Portrait de mag001

bjr voila mon probleme mon oncle sort de cure de desintox il y a 4 jours
pour le moment il habite chez moi et la ce matin je l ai surpris en train de se servir de l alcool ke j avais caché il me dit le dis pas c trop dur et la j avou etre perdu et pas savoir ke faire si vs avez ete ds ma situation ou situation simillaire merci de m apporter vos conseil bizzzzz a ts

Portrait de maryread
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La rechute, évidemment ça arrive.

Il ne suffit pas de prendre en charge le problème de désintoxication alcoolique mais également de permettre à l'alcoolique que comprendre ce qui se passe pour lui avec le produit alcool pour atteindre une phase de consolidation psychologique.

Elle est complexe et dure souvent plus d'une année.

Elle nécessite le plus souvent la participation d'équipes psychologiques spécialisées.

Le discours doit être clair : un patient alcoolo-dépendant ne doit plus toucher une goutte d'alcool. Il ne semble pas exister de micro-doses n'entraînant pas un risque de rechute : ceci s'applique aussi bien à la boisson qu'à la préparation de certains gâteaux, voire même à l'utilisation de médicaments solubles dans l'alcool ou par voie cutanée (parfums).

Les séances de psychothérapie en groupe permettent de rappeler ce qu'est la dépendance corporelle à l'alcool et également aux patients de se redonner à eux-mêmes de la valeur. Elles permettent de se remémorer les situations de l'enfance ou de la jeunesse qui ont abouti à l'alcoolisme. Le patient alcoolique présente une déficience 'enzymatique' ou 'autre' (encore inconnue) comme un patient diabétique qui rend la drogue alcoolique absolument interdite. Même une petite dose (par exemple dans un gâteau) va entraîner chez le patient un sentiment d'inconfort par le souvenir de l'alcool.

En ce sens, c'est une nouvel isolement que va vivre le patient alcoolique puisque désormais tout alcool (et donc pour beaucoup toute fête familiale ou sociale) sera proscrit. Il conviendra pour lui de trouver les mécanismes de défense lui permettant de s'intégrer dans les groupes ou dans sa famille sans paraître idiot parce qu'il ne boit pas.

Cette phase de consolidation doit aussi concerner la famille du patient qui doit réapprendre à vivre avec un sujet redevenu tempérant mais fragile. Parfois, malheureusement, la famille a été disloquée par l'alcoolisme du patient. C'est là que le rôle des associations d'anciens buveurs peut prendre toute son importance.

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