles, n'ayant aucune action contre la multiplication (reproduction) des virus. D'autre part, en cas d'infection bactérienne (prouvée par une recherche du germe en cause en laboratoire) les antibiotiques pris sans indication médicale risquent de ne plus être efficaces et de perturber les défenses immunitaires du patient ayant pris une médication irraisonnée.

  • La névrose médiatique se définie par la présence de nombreux symptômes qui sont (liste non exhaustive) :

    • Peurs ou certitudes qu'un pays ou que la planète entière est malade.
    • Interprétation des événements et argumentations personnelles (élaboration) à propos d'une ou de plusieurs explications possibles.
    • Consommation très importante de sites Internet d'informations générales de manière continue.
    • Nécessité de se renseigner constamment et de consommer de l'information.
    • Sensibilité accrue aux images véhiculées par la télévision et aux événements annoncés par ce canal. Internet et les journaux font également partie des médias susceptibles d'engendrer une névrose médiatique.
    • Recherche et collection d'informations sur les dangers contemporains.
    • Considération du pouvoir protecteur magique de l'information.
    • Exagération des menaces qui pèsent réellement et qui sont diffusées par les médias.
    • Rabâchage, répétition concernant les dangers susceptibles de planer sur un pays ou sur la terre.
    • Prospection, recherche d'informations défaitistes, négatives.
    • Consommation excessive d'informations, de scoop et d'actualités.
    • Nécessité de vérifier régulièrement l'actualité.
    • Fin de non-recevoir les avis rassurants des professionnels et des experts.
  • La grossesse est une grande consommatrice d'iode. Il s'agit une notion peu connue du grand public et quelquefois du corps médical. Il est donc conseillé aux futures mamans de préférer un sel contenant de l'iode (chlorure de sodium iodé) à n'importe quel autre sel. Voir l'utilisation thérapeutique et l'intoxication par l'iode.

    La précaution d'absorber du sel iodé durant la grossesse va permettre de compenser la légère carence en iode dont souffre un grand nombre de femmes enceintes.

    La carence en iode est le résultat de l'augmentation des besoins durant la grossesse. En effet, l'accentuation du fonctionnement ou l'intensification du fonctionnement de la glande thyroïde sous l'influence d'une hormone du nom de bétas HCG nécessite donc un apport supplémentaire d'iode durant la grossesse. Cet apport indispensable se fait vers le foetus par l'intermédiaire du placenta.

    Le sel de table iodé est quelquefois insuffisant pour apporter la quantité d'iode nécessaire au déroulement normal d'une grossesse. Il est donc généralement souhaitable d'associer un complément nutritionnel enrichi en iode après avis médical.

  • La vaccination c'est-à-dire le BCG antituberculeuse était, jusqu'à présent, obligatoire en Europe. Voir le dossier sur la tuberculose.

    Les nouvelles réglementations en ce qui concerne la vaccination contre la tuberculose sont les suivantes (sources : ministère de la santé et du sport, 2008).

    Le BCG (Bacille de Calmette et Guérin) est le vaccin destiné à protéger contre la tuberculose. Suite à l’arrêt de la commercialisation du vaccin BCG par multipuncture (Monovax®) en décembre 2005, le seul vaccin BCG distribué en France depuis 2006 est le vaccin BCG SSI® (Staten Serum Institute de Copenhague) par voie intradermique.

    La protection conférée par le BCG est une prévention primaire qui vise à infecter le sujet avec un vaccin vivant atténué avant le premier contact infectant avec Mycobacterium tuberculosis. Cette vaccination a pour but principal de protéger les jeunes enfants des formes graves de la tuberculose précoce, méningites tuberculeuses et miliaires en particulier. L’efficacité du vaccin BCG est estimée entre 75 et 85% pour les formes graves du nourrisson et du jeune enfant, notamment méningite et tuberculose disséminée et entre 50 et 75 % pour la tuberculose de l’adulte : il ne permet donc pas d’empêcher la transmission de la maladie et d’enrayer l’épidémie mondiale.

    En 1949, la France a adopté le projet de loi sur l’obligation du BCG ; le 30 juin 2004 (Décret 30-0604), seule la primo vaccination demeurait obligatoire, avant l’entrée en collectivité chez l’enfant, ou dans le cadre d’une profession exposant au risque chez l’adulte.

    Ce caractère obligatoire et généralisé de la vaccination par le BCG a fait l’objet de débats notamment en 2006, du fait : des limites d’efficacité de ce vaccin, des effets indésirables plus nombreux avec la forme intra dermique et de la baisse d’incidence de la tuberculose en France qui satisfait les critères proposés par l’Union internationale contre la tuberculose et les maladies respiratoires (UNION) permettant d’envisager l’arrêt de la vaccination généralisée des enfants. Différentes expertises scientifiques et éthiques ainsi qu’une audition publique ont recommandé une levée de l’obligation vaccinale et une recommandation forte de vaccination pour les enfants les plus exposés.

    Le 9 mars 2007 le Comité technique des vaccinations et le Conseil Supérieur d’hygiène publique de France a émis un avis recommandant la suspension de l’obligation vaccinale par le BCG et un régime de recommandation forte pour les enfants les plus exposés.

  • La vaccination c'est-à-dire le BCG antituberculeuse était, jusqu'à présent, obligatoire en Europe. Voir le dossier sur la tuberculose.

    Les nouvelles réglementations en ce qui concerne la vaccination contre la tuberculose sont les suivantes (sources : ministère de la santé et du sport, 2008).

    Le BCG (Bacille de Calmette et Guérin) est le vaccin destiné à protéger contre la tuberculose. Suite à l’arrêt de la commercialisation du vaccin BCG par multipuncture (Monovax®) en décembre 2005, le seul vaccin BCG distribué en France depuis 2006 est le vaccin BCG SSI® (Staten Serum Institute de Copenhague) par voie intradermique.

    La protection conférée par le BCG est une prévention primaire qui vise à infecter le sujet avec un vaccin vivant atténué avant le premier contact infectant avec Mycobacterium tuberculosis. Cette vaccination a pour but principal de protéger les jeunes enfants des formes graves de la tuberculose précoce, méningites tuberculeuses et miliaires en particulier. L’efficacité du vaccin BCG est estimée entre 75 et 85% pour les formes graves du nourrisson et du jeune enfant, notamment méningite et tuberculose disséminée et entre 50 et 75 % pour la tuberculose de l’adulte : il ne permet donc pas d’empêcher la transmission de la maladie et d’enrayer l’épidémie mondiale.

    En 1949, la France a adopté le projet de loi sur l’obligation du BCG ; le 30 juin 2004 (Décret 30-0604), seule la primo vaccination demeurait obligatoire, avant l’entrée en collectivité chez l’enfant, ou dans le cadre d’une profession exposant au risque chez l’adulte.

    Ce caractère obligatoire et généralisé de la vaccination par le BCG a fait l’objet de débats notamment en 2006, du fait : des limites d’efficacité de ce vaccin, des effets indésirables plus nombreux avec la forme intra dermique et de la baisse d’incidence de la tuberculose en France qui satisfait les critères proposés par l’Union internationale contre la tuberculose et les maladies respiratoires (UNION) permettant d’envisager l’arrêt de la vaccination généralisée des enfants. Différentes expertises scientifiques et éthiques ainsi qu’une audition publique ont recommandé une levée de l’obligation vaccinale et une recommandation forte de vaccination pour les enfants les plus exposés.

    Le 9 mars 2007 le Comité technique des vaccinations et le Conseil Supérieur d’hygiène publique de France a émis un avis recommandant la suspension de l’obligation vaccinale par le BCG et un régime de recommandation forte pour les enfants les plus exposés.