Sclérose en plaques et grossesse : Symptômes

Physiopathologie 

Durant  la grossesse, la sclérose en plaques entraîne très peu de problèmes neurologiques. Il semble donc que la grossesse se comporte comme une sorte de protection, chez la femme atteinte de cette pathologie. Pour comprendre ce phénomène, il est nécessaire de faire un petit retour en arrière sur la physiopathologie, c'est-à-dire le mécanisme de la sclérose en plaques.

La sclérose en plaques est une maladie auto-immune au cours de laquelle le système immunitaire attaque ses propres tissus, en l'occurrence le système nerveux. En cas de sclérose en plaques, la myéline qui est la substance graisseuse recouvrant l'axe central des neurones (axone) est endommagée sous la forme de petites plaques laissant des trous à l'intérieur de cette gaine. Il s'agit donc d'une démyélinisation qui entraîne un endommagement du neurone, et donc un mauvais fonctionnement de celui-ci qui se traduit par une anormalité des impulsions le long des fibres nerveuses.

Au cours de la grossesse, l'immunosuppression qui a lieu est diminuée afin d'empêcher la femme de rejeter son bébé. Du même coup, elle supprime également l'inflammation qui cause les dommages aux nerfs et au cerveau. A l'opposé environ une femme sur deux, fait une rechute au cours des six mois suivant la naissance. En effet, durant cette période l'inflammation est à nouveau modifiée.

Les enfants de personnes atteintes de sclérose en plaques, semblent développer plus facilement la maladie. Chez une grande majorité des patients, on estime que le risque n'est pas assez élevé pour ne pas concevoir de bébé.

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