Portrait de aurélie112483

Bonjour, actuellement étudiante puéricultrice, j'effectue un stage en service de néonatologie, je dois réaliser un travail sur les incompatibilités groupe/rhésus. Je vous joint mon travail ci dessous. Pouvez vous me dire si il y a des réajustements ou des compléments à faire? Merci par avance. Aurélie

Allo immunisation

Définition : C’est une incompatibilité entre le sang de la mère et celui de son bébé.
La mère développe des anticorps contre le sang de son bébé.
L’immunisation rhésus est la plus fréquente et la plus grave.
Les types d’antigènes en cause :
- l’antigène rhésus D : c’est la plus grave des incompatibilités
Le rhésus : C’est un antigène situé en périphérie des globules rouges. Quand l’antigène est présent, la personne est dite rhésus positif, à l’inverse lorsque l’antigène n’est pas présent la personne est rhésus négatif.
Dans quels cas ? : L’incompatibilité rhésus se produit lorsque la mère est rhésus positif et que le père est rhésus négatif, l’enfant a 2 chances sur 3 d’être rhésus positif.
Que se passe-t-il ? : Lors d’une grossesse si l’enfant est rhésus positif et que la mère est rhésus négatif, la mère va fabriquer de anticorps anti rhésus positif afin de se protéger de l’intrusion de rhésus inconnus au sein de son organisme. Lors d’une première grossesse cela ne va pas représenter de dangers puisque les anticorps sont produits habituellement en fin de grossesse, trop tard pour affecter le bébé. Cependant lors d’une prochaine grossesse, si l’enfant est également rhésus positif les anticorps fabriqués lors de la première grossesse vont s’activés et passés la barrière placentaire : ils vont aller détruire les globules rouges du fœtus provoquant une anémie fœtale grave. En revanche ces anti-D sont sans risque pour la mère.
Après la naissance, la destruction des globules rouges se poursuit et libère la bilirubine, pigment jaune qui provoque chez l’enfant un ictère. Dans les formes graves, la bilirubine est produite en gr ande quantité et va rapidement s’accumuler ; elle peut alors devenir toxique pour le cerveau du bébé, en l’absence de traitement. Ces manifestations correspondent à la Maladie Hémolytique Rhésus.
Les principaux traitements vont être les séances de photothérapie contre l’ictère nucléaire qui affecte les noyaux gris centraux et les transfusions contre l’anémie.
Dans les cas graves d’anémie une exsanguino-transfusion peut être réalisée :
Cela permet de corriger l’anémie du fœtus en ponctionnant une veine du cordon, ce qui permet d’attendre une meilleure maturité du fœtus pour pouvoir le faire naître. Dans ce cas, de petits volumes de sang fœtal sont alternativement soustraits et remplacés par du concentré érythrocytaire.
De plus, l’hémolyse provoque chez le foetus une hypertrophie du foie et de la rate, une ascite aboutissant rapidement à un tableau d’anasarque foeto-placentaire puis une mort fœtale in utéro en l’absence de traitement.
Depuis de nombreuses années, une prévention est mise en place :
Dans toutes les circonstances ayant pu favoriser l'apparition des anticorps toxiques, une vaccination anti-rhésus va être pratiquée. Dans les 72 heures après l'accouchement, on injecte des anticorps (gammaglobulines portant des anti-D) qui vont neutraliser les globules rouges rhésus positif avant que la mère n'ait eu le temps de développer ses propres défenses immunitaires.
Par ailleurs, on recherche systématiquement chez les futures mères Rhésus négatif, dont le partenaire est Rhésus positif, la présence de ces anticorps néfastes. Ce dépistage s'effectue grâce à une prise de sang où l’on recherche les RAI (recherche d’agglutinines irrégulières) à quatre reprises (au minimum) pendant la grossesse lors du premier trimestre et des sixième, huitième et neuvième mois.
Lorsque ces anticorps délétères sont décelés, la future mère est dirigée vers un centre spécialisé, afin d'apprécier l'état de l'enfant et de le traiter le plus rapidement possible.

Les mécanismes de l’immunisation :
Deux types d’évènements conduisent à l’allo immunisation maternelle :
- la sensibilisation par grossesse antérieure : lors de la précédente grossesse, il y a sensibilisation de l’organisme maternel contre un antigène fœtal du fait d’un passage même minime de sang fœtal lors de l’accouchement, d’une IVG, d’une amniocentèse, d’une grossesse extra utérine, d’un placenta prævia…..
- la transfusion sanguine antérieure de sang phéno-incompatible

- les antigènes du groupe ABO :
L’incompatibilité dans le système ABO se produit chez les enfants de groupe A, B ou AB dont la mère est de groupe O. L’immunisation maternelle se produit à l’occasion d’une infection antérieure banale au cours de laquelle un phénomène d’immunisation croisée se produit. Il existe une grande similitude entre un antigène porté par l’agent infectieux et l’antigène A et B. Les anticorps maternels produits en réponse à l’infection vont reconnaitre par erreur l’antigène A ou B des hématies et entrainer une hémolyse. Ce sont des agglutinines irrégulières capables de passer la barrière placentaire contrairement aux anticorps naturels anti A et anti B qui ne passent pas la barrière placentaire et n’entrainent pas d’hémolyse fœtale.
Elle peut se produire dès la première grossesse et ne donne pas d’atteinte fœtale sévère. Elle provoque une maladie hémolytique néonatale avec ictère et anémie le plus souvent modérés.
- les autres antigènes :
Les incompatibilités sont rares mais peuvent être sévères. Le diagnostic a pour but de rechercher systématiquement chez toutes femmes enceintes les agglutinines irrégulières ainsi qu’un test de Coombs chez le nouveau-né présentant un ictère. Les antigènes concerné sont principalement l’antigène Kell et l’antigène « c » du système rhésus.

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