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est ce que l'apnée du sommeil peut etre une cause de l'atrophie d'une partie du cerveau ? merci pour vos réponses

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Cette réponse comporte deux réponses voici la première.

Il y a beaucoup de choses à dire sur l'apnée du sommeil qui se définit comme l'arrêt intermittent du débit aérien au niveau du nez et de la bouche durant le sommeil. On considère qu'une apnée Le syndrome des apnées du sommeil est un trouble clinique qui associe des apnées c'est-à-dire des apnées respiratoires qui récidivent durant le sommeil.
L'importance des apnées du sommeil est en relation directe avec l'une des principales causes d'un sommeil excessif durant la journée. Autrement dit si un patient présente, un individu présente un désir de dormir durant la journée c'est qu'il s'agit sans doute d'une apnée du sommeil. L'apnée du sommeil intéresse plus fréquemment les hommes (4 %) que les femmes (2 %) pour un âge moyen.
Les causes de l'apnée du sommeil sont soit centrales c'est-à-dire dues à un dérèglement des processus neurologiques ou si vous préférez des zones situées au niveau du cerveau, zone qui règle la respiration (en particulier le système réticulé et le bulbe rachidien (. La deuxième cause d'apnée du sommeil est obstructive c'est-à-dire que l'air ne passe pas bien dans l'appareil respiratoire. Autrement dit en ce qui concerne le système nerveux il est possible de considérer que la commande nerveuse de l'ensemble des muscles de l'appareil respiratoire est diminuée ou abolie totalement de façon transitoire. À l'inverse en ce qui concerne les apnées du sommeil de nature obstructive, l'air s'arrête malgré une commande respiratoire normale ou active mais en raison de l'occlusion (fermeture) des voies aériennes au niveau de la partie orale du pharynx (situées derrière la bouche).
Les apnées du sommeil de nature obstructive
l'élément principal dans les apnées du sommeil de nature obstructive est l'occlusion des voies aériennes supérieures habituellement au niveau de l'oropharynx. Dans ce cas l'apnée est le résultat d'une asphyxie qui survient progressivement jusqu'à ce que se produise un bref réveille qui va permettre aux voies respiratoires de fonctionner normalement et donc de récupérer un débit aérien normal c'est-à-dire physiologique. Dans ce cas le patient se rendort ensuite et la fréquence des événements se répète généralement quatre à 500 fois au cours d'une nuit ce qui est responsable d'une fragmentation importante du sommeil et qui entraîne donc un sommeil non récupérateur et le lendemain un désir de dormir dans la journée.
Le sommeil joue un rôle permissif mais crucial en réduisant l'activité des muscles et de la réponse réflexe protectrice face à des pressions des voies aériennes au-dessous de la pression atmosphérique. En plus si le patient a absorbé de l'alcool ceci constitue un facteur qui influence négativement et occasionne la dépression sélective sur les muscles respiratoires supérieurs et aucune répercussion sur le réveil qui termine chaque apnée. Chez la plupart des patients la perméabilité des voies aériennes est aussi compromise structurellement (de part leur anatomie) et prédispose ainsi à l'occlusion. Chez une minorité de patient l'anomalie structurelle est en rapport avec des perturbations anatomiques évidentes. Il peut s'agir par exemple d'une augmentation du volume des amygdales, d'une modification de la mâchoire ou d'une grosse langue. Néanmoins chez la majorité des gens l'anomalie structurelle entraîne une subite réduction de la taille des voies aériennes qui peut souvent être appréciée au niveau du pharynx pouvant également être ni en évidence par l'imagerie médicale (IRM, scanner). L'obésité bien entendue, chacun le sait, contribue fréquemment la réduction de taille des voies et est supérieures en augmentant le dépôt graisseux dans les tissus mous du pharynx et par la compression du pharynx (syndrome de Pickwick) par des masses graisseux superficiels au niveau du cou. Des études plus sophistiquées montrent aussi une compliance des voies aériennes élevées c'est-à-dire que les voies aériennes sont souples et ont ainsi tendance à se collaber c'est-à-dire à s'effondrer sur elles-même.
Le rétrécissement des voies aériennes supérieures durant le sommeil qui prédispose aux apnées du sommeil obstructif entraîne inévitablement à ronflement. Chez la majorité des patients ce ronflement est le résultat des troubles liés à l'obstruction. Néanmoins la majorité des ronfleurs n'ont pas de trouble en rapport avec ce type de symptômes de même qu'il n'existe pas d'éléments précis pour associer le ronflement en lui-même avec des risques à long terme pour la santé. Ainsi en l'absence d'autres symptômes, un ronflement isolé ne justifie pas un bilan pour rechercher une apnée du sommeil de type obstructif mais doit entraîner des conseils de prévention particulièrement en regard du surpoids et de la consommation d'alcool. Autrement dit un patient présentant une apnée du sommeil doit éviter de prendre du poids inutilement et surtout d'absorber de l'alcool.
Les épisodes récidivants d'asphyxie durant la nuit et le réveil pendant le sommeil caractérise les apnées du sommeil obstructif et conduisent à une série d'anomalies physiologiques secondaires qui entraînent chez certains patients des complications cliniques de ce syndrome. Les manifestations les plus fréquentes sont des troubles cognitifs et du comportement qui sont en rapport avec la fragmentation du sommeil et la perte du sommeil lent induite par les réveils répétés et hypoxie cérébrale nocturnes (diminution de la vascularisation donc de l'oxygénation du cerveau durant la nuit sur la parenthèse. La manifestation la plus envahissante et hypersomnie diurne (excès de sommeil durant la journée). Au début hypersomnie diurne se manifeste seulement dans les situations calmes telles que la lecture ou lorsque le patient regard la télévision est au fur et à mesure que la pathologie évolue hypersomnie empiète sur toutes les activités de la journée et est susceptible de devenir désagréable voire dangereuse. En effet, ceci est particulièrement le cas des conducteurs de voitures.
L'examen indispensable quand on suspecte une apnée du sommeil de type obstructif est la polysomnographie. Il s'agit d'une étude détaillée du sommeil durant la nuit qui comprend l'enregistrement avec un électro encéphalogramme, un électro oculographie et un électromyogramme effectué sous le menton permettant d'identifier les différents stades du sommeil. La saturation en oxygène par le doigt est également effectué. La fréquence cardiaque est également relevée et la mesure continue de la pression du gaz carbonique à travers la peau (transcutanée) et quelquefois très utile en particulier chez les patients avec des apnées du sommeil de type central.
Néanmoins la polysomnographie consomme énormément de temps et d'argent. C'est la raison pour laquelle des systèmes fonctionnant à la maison (monitoring ambulatoire du sommeil) permet d'explorer ce type d'apnée du sommeil. Ceux-ci bientôt d'une apporte pas de certitude clinique et le rôle des études du sommeil simplifié et sans surveillance reste à déterminer. Néanmoins chez des patients qui présentent une forte probabilité d'apnée du sommeil dont le diagnostic est porté à cause de ronflement, d'étouffement ou de gasps nocturnes des apnées constatées par un témoin lors du sommeil est une fatigue ou une somnolence durant la journée l'enregistrement de la saturation en artériels en oxygène pendant la nuit suffit quelquefois à confirmer le diagnostic et permet de se passer d'une polysomnographie complète. Chez un patient de ce type à un résultat négatif n'élimine pas tout de même le diagnostic est une polysomnographie à ce moment-là doit être effectué. Le traitement des apnées du sommeil obstructif quand celles-ci sont sévères c'est-à-dire quand elles occasionnent une somnolence diurne importante ou plus de 30 accès obstructifs et réveils par heure de sommeil il est nécessaire de mettre en place une ventilation en pression positive continue de manière nasale. Ceci porte le nom de PPC. Cette technique s'effectue grâce un masque nasal qui fonctionne comme une véritable attelle pneumatique empêchant l'occlusion des voies aériennes du pharynx. Le plus souvent ce type d'appareil est bien toléré mais il faut nécessairement en entraînant de quelque nuit. Le plus souvent les patients eux-mêmes disent que le lendemain ils sont beaucoup moins fatigués et de ce fait ils supportent mieux l'appareil.
Pour les patients qui ne supportent pas ce type d'appareil il est nécessaire d'envisager la chirurgie des voies aériennes supérieures qui porte le nom de uvulopalatopharyngoplastie, qui est la procédure la plus fréquemment pratiquée. Cette procédure vise à augmenter la lumière c'est-à-dire l'agrandissement ou la quantité d'air qui passe dans le pharynx. Elle comporte une résection (en coupe) des tissus mous qui sont en excédent. Quelquefois il est proposé aux patients de pratiquer une chirurgie maxillo-faciale. Celle-ci donne des résultats variables mais est particulièrement efficaces chez les patients atteints d'anomalies osseuses du crâne et du visage.
Quant un patient présente une apnée nocturne de type obstructif de gravité faible moyenne il suffit quelquefois de leur proposer un amaigrissement modéré et l'éviction d'alcool et de dormir en décubitus dorsal c'est-à-dire sur le dos tout en supprimant le tabac et en améliorant la perméabilité au niveau du nez c'est-à-dire d'améliorer la pénétration de l'air au niveau du nez. On dispose également de dispositifs endobucaux c'est-à-dire que l'on met à l'intérieur a l'intérieur de la bouche qui sont quelquefois efficaces. Ceci vise à modifier la position du maxillaire inférieur c'est-à-dire la mâchoire inférieure et de la langue et qui sont souvent mieux tolérées que les appareils dont nous avons parlé précédemment c'est-à-dire ceux de la ventilation en pression positive continue.
Les médicaments sont en général inefficace sauf chez les patients qui ont des troubles liés de façon prédominante à la fin de sommeil paradoxal en particulier il existe un médicament qui porte le nom de protriptyline ou la fluoxétine sont quelquefois efficaces.

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Voici la deuxième réponse, complementaire la première.
Voyons maintenant l'apnée du sommeil de nature centrale qui peut éventuellement être en rapport avec le cerveau, c'est la question que vous posez. L'élément caractéristique dans les apnées du sommeil de nature centrale ou d'origine centrale est une abolition transitoire de la commande centrale des muscles ventilateurs. Autrement dit une modification au niveau du cerveau est susceptible d'entraîner des perturbations de fonctionnement des muscles qui permettent le fonctionnement de l'appareil respiratoire. Plusieurs mécanismes de sous jacents peuvent entraîner un arrêt de la commande respiratoire durant le sommeil tout d'abord on retrouve des altérations du système métabolique (fonctionnement général de l'organisme) contre respiratoire de l'appareil neuro-musculaire respiratoire des altérations entraîne le plus souvent un syndrome de ce qu'on appelle une hypoventilation alvéolaire chronique qui survient en plus des apnées du sommeil central et qui s'aggrave durant le sommeil quand l'effet stimulant de l'éveil sur la respiration est aboli. Autrement dit durant le sommeil la participation du cerveau à la respiration est importante. Le fait de dormir diminuer sa participation du cerveau.
S'il existe des apnées du sommeil central qui surviennent en raison de l'instabilité transitoire du système de contrôle respiratoire par ailleurs normal. L'élément commun à tous ces troubles est le suivant : un taux de pression de CO2 durant le sommeil qui diminue transitoirement en dessous du taux de pression de CO2 devient critique et qui est nécessaire pour engendrer un rythme respiratoire autrement dit quand le taux de gaz carbonique variable dans le sang ceci doit mettre en branle altérations et c'est ce qui ne se fait pas chez certains patients présentant des appelés du sommeil central.
Donc pour répondre à votre question et donner des renseignements supplémentaires entre le volume du cerveau et il apnée du sommeil central on peut dire qu'il n'y a pas de relation entre ce volume. Néanmoins chez certains patients présentant des troubles neurologiques centraux, la relation existe. C'est la raison pour laquelle il est nécessaire de rechercher précisément grâce à l'imagerie médicale une éventuelle lésion du cerveau susceptible d'entraîner, essentiellement au niveau du bulbe rachidien et de la substance réticulée des lésions. Le traitement de ce type d'apnée est identique à celui de l'apnée du sommeil d'origine obstructive c'est-à-dire une oxygénothérapie (apport d'oxygène) pendant la nuit quelquefois aussi de stimuler la respiration en donnant de l'acétazolamide ou du triazolam des résultats sont variables.
Je vous conseille, comme d'habitude, de lire, dans l'encyclopédie médicale vulgaris, les termes que vous n'avez pas compris.

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qu est qu'une petite atrophie globale corticale symetrique ? quels sont les symptomes et qu est que ça peut provoquer merci de votre réponse

Portrait de diane Gagnon
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jai tres peur dianostic scan atrophie cerveau jai déja eu traumatis crane pas de symptomes a part migraines a quoi puige matendre pas encore passer irm une réponce serais tres aprécier

morte de peur !!

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