Régime après un jeûne prolongé : Traitement

Traitement 

Un individu soumis à un jeûne doit être réalimenté avec beaucoup de précautions.

La réalimentation par voie orale, c'est-à-dire par la bouche, se fera prudemment et progressivement. En effet, une alimentation trop abondante est susceptible d'entraîner l'apparition de diarrhées ce qui aboutit à une hypovolémie pouvant être mortelle. L'hypovolémie se caractérise par une diminution de la quantité globale du sang circulant.

Il sera nécessaire, après un jeune intense, d'administrer des protéines.  Ceci ne peut pas se faire sans prendre, au préalable, quelques précautions. En effet, l'administration de protéines à un individu affamé exige proportionnellement un apport de potassium. Pour les spécialistes : cinq millimoles de potassium sont fixés par gramme d'azote utilisé pour l'anabolisme de l'organisme. Autrement dit, à chaque fois que l'on apporte des protéines à un individu, il est nécessaire de lui apporter du potassium pour des raisons biochimiques, c'est-à-dire de bon fonctionnement au sein de l'organisme, afin que les protéines soient convenablement assimilées. Si l'on  n'apporte pas le potassium nécessaire parallèlement aux protéines, on risque de créer ce qu'on appelle une hypokaliémie grave, c'est-à-dire une chute du taux de potassium dans le sang et donc des répercussions ayant pour conséquence des troubles du fonctionnement du coeur.

Chez certains patients, il est impossible d'administrer des calories (comprendre des aliments) en quantité suffisante à cause de l'intolérance du système digestif qui ne l'oublions pas, durant le jeûne s'est totalement modifié en particulier au niveau du tube digestif et plus précisément de l'intestin où les microvillosités, habituellement utilisées par l'organisme pour absorber les micronutriments, ont diminué de volume, voire sont absentes. Ainsi, à cause de l'intolérance du système digestif ou de l'état de conscience de l'affamé, il est nécessaire d'utiliser une alimentation parentérale, c'est-à-dire par perfusion.

Les substances utilisées pour procéder à la renutrition d'un individu ayant subi un jeune prolongé et intense, font appel, selon l'OMS, à un protocole qui utilise un mélange constitué de lait écrémé associé à de l'huile et du sucre avec une quantité plus ou moins importante de protéines selon la dénutrition de l'individu. Si le patient présente des oedèmes, les mélanges sont identiques.

Enfin, il est nécessaire de procéder à l'adjonction de vitamines et de minéraux ainsi que d'oligo-éléments.

En ce qui concerne, l'enfant la renutrition doit se faire en milieu hospitalier.

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