Portrait de jsimondet

Bonsoir,

Mon fils a 34 ans, il vient de passer 3 jours aux urgences pour gonflement de l'abdomen.
Comme je m'y attendais, il a une cyrrhose décompensée : ascite, également dans le poumon droit, gonflement des membres inférieurs.
Il y a 3 semaines il avait déjà été admis pour un saignement de nez qui ne passait pas. Mon instinct aurait dû me faire réagir plus sévèrement. Mais le mal est fait.
Aujourd'hui, on l'a "viré" des urgences pour faute de place en gastro. INADMISSIBLE !
Il a le traitement habituel, je suppose : ceresta, lasilix, régime sans sel et ... alcool ZERO !
Je suis obligée de cacher les comprimés de ceresta pour ne pas qu'il en abuse, lui qui ne voulait jamais en prendre.
Si seulement il pouvait prendre conscience qu'il a absolument besoin de se faire soigner !
Je pense qu'en 3 jours j'ai appris le principal concernant cette maladie car c'en est une et pas n'importe laquelle, je dirais même un fléau.

Ma question principale est bien sûr : quelles sont ses chances de s'en sortir ? C'est ce qui me fait peur, en admettant même qu'il accepte de se soigner et qu'il ne boive plus d'alcool (le plus difficile je pense), ce sont ses chances de survie.
J'ai entendu parler de greffe de foie mais est-ce que c'est possible et à quel stade pratique-t-on ce genre d'opération ?
Et a-t-il davantage de chance par rapport à son âge ?

J'arrête de poser des questions pour le moment, j'espère que quelqu'un pourra "m'aider" à voir la réalité en face, franchement !

Bon courage à tous ceux et celles qui sont dans ma situation.

Portrait de Christiane59
J'aime 0

Bonjour,

Il faut déjà qu'il soit volontaire pour le sevrage alcoolique. Mais la greffe de foie ne se pratique pas chez des sujets alcooliques et encore moins surtout non sevrés.

Ses chances de guérison passent par le sevrage en priorité.

Vous je pense que la vérité vous la voyez. C'est votre fils qui doit maintenant la voir. Mais tant que lui ne réagit pas, il n'y aura pas grand chose à faire. C'est à lui de se prendre en charge soutenu par vous.
Voyez les autres discussions sur le sujet, cela vous permettra sûrement de trouver de l'aide.

Bien cordialement
Christiane
Thyroïde en difficulté : http://thyroide-fibromyalgie.blogspot.com/ et http://christianeforumblog.free.fr/forumblog

Portrait de jsimondet
J'aime 0

Merci de m'avoir répondu.
Je sais que la vérité est évidente mais ça fait du bien d'en parler, surtout à des personnes neutres.
Encore merci

Portrait de titi7820
J'aime 0

Bonjour jsimondet,

Votre message m'a interpellé, peut-être du fait de l'âge de votre fils : j'ai 35 ans, et je suis alcoolique, certe abstinant, mais alcoolique (d'où le terme de maladie). Je vais faire cours (pour une fois).

J'ai eu, moi aussi, des séquelles physiques dû à l'alcool, quelques unes st encore présentent mais évoluent positivement. Le foie à été touché, les membres inférieurs ainsi que la vue.... Mais là ou j'ai le plus souffert, je dirais que c'était au point de vue psychologique : pour ma part, qd on boit, contrairement à ce que les gens pensent, on souffre énormément, et c très très difficile à mettre des mots sur ce mal....

Comme le disait Christiane59, vous ne pouvez pas faire grand chose tant qu'il n'a pas eu cette prise de conscience (même si je pense qu'au fond de lui même il sait qu'il est alcoolique). Moi, perso, j'avais jeté une bouteille à la mer en demandant à ma maman d'appeler les pompiers car je me sentais trop faible, limite de partir..était-ce quelque part un appel au secours ? Qd je suis arrivé aux urgences, les médecins n'ont pas décelé de problèmes particuliers , mis à part mon taux d'alcool plus qu'improbable...Là, il m'ont orienté vers un "hopital" spécialisé : le médecin-psychiatre en 15 min n'as pas voulu me prendre à la vue de ma conditions physique et m'a renvoyé à l'hopital : on m'a fait comprendre que je n'avais pas ma place, et je suis reparti chez moi....

J'ai de nouveau été hospitalisé, plus d'1 an après cet épisode, ds une autre ville car j'étais en vacances, et là, aïe aïe..., en plus on m'a fait comprendre (enfin à mes proches) qu'un autre échec serait malvenu car le temps m'en laisserait pas l'occasion... enfin bon bref, j'ai intégré un centre de cure pour une durée de trois mois (très bon centre) dans la foulée de l'hospitalisation. Ds ce centre, j'ai voulu de mon propre chef avoir en plus un suivi par un psychologue (que je ne pouvais pas voir auparavant : je n'étais pas fou....). Je me suis fait suivre après ma sortie car j'estimais que j'en avais pas fini avec l'alcool mais aussi et surtout avec moi-même....

Depuis tout se passe très bien, même peut-être que je n'ai jamais été aussi serein avec moi-même. Le physique, je le récupère de jours en jours, sauf mes yeux où je sais que c irréversible ; mais ce n'est pas grave, il y a pire ds la vie, je pense le savoir....

Tout ça pr vous dire, que cô pour moi, l'alcoolique à besoin de ses proches, mais ils ne pourront malheureusement rien faire sans la "prise de conscience" du malade : vous souffrez autant que lui, pas de la même manière... Vous êtes co-dépendante, et je peux vous dire que j'ai fais énormément souffrir mes proches du fait de cette position. Je ne remercierai jamais assez ma mère pr son soutien, malgré tout ce qu'elle a pu entendre, elle n'a jamais lâché !

Bon courage à vous, vos proches et votre fils, cela en vaut la peine..croyez moi. Désolé, je n'ai pas fait cours, mais je ferais mieux la prochaine fois....
Cordialement

Portrait de jsimondet
J'aime 0

Je vous remercie de m'avoir raconté votre histoire, ça m'aide à espérer pour mon fils. C'est certain que je ne vais pas baisser les bras mais c'est très dur.
Croyez-vous que ce serait bien de lui faire lire votre réponse ?
Si ça pouvait l'aider à comprendre ce que d'autres personnes comme lui peuvent ressentir, qu'il se "reconnaisse" et se rende compte qu'il n'est pas seul.
Parce que je crois que vous avez vraiment bien résumé la situation psychologique. Il faut avant tout qu'il en prenne conscience.
Vous m'avez redonné un peu d'espoir, je sais que pour moi c'est le début de la galère mais j'ai tellement envie qu'il s'en sorte !
Je ferai tout pour ça.
Encore merci et peut-être qu'on aura l'occasion de communiquer à nouveau.
Cordialement

Portrait de titi7820
J'aime 0

Jsimondet,

Je n'ai fait que raconter mon ressenti, et encore malgré la longueur, ce n'est qu'une infime parti, de même de ce que j'ai vécu médicalement parlant...

Concernant votre question, il n'appartient qu'a vs de décider de lui faire lire ou pas. Perso, lors de mon alcoolisme, j'écoutais , je lisais ou pas, suivant mes envies ou surtout mes craintes.... En tout cas, c pas ce que j'ai entendu ou lu qui m'a fait du mal...enfin si, entendre certaines choses ne sont pas faciles mais, avec le recul, elles ont été bénéfiques...cela devaient "trôter" quelque part qd même ds ma tête. Vous savez, ma thérapie, mes réflexions sur moi-même, ce que j'ai pu entendre, je les compare à de "l'auto-flagélation"....c très difficile mais je vs assure que ce n'est que du bénéfice, à tout point de vue.

N'hésitez pas à me contacter, je pense que vs avez accès à mon e-mail en cliquant sur mon pseudo, sinon, faites-en moi part, je vs le communiquerai... Si je peux avec mes faibles moyens vs exprimer ce que j'en retire et comment je l'ai vécu, ce sera avec plaisir, mais je ne pourrais en aucun cas avoir la prétention de vs donner des conseils, toutes personne est différente, même si le "shéma" est je pense le même pr tout le monde, mais cela n'engage que moi.

A bientôt peut-être, et je vs le redis encore, bon courage, le chemin et long et fastidieux ; et, félicitation, pour votre démarche et votre détermination pour votre fils, vous et lui ne peuvent qu'en être fière. Il n'y a pas de honte à lutter contre cette maladie, par quelque moyen que ce soit : on récupère à droite, à gauche ce que l'on estime être utile, et c à nous après de faire notre propre recette, même si il y a je pense des fondamentaux à respecter.

Yves

Portrait de Asyrys
J'aime 0

Bonjour, mon père a souffert aussi de cette maladie. Ma mère faisait tput possible qu'il arrête, mais rien n'a marché. Jusqu'au jour quand il a vraiment pris la consience et il a voulu d'arrêter lui même. Puis il a arrêté le jour lendemain des cigarettes aussi. Aujourd'hui ça fait plus de 10 ans que mon père ne touche ni au l'alcool, ni aux cigarettes. Tout est dans la tête. Il faut travailler d'abord la motivation, puisque sans motivation ce sera trop difficile.

Participez au sujet "Cyrrhose décompensée"