Stérilité psychologique

Définition 

Dans certains cas, alors que tous les examens complémentaires c'est-à-dire les prises de sang, les radiographies, les échographies, les I.R.M., etc. ont été effectué sans succès, on ne trouve pas de cause à une stérilité.

Les médecins estiment qu'il s'agit dans ce cas d'une stérilité de nature psychique c'est-à-dire d'une stérilité qui n'est pas expliquée ou qui ne s'explique pas. Ce type de stérilité pathogène (maladie de) serait, selon les spécialistes en psychologie et en psychiatrie, du à l'inconscient qui ne satisferait pas les désirs de grossesse d'une femme. Il semble qu'environ 10 % des infertilités seraient de nature psychique.

Le psychisme semble avoir une influence beaucoup plus importante qu'on l'a cru jusqu'ici sur la fécondité. Son impact ne se limiterait pas uniquement à agir sur les ovaires mais également sur la pénétration des spermatozoïdes qui seraient bloqués au moment où ils essaieraient de remonter à l'intérieur des trompes ou encore après l'éjaculation au niveau de la glaire cervicale au moment de passer vers l'intérieur de la lumière utérine c'est-à-dire de l'intérieur de l'utérus pour tenter de gagner l'intérieur de la trompes de Fallopel où ils doivent normalement féconder l'ovule.

Certaines patientes souffrent de ce type d'infertilité parce que les ovules ont une fonction anormale ou tout simplement pas d'ovules du tout à cause d'une absence d'ovulation par les ovaires c'est-à-dire de l'émission d'ovules et de follicule ovariques  qui sont des sortes de petites niches situées dans l'ovaire qui libèrent à chaque cycle un ovule.

Il s'agit d'une réaction de l'organisme qui fait quelquefois suite à un deuil ou à un traumatisme psychoaffectif  tel qu'une émotion par exemple. Certaines maladies psychologiques comme la dépression  ou le stress intense voir une certaine angoisse sont susceptibles d'entraîner la survenue de stérilité psychologique. Il en est de même de l'anorexie.

Les perturbations psychoaffectives sont également susceptibles d'agir au niveau du corps jaune. Le corps jaune étant la structure provenant de la niche qui a libéré l'ovule et qui s'est transformée pour synthétiser de la progestérone afin d'assurer le déroulement normal des deux premiers mois de la grossesse. Eh bien cette maturation du corps jaune est quelquefois empêchée par le psychisme de la patiente  et donc la grossesse ne peut démarrer normalement.

Plus récemment a été mis en évidence un phénomène étrange, celui de la glaire cervicale ou toxique vis-à-vis des spermatozoïdes. En effet, la femme serait susceptible, à la suite de chocs psychologiques plus ou moins importants, de fabriquer, de synthétiser une sorte de mucus, de glaire empêchant les spermatozoïdes non seulement de pénétrer à l'intérieur du col de l'utérus, de traverser celui-ci mais aussi d'avoir une action normale c'est-à-dire, entre autres, fécondante sur l'ovule. La problématique majeure de ce type de perturbations est la résistance au traitement par  les œstrogènes, traitement qui est proposé généralement afin de lutter contre ce type de stérilité que l'on qualifie d'immunologique c'est-à-dire qui serait le résultat de perturbations des défenses immunitaires chez la femme.

On a du mal à expliquer et à comprendre pourquoi les femmes refuseraient d'être fécondes alors que c'est le plus souvent le fruit de leurs attentes. Pourtant les stérilités psychogènes sont bien le résultat d'une action inconsciente qui vient perturber le fonctionnement normal de la physiologie féminine. Il s'agit bien en définitif d'un refus intériorisé de la grossesse. La problématique majeure est de savoir si ce conflit est connu ou inconscient chez la femme, ce qui semble être le plus souvent le cas.

En termes d'évolution  il est difficile d'admettre que l'infertilité psychique soit définitive. C'est la raison pour laquelle un grand nombre de psychologues s'intéresse à ce type de pathologie et tente d'en démêler le mécanisme conscient ou inconscient et de trouver une solution thérapeutique pour la patiente qui le plus souvent désire une grossesse.

Aucun commentaire pour "Stérilité psychologique"

Commentez l'article "Stérilité psychologique"