Syndrome cubital : Traitement

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Traitement 

Les traitements du syndrome cubital sont :

  • Spécifiquement le traitement médical de la compression du nerf cubital au coude, entraînant le syndrome cubital, fait appel d'abord aux anti-inflammatoires non stéroïdiens, c'est-à-dire ne contenant pas de corticoïde. En vérité, l'utilisation de ce type de médicaments (cortisone), ne donne pas toujours des résultats escomptés. A l'opposé, les conseils d'hygiène de vie, donnés systématiquement au patient, semblent apporter de meilleurs résultats. 
  • Les patients, en l'occurence ne doivent pas maintenir, de façon prolongée le coude fléchi, c'est-à-dire plié, car ceci occasionne la compression du nerf indirectement ou directement d'ailleurs. Par exemple, la position durant le sommeil, alors que le coude est plié ou encore le téléphone maintenu durant une très longue période contre l'oreille, alors que le bras est plié au niveau du coude, sont des gestes qu'il faut bannir définitivement chez ces patients, comme chez tout le monde. Il en est de même de l'appui du coude sur un plan dur comme une table ou un bureau. Toutes les positions susceptibles de comprimer le nerf directement, ou indirectement, au niveau du coude doivent être évitées.
  • Il existe une autre méthode pour tenter de soigner le syndrome cubital, il s'agit des moyens orthopédiques. En particulier l'orthèse nocturne, c'est-à-dire un moyen de contention utilisé la nuit. Ceci semble remarquablement efficace à l'instar du syndrome du nerf fibulaire au col du péroné. Il s'agit d'une orthèse constituée d'un outil avec des baleines qui mobilisent le coude à 30° de flexion, c'est-à-dire que le coude est plié à 30° permettant de laisser libre la flexion et l'extension entre 0 et 60°, c'est-à-dire le fait de pouvoir étendre le bras, ainsi que la pronosupination c'est-à-dire le fait de prendre et de soulever un objet. Cette orthèse devra être portée toutes les nuits durant deux mois. Il s'agit d'un traitement qui amène une amélioration chez 80 % des patients, quelquefois même chez la totalité des patients, quand il existe un bloc de conduction moteur, et ceci au bout de 15 jours, à un mois. Si l'on procède alors à un enregistrement électromyographique, c'est-à-dire de l'activité électrique du muscle et du nerf, on constate également une amélioration identique à celle obtenue par la chirurgie. Ce traitement, poursuivi pendant six mois, permet au patient d'apprendre à dormir le coude allongé, de façon à mettre celui-ci à l'abri d'éventuelles récidives. Certains spécialistes en orthopédie et en rhumatologie, pratiquent des injections d'un dérivé de cortisone à l'intérieur de la gouttière épitrochléo-olécrânienne (au niveau du coude). Ceci n'est pas logique car l'action sur une éventuelle inflammation, n'est pas souhaitable car il n'y a pas de cible inflammatoire à traiter. Les différentes études effectuées à ce niveau, n'ont pas montré de véritable efficacité des infiltrations de cortisone dans le coude, en ce qui concerne le traitement de la compression du nerf cubital au coude, c'est-à-dire le syndrome cubital au coude. 
  • Le traitement chirurgical ne doit véritablement être proposé qu'après avoir tenté ce qui précède. Etant donné que le traitement médical orthopédique par utilisation d'une prothèse est très efficace, le traitement chirurgical n'est pas utile dans la majorité des cas. Le plus souvent quand le traitement chirurgical est nécessaire c'est qu'il s'agit de lésions très anciennes. 
  • De plus en plus le traitement chirurgical se fait par endoscopie, c'est-à-dire sans ouvrir véritablement la peau en effectuant une grande plaie du coude. Il s'agit pour l'instant de tentatives expérimentales thérapeutiques, plus anecdotiques qu'efficaces, et qui ne sont pas encore validées par le corps médical.

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