Syndrome de la Côte cervicale : Traitement

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Traitement 

Le traitement doit tout d'abord être médical. Ce sera le cas si l'on constate par exemple une chute de l'omoplate, une augmentation de volume des muscles scalènes et dans l'ensemble toutes anomalies anatomiques musculaires ou ligamentaires susceptibles d'être modifiées par un travail de rééducation ou de kinésithérapie, voir les deux.

Chez certains patients quand la rééducation s'avère inefficace il est nécessaire de proposer un traitement chirurgical.

Les indications du traitement chirurgical vont dépendre avant tout de l'intensité des symptômes et de leur évolution ainsi que de leur durée.

Le chirurgien ne proposera pas d'emblée une intervention chez un patient qui ne souffre que depuis quelques semaines. Le plus souvent, mais pas forcément dans tous les cas, ce sont une paralysie qui pousse le chirurgien à opérer plus rapidement.

Le traitement chirurgical comportera soit une scalénotomie c'est-à-dire une intervention sur les muscles scalènes comportant la section du scalène antérieur soit une scalénectomie c'est-à-dire la section du petit pectoral, la réfection de la première cote, la réfection de la première côte et d'une banque fibreuse ou la réfection de certaines anomalies.

Certaines équipes médicales font tout d'abord un bilan bien précis d'intensité du syndrome et de la cause probable de la lésion.

Pour les professionnels, l'exploration chirurgicale est menée par voie susclaviculaire horizontale permettant ainsi de disséquer le plexus brachial et l'artère sous clavière.

Dans certains cas le scalene antérieur uniquement et tout particulièrement les éléments postérieurs tendineux du scalène antérieur compriment le plexus et l'artère sous clavière. Dans ces cas-là il suffit d'effectuer une simple section du scalène antérieur.

La majorité du temps il est nécessaire d'associer et à ce geste une section du scalène moyen qui avec ablation de la première côte pouvant se faire en passant en arrière du plexus brachial et en remontant assez loin en arrière jusqu'à l'insertion de la première côte sur la septième vertèbre cervicale.

Chez certains patients on constate la présence d'une apophyses épineuse que l'on devra de enlever sans oublier la bandelette fibreuse qui la prolonge et qui va s'insérer sur la première côte le plus souvent.

Après cette libération  le plexus brachial est libre et coulisse entre la côte restante et la clavicule. Enfin la sous clavière doit être libérée également.

Quand on constate une lésion prédominante sur la veine sous clavière, le traitement chirurgical de choix consiste à procéder à l'ablation de la première côte par une voix axillaire ou une technique de Roos. Il s'agit de la seule voie d'abord permettant réellement d'enlever la première côte dans sa partie antérieure.

Chez certains patients il est préférable de demander un avis à un autre chirururgirn (vasculaire) à cause d'une éventuelle présence d'une thrombose veineuse nécessitant des gestes vasculaires spécialisés.

Après l'intervention chirurgicale les suites sont normalement sans problème. Il a été décrit, c'est exact, de nombreuses complications (section des racines, lessures des vaisseaux, pneumothorax, lésions des nerfs de Charles Bell etc.).

Certaines équipes chirurgicales comme celles de Laurent Sedel avancent un taux de réussite de 75 % de bons résultats, voire d'excellents résultats. Il signale également avoir des résultats moyens et insuffisants sans amélioration.

Certaines équipes chirurgicales déclarent que les patients présentent quelquefois des dépression plus ou moins sévères après l'intervention chirurgicale peut-être par manque de support psychologique.

L'évolution postchirurgicale peut également se faire vers une récidive, plusieurs années après de la maladie. Cela survient par exemple quand on constate un bloque cicatricielle ou bien quand la première côte repousse. Cela semble concerner essentiellement les patients jeunes. Dans ce cas il est nécessaire d'intervenir une deuxième fois et de procéder à une seconde résection qui le plus souvent amène à nouveau la guérison.

On constate également une autre cause de récidive, il s'agit de la descente progressive de l'épaule qui peut être évitée en demandant au patient de réaliser des exercices de rééducation après l'intervention afin de renforcer le trapèze.

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