Racine nerveuse, nerf rachidien : Symptômes

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Physiologie 

Les racines nerveuses ont pour rôle de transmettre des informations :

  • En provenance de l’extérieur à destination du cerveau (nerfs sensitifs transmettant les sensations extérieures).
  • En provenance du cerveau aux différentes parties du corps (nerf moteur).

Physiopathologie 

A sa sortie de la colonne vertébrale, le nerf rachidien peut-être comprimé par :

  • Une hernie du disque du cartilage située entre deux vertèbres. Ce disque sert habituellement d’amortisseur entre deux vertèbres où il est placé.
  • Un œdème qui a ce niveau peut également constituer un traumatisme susceptible d’engendrer une perte de sensibilité ou de motricité d’une zone ou d’une partie du corps.

Une fragilisation de la racine nerveuse constitue une autre forme de pathologie par :

  • Une infection.
  • Une lésion du nerf rachidien.
  • Une dégénérescence.
  • Un déséquilibre hormonal.
  • Le diabète.
  • Une carence en vitamines (essentiellement du groupe B.).
  • Une intoxication.

Le terme funiculite vertébrale, utilisé par Sicard en 1918, en anglais funiculitis, désigne l'irritation d'une racine nerveuse issue de la moelle épinière survenant à la suite d'une compression durant son trajet à l'intérieur du rachis c'est-à-dire, plus précisément, au niveau du trou de conjugaison et ceci à partir du ganglion nerveux jusqu'à l'origine du plexus (entrelacement de filets nerveux). La funiculite est le résultat d'altération qui ont lieu à la suite de traumatismes ou de rhumatisme voir d'inflammation des vertèbres. Elle se manifeste par l'apparition de douleurs survenant d'un seul côté (unilatérale) associées à des contractures et à des inflexions du rachis. Il s'agit d'une variété de radiculite.

La méningo radiculite (en anglais meningoradiculitis) désigne l'inflammation des racines nerveuses après atteinte des méninges qui sont les membranes de recouvrement et de protection du système nerveux central.

Le syndrome radiculaire, en anglais radicular syndrome, désigne l'ensemble des symptômes qui est le résultat de l'altération des racines issues de la moelle épinière. L'atteinte de la racine antérieure, qui rappelons-le est une racine motrice c'est-à-dire transportant l'influx nerveux en provenance du cerveau en direction des organes moteurs les membres, entraîne une paralysie associée à une atrophie (diminution du volume des muscles entre autres). Il s'agit d'un syndrome radiculaire moteur. L'atteinte de la racine postérieure qui est sensitive (transportant les sensations de l'extérieur vers le cerveau par l'intermédiaire de la moelle épinière) donne ce que l'on appelle un syndrome radiculaire sensitif, de type irritatif (s'accompagnant de douleurs) quand la racine est irritée, et de type déficitaire (avec anesthésie) quand la racine est totalement détruite. Par exemple le syndrome d'Aran-Duchenne (en anglais lower brachial plexus paralysis), appelé également paralysie radiculaire inférieure du plexus brachial, est provoqué par l'atteinte du tronc primaire inférieur du plexus brachial c'est-à-dire la huitième racine cervicale et la première racine dorsale. Ce syndrome se caractérise par l'apparition d'une paralysie flasque associée à une atrophie des muscles le nom de muscles du groupe Aran-Duchenne. L'examen neurologique met en évidence d'autre part l'abolition du réflexe cubito-pronateur la présence de troubles des réactions électriques associée à une hypoesthésie en bande le long du bord interne du bras, de l'avant-bras et de la main.

Le terme radiculaire (en anglais radicular) désigne tout ce qui se rapporte aux racines des nerfs crâniens ou des nerfs rachidiens ainsi que racines des dents par ailleurs. On parle, par exemple, de paralysie radiculaire.

Le terme radiculalgie, utilisé par Chipault, tiré du latin radicula : petite racine et du grec algos : douleur, en anglais radiculalgia, désigne une douleur de nature sourde survenant de manière continuelle et se caractérisant par des épisodes qui sont entrecoupés d'autres épisodes encore plus violents (paroxysmes douloureux). Ils sont le résultat de l'irritation ou de l'inflammation des racines des nerfs crâniens ou des nerfs rachidiens. Généralement la radiculalgie précède la radiculite (inflammation des racines nerveuses).

La radiculite, terme utilisé par Chipault également, désigne l'inflammation des racines des nerfs crâniens ou des nerfs rachidiens à la suite d'un problème mécanique tel que la présence, dans les tissus de voisinage, d'une tumeur ou d'une compression, voir d'un abcès ou encore d'un anévrisme. La radiculite peut également être de nature toxi-infectieuse c'est-à-dire faire suite à une infection ou à une intoxication par une substance. La radiculite se caractérise avant tout par l'apparition de troubles sensitifs (le patient ressent des sensations inhabituelles) dont la topographie, la localisation, sont de type radiculaire. Ces sensations sont proches des fourmillements et parfois s'associent à une anesthésie (perte de la sensation totale). Plus rarement le patient présente des troubles moteurs à type de parésie (légère paralysie) et encore plus rarement des troubles moteurs se caractérisant par l'apparition également d'une paralysie mais cette fois-ci associée à une diminution du volume musculaire. Enfin, dans certains cas le patient présente une diminution des réflexes et, à l'enregistrement électromyographique (enregistrement des phénomènes électriques musculaires), des perturbations.

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