Portrait de MAAU

Bonjour à tous,
J'ai appris voilà quelque temps que j'avais un micro-adénome hypophysaire. Des prises de sang m'ont été prescrites pour voir ce qu'il déréglait, j'ai reçu les résultats il y a plus de 3 semaines. Mes mon médecin n'a pas voulu s'engager dans une analyse des résultats et a préféré les envoyer à un spécialiste... Mais je commence à devenir de plus en plus impatiente de savoir ce que ces résultats signifient et ce que j'ai pu lire sur internet et les différents forums ne m'avancent pas trop vu que je n'ai pas les mêmes résultats que ceux des personnes qui ont "témoigné"... Je suis une femme de 23 ans...
Si vous pouviez éclairer ma lanterne :

cortisol (matin) à 30,3 ug/dl (les valeurs de références étant 4,0 à 22,0)
FSH à 1,2 UI/l (réf : 2,5 à 10 pour la période de mon cycle menstruel)
TSH normale
Oestradiol inf à 20 pg/ml (réf : 63 à 165)
prolactine normale
glycémie normale
ACTH normale
Somatomédine C 200 ng/ml (réf 232 à 385)

Merci d'avance pour toutes vos réponses...

Portrait de Christiane59
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Bonjour

Peux-tu donner également le résultat de la TSH, et il aurait surtout fallut dans le cadre de ce micro-adénome que ton médecin fasse analyser les hormones thyroïdiennes car sans elles on ne peut pas savoir si la thyroïde n'en est pas affectée.
Le seul moyen en effet de le savoir est de mettre en regard les 3 résultats.
Si les 3 sont tous vers le bas, alors il y a hypothyroïdie hypophysaire et donc la thyroïde et surtout le manque d'hormone est un problème qu'il va falloir traiter.

Tes taux de FSH et Oestradiol très bas, sont la conséquence même de ce dysfonctionnement hypophysaire mais aussi peut être dû à un manque d'hormone thyroïdienne du coup.

La somatomédine C est en rapport direct avec l'hormone de croissance. Donc ton hypophyse a vraiment une influence directe sur toutes tes hormones, donc la thyroïde doit aussi être touchée et donc il faut absolument faire analyser les hormones. C'est impératif dans ton cas.
http://www.vulgaris-medical.com/encyclopedie/facteur-de-sulfatation-1862.html

Il existe un traitement pour l'adénome mais en fonction de la nature même de cet adénome et l'endo pourra lui te dire exactement quel traitement sera le plus adéquat pour toi.

Portrait de MAAU
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Excuse-moi Christiane59, j'ai eu un petit souci avec internet...
Tout d'abord, merci beaucoup pour ta réponse.
Mon taux de TSH est de 3,53 mUI/l (réf : 0,35 à 5,50), ça paraît normal par rapport aux valeurs de référence. J'ai vu à plusieurs endroits sur internet que des analyses des T3 et T4 étaient prescrites parfois.
Que penses-tu que mes résultats indiquent comme maladie ou dérèglements?
Je crains surtout pour ma fertilité...
Merci encore...

Portrait de Christiane59
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Bonjour,

La TSH est peut-être dans les normes labo, mais elle est bien trop élevée. Une bonne TSH est à environ 1 et plus bas étant le mieux.

Les T3 et les T4 sont les hormones que produit la thyroïde alors que la TSH elle n'est qu'une hormone produite par l'hypophyse qui donne ainsi ses ordres à la thyroïde.
Donc parfois il arrive que l'hypophyse donne de mauvais ordres et donc l'analyse des hormones est alors indispensable. Et comme on ne sait pas à l'avance si l'hypophyse donne les bons ordres ou pas, et bien il est donc logique de faire analyser les hormones thyroïdiennes puisque ce sont elles qui sont surtout importantes.

Les T4 sont elles une réserve qui permet de fabriquer d'autres hormones comme les T1 et les T2 qui elles fixent l'iode dans la thyroïde et elles servent surtout à fabriquer les T3 qui elles sont les hormones réellement actives. On obtient les T3 avec le foie qui synthétise donc la T4.

Donc parfois et même souvent, il est de bon ton de faire aussi un bilan hépatique car un dysfonctionnement à ce niveau peut donc alors donner soit un trop ou soit un trop peu d'hormones T3 et dans les deux cas cela provoque des symptômes très importants et surtout qui touchent TOUT l'organisme.

Donc dans ton cas, la TSH trop haute indique une hypothyroïdie. La thyroïde ne doit pas produire assez d'hormones alors l'hypophyse lui envoie plein de signaux pour qu'elle travaille plus.

Mais dans la mesure où tu as un adénome hypophysaire, ta TSh peut donner un résultat complètement erroné. D'où l'absolue nécessité de faire analyser les hormones dans ton cas. Sans cela on va passer à côté de l'origine réelle de symptômes.
Quels sont-ils au fait ?

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Merci pour ces explications.
Je n'ai pas vraiment de symptômes... L'irm pour déceler l'adénome a été fait un peu par hasard... C'est ma neurologue qui me l'a prescrit, après une oscultation pour canal carpien que je viens de me faire opérer. Elle trouvait que je n'avais pas les mêmes réactions à la "douleur" entre mes deux mains...
Sur le 1er irm général, le radiologue a vu une excroissance sur l'hypophyse, que le 2nd irm a confirmé comme étant un adénome.

Mais je n'ai pas de réels symptômes, mes cycles sont réguliers et en abondance normale, je n'ai pas d'écoulement au niveau de la poitrine, je ne suis pas plus fatiguée qu'avant. Je suis sujette aux migraines et cela depuis 6ans à peu près, mais elles ne se sont pas intensifiées...
J'ai pris 20 kg à la mort de mon père il y a 3ans j'avais 20ans(65kg pour 1m50 c'est énorme) alors que j'ai toujours eu un poids normal et j'ai toujours eu une certaine facilité à perdre mes petits kilos en trop; alors que c'est 20 là ont été extrèmement difficile à perdre, et je n'ai pas encore fini. Actuellement je varie entre 49 et 52 kilos, je n'arrive plus à descendre, et me trouve assez grassouillette. Je pense toutefois que ces kilos étaient plus liés au deuil qu'à autre chose...

A part ça, je n'ai vraiment rien de significatif. Et je n'ai rien de commun avec ce que j'ai pu lire sur le net comme symptômes ou maladies dùs à un adénome hypophysaire...Mis à part la stérilité que je ne peux pas vraiment "vérifier"...

Portrait de Christiane59
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L'hypothyroïdie qui peut être provoquée par un adénome hypophysaire fait prendre du poids ou empèche d'en perdre.
Ce sont les T3 qui sont chargées de bruler les sucres et les graisses pour fabriquer l'énergie de notre corps.

La stérilité passagère ou définitive peut aussi être due à une hypothyroïdie.

Ta TSH élevée indique une hypothyroïdie et donc il faut vérifier maintenant si elle est réelle ou si c'est dû simplement à cet adénome.

As-tu déjà regardé sur la liste des symptômes hypothyroïdiens pour voir si tu n'y avais pas une petite tendance ? Car comme ils sont très nombreux :
http://thyroide-fibromyalgie.blogspot.com/2007/01/lhypothyrodie_28.html

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Effectivement, en regardant la liste des symptômes, je retrouve certaines choses comme la sécheresse de la peau, la perte de cheveux, la fragilité des ongles, une certaine lassitude (mais que je pense être dû au manque d'activité inhérent aux 6semaines d'arrêt maladie). Quand aux douleurs musculaires, je pensais que c'était majoritairement dû à mon travail, je suis libraire et je brasse beaucoup de choses lourdes...
J'ai vraiment l'impression qu'il faut que j'attende qu'on me prescrive d'autres analyses afin de mieux cibler le dérèglement...
Sinon, quelle est la différence entre une hypothyroïdie provoquée par un adénome de l'hypophyse et une qui s'est "installée" indépendamment?
Les symptômes sont différents? Le traitement est-il plus long dans un des 2cas?

Portrait de Christiane59
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Bonjour,

Eh nan tous ces symptômes sont biens dûs à une hypothyroïdie !!

Mais sache que cela ne m'étonne pas que tu ais mis cela automatiquement sur le compte d'autre chose, c'est automatique chez beaucoup de malades.
Car effectivement il y a toujours une bonne raison dans notre vie, à laquelle on peut attribuer ces troubles. Et puis vient la prise de sang (surtout quand elle est complète) et le résultat lui donne la vraie explication = hypothyroïdie.

Il n'y a pas de différence dans les symptômes mais la différence se pose dans le traitement.
Si il existe une hypothyroïdie hypophysaire et que le dysfonctionnement hypophysaire peut être traité, c'est ce traitement qui sera aussi celui de l'hypothyroïdie.

Tout comme si une hypothyroïdie est due à une mauvaise conversion du foie des T4 en T3 et ce dû à une maladie hépatique, et bien c'est le traitement hépatique ou une aide pour l'amélioration de la conversion qui sera le traitement. Et il y a d'autres cas comme l'iode.

Mais il arrive aussi que ces maladies même traitées ou que justement elles ne peuvent pas être traitées à 100 pour %, on doit alors malgré tout substitué par un traitement thyroïdien.
Dans le cas de l'hypophyse ce sera du Levothyrox, dans le cas d'un problème de conversion et donc le foie, là ce sera en priorité une substitution en hormones T3.

J'espère que cela répond à tes questions.

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Effectivement, tu m'as vraiment bien aidée à comprendre tout ça... J'espère en tout cas que mon foie n'a pas mis son grain de sel là dedans et qu'il convertit bien ce qui doit l'être (mon père a eu un cancer du foie et dès qu'on m'en parle, je ne suis pas très rassurée, mais il n'y a pas de raisons...).
Par ailleurs, tout a l'air de se traiter plus ou moins facilement et de bien rentrer dans l'ordre, ce qui est plutôt rassurant... C'est vrai que je m'inquiétais pas mal pour ma fertilité. Par contre, j'espère aussi que l'on va me prescrire ces fameux compléments d'analyses qui aideraient à voir cette hypothyroïdie...J'ai cru comprendre en lisant d'autres discussions que les médecins ne décelaient pas toujours les mêmes choses...
Merci encore!

Portrait de Christiane59
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Bonjour,

Les médecins ont surtout du mal à faire les analyses adéquates et effectivement ont aussi du mal à faire la distinction entre les différentes maladies thyroïdiennes. Ils lisent les résultats mais sans chercher à vraiment les comprendre.

Courage et tiens-moi au courant.

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Articles à lire concernant "Aide pour déchiffrer des analyses"

  • Le cancer du sein (ou glande mammaire) apparaît avant tout sous la forme d'un adenocarcinome c'est-à-dire d'un cancer du tissu glandulaire. Moins souvent il s'agit d'un sarcome c'est-à-dire d'un cancer du tissu conjonctif.

    Le cancer du sein concerne une femme sur 11 dont l'âge se situe le plus souvent entre 50 et 60 ans.
    Uniquement 5 % des femmes présentant un cancer du sein ont moins de 35 ans. Il s'agit du cancer le plus fréquent de la femme et le nombre de cancer du sein croît régulièrement.

    Quand une femme, à l'intérieur d'une même famille, présente un cancer du sein le risque de survenue chez d'autres membres féminins dans cette famille est plus élevé. Ainsi les mères, les soeurs et les tantes peuvent être concernées par cette pathologie.

    Le gène responsable (BRCA1 et BRCA2), présent dans environ 5 % des cas, est qualifié plus précisément de gène de susceptibilité. Quand une femme porte ce gène le risque est d'environ 85 %.

    Les autres facteurs prédisposant à la survenue d'un cancer du sein sont les facteurs hormonaux qui se caractérisent par une puberté précoce (avant 10 ans) et une première grossesse après 30 ans.

    Il en est de même des femmes qui ont déjà présenté un kyste ou une tumeur bénigne du sein que ceux-ci soient pris en charge ou pas.

    Régulièrement les femmes doivent être surveillées surtout si elles présentent ce type d'antécédent.

    Il existe une polémique quant à un éventuel rôle favorisant des substances telles que les oestrogènes et des progestatifs.

    Le cancer du sein se manifeste par l'apparition d'une grosseur que l'on appelle nodule avec un écoulement de liquide clair quelquefois contenant du sang. Cet écoulement se fait par l'intermédiaire du mamelon du sein où l'on constate quelquefois une déformation du galbe du sein. Les malformations du mamelon sont de type rétraction. Quelquefois mais rarement, la patiente présente des douleurs de la glande mammaire.

    Chez certaines patientes le cancer du sein est asymptomatic c'est-à-dire n'entraîne l'apparition d'aucun symptôme et est mis en évidence par une mammographie c'est-à-dire l'examen radiologique du sein.

    Grâce à l'autoexamen du sein c'est-à-dire à l'examen de son propre au sein par la patiente, il est possible de favoriser la découverte d'un cancer du sein.
    Un examen systématique permet également de révéler la présence de cancer du sein.

    La mammographie est l'examen clef pour confirmer cette pathologie gynécologique de la glande mammaire. Parfois la mammographie est complétée par une échographie mammaire et par une ponction quand par exemple on constate la présence de nodules ou de kyste, il s'agit d'une biopsie. Le liquide prélevé ou les cellules prélevées sont examinées au microscope. Cet examen permet de mettre en évidence d'éventuelles cellules cancéreuses (tumorales).

    Comme la majorité des cancers, l'évolution du cancer du sein a lieu préalablement localement puis on constate une extension aux organes et aux ganglions lymphatiques de l'aine tout d'abord. Par la suite les cellules cancéreuses se propagent, en utilisant la circulation sanguine et se déposent au niveau du tissu squelettique, du cerveau, du foie ou du poumon. Il s'agit dans ce cas de métastases. Celles-ci sont susceptibles d'apparaître 10 ans après la découverte du cancer initial.

    Le traitement consiste à procéder à l'ablation d'une tumeur. Une chimiotherapie c'est-à-dire l'utilisation de médicaments antitumoraux et anticancéreux est associée ainsi qu'une radiothérapie et une hormonothérapie, consécutivement à l'utilisation de rayons pour finir de détruire la tumeur cancéreuse et l'utilisation d'hormones. Voyons en détails les caractéristiques de chaque partie thérapeutique.

    Le traitement chirurgical est le plus souvent le premier traitement qui est proposé à la patiente. Celui-ci consiste généralement, de nos jours, à retirer la tumeur (on appelle ceci une tumorectomie). À cette tumorectomie est associée un examen histologique immédiat que les spécialistes appellent extemporané alors que la femme est encore sous anesthésie générale. Autrement dit les prélèvements sont effectués durant l'intervention chirurgicale puis envoyés au laboratoire pour examen. Si l'examen histologique s'avère positif c'est-à-dire si l'on constate la présence de cellules cancéreuses venant confirmer la malignité de la tumeur, alors il faut procéder à l'ablation des ganglions de l'aisselle (curage ganglionnaire axillaire) en ayant pris soin préalable de demander l'accord de la patiente. En ce qui concerne les tumeurs de volume important ou les tumeurs multiples il faut procéder à une mastectomie c'est-à-dire une ablation du sein.

    La radiotherapie c'est-à-dire l'utilisation de rayons X comme thérapeutique, est pratiquée après la tumorectomie. La radiothérapie consiste à procéder à l'irradiation de la glande mammaire et du pourtour de celle-ci et plus précisément de la zone retirée afin d'éviter les récidives locales. Ce traitement comprend le plus souvent six à 12 séances à raison de deux séances par semaine durant six semaines. Parfois une autre technique de radiothérapie est employée, il s'agit de la curietherapie qui consiste à implanter à l'intérieur de la glande mammaire, près de la tumeur, des aiguilles creuses à l'intérieur desquelles est glissé un fil radioactif. Ce fils est laissé en place quelques jours.

    La chimiotherapie anticancereuse est utilisée quand à elle après la tumorectomie ou comme seule méthode thérapeutique quand la tumeur présente l'évolution rapide et surtout chez les femmes peu âgées ou quand on constate des métastases. Le traitement de chimiothérapie va se faire sur une période allant de deux à six mois. La chimiothérapie comprend plusieurs cures qui sont espacées de l'une ou de plusieurs substances médicamenteuses ayant des capacités anticancéreuses comme la mono ou la polychimiothérapie.

    L'hormonotherapie quant à elle est généralement associée aux autres traitements qui viennent d'être décrits. L'hormonothérapie consiste à ingurgiter des antioestrogènes des médicaments ayant un effet antioestrogène à condition que le cancer soit hormonodépendant c'est-à-dire réponde favorablement au traitement par cestrogènes. L'hormonodépendance se caractérise, au niveau de la tumeur, par la présence de récepteurs hormonaux c'est-à-dire d'éléments situés à la surface de certaines cellules qui sont destinées à recevoir les messages hormonaux.

    Le pronostic du cancer du sein est bon à condition d'intervenir rapidement. Il est nécessaire de surveiller régulièrement une femme qui a déjà eu un cancer du sein et à ne pas hésiter à reprendre le traitement si celle-ci présente le moindre signe de récidive ce qui permet ainsi d'améliorer le pronostic.

    D'autre part une femme qui a subi un traitement du cancer du sein peut envisager d'avoir une grossesse normale. Il est nécessaire d'attendre deux ans après la fin du traitement ce qui permet de surveiller l'évolution de maladie. L'allaitement maternel n'est pas conseillé tout de même.

    Le pronostic du cancer du sein a été amélioré grâce au dépistage précoce comprenant un examen gynécologique régulier tous les ans, la mammographie systématique tous les trois ans à partir de 50 ans et l'auto-examen des seins par la femme. Un avis médical et bien entendu immédiatement demandé en cas de doute sur une éventuelle anomalie constatée sur ses seins.

  • Bien effectué, l'auto examen des seins permet la détection de plus de la moitié des cancers du sein par les femmes elles-mêmes. 
    Le cancer du sein est responsable d'environ 15 % des morts chez la femme entre 40 et 45 ans et de quasiment 20 % 45 et 55 ans.

    La mammographie doit régulièrement être effectuée chez les femmes, surtout chez celles dont l'âge s'échelonne entre 50 et 65 ans. Elle permet de faire baisser la mortalité par cancer du sein.
    La première mammographie est effectuée généralement vers l'âge de 50 ans mais de plus en plus ce sont les femmes plus jeunes qui profitent de ce dépistage du cancer du sein.
    Cependant, des scientifiques de plus en plus nombreux remettent en question la pratique de la mammographie de dépistage systématique : lire notre article sur le sujet.

    Une altération même minime est susceptible d'être repérée, localisée par l'auto-palpation des seins, à condition d'être bien familiarisée avec l'anatomie et la consistance des glandes mammaires c'est-à-dire des seins.

    L'auto-examen des seins doit être effectué à la fin de chaque cycle menstruel. En effet, à ce moment-là, les seins présentent une tension moins importante.

    Pour les femmes ayant terminé leur ménopause, les médecins préconisent d'effectuer l'auto-examen des seins une fois par mois mais toujours à la même date, c'est-à-dire le même jour.

    Avant de décrire la technique, il est nécessaire de savoir qu'il existe plusieurs possibilités d'auto- examen mais qu'il est conseillé d'adopter toujours la même.

    Il est tout d'abord nécessaire de se mettre debout ou d'être assise devant un miroir le bras le long du corps puis de se mettre ensuite en position allongée et d'observer attentivement l'aspect et le contour de chaque sein.

    La taille de la glande mammaire et la forme de celle-ci doivent être notés. Ainsi, il faut vérifier que l'on ne constate pas d'affaissement du sein et de déformation de la peau, en particulier un affaissement de celle-ci ou un creusement.

    Il ne doit pas exister de sécrétion mammaire ou d'autres anomalies.

    Une fois debout, après avoir mis les mains sur les hanches, il faut mobiliser les muscles abdominaux puis recommencer l'examen.

    La seconde partie consiste tout d'abord à s'allonger sur le dos, en mettant un oreiller sous le dos au niveau du sein que l'on désire examiner. Ensuite il faut lever le bras au-dessus de la tête et palper le sein avec l'extrémité des doigts pour tenter de mettre en évidence une éventuelle augmentation de volume susceptible de correspondre à une grosseur.

    La palpation peut également se faire de haut en bas, de l'extérieur vers l'intérieur, ou au contraire en partant du mamelon et en allant jusqu'à la périphérie du sein.

    À la fin la palpation, il est nécessaire de presser le mamelon de façon à s'assurer qu'il n'existe aucune sécrétion.

    Bien entendu, les deux seins doivent être examinés.

    En raison de l'anatomie et de la tessiture des tissus composant le sein, celui-ci étant plus dense chez la femme plus jeune, les risques de résultats de faux positifs (anomalies inexistantes signalées comme existantes) sont plus élevés.

  • ... des seins pour lequel il n'est pas nécessaire d'utiliser de trop fortes dose de rayons X. Il s'agit d'une technique d'imagerie très ... effet le tissu qui constitue la glande mammaire est encore trop dense et ne permet pas de distinguer clairement les anomalies.La ...
  • La mammographie était jusqu'à présent la méthode reine pour dépister les cancers du sein. Elle sera progressivement supplantée par le mammotome appareil permettant d'effectuer des biopsies du sein sur une table spécifiquement destinée à cela et sous un repérage stéréotaxique après avoir effectué une anesthésie locale de la zone où l'on désire effectuer la biopsie.

  • Le carcinome mammaire colloïde, appelé également carcinome mucineux, est une variété rare de cancer du sein survenant après la ménopause vers 65 ans.