Rein : Examen médical

Examen médical 

Le néphrogramme isotopique est un examen (indolore) ayant pour but d'explorer le fonctionnement des reins à l'aide d'un traceur radioactif. Il dure quelques heures mais ne nécessite pas d'hospitalisation pour être effectué. Sa technique est la suivante :  on utilise un traceur radioactif comme le technétium 99, ou l'iode 131 qui sont injectés à un individu par voie intraveineuse. On observe ensuite son élimination par la voie rénale grâce un détecteur externe que l'on appelle gamma-caméra, qui permet d'enregistrer la quantité de radioéléments qui passe par les organes rénaux.

Les résultats apparaissent sous la forme d'une courbe. L'analyse de la quantité de radioéléments qui transitent par les reins, permet d'étudier les différentes phases de fonctionnement de ces organes. Il s'agit essentiellement de la circulation sanguine à l'intérieur du parenchyme rénal (tissu fonctionnel du rein qui permet l'élaboration de l'urine) ainsi que l'excrétion de l'urine.

Technique médicale 

La néphrectomie désigne l'ablation chirurgicale totale ou partielle d'un rein, ou des deux reins à la fois. Il en existe différents types :

  • La néphrectomie bilatérale, appelée également binéphrectomie. Il s'agit d'une intervention chirurgicale pratiquée en néphrologie, exceptionnellement, quand les deux reins sont détruits.
  • La néphrectomie élargie désigne l'ablation, c'est-à-dire l'exérèse du rein, associée à celle des ganglions lymphatiques qui drainent habituellement le rein et la loge rénale. Cette dernière contient les trois éléments principaux du rein : les vaisseaux sanguins qui transportent le sang vers le parenchyme, c'est-à-dire le tissu fonctionnel du rein, élaborent l'urine et les voies excrétrices qui ont pour rôle de transporter (écoulement) l'urine vers la vessie à partir du parenchyme rénal. Ces trois éléments sont contenus dans une coque de nature fibreuse, que l'on appelle la capsule du rein, qui est elle-même entourée d'une membrane graisseuse : la loge rénale. La néphrectomie élargie, est utilisée par exemple, pour arrêter la progression d'un cancer, et éviter des métastases (dissémination de cellules cancéreuses à l'ensemble de l'organisme).
  • La néphrectomie partielle correspond à l'ablation d'une partie seulement du parenchyme rénal, c'est-à-dire du tissu fonctionnel du rein qui élabore l'urine. La néphrectomie partielle, concerne également les voies excrétrices, et plus particulièrement les calices. Il s'agit d'une intervention que l'on pratique quand un patient présente une tumeur du rein, et que celle-ci est bénigne, et de petite taille. Une néphrectomie partielle, est également pratiquée chez un patient présentant une infection rénale très localisée, par exemple survenant à la suite de calculs. Une infection liée à une tuberculose peut également faire l'objet d'une néphrectomie partielle. Ce type d'intervention est susceptible d'aboutir à l'apparition de complications post-opératoires, c'est-à-dire survenant après l'intervention chirurgicale. Il peut s'agir d'hémorragies locales, ou de fistules urinaires, c'est-à-dire de communications entre les différents organes de l'appareil urinaire.
  • La néphrectomie par prélèvement afin de pratiquer une greffe de rein, a pour but de retirer les deux reins ainsi que les vaisseaux et les uretères qui sont associés. Cette intervention chirurgicale, qui ne se pratique que sur des individus en état de mort cérébrale, permet ensuite de transplanter les deux reins ainsi obtenus chez un individu receveur (présentant une insuffisance rénale chronique traitée habituellement par dialyse) compatible bien évidemment avec l'individu donneur. Cette intervention peut également être pratiquée chez un individu conscient, présentant une apparentée avec le receveur, c'est-à-dire l'individu destiné à recevoir les reins. Dans ce cas un seul rein est prélevé chez le donneur.
  • La néphrectomie totale simple désigne l'ablation complète du rein ainsi que celle de sa capsule fibreuse. Cette intervention respecte la loge rénale, et se pratique sur un rein présentant une destruction plus ou moins importante, à cause par exemple d'une pyélonéphrite, ou sur un rein dont le fonctionnement est très gravement atteint.
  • La néphro-urétérectomie est le terme qui désigne l'ablation totale du rein et de l'uretère. Ce type d'intervention chirurgicale se pratique quand un patient présente une tumeur des voies excrétrices urinaires, ou encore quand on constate une destruction du rein à cause par exemple d'un reflux vésico-urétéral. Ce dernier est le retour d'urine de la vessie vers les reins à travers l'uretère.

L'évolution des patients ayant subi une néphrectomie est variable selon son type. La durée de l'hospitalisation varie donc d'une semaine à trois semaines, puis la convalescence, à son tour, est de trois semaines. Si un seul rein est retiré, ceci n'a pas de conséquence pour le fonctionnement rénal global de l'organisme. En effet, un patient à l'aide d'un seul rein, est susceptible de pouvoir nettoyer le sang pour y retirer les substances nocives au bon fonctionnement de l'organisme. A l'opposé un individu ayant subi une néphrectomie bilatérale, nécessite une épuration extrarénale, c'est-à-dire une dialyse, une hémodialyse, ou éventuellement une greffe de rein.

Cette dernière, appelée également transplantation du rein, ou transplantation rénale, est un transfert du rein d'un sujet donneur, vers un malade, le receveur qui reçoit le rein. Celui-ci  possède un rein qui ne fonctionne plus, et qui doit être remplacé. Les premières greffes rénales ont été pratiquées vers les années 1950, par une équipe du Dr David Hume à Boston. Elles ont également été pratiquées à Paris, par des équipes de médecins tels que Jean Hanburger, et René Küss. Les patients bénéficiant d'une greffe rénale, sont ceux souffrant d'une insuffisance de fonctionnement de la filtration rénale, c'est-à-dire d'une insuffisance rénale.

Le renouvellement des reins, doit permettre d'assurer convenablement la fonction rénale de l'ensemble de l'organisme. En principe le patient doit avoir un âge inférieur à 60 ans. Le donneur est généralement un individu en état de mort cérébrale. Il peut s'agir également d'une personne vivante. C'est le cas par exemple de l'un des parents (frère ou soeur). Pour que la greffe rénale soit efficiente et réussisse, il est nécessaire que le donneur et le receveur, appartiennent au même groupe sanguin. D'autre part, il est également nécessaire qu'une compatibilité génétique entre les deux individus (le donneur et le receveur) soit recherchée. Le rein qui est greffé est déplacé à l'intérieur de la fosse iliaque, c'est-à-dire en bas et sur le côté de l'abdomen. Les vaisseaux du rein sont ensuite abouchés aux vaisseaux iliaques du malade. L'uretère sortant du rein qui vient d'être greffé, est abouché à la vessie du malade, ou à l'un de ses uretères.

Ensuite, après la transplantation il est prescrit au sujet des médicaments immunosuppresseurs dont le but est d'agir sur le système immunitaire du receveur qui ne doit pas avoir une fonction trop «efficace». Le receveur ne doit pas rejeter les cellules provenant du greffon. C'est la raison pour laquelle le traitement immunodépresseur ou immunosuppresseur, permet d'éviter le rejet du greffon.

Le pronostic de la greffe rénale est très bon. Les résultats sont supérieurs si le donneur présente une compatibilité tissulaire, c'est-à-dire une HLA avec le receveur. Néanmoins dans certains cas, on constate un échec. Par rapport à la greffe cardiaque, la greffe rénale à des conséquences moins graves. Il en est de même pour le foie, ou le poumon. En effet, en cas de rejet le patient peut reprendre ses séances de dialyse, et continuer donc à vivre presque «normalement ». Par la suite, une nouvelle greffe peut éventuellement être tentée à nouveau.

La néphrolithotomie est une technique qui permet d'extraire un calcul du rein après intervention chirurgicale directement sur cet organe, par ouverture du tissu rénal. Elle se pratique grâce à une intervention sur la région lombaire, puis sur le rein ou bien en utilisant un appareil optique, que l'on introduit dans les cavités des reins, après avoir pratiqué une incision au niveau de la peau, cette incision mesure environ 2 cm de long. Le but est de repérer tout d'abord le calcul, puis de le pulvériser, c'est-à-dire de le détruire, ce qui permet de le retirer.

Actuellement la néphrolithotomie se pratique de moins en moins, et est remplacée par la lithotritie extracorporelle qui consiste à pulvériser les calculs depuis l'extérieur du corps, en utilisant des ondes de choc.

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