Portrait de maried

Bonjour,
Mon mari et moi sommes mariés depuis 25 ans. Nous avons un fils de 20 ans. De son 1er mariage il a un fils et une fille. Nous avions alors tout pour être heureux, jusqu'au jour où son fils aîné alors âgé de 29ans a décidé de quitter la vie. C'est alors que tout a commencé a devenir compliqué. Il est passé par toutes les phases : la culpabilité, la colère, la haine, le repli sur soi, l'envie de mourir, l'agressivité, l'irritabilité... Il a arrêté de travailler pendant 3 ans. Puis tout à coup,il a décidé de voir du monde et un ami l'a embauché comme barman. A partir de là, il a repris goût à la vie et c'est vrai, j'avais l'impression de retrouver l'homme que j'avais connu avant. Ses soirées étaient au bar avec ses amis et il ne rentrait jamais avant 2 ou 3h du matin et pas toujours très frais. Mais qu'importe, j'ai accepté parce que je sentais qu'il en avait besoin et qu'il allait mieux. Cette situation a duré plus d'1 an, jusqu'au jour où son ami a pris la retraite et le bar a fermé. A nouveau la déprime s'est installée et tout est remonté à la surface. Il m'a rendu responsable de tous ses maux : son entreprise pour laquelle il était en redressement judiciaire, la mort de son fils, mon manque d'amour pour lui, le fait que je ne servais à rien. Il se sentait inutile et trop vieux (53 ans) pour travailler. Il me disait : comment pourrais-je t'aimer puisque je ne m'aime pas... Lorsque je rentrais du travail, il n'était jamais à la maison. Il était au bar avec ses amis et ne rentrait qu'à 2 ou 3h du matin, ou pas du tout. Il passait les nuits dans la voiture. J'avais beau l'appeler je tombais sur sa messagerie. En revanche lorsqu'il m'appelait au milieu de la nuit, je répondais parce que j'avais peur qu'il fasse une bêtise. La plupart du temps il avait bu et ses discours étaient terrifiants : non, je ne vais plus rentrer, je suis bien dans la voiture, j'écoute de la musique, je ne sais pas même pas où je suis, fous-moi la paix, reste dans ton monde de minable.... Il revenait toujours, la honte au ventre. Je l'ai encouragé à reprendre goût à la vie en lui disant qu'on l'aimait, qu'on avait besoin de lui et qu'il comptait beaucoup, que s'il voulait on pourrait consulter ensemble un psy. Il me riait au nez en me disant qu'il n'avait pas besoin de ça,que c'est lui qui le rendrait malade. Il a trouvé un emploi d'intérimaire et à nouveau le moral est revenu. Il y a 1 mois, il n'a pas renouvelé son contrat sous prétexte que son chef lui cassait les pieds. Il est irritable au possible et dès que j'ouvre la bouche c'est pour m'envoyer sur les roses. Jeudi soir il n'est pas rentré, il est parti chez un copain à 50kms de chez nous sans même me prévenir. Vendredi, il m'a téléphoné pour ne pas que je m'inquiète. Vendredi soi à 18h il m'appelle pour me dire qu'il accompagne un copain qui a fait une crise d'épilepsie à l'hopital et que je ne pourrais pas le joindre car il n'avait plus de batterie sur son portable. Samedi à 10h30 il me rappelle pour me dire qu'il a passé la nuit à l'hopital et qu'il attend que l'on fasse un encéphalogramme à son copain et qu'après il rentre, mais il ne sait pas à quelle heure. Depuis, plus rien, j'appelle et je tombe directement sur sa messagerie. Connaissez-vous une personne dans votre entourage qui a ce type de comportement et que dois-je faire? J'ai besoin de vos témoignages. Merci

Portrait de Soledad
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Bonjour,

Je vous écris, non pas que je connaisse quelqu'un dans mon entourage qui ait le même comportement que votre mari. Mais j'ai lu votre témoignage et j'imagine votre calvaire... Pour l'instant, vous n'avez pas de réponse sur le forum, et je sais que c'est dur de confier ses problèmes et de ne pas avoir de retour. Je voudrais simplement vous dire ce que m'inspire votre expérience, et ce que je peux vous répondre de par mon vécu. Vous dites que vous lui avez proposé de voir un psy "ensemble" : mais il faudrait sans doute qu'il commence par voir quelqu'un seul, car il est évident qu'il est souffrant et nécessite un traitement. Par ailleurs, il faut vous préserver, vous. C'est extrêmement important. Ne pas tout focaliser sur le fait qu'il vous appelle, qu'il soit joignable ou pas. Cela doit vous être certainement difficile car vous semblez l'aimer toujours. Sans doute aussi ne pas culpabiliser : si vous avez fait tout ce qui était en votre pouvoir pour l'aider, que pouvez-vous faire de plus ? Enfin, tâcher de vous entourer, d'être soutenue, par des amies, de la famille, un psy (même si ce n'est pas vous la malade). J'espère que mes suggestions n'ont pas été trop maladroites. Je vous souhaite vraiment de vous en sortir.

Portrait de maried
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Bonsoir Soledad,

Je vous remercie pour votre réponse. Non, vos suggestions n'ont pas été maladroites, bien au contraire, elles ont été réconfortantes au moment précis où j'avais besoin d'exposer tout ce que j'avais sur le coeur.
Je ne veux pas ennuyer ma famille et mes amies avec nos histoires. Seuls ma belle fille qui vit à 300 kms de chez nous et mon fils connaissent parfaitement la situation. C'est peut-être un tort ?

Je dirais que mon mari est partagé entre ange et démon, qu'il ne sait plus où sont les vraies valeurs, qu'il fait passer ses amis avant sa famille. Et pourtant, dans ses moments de lucidité, il reconnait qu'il n'a pas le droit de nous faire souffrir, qu'il nous aime et que nous sommes tout pour lui.
C'est déroutant car je n'arrive plus à maîtriser la situation et je me sens parfois perdue.

Merci pour vos encouragements. Bonne soirée.

Portrait de Soledad
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Bonsoir,

Donc, il faut vraiment vous entourer davantage ! Si vous n'avez pas envie d'ennuyer vos proches (et peut-être une certaine honte, c'est compréhensible), allez voir un psy, je vous assure que si vous tombez sur quelqu'un de bien (c'est à dire humain - il y en a), cela vous réconfortera vraiment. Le fait que vous ayez eu recours à ce forum prouve que vous avez besoin de parler de cela.

Bonne soirée.

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Articles à lire concernant "Besoin d'aide"

  • Durant la grossesse, le nombre des plaquettes doit être identique à ce qu'il est en dehors de la grossesse, c'est-à-dire compris entre 150 000 et 300 000.
    La thrombopénie (baisse du nombre des plaquettes) durant la grossesse est soit un signe de curiosité biologique, soit un signe d'alerte important concernant une éventuelle pathologie de la mère ou de l'enfant.
    Le taux de plaquettes s'abaisse en fin de gestation et, chez 8 % des femmes, le taux est quelquefois inférieur à 130 000 par millilitre, voire à 100 000 par litre.

    On ne connaît pas exactement la cause de la thrombopénie. Le risque d'hémorragie durant l'accouchement est nul si la femme a plus de 100 000 plaquettes par millilitre.

     

     

  • L'hypertension rénovasculaire est une hypertension artérielle due à une diminution du débit de la circulation sanguine à l'intérieur de l'une ou des deux artères du rein.

    L'hypertension rénovasculaire est le résultat d'une sténose c'est-à-dire d'un rétrécissement de l'artère rénale dû le plus souvent à la constitution d'une plaque d'athérome c'est-à-dire d'un dépôt de corps gras (athérosclérose) recouvrant le revêtement interne de l'artère. En l'occurence ce type d'affection concerne essentiellement les individus âgés de plus de 50 ans, diabétiques, présentant une obésité plus ou moins importante plutôt sédentaires et ayant une nourriture inadaptée, particulièrement grasse.

    Moins souvent la sténose est le résultat d'une dysplasie fibromusculaire c'est-à-dire d'une anomalie de la paroi de l'artère. Dans ce cas l'hypertension rénovasculaire concerne alors les individus jeunes et plutôt de sexe féminin.

    Dans les deux cas le processus (les spécialistes en néphrologie parlent de physiopathologie) est le suivant. La sténose c'est-à-dire le rétrécissement du diamètre de l'artère où l'occlusion de l'artère rénale provoque une diminution de l'irrigation du rein. Ceci a pour but de stimuler la production de rénine qui est une substance qui à son tour provoque la sécrétion exagérée d'aldostérone secondairement. Il faut signaler néanmoins que toutes les sténoses de l'artère rénale n'entraînent pas automatiquement  une élévation de la tension artérielle. Il faut pour cela une réduction de la lumière des vaisseaux c'est-à-dire de l'intérieur du vaisseau de plus de 60 % pour que l'hypertension artérielle apparaisse.

    Les autres causes d'apparition d'hypertension artérielle rénovasculaire sont :
    Les vasculites auto-immunes comme par exemple la maladie de Takayasu (assez fréquente en Asie), les lésions de l'artère rénale comme cela survient au cours de la thrombose, de l'embolie, de certains traumatismes de la colonne vertébrale, de l'anévrisme artériel ou artérioveineux survenant après un traumatisme, de la compression extrinsèque de l'artère rénale par une tumeur cancéreuse ou une tumeur bénigne, une fibrose rétropéritonéale, un anévrisme de l'aorte, un kyste hydatique et une  hydronéphrose.

    Les conséquences sont les suivantes :

    • Élévation de la tension artérielle généralement très importante, mais pas toujours et résistante aux traitements habituels, concernant notamment les sujets de moins de 20 ans et de plus de 50 ans.
    • Destruction du rein aboutissant à une incapacité de celui-ci à exercer ses fonctions essentielles en particulier la filtration du sang aboutissant la formation de l'urine.

    L'examen du patient permet de mettre en évidence un souffle (pour les spécialistes en cardiologie systolique) grâce à l'auscultation avec le stéthoscope, au niveau de l'épigastre ou de la loge rénale.

    Le diagnostic s'oriente vers une hypertension artérielle rénovasculaire si, par exemple l'interrogatoire du patient retrouve des antécédents de traumatismes ayant porté spécifiquement sur le dos, au niveau des reins. Les antécédents d'embolie ou d'anévrisme artériel ainsi que l'asymétrie de taille des reins, également.

    Les examens de laboratoire ont pour but de doser la rénine dans le plasma (parti liquidienne du sang). Le sang doit être prélevé pour cela dans une veine périphérique et le résultat mis en relation avec l'excrétion de sodium dans les urines de 24 heures. En cas de sténose rénale le taux est augmenté de 50 %. Signalons qu'un taux normal ne doit pas exclure le diagnostic d'hypertension artérielle rénovasculaire.
    Il est nécessaire également de faire passer au patient un test au captopril. Il faut doser la rénine plasmatique après avoir bloqué le système rénine-angiotensine en administrant 1 mg par kilogramme de captopril. En présence d'une sténose rénale la réponse de la rénine plasmatique au blocage est plus intense qu'habituellement.
    Le dosage de la rénine dans les deux veines rénales doit être effectué également. Pour cela le sang est prélevé dans les veines des deux reins en passant par une artère. Le diagnostic est obtenu quand le taux de rénine dans le sang en provenance des veines rénales est une fois et demi à deux fois supérieur au taux de rénine artérielle. En cas de rétrécissement d'un seul côté, le taux de rénine est diminué du côté atteint.
    Les analyses de sang recherche également un hyperaldostéronisme secondaire avec hypercalciurie, hypokaliémie et alcalose métabolique. Le taux de rénine et d'aldostérone est élevée (le patient étend sous régime salé normal).

    L'imagerie médicale comprend l'angioscanographie hélicoïdale qui permet d'étudier les artères rénales depuis leur naissance (à partir de l'ostium) jusqu'à leur arrivée à l'intérieur du rein proprement dire c'est-à-dire le parenchyme rénal.
    L'I.R.M. et l'angioscanner sont particulièrement sensibles et très spécifiques.
    L'échographie-doppler a également une bonne spécificité peut-être un peu moins que l'I.R.M..
    Le néphrogramme isotopique permet de visualiser de rein normal et le rein insuffisamment perfusé c'est-à-dire recevant peu de sang.
    L'angiographie digitalisée rénale est une méthode invasive c'est-à-dire plus dangereuse pour le malade mais plus complète surtout en ce qui concerne les artères de petit calibre. Elle comprend l'artériographie rénale qui permet de distinguer une lésion liée à l'athérome d'une dysplasie fibromusculaire. Néanmoins ces l'examens comporte des risques liés à l'utilisation du produit de contraste qui est injecté.
    L'urographie intraveineuse avec clichés minutés précoces permet de noter une différence de taille entre les deux reins de plus de 1,5 cm. À noter un retard d'opacification du côté de l'artère sténosée.

    Le traitement de l'hypertension rénovasculaire consiste d'abord à corriger la sténose en intervenant chirurgicalement. Le but de l'opération est de pratiquer une angioplastie endoluminale autrement dite une dilatation de l'artère rénale en utilisant une sonde à ballonnet qui est introduite à l'intérieur de l'artère rénale et ceci en effectuant contre radiographique. Le gonflement du ballonnet permet l'agrandissement de la lumière artérielle c'est-à-dire du passage de la circulation sanguine vers le rein.

    Quelquefois il est impossible d'intervenir chirurgicalement car la personne est âgée ou bien présente suffisamment de problèmes pour ne pas être opéré. Il faut alors avoir au cours à des médicaments hypotenseurs c'est-à-dire ayant pour but de diminuer la tension artérielle. C'est le cas des inhibiteurs de l'enzyme de conversion dont le rôle est de bloquer la formation d'angiotensine. L'angiotensine est une substance entraînant l'apparition d'une hypertension artérielle.

  • Volume occupé par les globules rouges par rapport à la quantité de sang total (globules rouges plus plasma) exprimé en pourcentage.

  • La calciurie est le taux de calcium dans les urines.

     

  • L’hypercalcémie correspond à un taux de calcium sanguin trop élevé. Cette augmentation de la concentration du calcium dans le sang apparait généralement au cours des maladies caractérisées par une ostéolyse ou hyperostéolyse (destruction du tissu osseux). 

    La limite normale de calcium dans le sang est de 2,63 millimoles par litre (mmol/L). Au delà de cette limite, le patient est atteint d’hypercalcémie. 

    Ce taux trop élevé de calcium dans le sang entraîne le syndrome hypercalcémique.

    EN SAVOIR PLUS SUR LE SYNDROME HYPERCALCÉMIQUE