Portrait de isidore.duparc

Bonjour, je suis blessé et de la moelle épinière et je présente des troubles de la vessie et des sphincters. J'ai entendu parler de la Neurostimulation de Brindley. Quelqu'un peut-il me donner des renseignements supplémentaires à propos de cette méthode et des autres méthodes concernant les blessés médullaires et les troubles vésico sphinctériens ?

Portrait de albert boueno
J'aime 0

Neurostimulation de Brindley.
Il existe de nombreuses stratégies pour prendre en charge les troubles de la vessie et des sphincters des sujets paraplégiques ou tétraplégiques. Il existe actuellement en France à peu près 35 000 blessés de la moelle épinière. Régulièrement c'est-à-dire chaque année environ 800 nouveau blessés de la moelle épinière sont pris en charge et les deux tiers d'entre eux sont des blessés médullaires totaux. Les conséquences de ceux-ci sont l'apparition de troubles de fonctionnement de la vessie et des sphincters c'est-à-dire des muscles qui permettent habituellement de fermer les orifices tels que l'anus par exemple. Pour connaître, plus précisément pour avoir des renseignements supplémentaires sur différents termes qui sont dans cette article je vous conseille d'aller sur l'encyclopédie médicale Vulgaris pour avoir les différentes définitions.
Malgré les progrès qui ont été effectués ces dernières années sur les différents patients souffrant de ce type de pathologie et présentant des détériorations de l'appareil urinaire haut situé c'est-à-dire les infections qui récidivent et les reflux d'urine allant de la vessie vers les reins (reflux vésico-urétéral) s'accompagnant ou pas d'hydronéphrose c'est-à-dire de présence d'eau dans les reins différentes approche thérapeutiques c'est-à-dire différentes méthodes que ce soit chirurgicale ou médicale ont été proposés aux patients.
Tout d'abord pour prendre en charge une neurovessie hyperactive il existe des moyens 2 moyens de s'y prendre. Soit on essaye d'entraîner des pressions basses à l'intérieur de la vessie de façon à améliorer la continence c'est-à-dire le fait de pouvoir se retenir d'uriner et en même temps de protéger l'appareil urinaire. Ceci est possible si l'on effectue ce que l'on appelle des sondages intermittents ce qui permet d'éviter la vessie toutes les trois à quatre heures. Le plus souvent en donne en plus aux patients, des médicaments que les spécialistes appellent anticholinergiques. Néanmoins ceci entraîne des effets secondaires qu'il est nécessaire de surveiller essentiellement. Il s'agit avant tout d'une sécheresse buccale (sécheresse de la bouche) d'une constipation opiniâtre.
D'autre part les complications des sondages intermittents sont relativement nombreuses et peut-être fréquentes. Il s'agit avant tout des infections urinaires des hémorragies au niveau de l'urètre des infections de l'urètre et des inflammations de celles-ci, des rétrécissements de l'urètre et des complications de type inflammations de l'épididyme ou des testicules voir des prostates. Enfin la fertilité est susceptible de baisser et le patient peut voir apparaître des lithiases urinaires c'est-à-dire des calculs dans les urines.
Un deuxième possibilité est d'utiliser des contractions réflexe de façon à permettre le vidange de la vessie. Il s'agit d'une technique qui repose sur la libération de réflexe qui provienne de la moelle épinière. Dans ce cas le stimulus c'est-à-dire excitation la plus souvent utilisée est la percussion suspubienne c'est-à-dire que l'on percute au-dessus de la vessie au niveau de l'os du pubis. Il s'agit d'une technique qui est utilisée chez l'homme est tetraplégique qui ne peut pas se faire de sondage lui-même. À long terme cette technique est susceptible d'entraîner l'apparition de ce que l'on appelle une hyperactivité de la vessie ou une fatigue de celle-ci qui peut aboutir au claquage de la vessie.
En cas d'échec des deux précédents techniques il est possible d'envisager l'utilisation de toxine botulique à l'intérieur du détrusor c'est-à-dire de certaines zones bien précises de la vessie. Cette technique a pour but principal d'entraîner une paralysie du muscle lisses qui composent la vessie. La durée d'action de cette technique, du moins, des résultats et de six à neuf mois à ce qui impose d'eau de réinjecter régulièrement à l'intérieur de la vessie de la toxine botulique en utilisant la technique de voie endoscopique. On ne possède pas suffisamment de recul pour pouvoir évaluer efficacement cette technique qui nécessite d'autre part de poursuivre des sondages intermittents répétés.
La technique chirurgicale consiste à agrandir la vessie (entérocystoplastie) en pratiquant ce que l'on appelle une fente du dôme vésical et en y adjoignant un patch c'est-à-dire un segment d'intestin grêle que le chirurgien a préalablement détubulisé. Il s'agit d'une technique chirurgicale qui impose la poursuite de sondages intermittents. De façon générale les résultats ne sont pas mauvais il persiste des infections urinaires qui récidivent et dans un quart des cas on constate la formation de calculs urinaires. D'autre technique tel que la cystostomie continente ou l'urétrostomie cutanée iléal sont également possibles il s'agit de l'intervention de Bricker.
On n'en arrive maintenant à la Neurostimulation de Brindley. Il s'agit d'une technique de restauration de la fonction vésicale permettant d'obtenir une vidange de la vessie de manière volontaire après stimulation et à condition de s'assurer que l'on obtienne une continence efficace. Il est nécessaire pour cela de placer des électrodes au niveau des racines sacrées antérieures c'est-à-dire au niveau des racines c'est-à-dire des nerfs qui sortent de la moelle épinière au niveau du bassin ceci afin d'obtenir des mictions quand le patient le désir. La rhizotomie sacrée c'est-à-dire la section de ces racines de manière postérieure suprime ce que les spécialistes en urologie appellent l'hyperréflectivité détrusorienne et sphinctérienne. Cette technique améliore la continence et permet de protéger le haut appareil en entraînant le remplissage de la vessie avec une pression basse plus près de la physiologie c'est-à-dire d'une vessie normale.
Les patients qui portent une vessie neurologique centrale c'est-à-dire une vessie qui est trop active associée à une incontinence ou un risque sur l'appareil urinaire haut ceci bien entendu après une lésion de la moelle épinière ayant eu lieu au-dessus de la partie sacrée et une lésion médullaire au final totale c'est-à-dire complète donc entrant dans le cadre d'une paraplégie du tétraplégique sont la principale indication de la stimulation vésicale. L'implantation d'une neurostimulation de Brindley permettrait en théorie d'obtenir des mictions totales au bout de 12 mois dans 80 % des cas environ.
D'autre part les infections urinaires sont nettement diminuées. Enfin cette stimulation a également un impact sur l'amélioration des émissions des sels ainsi que sur l'érection (on parle d'érection électrostimulé) ceci chez certaines personnes uniquement qui ont présenté des altérations très intenses de l'érection. Bien entendu au final la qualité de vie des patients est nettement améliorée puisqu'il n'y a plus de sondages et plus de fuite non plus.

Participez au sujet "Blessé de la moelle épinière avec problèmes de vessie et de sphincter"