Silicose : Symptômes

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Symptômes 

Les symptômes des patients souffrant de silicose doivent être distingués selon qu'il s'agit d'une forme aiguë ou d'une forme chronique :

  • La forme aiguë, qui est relativement rare, est le résultat d'une exposition relativement courte. Durant cette période le patient respire de la poussière de silice pendant environ 10 mois. Ceci entraîne ce que l'on appelle le silicoprotéinose aiguë. Ce type de maladie évolue vers une fibrose pulmonaire quelquefois fatale, et pour laquelle la radiographie permet de mettre en évidence une infiltration des poumons de type miliaire.
  • La forme chronique se caractérise par l'apparition de symptômes dont l'apparition dépend de la durée, et de l'intensité, de l'exposition aux poussières contenant de la silice. Ainsi, quelquefois, les patients restent entre 10, voire 20 ou 30 ans sans présenter aucun symptôme. Néanmoins, si l'on prend soin de faire passer une radiographie (de contrôle) régulièrement aux professionnels à risque, il s'avère que celle-ci montre des signes de silicose. Les symptômes apparaissent parfois 20 ans, après les signes radiologiques. Ainsi, la forme chronique de la silicose, est une maladie qui s'auto entretient et qui évolue durant des années après le début de l'exposition à la silice. Quand les symptômes apparaissent, il s'agit avant tout, d'une bronchite chronique se caractérisant classiquement par des difficultés respiratoires (dyspnée), une toux et une bronchorrhée. Il s'agit de symptômes qui sont discrets au début, et qui apparaissent essentiellement dans la silicose à petits nodules. A l'opposé, ces symptômes sont susceptibles d'évoluer vers une insuffisance respiratoire et cardiaque, quelquefois grave. Ceci survient en particulier pour la silicose à grands nodules ou pour la silicose pseudo-tumorale.

Physiopathologie 

Le mécanisme de la silicose est le suivant. La silice cristalline, c'est-à-dire les cristaux, existe dans la nature sous forme d'aiguilles. Ces aiguilles pénètrent à l'intérieur de l'appareil respiratoire, plus précisément dans les poumons.

A ce niveau, des macrophages, c'est-à-dire des variétés de globules blancs, viennent les entourer et constituer des granulomes qui peuvent à leur tour se hyaliniser, c'est-à-dire se transformer en quelque sorte en verre, à la manière d'un oignon (par l'entassement de plusieurs couches).

Ces structures, ensuite, peuvent éroder, c'est-à-dire user un vaisseau, et s'excaver, comme c'est le cas dans le syndrome de Caplan.

Diagnostic différentiel 

Cette maladie ne doit pas être confondue avec d'autres pneumopathies (maladies des poumons) :

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