Tachycardie (classification)

Grec : takhus : vite et kardia : cœur.

Définition 

La tachycardie se définit comme une accélération du rythme des battements du cœur.
 

Généralités 

On parle de tachycardie modérée quand les pulsations cardiaques se situent entre 80 et 100 par minute.
La tachycardie intense se caractérise par des battements supérieurs à 100 par minute.

Classification 

On distingue (liste non exhaustive) :

  • La tachy-arythmie, qui se caractérise par un rythme rapide et irrégulier, comme dans l' arythmie complète.
  • La tachycardie atriale ou auriculaire, appelée également tachysystolie auriculaire : il s' agit d'une variété de tachycardies dues à une activité anormalement élevée de la zone qui stimule habituellement les contractions des ventricules, zone déplacée (ectopique).
  • La tachycardie auriculaire paroxystique, appelée également tachycardie paroxystique : cette affection se caractérise par la répétition d'épisodes, dont les débuts et les fins sont brusques, et qui durent quelques minutes à plusieurs heures.
  • La tachycardie bidirectionnelle, appelée également tachycardie ventriculaire bidirectionnelle : cette affection cardiaque se caractérise, pour les spécialistes, sur l'électrocardiogramme, par l'alternance régulière de la direction des complexes ventriculaires possédant des axes qui s'opposent entre eux d'environ 180°.
  • La tachycardie double, appelée également bitachycardie ou double tachycardie : cette affection est une association entre une tachycardie ou tachyarythmie auriculaire et une tachycardie ventriculaire.
  • La tachycardie hissienne est une variété de tachycardie que les spécialistes appellent supraventriculaire, résultat de l'activité d'une source de stimulation des battements ventriculaires mal placée, située dans le tronc du faisceau de His.
  • La tachycardie idioventriculaire, appelée également rythme idioventriculaire accéléré, rythme ventriculaire ectopique lent, tachycardie idioventriculaire, rythme ventriculaire accéléré ou tachycardie ventriculaire lente : cette affection correspond à un trouble bénin du rythme dû à l'activité, par intermittence, d'un centre stimulant les contractions ventriculaires, mal placé (ectopique).
  • La tachycardie jonctionnelle, appelée également tachycardie nodale ou tachycardie paroxystique : il s'agit d'une tachycardie régulière due à une activité d'un centre ectopique situé dans la région du nœud Aschoff-Tawara.
  • La tachycardie permanente par flutter appelée flutter : le terme flutter a été utilisé par Mac William en 1887 et Jolly et Ritchie en 1910 pour désigner un trouble du rythme cardiaque relativement bénin se caractérisant par une série de contractions des oreillettes, se succédant régulièrement et rapidement sans aucune pause.
  • La tachycardie réciproque, appelée également rythme réciproque : cette pathologie étudiée par White en 1915 et Gallavardin en 1921 est une variété de troubles du rythme cardiaque au cours de laquelle l'excitation permettant les contractions cardiaques, nées dans le nœud auriculo-ventriculaire, déclenche des contractions des ventricules puis, de façon rétrograde, celles des oreillettes.
  • La tachycardie par ré-entrée électronique, appelée également syndrome du stimulateur cardiaque: il s'agit de l'effet indésirable d'un stimulateur cardiaque qui fonctionne pourtant correctement.
  • La tachycardie sinusale : elle correspond à une accélération du rythme cardiaque normal (rythme sinusal), qui ne dépasse pas ou rarement 150 battements par minute.
  • La tachycardie supraventriculaire : étudiée par Sir Thomas Lewis en 1909, il s' agit d'une variété de tachycardie se caractérisant par une accélération du rythme cardiaque dont l'origine se situe dans une région du myocarde, au-dessous de la bifurcation du faisceau de His.

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