Portrait de Yamina

Ma grande soeur viens de savoir qu'elle a une tumeur osseuse l'examen par I.R.M a mis en évidence une volumineuse masse pelvienne à point de départ sacro-coccygien. Il s'agit d'une masse hétérogène mesurant 13 cm de diamère accompagnée d'une importante ostéolyse des dernières pièces sacrées et du coccyx avec une extension pré sacrée refoulant en avant le bloc recto-vésico-utérin. Il s'agit d'une tumeur de type chordome.

s'il vous plait quelles sont les chances de guérison et quel traitement à préconiser pour ce genre de cancer à part la chirurgie puisque dans son cas elle est inpraticable. Mil merci pour votre aide

Portrait de anonymous
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Bonjour,
Je viens d'acoir votre message. J'ai un chordome du clivus, opéré quatre fois en 2002 avec rédiive en 2006.
Votre soeur ne pouvant se faire opérer, selon mon espérience, le seul moyen de réduire la tumeur est la radiothérapie à grosse dose.
J'ai ét é radiothérapé avec une tchnique très spéciale à base de protons à Orsay en région parisienne. C'est les seules à avoir une machine en France. Les protons permettent d'envoyer de grosses doses et d'être très précis. Le rayon s'arrêt au milimètre prés.
C'est l'hopital Lariboisiere à Paris qui m'a envoyé à Orsay, mais je n'ai pas l'adresse exact. C'est sur le domaine universitaire.
N'hésitez pas à me joindre chez moi au 04 76 08 39 32, si je peux vous faire part de mon expérience et des contacts des professeurs qui s'occupent de mon cas.
Bon courage à vous.
Fabien

Portrait de anonymous
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Bonjour,
Mon père a également été opéré d'un chordome du clivus (base du crane) à trois reprises.

En 1982 à Rennes par le Professeur Faivre.
en 2004 à Rennes par le Docteur Morandi.
en 2005 à Paris Lariboisière par les professeurs Herman et Lot.

Il a ensuite subit une protons-therapié à Orsay. Son état est aujourd'hui stable, il n'y a pour l'instant plus de traces de la tumeur.

Comme Viriot, si l'opération n'est vraiment pas possible, je pense que vous devriez vous renseignez sur la proton-thérapie. Cette technique de radiothérapie est relativement précise et permet d'irradier des zones précises en limitant l'irradiation des zones vitales alentours.

Je vous conseillerai donc si ce n'est pas déjà fait de prendre contact avec le CPO d'orsay.
Je vous conseil également de prendre plusieurs avis médicaux.
L'experience de mon père montre que les avis divergent d'une équipe médicale.

A rennes, l'équipe médicale proposait une exérèse subtotale de la tumeur. L'opération ne s'est pas bien passée puisque que mon père a été obligé de subir une intervention supplémentaire à Paris.

A paris, l'équipe médicale a effectué une exérèse totale de la tumeur. L'opération s'est bien passée mon père n'a pas eu de séquelles.

Je ne peux que vous conseillez l'equipe de neurochirurgie du professeur Georges à Lariboisière qui a une expérience important e dans cette pathologie.

Je vous souhaite bon courage et tous mes voeux de guérison à votre soeur.

Arnaud

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Bonsoir,
j'ai 45 ans et je suis dans le même cas que votre soeur, pouvez-vous me donner de ses nouvelles?

Portrait de anonymous
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yamina
mon fils michael alors agé de 17 ans a ete atteint d'un chordome synoidal a l'hopital avicenne de bobigny ils m'ont dit du jour au lendemain qu'il n'avait plus qu'un mois a vivre, j'ai fais pas mal d'hopitaux en france pour avoir des réponses mais a l'époque il faut dire que cela fait maintenant 14 ans les seules valables que j'ai obtenues sont celle de la timone a marseille et l'hopital neuro à lyon c'est un grand professeur qui l'a opéré sur lyon avec après chiimio et radiotherapie mais malheureusement la tumeur repoussait toujours de plus il a subit au moins 6 interventions en l'espace de 3 ans jusqu'au jour ou je suis tombe sur un professeur plus humain que les autres qui m'a dit "madame vous savez l'issu fatale de la maladie de michael, j'ai moi meme trois enfants et un de mes enfants souffrait de la maladie de michale je ne m acharnerai plus avec toutes les opérations, je prendrai mon fils et je vivrai plainement le peu de temps qu'il lui reste a vitvre" et bien c'est ce que j'ai fait et meme avec le recul je ne le regrette pas car maintenant je sais qu'il est heureux ou il est est. Surtout ne pas s'acharné c'est dur pour une mère de dire ceci mais d'après tous les articles que j'ai pu voir sur internet et sur diverses revues le chordome c'est la mort a plus ou moins breve échéance, je vous recommande un livre qui m'a beaucoup aidé a passé le cap du depart de michal il s'appelle LA VIE APRES LA MORT de PATRICE VAN ERSSENS je vous le recommande et je vous souhaite tout le courage comme moi meme j'ai pu l'avoir vous avez mon e mail vous pouvez m'écrire si cela peut vous faire du bien car moi a l'époque je n'ai trouvé personne pour en parler bien amicalement dominique

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Désolée mais je vais être un peu longue! Je vais fêter mes 40 ans cet été et je suis atteinte d'un chordome de la base du crâne depuis 1998; je devais sans doute l'avoir depuis plus longtemps mais je vivais en Outre-Mer et les généralistes préféraient penser que j'étais dépressive, avec tous ces maux de tête! pourtant je ne simulais ni douleurs ni paralysie de l'oeil droit; nous sommes revenus en métropole et 1 mois après on apprenait le verdict! un chordome gros comme une mandarine! je savais enfin contre quoi me battre; j'ai vu d'abord un neurochirurgien de Montpellier qui m'a dit: je vous opère mais vous êtes paralysée à partir du cou!!! sympatique!! j'ai préféré vivre moins longtemps plutôt que d'acceper d'être un "légume" au lieu d'une maman pour mes 2 filles; un neurologue de l'hopital de Béziers m'a conseillé d'aller à Paris, mon ophtalmo aussi (je n ne les remercierais jamais assez de leurs conseils et soutiens); j'ai vu un neurochirurgien qui était satisfait de ce que l'on me proposait à Montpellier ?? (déjà trop de monde à Paris!!) et un autre qui acceptait de m'opérer sans me mutiler mais dans le privé du secteur public de l'hopital de la Salpétrière moyennant 25.000 ff!!! (je découvrais au passage la médecine à 2 vitesses!); devant l'urgence, on a acepté sans réfléchir (et je n'ai rien à regretter car ce neurochir. ne m'a même pas raser ma longue chevelure de l'époque (quelques pertes de mémoires, maux de têtes, vertiges, et cortisones plus tard, soit 3 mois après, on apprenait que la tumeur avait repoussé et que l'on était revenu à la case départ); mais que je pouvais bénéficier de protons (à Orsay) et photons ( à la Salpétrière); j'ai pris une chambre à la maison d'accueil La Croisée , (18 rue de sergent Bauchat, que je recommande à tous les malades et leur famille) et j'ai fait ces rayons (croyez-moi, à Orsay, vous rencontrerez des gens formidables, humains, qui prennent le temps de vous expliquer et vous aident à comprendre ce qu'ils font même si tous est très impressionnant!! et c'est sans douleur!!! oui!!!
hélas, 3 ans après, la tumeur a refait parler d'elle! elle avait regrossi en 2 mois, mais le 1er chirugien m'avait dit qu'il ne repassait pas après les radiothérapeutes, alors je ne suis même pas allée le voir, j'ai demandé l'avis des médecins d'Orsay qui m'ont orienté vers Lariboisière et le professeur George (Un Grand Monsieur!!) il m'a prévenu qu'il fallait cette fois aller un peu plus loin dans l'opération: clamping de la carotide pour éviter des hémmoragies pendant l'intervention, paralysie faciale à droite et perte de la mobilité de l'oeil droit! j'ai été opérée une 2ème fois en 1993 (sans que l'on touche encore à mes cheveux! c'est bête de s'attacher à des détails, n'est ce pas?) et eu très vite dans la foulée (ce n'était pas la peine d'attendre que ça repousse!) une 2ème série de protons et photons; j'ai été souvent fatiguée depuis, il est vrai; j'ai eu un oedème à côté du chordome, de la cortisone à haute dose, des prises et des baisses de poids, mais je vais mieux maintenant (pourvu que cela dure!) faites vous soigner, ça vaut le coup! les médecins sont formidables!!! j'ai vu des gosses de 5 à 10 ans qui étaient malades comme nous, je pense souvent à eux et à leur famille;
je ne connaissais pas ce site mais ça aussi c'est important: pouvoir communiquer, voir que l'on n'est pas tout seul à porter le poids d'une telle maladie! Courage!
enfin, permettez moi d'avoir une pensée pour les conjoints, enfants, familles et ami(e)s qui nous supportent, nous aident dans les moments difficiles; merci à vous! et encore merci aux équipes médicales!

Portrait de M et C D.
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Valérie !
Vous ne pouvez pas imaginer l'importance de votre témoignage dans notre parcours personnel ! Le récit de votre expérience fut le catalyseur, le déclic qui nous a permis d’apercevoir la lumière au bout du tunnel… Voici pourquoi, avec nos excuses pour les longueurs et les détails, mais ce sont eux qui au final rendent le compte-rendu crédible. (cf. votre clampage de la carotide)
Il y a une dizaine d'années, mon épouse a commencé à ressentir des troubles de la vision (diplopie = vision double), ce qui -pour un neurologue limougeaud- était d’ordre psychosomatique ou relevait de l’agoraphobie ! Ils ont fini par disparaître après une kyrielle de séances de rééducation orthoptique.
Début mars 2016, retour des mêmes troubles. L'IRM fait apparaître une tumeur dans le sinus caverneux gauche, provoquant la paralysie du VI. Débute alors un long parcours du combattant qui ressemble beaucoup au vôtre: diagnostics des plus divers et fantaisistes selon les radiologues et neurochirurgiens consultés (kyste dermoïde, suite de la néoplasie mammaire pratiquée il y a 17 ans, méningiome...) On nous explique qu’une biopsie serait nécessaire, mais aussi que les risques seraient énormes ( 73 ans, carotide, carrefour de nerfs ), on nous conseille de retourner chez notre oncologue qui fait pratiquer toute une série d’examens ( scanner, Pet Scan) tous négatifs. Un neurochirurgien du CHU de Limoges se déclarait lui suffisamment téméraire pour pratiquer une intervention par voie crânienne, mais uniquement pour une biopsie, pour « savoir », sans solution par la suite… Dans le doute, abstiens-toi …proverbe que nous avons bien fait de mettre en application !
Perplexe, l’oncologue nous dirige alors vers La Pitié Salpétrière à Paris, service du Pr Valery en charge du Gammaknife. Là, ils pataugent grave : on nous demande du temps pour de multiples RCP (réunions de concertation préparatoire) et toujours pas de réponse … En janvier 2017, c’est nous qui leur suggérons de faire pratiquer une nouvelle IRM ! « Bonne idée ! » et on nous dirige (en privé) vers le Dr Julien Savatovsky (expert tumeur du cerveau) qui en février infirme toutes les hypothèses précédentes : lui pense à un chordome chondroïde ou à un chondrosarcome, une nouvelle piste donc, mais qui, à La Salpétrière, n’aboutira qu’à une nouvelle RCP.
Nous avons de notre côté fait des recherches sur Internet et bingo ! : Votre cas présente énormément de similitudes. L’objectif semblait alors évident : trouver le Professeur Georges à la Riboisière et/ou contacter le centre de protonthérapie à Orsay. L’organigramme de La Riboisière ne mentionne pas ou plus la présence du neurochirurgien – parti à la retraite – par contre, on découvre qu’il y existe un service spécialisé dans la neurochirurgie de la base du crâne (secteur jaune), en particulier des chondrosarcomes …le Pr Georges a un digne successeur : un certain Pr Sébastien Froelich avec lequel on finit par obtenir un rdv en privé le 30 mai. La veille, nous avions aussi rdv à La Salpétrière : Début mai, n’obtenant toujours pas de résultat de la dernière RCP, on s’était armé de patience (il faut plus d’une heure pour établir un contact par téléphone). « Comment ? On ne vous a pas prévenus ? Vous devez rencontrer le Dr Loïc Feuvret, protonthérapeute. » Lequel a naturellement refusé tout traitement sans connaître la nature de la tumeur et réclamé une biopsie… Moment jouissif quand la secrétaire s’est levée pour prendre rdv avec le médecin recommandé : Pr Sébastien Froelich ! « Heu, nous le consultons demain matin ! »
La consultation à La Riboisière dure une quinzaine de minutes : en visionnant les deux IRM, l’avis du praticien est formel : c’est un chondrosarcome, probablement mou, à évolution lente (cf. les premiers symptômes il y a plus de 10 ans). Propose une intervention par voie endoscopique nasale et réfute une à une toutes les réserves entendues auparavant : « La carotide ? Je la contourne toutes les semaines. Urgence ? Il n’y a pas le feu, ça peut attendre. Cas rare ? J’en opère plusieurs centaines par an. Uniquement une biopsie ? Évidemment non, je saurai quand j’y serai et enlèverai tout ce que je peux. Avec de la chance, si la tumeur est molle, j’en aspirerai le maximum. Pourcentage d’échecs ? Vous seriez la première ! ». Confiance établie. Pas d’ouverture du parapluie ni de longue liste des risques encourus. Plus d’objection, Votre Honneur ! Rendez-vous est donc pris en août. L’intervention se déroule comme prévu et n’a duré que …8 heures et demie : tumeur effectivement molle, aspirée totalement sans toucher ni le trijumeau, ni le VI ni la carotide …L’analyse anatomo-pathologique confirme un chondrosarcome de grade un = à surveiller mais pas de protonthérapie.
Un véritable travail d’orfèvre, dont la précision a même étonné Julien Savatovsky lors de l’IRM de contrôle deux mois plus tard : chapeau l’artiste et un grand BRAVO à toute son équipe !
Il est encore trop tôt pour considérer la malade comme tirée d’affaire : Moralement, la perspective de l’échéance fatale s’est éloignée et c’est déjà énorme. Physiquement, en faisant abstraction des quelques boîtes de Doliprane et des ramonages de la cloison nasale après l’opération, il n’y a aucune séquelle, mais la diplopie perdure. De l’avis de la spécialiste consultée à la fondation Adolphe Rothschild (Dr Catherine Vidal), il faut laisser le temps à la nature pour savoir si et comment le VI récupère sa fonction initiale, à terme, c’est probablement une opération style correction du strabisme qui sera envisagée.
Un mot sur les dépassements d’honoraire (ou médecine à deux vitesses): nous avons sans hésiter opté pour une consultation/intervention privée, délais d’obtention de rdv plus rapides et présence garantie du praticien pendant toute la durée de l’intervention (plusieurs opérations simultanées quand c’est public). Aucun regret : tout compte fait, moins de 2000 € de dépassement (brut, ça ne rentre pas directement dans sa poche) pour plus de 8 h de travail hautement spécialisé, ça n’est pas aussi scandaleux que ce qu’empochent des footballeurs ou autres coatchs personnels par exemple. Cela nous a permis également de prendre conscience d’une évidence : des chirurgiens de cette trempe ne font pas ça pour l’argent (sinon, avec les ponts d’or qu’on doit leur offrir pour les faire venir, ils se seraient depuis longtemps expatriés). Ces gens-là (des hommes et des femmes, sans doute en France beaucoup plus nombreux qu’on croit) méritent le respect et de la reconnaissance au niveau national, pas de la chicanerie au nom de l’égalitarisme franchouillard. Ce qui ne veut pas nier par ailleurs l’existence de pratiques mercantiles et de bistouris faciles dans certains blocs opératoires …
Autre constat dans la salle d’attente: la réputation de ce neurochirurgien dépasse largement les frontières (au vu du nombre de patients étrangers devant repartir en avion par exemple), alors que paradoxalement ses homologues de la Salpétrière font comme s’ils ignoraient son existence… Rivalité, jalousie, question d’ego ? Deux hôpitaux du même groupe (APHP) distants de 7 km …
Voilà, le récit de notre expérience touche à sa fin. Il a été écrit d’abord pour vous remercier publiquement, Valérie, d’avoir eu la bonne idée et le courage de raconter votre parcours bien plus chaotique que le nôtre, d’avoir exprimé votre indéfectible optimisme. Si vous lisez ces lignes, vous et d’autres lecteurs éventuels pourrez juger combien cela nous fut utile.
« Tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir » : ne pas baisser les bras, être tenace, se prendre en charge, recueillir plusieurs avis (au passage, on a appris que RCP signifiait en réalité : « Je ne sais pas, je vais demander aux collègues », ne pas hésiter à aller voir ailleurs, s’adresser à des spécialistes, comme pour les chaussures, trouver la bonne pointure…c’est ce que nous avons essayé de faire et la CHANCE était au rendez-vous.
Que d’éventuels lecteurs du Limousin se rassurent : si nous avons passablement égratigné au passage certains membres du corps médical limougeaud, nous avons appris que le Dr Henri Salle, ex-assistant du Pr Froelich (au demeurant très apprécié et regretté par l’équipe) avait début 2017 pris ses fonctions au CHU Dupuytren en tant que neurochirurgien spécialiste de la base du cerveau.
C & M D.

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Articles à lire concernant "Chordome"

  • La ponction lombaire est un acte consistant à introduire une aiguille creuse à l'intérieur de la colonne vertébrale (Quincke, 1891) et plus précisément dans la partie inférieure de celle-ci.

     

  • La rachianesthésie est une ponction lombaire avec administration d'un anesthésique local dans le liquide céphalo-rachidien.

     

     

  • La chorioméningite lymphocytaire, appelée également méningite lymphocytaire aigu, méningite curable ou bénigne, maladie d'Armstrong, se caractérisent par la présence d'un liquide clair (liquide obtenu après ponction lombaire et prélèvement de liquide céphalo-rachidien).

    Ce type de méningite est le plus souvent dû à une infection par un virus comme cela survient par exemple au cours des oreillons.

    Elles guérissent généralement spontanément sans nécessiter un traitement.

    La chorioméningite lymphocytaire est une zoonose (plus précisément due à un arénavirus) c'est-à-dire une maladie des animaux vertébrés qui est transmise à l'homme et inversement due à un adénovirus.

    Il s'agit d'une pathologie infectieuse répandue sur toute la terre et qui se caractérise par le fait que plusieurs maladies sont retrouvées quelquefois dans la même communauté.

    La maladie d'Armstrong se manifeste par un syndrome (ensemble de symptômes) ressemblant à la grippe et un syndrome méningé qui n'est pas toujours constant. Pour la majorité des individus l'évolution est bénigne.

    Il s'agit d'une infection endémique qui apparaît chez certains animaux (les rongeurs en particulier). L'élimination du virus s'effectue à l'intérieur des urines mais aussi dans la salive et les selles des animaux qui sont infectés. L'homme, à son tour, se contamine (c'est-à-dire contracte la maladie) à la suite de prises alimentaires ou après inhalation de poussières qui contiennent des déjections de souris ou de hamsters qui ont été infectés.

    L'incubation de la maladie dure entre eux une à trois semaines. On distingue plusieurs formes de chorioméningite lymphocytaire.

    La forme bénigne, appelée également méningite aseptique, débute par l'apparition d'un ensemble de symptômes ressemblant à la grippe, associé à une pharyngite et un ralentissement cardiaque (bradycardie) plus ou moins important selon les individus.
    Chez certains patients l'évolution se fait en deux phases. Après une rémission de quelques jours on constate une reprise de l'hyperthermie (la fièvre) et l'apparition, de manière brutale, d'un ensemble de symptômes traduisant une atteinte des méninges (syndrome méningé) se caractérisant par l'apparition de maux de tête, d'une raideur de la nuque, de photophobies (le patient ne supporte pas la lumière), de nausées et de malaises.
    L'évolution de cette forme clinique se fait spontanément vers la guérison ans une à deux semaines le plus souvent. Il a été décrit néanmoins des rechutes.

    La forme grave se caractérisant par une atteinte de l'encéphale (encéphalite) est une forme survenant rarement et qui se manifeste par l'apparition de signes neurologiques que l'on appelle de localisation c'est-à-dire des crises d'épilepsie et des paralysies éventuellement.

    Il faut décrire également une variété de chorioméningite lymphocytaire survenant durant la grossesse et qui est le résultat d'une infection ayant lieu à l'intérieur de l'utérus et susceptible d'aboutir au décès du foetus. Cette variété peut également entraîner la naissance d'un enfant atteint d'une affection congénitale avec hydrocéphalie (excès de liquide dans l'encéphale), choriorétinite, surdité, calcifications périventriculaires (au voisinage des ventricules cérébraux qui contiennent le liquide céphalo-rachidien), retard de développement psychomoteur etc...
    D'une manière générale, les complications inhérentes à cette pathologie sont les suivantes : apparition de ganglions anormaux au niveau du cou et dans les creux axillaires, éruption cutanée associée ou pas à une perte de cheveux, atteinte des bronches et de l'appareil pulmonaire, inflammation des glandes salivaires et en particulier des parotides qui sont les glandes salivaires placées devant l’oreille, près de l’angle inférieur du maxillaire. Dans certains cas, la maladie se présente comme une fièvre hémorragique et ne se déclare pas comme une atteinte méningée.
    La choriorétinite lymphocytaire durant la grossesse est également susceptible d'entraîner d'autres complications comme une orchite (inflammation des testicules). La maladie se présente quelquefois comme une fièvre hémorragique avec ou sans syndrome méningé.

    Examens de laboratoire
    Le liquide céphalorachidien, à la phase aiguë, est claire avec une augmentation plus ou moins nette des lymphocytes (variété de globules blancs).
    L'hémogramme c'est-à-dire le nombre de globules blancs, de globules rouges de plaquettes montre une leucopénie (baisse du nombre des globules blancs) et une thrombopénie c'est-à-dire une baisse du nombre des plaquettes habituellement durant la première semaine.
    Il est possible d'isoler le virus dès le début de la maladie à partir de prélèvements du pharynx ou bien dans le sang où l'urine et quelquefois même dans le liquide céphalorachidien.

    Les autres examens comportent l'immunofluorescence indirecte (IFA), un test ELISA ou un examen des cellules infectées au microscope par immunofluorescence directe.

    Le traitement est symptomatique.

  • Chez le toxicomane les infections sont susceptibles de survenir à la suite de la présence de bactéries ou de virus, soit dans la drogue elle-même ce qui est relativement rare, soit dans les solvants telle que l'eau qui est utilisée quelquefois en provenance des cuvettes de cabinet. Dans ce cas les germes responsables sont avant tout Enterococcus faecalis et Pseudomonas aeruginosa. Le jus de citron est quelquefois utilisé comme solvant, il est susceptible d'être contaminé par du Candida albicans.
    Les seringues et les aiguilles (non stériles) peuvent également transporter les germes responsables d'infections chez le toxicomane. Généralement elles sont utilisées sans stérilisation véhiculant alors Staphylococcus aureus. Les seringues et les aiguilles peuvent également être la cause de survenue de tétanos surtout après une injection sous-cutanée comme cela survient en cas de « skin poppers ». La salive est quelquefois utilisée pour injecter des substances. Dans ce cas elle est responsable de la pénétration de germes habituellement présents au niveau du pharynx et de l'oropharynx, il s'agit de Streptococcus. Les hépatites sont le résultat d'échange de seringues. Il s'agit en particulier de l'hépatite B et de l'hépatite C. Le sida, le cytomégalovirus et Epstein-Barr virus sont également responsables d'infections chez le toxicomane. Enfin il n'est pas rare de trouver quelques parasitoses liées à une contamination par de seringues et des aiguilles souillées, il s'agit en particulier de la toxoplasmose et de parasitoses dues à Plasmodium.

    Voici une liste récapitulant la majorité des infections en cause chez les toxicomanes sont (liste non exhaustive) :

    • L'hépatite virale.
    • L'infection cutanée faisant suite à la pénétration intraveineuse du staphylocoque doré au moment de l'injection.
    • Les infections par le VIH.
    • Les infections par le bacille de la tuberculose, tout particulièrement chez les consommateurs de drogue qui s'injectent celle-ci dans une veine (voie intraveineuse).
    • La pneumonie à pneumocoques mais aussi à Haemophilus pneumocystis carinii (voir pneumocystose) et au bacille de la tuberculose (bacille de Koch).
    • Le tétanos.
    • Les troubles du rythme cardiaque.
    •  La pneumopathie d'inhalation avec troubles de la conscience, vomissements (syndrome d'inhalation).
    • Les thromboses veineuses profondes surtout en cas d'injection de comprimés en suspension (comprimés dilués dans un liquide plus ou moins suspect). Il existe également des possibilités de survenue de syndrome de compartiment.
    • Des troubles du rythme cardiaque survenant essentiellement après utilisation de cocaïne et d'amphétamines.
    • L'endocardite infectieuse. L'endocardite infectieuse fait suite à une infection par des germes introduits à l'intérieur de la circulation sanguine au moment de l'injection de drogue. Les germes en cause sont avant tout Staphylococcus aureus ou Staphylococcus epidermidis. Streptocoque est également responsable ainsi que Candida albicans et Pseudomonas aeruginosa. La valvule tricuspide est concernée par ce type d'endocardite, aboutissant à un syndrome d'insuffisance cardiaque droite avec quelquefois des embolies sceptiques à l'intérieur du poumon se traduisant par l'apparition d'une toux et des hémoptysies.  Dans ce cas le traitement fait appel aux antibiotiques après l'avoir procédé à un antibiogramme (mis en évidence du germe responsable de l'infection). La durée de traitement est variable selon qu'il s'agit d'une bactériémie sans localisation secondaire. Dans ce cas le traitement va de 10 à 15 jours. Quand il s'agit d'une endocardite le traitement s'étale sur quatre à six semaines et en cas de localisation osseuse ou articulaire le traitement est encore plus long pouvant atteindre alors huit semaines. Le plus souvent les dents doivent être traitées ou enlevées afin de prévenir d'autres endocardites.
    • Le paludisme surtout dans les zones d'endémie. Il est susceptible d'être transmis par l'intermédiaire d'aiguilles de seringues déjà utilisées ultérieurement par d'autres toxicomanes.
    • L'ostéomyélite faisant suite à la dissémination des germes à l'intérieur du sang (dissémination hématogène). Le germe responsable et Staphylococcus aureus ou Pseudomonas aeruginosa.
    • Une constipation sévère faisant suite à l'absorption d'opiacés.
    • Une psychose et d'autres troubles de nature psychologique ou psychiatrique (précarité). À cela s'ajoute l'alcoolisme, le tabagisme qui favorise les infection des poumons et des bronches ainsi que les sinusites et la tuberculose.
    • Une atteinte du système nerveux se traduit par des troubles de la conscience et l'apparition de convulsions généralement dues à une élévation de la température trop importante. Il est alors nécessaire de rechercher des signes de localisation et surtout une atteinte des méninges (syndrome méningé). Le scanner cérébral, le fond d'oeil et la ponction lombaire doivent être réalisés en urgence afin de mettre éventuellement en évidence une méningite de nature bactérienne ou due à un champignon. L'abcès cérébral et l'empyème sous dural ne sont pas rares.
    • Une hyperpyrexie (excès de température) survenant quelquefois après absorption d'amphétamine (ecstasy). Ce type de pathologie neuropsychiatrique est susceptible d'évoluer vers une myoglobinurie (présence de myoglobine dans les urines : voir rhabdomyolyse) avec ou pas insuffisance cardiaque et syndrome de coagulation intravasculaire disséminée.
    • Une rhinorrhée c'est-à-dire un écoulement par le nez à la suite d'absorptions de cocaïne ou d'un sauvage opiacé.
    • Une cellulite locale qui débute généralement par un placard (une zone) érythémateuse (de coloration rose tirant sur le rouge) due à l'injection sceptique c'est-à-dire contenant des germes. La cellulite est susceptible d'évoluer vers l'apparition d'un accès sous la peau où sous les muqueuses (couche de cellules recouvrant l'intérieur des organes creux comme la bouche, l'anus etc.). L'évolution peut également se faire vers des complications de type fasciite nécrosante et thromboses sceptiques.
    • La myonécrose.
    • Le botulisme.
    • L'hygiène bucco-dentaire souvent désastreuse.
  • L'examen neurologique est un des éléments clés du diagnostic en neurologie qui se fonde également sur l'interrogatoire du patient.

    L'interrogatoire est le temps capital par lequel débute la consultation en neurologie mais aussi en médecine générale. En effet, un grand nombre de pathologies, d'affections, de maladies neurologiques est diagnostiqué grâce à la description par le patient et son entourage, des symptômes. L'évolution de la symptomatologie neurologique (des signes cliniques présentés par le patient) est également important à connaître.

    L'interrogatoire, au cours de l'examen neurologique doit avant tout être libre. Ceci signifie que le patient doit exprimer librement ses plaintes.

    Ensuite l'interrogatoire devient dirigé grâce aux questions posées par l'examinateur (en l'occurence le neurologue ou le médecin, voir n'importe quel membre du corps médical). Ces questions sont adaptées et visent à préciser les caractéristiques dus aux symptômes. On entend par là:

    • Le type de la douleur.
    • La topographie (localisation) exacte.
    • Les facteurs déclenchant ou au contraire apaisants.
    • L'évolution. Par exemple si le patient présente des troubles moteurs à type de déficit de la motricité (difficulté à effectuer des mouvements) est-ce que ces troubles sont stables ou bien s'aggravent-t-il avec le temps ?

    Une des difficultés de l'interrogatoire est la susceptibilité du patient à être influencée par les questions de l'examinateur. La suggestibilité (lui faire dire des symptômes dont il ne souffre pas) également est susceptible de modifier fortement les réponses du patient.

    Ainsi que nous le précisions dans l'introduction, les renseignements apportés par l'entourage du patient que ce soit un proche de la famille, un ami intime, un accompagnant, un soignant,  le médecin traitant etc. n'importe quelle personne ayant pris en charge le sujet interrogé, doivent être soigneusement recueillis.

    Pour terminer il est nécessaire de recueillir un maximum de données complémentaires à savoir des radiographies, des résultats d'analyse, les comptes-rendus médicaux d'hospitalisation ou de consultation antérieure, d'ordonnances médicales comportant le nom des médicaments arrêtés ou continués etc.

    L'examen neurologique en lui-même constitue la deuxième étape du raisonnement en neurologie.

    Cet examen neurologique comprend différents tests et manoeuvres que le médecin va faire exécuter au patient. Pour cela il a besoin d'un minimum de matériel à savoir :

    • Un marteau à réflexe.
    • Une pointe mousse.
    • Un morceau de coton ou de compresse.
    • Une épingle.
    • Un diapason.
    • Un tube (éprouvette) de verre rempli d'eau froide.
    • Un tube de verre rempli d'eau chaude.
    • ... Du temps (au minimum une demi-heure voir parfois plus).

    L'ordre de l'examen neurologique n'est pas systématiquement le même selon l'examinateur. Néanmoins celui-ci doit être complet et systématique.

    Il est tout d'abord nécessaire d'examiner le patient sur le plan moteur. L'examen moteur, dans un premier temps va consister à tester la force des muscles du patient. La force globale des quatre membres est appréciée en maintenant les différents membres d'un individu en s'opposant à la pesanteur. La capacité de maintenir la position ou bien une chute asymétrique d'un côté peut faire penser à un déficit moteur.
    3 manoeuvres peuvent être effectués pour tester un éventuel déficit moteur.

    • La manoeuvre de Barré consiste à garder les jambes à la verticale, le patient étant couché sur le ventre (décubitus ventral) et ses genoux fléchis à 90°.
    • La manoeuvre de Mingazzini consiste à garder pour le patient qui est en décubitus dorsal c'est-à-dire couché sur le dos, les hanches et les genoux fléchis à 90°.
    • La manoeuvre de Barré aux membres supérieurs est considérée comme positive (signifiant que le patient présente une anomalie neurologique) dans les conditions de l'examen neurologique suivantes. Maintenue horizontalement, les coudes étant tendus et les poignets en dorsiflexion maximale (dos de la main plié en direction de l'avant-bras) et si l'on constate un déficit discret qui se traduit par une asymétrie du maintien de la dorsiflexion du poignet avec apparition d'une main présentant un déficit et qui devient creuse.

    La force motrice de chaque muscle doit être testée séparément c'est-à-dire muscle par muscle plus précisément segment par segment. Il s'agit du testing musculaire. Le tonus musculaire est apprécié en mobilisant de manière passive les membres. Pour cela il est nécessaire que le patient soit bien détendu. En cas d'hypotonie c'est-à-dire quand le tonus musculaire est diminué il faut envisager une atteinte du cervelet. Si le patient présente une hypertonie c'est-à-dire au contraire une tonicité musculaire exagérée il faut dans ce cas penser à un syndrome pyramidal ou un syndrome extrapyramidal.

    Vient ensuite le temps des réflexes ostéotendineux (ROT) qui nécessitent l'utilisation du marteau à réflexe. Pour effectuer l'examen des réflexes ostéotendineux le patient doit être détendu et les membres totalement relâchés. Ensuite le médecin vient percuter le tendon de l'articulation concernée et observe la réponse des muscles.

    Il est possible d'effectuer au minimum six réflexes ostéotendineux :

    • Le réflexe ostéotendineux bicipital.
    • Le réflexe ostéotendineux tricipital.
    • Le réflexe ostéotendineux stylo-radial.
    • Le réflexe ostéotendineux cubitopronateur.
    • Le réflexe ostéotendineux rotulien.
    • Le réflexe ostéotendineux achiléen.

    Le signe de Babinski correspond à une réponse anormale se traduisant par une hyperextension du gros orteil et des quatre orteils en éventail. Le signe de Babinski apparaît en cas de lésions du faisceau pyramidal.

    L'examen des nerfs crâniens est systématique.

    Il faut tester les mouvements volontaires tout d'abord en observant la gesticulation spontanée du patient puis en lui demandant d'effectuer quelques épreuves :

    • Mettre le doigt sur la pointe de son nez (mise en évidence d'une hypermétrie c'est-à-dire que les gestes vont trop loin).
    • Mettre le talon sur le genou de l'autre côté (controlatéral).
    • Effectuer des marionnettes pour éventuellement mettre en évidence une adiadococinésie.
    • Effectuer des moulinets.

    Si l'on constate des gestes malhabiles (manquant d'habilité) comme par exemple le dépassement de la pointe du nez et par le doigt ou encore l'incoordination (ataxie) il faut évoquer une atteinte cérébelleuse (atteinte cervelet : syndrome cérébelleux).
    Si le patient présente des mouvements ralentis, peu amples, il faut alors penser à un syndrome extrapyramidal et le plus souvent à un syndrome parkinsonien entrant éventuellement dans le cadre d'une maladie de Parkinson.

    L'examen du patient doit également se faire debout quand cela est possible. En effet, la position debout permet d'explorer l'équilibre stable ou instable du patient. La marche avec et sans aide et riche d'informations. Cette action révèle quelquefois d'un déficit moteur modéré comme par exemple un steppage c'est-à-dire une chute de la pointe du pied qui accroche le sol et que le patient compense en levant plus haut les genoux. Le steppage traduit un déficit des muscles releveurs du pied. Il peut s'agir également d'une perte du ballant d'un membre supérieur comme cela survient au cours de la maladie de Parkinson ou bien une instabilité de la marche et du demi-tour.

    L'examen neurologique, en dehors de l'examen moteur, comporte l'examen de la sensibilité. La sensibilité est ce que ressent le patient quand on le touche. La sensibilité est également ce que ressent le patient quand on tente de mobiliser une partie de son corps. C'est la raison pour laquelle il existe non pas une sensibilité mais des sensibilités qui doivent est explorées systématiquement et méthodiquement, tout d'abord quatre membres mais aussi au niveau du visage du tronc.
    On décrit une hypoesthésie c'est-à-dire un manque de sensibilité à une ou plusieurs modalités et une hyperesthésie c'est-à-dire un excès de sensibilité. Il existe d'autres variétés de sensibilité comme nous allons le voir maintenant.
    Il est important de construire un schéma daté afin de garder des références permettant de suivre l'évolution du patient.

    On décrit :

    • La sensibilité profonde qui est mise en évidence en manipulant le gros orteil et en demandant aux patients dans quelle position il se trouve à un moment donné décidé par l'examinateur.
    • La sensibilité au diapason est une sensibilité vibratoire appelée également pallesthésie  (sens vibratoire).
    • La sensibilité superficielle fine comprend la graphesthésie (on définit fictivement des chiffres ou de lettres sur le dos des pieds du malade à qui l'on demande de les reconnaître les yeux fermés).
    • L'épreuve du compas qui consiste à poser les deux branches du compas sur la peau du patient qui doit normalement sentir : 2 contacts différents. On rapproche ensuite progressivement les branches du compas enfin que le patient ne distingue plus qu'un seul.. Il est nécessaire de noter l'écartement du compas. Quand cet écartement est important il est possible d'avancer qu'il existe une atteinte de la sensibilité discriminative.
    • La sensibilité superficielle fine est obtenue en touchant la peau du patient à l'aide d'un morceau de coton ou de compresse.
    • La sensibilité thermoalgésique est mise en évidence par l'épreuve des tubes d'eau chaude et d'eau froide.
    • La sensibilité superficielle est également testée en mettant dans la main du patient un objet il doit reconnaître sans le regarder simplement en le palpant. En cas d'échec il s'agit d'astéréognosie.

    Après l'examen moteur et l'examen de la sensibilité il est nécessaire de procéder à l'étude du champ visuel.

    Le champ visuel s'explore aisément. Il suffit de demander au patient de fixer son regard droit devant lui. Classiquement le neurologue ou le neuropsychologue demande au patient de fixer son nez (le nez de l'examinateur). Ensuite l'examinateur agite deux doigts dans les quatre quadrants du champ visuel. Le champ visuel est divisé en quatre quadrants c'est-à-dire en quatre parties de manière artificielle et arbitraire. Il est demandé au patient d'attraper le doigt qui bouge. L'étude du champ visuel est effectuée essentiellement pour éventuellement mettre en évidence une hémianopsie latérale homonyme droite ou gauche. L'hémianopsie latérale homonyme est une amputation du champ visuel droit ou gauche c'est-à-dire que le patient ne voit rien de ce qui est situé à sa droite ou à sa gauche. Il s'agit donc d'une amputation du champ visuel plus ou moins large. En présence d'une hémianopsie latérale homonyme il faut évoquer une atteinte des voies optiques en arrière du chiasma optique.

    Pour terminer l'examen neurologique il faut procéder à l'étude des fonctions supérieures. En l'occurence c'est plutôt le rôle du neuropsychologue d'effectuer ce type d'examen neurologique. Grosso modo il est tout d'abord nécessaire de tester la mémoire du patient et son orientation dans le temps et l'espace. Ceci se fait en lui demandant la date, le lieu où l'on se trouve, sa date de naissance, nom du président de la république par exemple.
    Le reste de l'examen neuropsychologique comprend l'étude du langage, celle de l'agnosie et de l'apraxie. Ceci est nécessaire pour éventuellement mettre en évidence une aphasie (troubles du langage), une apraxie c'est-à-dire une difficulté à effectuer des gestes concrets (comme la manipulation d'objets entre autres) ou une agnosie (impossibilité de reconnaître) le plus souvent un objet.
    Le raisonnement est le jugement doivent également être testés en consultation (voir lobe frontal). Néanmoins il est souvent nécessaire de faire évaluer toutes ces fonctions supérieures par un spécialiste (en neuropsychologie). En effet, non seulement cette évaluation n'est pas aisée pour un non-spécialiste et d'autre part les tests spécialisés sont longs à faire passer. Il s'agit en l'occurence d'une évaluation psychométrique qui peut éventuellement également être effectuée par certains psychologues spécialisés.

    En conclusion, après avoir effectué un interrogatoire, le médecin conduira un examen soigneux et systématique du patient. Dès cet instant le diagnostic est généralement orienté. Soit le membre de l'équipe médicale qui a effectué la démarche diagnostique a suffisamment d'éléments pour orienter son diagnostic et l'examen s'arrête là, soit il est nécessaire de prolonger les investigations et en particulier de demander des examens complémentaires en particulier biologiques (analyses et éventuellement  une ponction lombaire), radiologiques (imagerie médicale : IRM, scanner) ou électrophysiologiques afin de confirmer l'hypothèse de départ.
    Il est intéressant de souligner que malgré les progrès effectués ces 10 dernières années en ce qui concerne les examens complémentaires, la neurologie est avant tout une spécialité médicale basée sur la clinique c'est-à-dire l'interrogatoire et l'examen du patient.