Uretère : Symptômes

Physiopathologie 

La formation de calculs rénaux, appelés également pierres, constitue une des maladies les plus fréquentes survenant à l'intérieur des uretères. Ce phénomène entraîne l'apparition de coliques néphrétiques (en anglais renal colic). La plupart des calculs rénaux sont assez petits, c'est-à-dire mesure moins de 5 mm de diamètre, et de ce fait passent dans les voies urinaires sans poser de problème particulier. Néanmoins, dans certains cas ils sont plus volumineux, et finissent par obstruer le conduit urétéral entravant de ce fait le passage de l'urine. 

Du fait de la pression exercée par l'urine en provenance du rein des douleurs apparaissent. Elles sont extrêmes, et se projettent quelquefois jusque dans la paroi abdominale postérieure, du même côté, ainsi que vers le testicule (homolateral : du même côté) chez l'homme, ou les grandes lèvres chez la femme. La contraction des parois de l'uretère autour des calculs, accentue la symptomatologie douloureuse (la survenue de douleurs). En effet, les calculs acérés sont mus par le péristaltisme urétéral. Signalons que les calculs rénaux sont constitués de calcium, de magnésium, et de sels uriques contenus dans les urines. Ces sels finissent par se cristalliser et précipiter à l'intérieur du pelvis rénal formant des calculs.

L'infection des voies urinaires est le deuxième type de pathologie susceptible de survenir au niveau des uretères.

Plus rarement le cancer du bassinet et de l'uretère est susceptible d'apparaître. Les tumeurs malignes du bassinet, des calices, et des uretères, sont identiques histologiquement, c'est-à-dire que l'analyse des cellules (histologie) de la composition de la, ou des, tumeurs cancéreuses de ces organes montre la même variété de cellules cancéreuses. Il s'agit de cellules urothéliales (en anglais urothelial cells) et quelquefois de cellules épithéliales (en anglais epithelial cells). Le diagnostic est fait par l'urographie intraveineuse qui montre l'absence de remplissage de la vessie. La pyélographie rétrograde permet également d'orienter le diagnostic.

La tomodensitométrie permet quelquefois de différencier les calculs radio-transparents d'une tumeur, ou d'un caillot. D'autre part, cet examen permet également de définir le stade de cancérisation. A l'instar de la vessie, les tumeurs les plus fréquentes du pelvis rénal et des uretères, sont les carcinomes urothéliaux à cellule transitionnelle (CCT). L'incidence est moins importante que pour la vessie. En effet, ce type de tumeur ne représente que environ que 4 à 5 % de l'ensemble des tumeurs urothéliales. Néanmoins, on constate une certaine prédisposition qui ne s'explique pas chez certaines populations comme celle des Balkans. En effet, dans cette population la moitié des sujets concernés présentant tous des tumeurs du pelvis rénal ont des tumeurs à cellules transitionnelles.

Le symptôme majeur du cancer du bassinet de l'uretère est l'hématurie (en anglais hematuria) c'est-à-dire la présence de sang dans les urines, c'est le signe d'alerte principal. Les douleurs à type de colique, sont susceptibles également d'accompagner l'obstruction. La colique néphrétique n'est pas un symptôme révélateur de ce type de tumeurs. Néanmoins, certains patients ayant un caillot sanguin qui se comporte comme un corps étranger obstruant le passage de l'urine à l'intérieur de l'uretère par intermittence, ont des douleurs de type colique néphrétique. 

Chez certains patients, on constate la survenue d'une hydronéphrose (en anglais hydronephrosis) qui est l'accumulation de liquide à l'intérieur des bassinets et des cavités rénales. A ce moment-là, l'urographie intraveineuse, montre une lacune des canaux transportant l'urine (système collecteur rénal). La tomodensitométrie permet de poser le diagnostic différentiel (différencier les deux types de tumeurs) entre une tumeur à cellules transitionnelles du pelvis rénal, et un adénocarcinome du parenchyme rénalL'urétèroscopie, c'est-à-dire la visualisation de l'intérieur de l'uretère grâce a l'utilisation d'un urétèroscope (appareil optique que l'on introduit à l'intérieur de l'uretère), et la néphroscopie sont susceptibles de permettre l'évaluation des tumeurs de petite taille, ou de grade faible. Le pronostic de ce type de cancer est relativement bon, dans la mesure où il est opérable. Grâce aux examens cystoscopiques (examen de la vessie à l'aide du cystoscope qui est un appareil permettant de visualiser l'intérieur de la vessie) il est possible de surveiller le cancer du bassinet et de l'uretère. Cette surveillance doit être faite régulièrement. En effet, les tumeurs ont tendance à envahir la vessie . Il est absolument indispensable de pouvoir procéder au prélèvement de cellules cancéreuses de façon à orienter un diagnostic avant toute tentative thérapeutique. Il s'agit de ce que les spécialistes en néphro-urologie nomment : la confirmation cytologique ou histologique du diagnostic. Ceci s'effectue grâce à l'endoscopie de l'uretère, qui permet de prélever des cellules au niveau de la tumeur, généralement après brossage endoscopique sous contrôle radioscopique de la lésion, ceci se faisant sous anesthésie. L'utilisation d'un urétèroscope miniature, permet maintenant de visualiser directement la tumeur et d'effectuer une biopsie de la lésion cancéreuse.

Le traitement fait appel à la fulguration et à la résection transurétérale (à travers l'uretère) voire l'instillation à condition que les tumeurs soient décelées à un stade précoce. La fulguration est une technique utilisant les étincelles de haute fréquence, et de haut voltage (différence de potentiel) en thérapeutique. Elle est utilisée pour détruire les tumeurs malignes (fulguration de Keating Hart par exemple).

L'intervention chirurgicale qui est généralement pratiquée est la néphro-uretérectomie totale (intervention chirurgicale destinée à exciser le rein et l'uretère).

La radiothérapie, à cause de sa faible tolérance, ne joue pas un rôle thérapeutique. Néanmoins des techniques nouvelles vont permet de préserver le rein, et donc d'appliquer une certaine forme de radiothérapie. En présence de lésions urétérales de faible grade, et en présence de lésions du pelvis rénal sans contiguïté avec le parenchyme rénal (tissu fonctionnel du rein), il est possible de procéder à une thérapie par laser, dont la transmission se fait à travers une fibre, et au travers d'un urétèroscope. En ce qui concerne les lésions de haut grade, celles-ci peuvent être traitées par urétérectomie (ablation de l'uretère) partielle accompagnée d'une reconstruction (éventuellement une interposition d'intestin). Néanmoins en présence d'un cancer concernant plusieurs zones de cette région, il est nécessaire d'effectuer une néphro-urétérectomie totale. En présence de métastases le traitement est identique à celui du cancer de la vessie à savoir chimiothérapie systémique par agent multiple associant : méthotrexate, vinblastine, doxorubicine et cisplatine ou cisplatine, vinblastine et méthotrexate.

L'achalasie de l'uretère correspond à un fonctionnement défectueux des sphincters se caractérisant par un déficit de relâchement aboutissant quelquefois à une hydronéphrose intermittente, qui est l'augmentation de volume du bassinet, des calices, et aussi le plus souvent du rein empêchant l’urine de s’écouler normalement.

La bifidité des uretères désigne une uretère qui se divise en deux, uretère dédoublé mais dont les deux conduits se rejoignent et s'abouchent dans la vessie en empruntant un orifice unique.

La duplicité des uretères, terme à ne pas confondre avec la bifidité, (duplex : double) (en anglais duplication) de l'uretère désigne un uretère double, qui s'abouche dans la vessie par l'intermédiaire de deux orifices distincts. 

L'hydruretère (grec hudôr : eau et ureter : uretère), (en anglais hydroureter) désigne la distension de l'uretère par l'urine, celle-ci étant aseptique. Ce phénomène survient après l'élaboration d'un obstacle au libre écoulement de l'urine. 

Le syndrome de la jonction pyélo-urétérale est un syndrome faisant suite à une anomalie généralement congénitale, concernant l'implantation de l'uretère à l'intérieur du bassinet du rein. Ceci aboutit à la formation d'une hydronéphrose qui reste longtemps asymptomatique, mais qui est susceptible de se compliquer d'infection et de lithiase rénale. 

Le mégadolicho-uretère correspond à la dilatation et à l'allongement d'un uretère.

La maladie d'Ormond.

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