Vieillissement normal et pathologique : Cause

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Cause 

Au début des années 1990, les personnes âgées de 60 à 80 ans présentaient en moyenne 5 à 6 maladies chacune, c'est-à-dire le double du reste de la population. Le vieillissement et le déclin se caractérisent par une involution, c'est-à-dire une modification régressive des organes et de l'ensemble des tissus de la personne âgée comme faisant partie d'un processus normal (physiologique) apparaissant dans le cadre d'une maladie. Compte-tenu de l'affaiblissement des réserves des personnes âgées, les pathologies citées  ci-dessus ont tendance à précipiter la survenue du syndrome de glissement.

Prévention 

Peut-on prévenir voire diminuer le vieillissement ?

Des expériences, tentées sur des souris, ont montré qu'une diminution de l'apport calorique (diminution de la quantité d'aliments ingérée) multipliait par 1/2 la longévité de ces animaux.

Particulièrement impliqués dans le phénomène de sénescence, les taux sanguins d'hormones (c'est-à-dire les quantités d'hormones dans le sang) baissent avec l'âge. Néanmoins, il est difficile de connaître avec exactitude le rôle de ces hormones et plus particulièrement si cette diminution est une cause ou une conséquence du vieillissement.

Le processus de vieillissement n'est pas totalement élucidé. En utilisant un ver (coaenorhabditis elegans), Gary Rufkun a démontré que le vieillissement est dans cette espèce sous le contrôle d'une hormone proche parente de l'insuline (I. G. F. 1).

Une autre étude (plus ancienne) américaine a démontré les effets bénéfiques de l'hormone de croissance. En effet, son administration augmente la quantité des fibres musculaires ainsi que leur volume et a également une action sur la trophicité (vie) de la peau. On ne connaît pas, pour l'instant, les effets secondaires à long terme. C'est la raison pour laquelle l’administration n'est pas conseillée sans l’accord d’une équipe médicale spécialisée (centre de gérontologie - gériatrie).

La D.H.EA. (dihydroépiandrostérone) n'a pas fait la preuve de son efficacité. Cette hormone sécrétée par les glandes surrénales est présente à un taux plus élevé chez les personnes jeunes que chez les sujets âgés. Le recul, ici aussi, n'est pas suffisant pour conseiller un traitement à long terme.

L’effet des radicaux libres n'est plus à démontrer quant au vieillissement. Un autre fait est intéressant à souligner : certaines variétés de souris semblent profiter d'une longévité accrue essentiellement chez les femelles. Les mâles quant à eux n'ont qu'un bénéfice limité : il existe donc a priori, comme chez les hommes, une différence liée au sexe. Ceci donne à penser que les hormones jouent un rôle essentiel dans la sénescence et, parmi ces hormones, les oestrogènes apporteraient un bénéfice plus grand.
 
Pour les personnes âgées, un apport suffisant en protéines animales, en vitamines, en oligo-éléments, une hydratation suffisante (apporter au minimum un litre et demi d'eau par jour sans compter l'alimentation) ainsi qu'une activité physique adaptée à l'âge sont les critères d'un vieillissement retardé et surtout d'un confort de vie. L'activité physique se résume quelquefois à du jardinage, une marche d'une demi-heure tous les jours, pour ceux qui le peuvent à un petit footing d'un quart d'heure tous les 2 jours. Non seulement l'activité physique est intéressante sur le plan organique (meilleur fonctionnement cardio-vasculaire et pulmonaire, diminution de l'ostéoporose) mais de plus elle procure, sur le plan psychologique, un bien-être moral qu'il ne faut pas sous-estimer.

La poursuite d'une activité intellectuelle (sans arrêt), la concentration, un intérêt pour le monde extérieur et plus particulièrement l'activité culturelle, la lecture, le bénévolat au sein d'une association, etc… constituent des facteurs qui permettent de préparer un vieillissement en bonne forme. Différentes études ont montré que les personnes âgées soumises à des stimulations de la mémoire conservent de meilleures performances cérébrales que celles qui ne sont pas soumises à ces stimulations mnésiques.

Il est nécessaire de prévenir la cécité oculaire par le dépistage de la dégénérescence de la macula (zone de la rétine permettant la vision précise), de la cataracte (perte de la transparence du cristallin), du glaucome (hypertension oculaire entraînant une lésion du nerf optique). Ce sont des facteurs responsables de la cécité chez les personnes âgées.

Sur le plan biologique, il est nécessaire de vérifier les constantes sanguines classiques (concentration des différents constituants du sang). Il s'agit essentiellement du cholestérol, du sodium, du potassium, de la glycémie (taux de sucre dans le sang), du fer, etc…

Le dépistage des cancers, des maladies cardio-vasculaires, des maladies dégénératives du cerveau, des maladies dégénératives des os et des articulations, des troubles hormonaux, sont un atout majeur de vieillissement retardé.

Pour éviter la survenue des maladies liées à l'âge, il est nécessaire de reconnaître les facteurs de risque de ces maladies et dès le plus jeune âge savoir se protéger du stress, ne pas absorber des quantités importantes d'alcool ou de tabac, ne pas s'exposer excessivement soleil. L'hygiène buccale est particulièrement importante, l'état des dents et la surveillance de la pression artérielle également.

Pour les personnes plus jeunes, une activité physique régulière (au moins une heure une fois tous les deux jours), une alimentation équilibrée (ni trop riche ni trop pauvre), une activité cérébrale suffisante, une activité musculaire adaptée, une sédentarité diminuée sont les critères d'un «vieillissement confortable ».

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