Contraceptif

Définition

Définition

Le terme de contragestion indique les procédés qui empêchent l'implantation de l'œuf tel que le stérilet.

Classification

La contraception hormonale fonctionne de plusieurs façons. Soit elle inhibe l'ovulation par un mécanisme appelé antigonadotrope c'est-à-dire qu'elle freine en quelque sorte l'hypophyse qui ne libère plus, de ce fait, de gonadotrophines (hormones qui stimulent l'activité sexuelle mâle et femelle), soit elle modifie la muqueuse de l'utérus (couche de cellules recouvrant l'intérieur de cet organe) et la glaire cervicale, empêchant du même coup le passage des spermatozoïdes. Pour mieux que comprendre le principe de « la pilule » il faut avoir en tête la physiologie c'est-à-dire le mécanisme normal de l'ovulation (émission d'un ovule par l'ovaire). La FSH hypophysaire est une hormone sécrétée par la glande hypophyse située au centre du cerveau et qui joue un rôle en favorisant cette ovulation. La pilule qui est constituée d'œstrogènes et de progestérone va bloquer l'ovulation en freinant la sécrétion de la FSH. La pilule contient tout d'abord des oestrogènes de synthèse, plus précisément de l'éthynilestradiol (EE) qui bloque l'ovulation en freinant sa sécrétion de la FSH et ceci 21 ou 22 jours sur 28. Cette dose d'éthynil estradiol est de 50 picrogrammes pour les pilules normodosées et de 30, 20 ou 15 picrogrammes pour les minidosées. Le rôle du progestatif de synthèse est multiple et dépend de la variété de pilule, dans :

  • La pilule séquentielle (par exemple Ovanon) progestative n'apparaît que dans la seconde partie du cycle. Il s'agit d'une pilule normodosée utilisée pour régénérer l'endomètre (couche de cellules tapissant l'intérieur de l'utérus) qui a été abîmé par une intervention, un curetage ou quand cet endomètre est atrophié c'est-à-dire qu'il a perdu de son épaisseur entre autres.
  • La pilule combinée : association d'un oestrogène et d'un progestatif qui va agir pendant tout le cycle. Ce progestatif est libéré à la même dose tous les jours (pilule combinée normodosée, mono phasique où la dose de progestative est constante : par exemple Stediril), ou bien il s' agit d'une pilule biphasique avec des doses de progestatif qui augmentent les 10 derniers jours du cycle (Gynophase).
  • La dernière variété de pilule oestroprogestative contient des progestatifs monophasiques où la dose de progestatif varie dans la seconde partie du cycle, ou encore triphasique c'est-à-dire contenant trois doses de progestérone différentes. L'inconvénient de la progestérone est son effet androgénique (effet proche des hormones mâles). C'est la raison pour laquelle la recherche, ces dernières années, a effectué d'énormes progrès vis-à-vis de la tolérance des pilules sans toutefois perdre de l'efficacité. C'est ainsi qu'il est apparu sur le marché des pilules contenant des progestatifs dits de deuxième et troisième génération (lévonorgestrel, désogestrel, gestodène) qui ont une action plus intense au niveau de l'hypophyse (pouvoir antigonadotrope) et des effets secondaires de type androgénique moins importants.
  • Progressivement, les pilules contenant des progestatifs dosés fortement (Orgamétril) vont être abandonnées car elles sont à l'origine d'une action androgénique trop importante. Il faut différencier la drospirénone (Jasmine) qui possède la capacité de contrebalancer les réactions induites par les oestrogènes, réduisant la rétention d'eau et de sel et d'autre part l'acétate de cyprotérone (Diane 35) qui possède une activité androgénique importante et qui est indiqué en présence de pathologies cutanées comme l'acné ou l'hirsutisme (excès de poils) modéré. Si la pilule ne contenant que des progestatifs est moins dangereuse que la pilule contenant des oestrogènes associés aux progestatifs, son efficacité est moindre.

    La contraception mécanique quant à elle, est constituée par les préservatifs féminins ou masculins (indice de Pearl : 0.05). Signalons que l'efficacité du préservatif masculin, dont l'acceptabilité est mauvaise, est augmentée par l'utilisation de spermicide diminuant d'autant le risque infectieux sexuel, SIDA compris.

    La contraception chimique directe fait appel aux produits tels que les spermicides contenant une molécule : le benzalkonium qui, en plus de détruire les spermatozoïdes, possède une activité destructrice des bactéries et des virus; il a donc aussi une action contre les maladies sexuellement transmissibles (MST). Son indice de Pearl est d'environ 0.03.

    Le stérilet fait également partie des méthodes contraceptives mécaniques. On distingue deux variétés de dispositif intra-utérin (DIU) :

    • Les DIU au cuivre dont la taille est adaptée à chaque utérus et qui possèdent un indice de Pearl situé entre 0.02 et 0.08. Ce dispositif entraîne une inflammation de l'endomètre et une certaine toxicité sur les spermatozoïdes ainsi que sur l'œuf implanté dans l'endomètre. D'autre part, ce type de stérilet diminue la mobilité des trompes de Fallope. La durée d'efficacité de cette variété de stérilet se situe entre cinq et dix ans environ.
    • Le DIU contenant du lévonorgestrel (une variété de progestérone) possède un indice de Pearl entre 0.005, et 0.01. Appelée Mirena, ce type de dispositif intra-utérin libère progressivement une petite dose de lévonorgestrel à l'origine d'un épaississement du mucus cervical (glaire cervicale) entraînant également une atrophie, c'est-à-dire une diminution du volume de l'endomètre empêchant du même coup la nidation de l'œuf. L'avantage de ce type de contraception est l'amélioration des problèmes liés aux règles (dysménorrhées). Ce type de stérilet comporte quelques contre-indications : affections hépatiques y compris les tumeurs malignes et maladies liées à un trouble de la coagulation (thrombophlébites, embolies, etc…).

Examen médical

Labo

Les analyses sanguines rechercheront :

  • Une hyperglycémie (diabète)
  • Un profil lipidique anormal (cholestérol HDL , LDL, VLDL, triglycérides)
  • Un dosage de l'hormone thyroïdienne
  • Un dosage des enzymes hépatiques (transaminases)
  • Un trouble de coagulation (protéine S, protéine C, facteur V, etc…)

Traitement

Traitement

Contre-indications

1) A la contraception orale :

 

  • Les oestrogènes de synthèse: la patiente ne doit pas souffrir de pathologies cardio-vasculaires et plus spécifiquement d'hypertension artérielle, de coronaropathie (maladie des coronaires) d'une atteinte des valvules cardiaques, de troubles de la coagulation, de maladie mettant en cause les lipides (corps gras), de troubles du rythme, de diabète et d'antécédents de thrombose artérielle avec ou sans embolie, d'obésité.
  • Le tabagisme est une contre-indication à la prescription des oestrogènes et de la progestérone associée surtout après 35 ans.

2) Au dispositifs intra-utérins:

 

 

  • Il faut citer avant tout les antécédents infectieux de l'appareil génital.
  • Les polypes
  • Les myomes
  • Les cancers de l'utérus
  • Les coagulopathies (maladie de la coagulation).

3) Au stérilet en cuivre:

 

 

  • Les allergies à ce métal
  • La maladie de Wilson (intoxication par le cuivre)
  • De façon générale les dispositifs intra-utérins sont contre-indiqués chez les femmes n'ayant eu aucune grossesse (nullipares), au cours de la prise d'anti-inflammatoires ou d'anticoagulants et chez celles ayant eu des antécédents de grossesse extra-utérine.

Remarque La stérilisation féminine ne doit avoir lieu qu'après une réflexion de trois mois, délai au cours duquel la femme doit prendre conscience du caractère définitif et des risques de l'intervention chirurgicale qui se fait sous anesthésie générale et par cœlioscopie.

La ligature des déférents (vasectomie) qui sont les canaux permettant le transport du sperme contenant les spermatozoïdes et faisant suite à l'épididyme est aujourd'hui une des méthodes les plus utilisées dans le monde pour diminuer la fécondité.

Environ 50 millions d'hommes, peut-être plus, ont eu recours à cette technique de contraception irréversible. Il s'agit d'une méthode définitive peu employée en Occident, technique proposée uniquement en alternative à la stérilisation féminine.

En cas de cancers du sein, une contraception mécanique est préférable. Après l'accouchement, de petites doses de progestatifs sont le plus souvent préférées, permettant ainsi l'allaitement.

Chez la primipare c'est-à-dire chez une femme ayant eu une première grossesse il est généralement proposé une contraception hormonale orale ou alors un dispositif intra-utérin posé pour un minimum de deux ans.

Autour de la ménopause en présence d'hémorragie ou de pathologies du sein, l'indication de progestatifs semble la règle.

Les ménométrorragies (régles anormalement abondantes associées à des saignements de l'utérus entre les règles) peuvent bénéficier d'un dispositif intra-utérin au lévonopgestrel.

Certaines femmes ayant des difficultés à observer la prise continuelle de la pilule, trouveront une solution à travers la pilule du lendemain ou l'implant. Tout en sachant que celui-ci empêche une éventuelle grossesse durant une longue période après sa pause.

 

Évolution

Prévention

Les antécédents médicaux et chirurgicaux de la femme désirant utiliser une contraception sous n'importe quelle forme doivent être établis.
Il s'agit avant tout d'antécédents d'infections, de polypes, d'intervention chirurgicale, de cancers du sein, de pathologies du sein, de césarienne, etc…
La recherche d'antécédents cardio-vasculaires est particulièrement importante puisqu'elle contre-indique formellement l'utilisation de la pilule, surtout en présence d'hypertension artérielle et de tabagisme chez une femme de plus de 35 ans.
Certains médicaments comme les inducteurs enzymatiques contre-indiquent également la prise de contraception orale.

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