Portrait de Puce

L'une de mes amies âgée de 55 ans est atteinte d'un cancer primitif au sein. Quand elle est allée consulter, elle en avait gros comme un oeuf de poule. Trop tard pour l'opérer. Tâches sur les os. Chimio toutes les 3-4 semaines.
puis découverte de métastases au foie. On devait lui poser un dispositif dans le foie pour la chimio. Elle était sous corticoïdes et devait manger sans sel.
Elle est rentrée la semaine dernière de sa séance de chimio puis de scanner et d'IRM. Le bassin et les fémurs sont atteints. Il n'est plus envisageable de poser le dispositif dans le foie car l'envahissement des métastases est trop important. Les médecins ont décidé d'arrêter les corticoïdes. Qui peut me dire à quoi ils servaient ??? ....

Je pense objectivement qu'on ne lui fait pas de la chimio curative mais seulement de la paliative et là, ils ont décidé de faire un cycle de 4 semaines consécutives de chimio alors qu'elle y allait toutes les 3-4 semaines. Comment va-t-elle supporter cette fréquence intensive ??? ....

Quand son cancer s'est déclaré, elle était en instance de divorce. Son mari a arrêté la procédure qu'il pense qu'il se doit de l'accompagner jusqu'au bout. Mais c'est "un mur" , elle ne dit rien.

Qui peut me dire si elle a encore des chances de guérison ??? ... Si elle va souffrir car je ne le supporterais pas ??? ....
Le mari a essayé d'en parler au médecin de famille "référent" qui lui a dit que c'était un cancer très très avancé mais qu'il ne pouvait pas lui en dire d'avantage quant à l'évolution.

Mon propos n'est pas de renseigner le mari sur l'état de sa femme. Le couple est mort depuis plusieurs années et chacun vit de son côté. Mais je voudrais pouvoir dialoguer avec elle et pour ça, j'ai besoin de savoir.
Merci.
Je suis solide et peux tout lire.
Je préfère la vérité à la dissimulation.

Portrait de Puce
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Puce wrote:
L'une de mes amies âgée de 55 ans est atteinte d'un cancer primitif au sein. Quand elle est allée consulter, elle en avait gros comme un oeuf de poule. Trop tard pour l'opérer. Tâches sur les os. Chimio toutes les 3-4 semaines.
puis découverte de métastases au foie. On devait lui poser un dispositif dans le foie pour la chimio. Elle était sous corticoïdes et devait manger sans sel.
Elle est rentrée la semaine dernière de sa séance de chimio puis de scanner et d'IRM. Le bassin et les fémurs sont atteints. Il n'est plus envisageable de poser le dispositif dans le foie car l'envahissement des métastases est trop important. Les médecins ont décidé d'arrêter les corticoïdes. Qui peut me dire à quoi ils servaient ??? ....

Je pense objectivement qu'on ne lui fait pas de la chimio curative mais seulement de la paliative et là, ils ont décidé de faire un cycle de 4 semaines consécutives de chimio alors qu'elle y allait toutes les 3-4 semaines. Comment va-t-elle supporter cette fréquence intensive ??? ....

Quand son cancer s'est déclaré, elle était en instance de divorce. Son mari a arrêté la procédure parce qu'il pense qu'il se doit de l'accompagner jusqu'au bout. Mais c'est "un mur" , elle ne dit rien.

Qui peut me dire si elle a encore des chances de guérison ??? ... Si elle va souffrir car je ne le supporterais pas ??? ....
Le mari a essayé d'en parler au médecin de famille "référent" qui lui a dit que c'était un cancer très très avancé mais qu'il ne pouvait pas lui en dire d'avantage quant à l'évolution.

Mon propos n'est pas de renseigner le mari sur l'état de sa femme. Le couple est mort depuis plusieurs années et chacun vit de son côté. Mais je voudrais pouvoir dialoguer avec elle et pour ça, j'ai besoin de savoir.
Merci.
Je suis solide et peux tout lire.
Je préfère la vérité à la dissimulation.

Portrait de Para90
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Bonjour, la situation telle que décrite ressemble à celle vécue avec mon épouse , décédée il y a deux ans.Elle non plus ne parlait pas et la seule chose que j'ai pu faire, c'est envisager les soins palliatifs à domicile, mais son état ayant brutalement empiré, je l'ai conduite dans un service d'oncologie possédant une cellule de soins palliatifs composée d'un médecin, d'une infirmière et d'une psychologue. A son arrivée, son cerveau et ses poumons ressemblaient à un Gruyère! Il a fallu l'aider à ne plus souffrir, physiquement d'abord, rapidement moralement ensuite, ce qui s'est traduit par une perte de conscience irréversible, mais malgré tout, elle a souffert jusqu'au bout. Seule la mort l'a apaisée : elle avait l'air sereine, ce qui m' a aidé à la faire voir une dernière fois par notre fille alors âgée de 7 ans. La difficulté d'un patient silencieux fait qu'il est difficile de se rendre compte de son état de souffrance réel et par là les décisions tardives d'action d'accompagnement palliatif.

Portrait de Puce
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Merci de ce témoignage autant précis que douloureux.
Ca ne s'arrange pas puisque le taux d'hémoglobine s'éffondre et qu'elle a du être transfusée. Elle reprend le rythme des chimios deux semaines de suite et une semaine de repos.
Parfois, je me dis qu'elle voudrait certainement la paix mais qu'elle n'est pas capable de l'exprimer.

Cordialement
Puce

Portrait de Marie-Josée
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Bonsoir,

j'ai perdu ma mère le 27 novembre dernier même cancer que votre amie soit le sein il y a 9 ans et une récidive en avril 2004 au foie et aux os.Pas beaucoup de chance de rémission. Il s'est écoulé quand même 2 an et demi avant qu'elle nous quitte, donc je vous le dis il faut gardé espoir. Ma mère est parti suite à des complications d'un épanchement pleural. Elle ne s'est pas rendu au soins palliatif, elle s'est éteinte tranquillement sans douleure et complètement lucide.

Ce qui l'a mené aussi loin dans ce combat c'est l'espoir et l'acceptation de son destin. Si votre amie poursuit ses traitements c'est qu'elle y répond encore donc il y a de l'espior.

J'ai passé plus de 2 ans dans les hopitaux avec ma mère et ce dont vous parlé fait parti du quotidien des personnes atteintent du cancer. chimio, tranfussion, neutropémie etc ce n'est pourtant pas la fin pour autant.

C'est triste de voir les gens cessé de téléphoner ou de rendre visite parce qu'ils ne savent pas quoi dire. Il faut en parler avec la personne. Il y a plusieurs étapes à l'acceptation, mais il faut s'entourer de ressource et mettre notre peine de coté pour lui apporter un vrai support tant moral que physique.

Si toute fois son état se déteriore, soyez sans crainte les soins palliatif servent à apaiser la douleure et maintenir le patient comfortable, c'est leur devoir.

Je vous souhaite bonne chance et j'ai encore confiance que la medecine viendra à bout de ce fléau un jour.

Participez au sujet "besoin de savoir puisqu'elle ne dit rien .."