Pupille : Symptômes

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Physiologie 

  • Le réflexe qui réside à l’ouverture ou à la fermeture de la pupille, s’appelle le réflexe photomoteur. Il est directement sous les ordres de la quantité de lumière qui pénètre dans les yeux.
  • Il existe d’autre part un second réflexe, appelé le réflexe d’accommodation convergence-myosis, qui est un réflexe permettant d’adapter la vision.

Ces deux réflexes sont possibles grâce à deux muscles :

  • Le sphincter.
  • Le dilatateur de l’iris.

La contraction de la pupille, appelée également myosis, est secondaire à la fermeture du sphincter de l’iris (contraction). Ceci a pour but de diminuer la quantité de lumière entrant dans l’œil, mais permet également la vision de près (accommodation). Ce sphincter est sous les ordres du système nerveux parasympathique (autonome) oculaire.

Le dilatateur de l’iris quant à lui, possède la capacité d’ouvrir le diamètre de la pupille (mydriase). Ceci a pour but d’augmenter la quantité de lumière qui entre dans l’œil. C’est le cas par exemple quand il fait sombre, ou lorsqu’un individu a besoin de sa vision de loin. Le dilatateur de l’iris est sous la dépendance du système nerveux sympathique oculaire.

 

Physiopathologie 

Il existe plusieurs pathologies de la pupille, qui se traduisent par des lésions ou des anomalies anatomiques de cet organe.

  • Les anomalies congénitales entraînent généralement des pupilles soit trop petites, soit décentrées, soit de forme irrégulière. Généralement, ces anomalies s’accompagnent de malformations de l’iris pouvant se présenter sous la forme d’un colobome (voir plus bas). L’anisoscorie correspond à une différence de taille entre les deux pupilles, secondaire à une pathologie des voies nerveuses.
  • Le syndrome d’Adie, qui se voit essentiellement chez la femme jeune, et dont on ne connaît pas l’origine, se caractérise par une pupille de dimension supérieure à l’autre. Ce syndrome s’accompagne également d’une contraction (myosis) plus lente à la lumière, et une dilatation (mydriase) également plus lente au cours de l’obscurité. Ces perturbations de la motricité de la pupille se caractérisant par une extrême lenteur, se nomment pupillotonie.
  • Le signe d’Argyll-Robertson, qui s’observe essentiellement lors de la sclérose en plaque, de la syringomyélie, ou encore (mais plus rarement maintenant) pendant une neurosyphilis, se caractérise par une pupille qui est à la fois petite et irrégulière. D’autre part, cette pupille, lorsqu’elle est soumise à la lumière, ne se contracte pas (myosis), et ne diminue son diamètre qu’au cours de l’accommodation.
  • Le colobome est une malformation congénitale de l’œil, qui n’empêche habituellement pas le fonctionnement normal de celui-ci, et qui se traduit par la présence d’une fissure pouvant se localiser sur l’iris, au niveau du nerf optique, de la paupière supérieure, de la choroïde (membrane mince située entre la sclére, et la rétine) ou de la rétine. Cette malformation, qui se déroule pendant la grossesse, est la conséquence de l’absence de fermeture de la fente de l’œil chez le fœtus. En effet, la cupule optique, qui correspond à la première ébauche de l’œil chez le fœtus, doit normalement se fermer entre la cinquième et la septième semaine de la grossesse. Cette anomalie n’affecte parfois que les structures se trouvant à l’intérieur de l’œil (intraoculaire). Chez certains individus, on constate néanmoins des troubles de la vision périphérique lors d’une certaine variété de colobome appelée colobome papillaire.
  • La papilla volubilis, ou syndrome de la papilla volubilis, est une variété rare de colobome papillaire. Ce syndrome est une anomalie vasculaire congénitale de l’œil, se caractérisant par un regroupement du tissu glial, c’est-à-dire du tissu nerveux de nature conjonctive. Le syndrome de la papilla volubilis, est dû à une organisation particulière des vaisseaux de la papille, dite en rayons. Ceci entraîne une diminution importante de la vision. Quelquefois, ce syndrome s’accompagne d’autres malformations intracrâniennes et faciales. Il n’existe pas pour l’instant de traitement du colobome papillaire, et du syndrome de la papilla volubilis.
  • Le terme diplocorie (du grec diploos : double et korê : pupille, en anglais diplocoria), désigne l'orifice double de la pupille. La polycorie étant l'anomalie d'origine congénitale ou acquise de l'iris, qui se présente avec deux ou plusieurs pupilles.
  • La  corectopie est l'anomalie congénitale ou acquise de la pupille qui se trouve située en dehors du centre de l'iris.
  • Le rétinoblastome entraîne apparition d'un oeil de chat amaurotique.
  • L'ophthalmoplégie interne de Hutchinson est la paralysie des muscles intrinsèques de l'oeil. Autrement dit il s'agit de la paralysie des muscles sphincter (qui permettent la fermeture, et l'ouverture),de  la pupille et du muscle ciliaire.
  • La kératite calcaire de Galezowski ou keratitis petrifecans, est une affection qui se caractérise par la présence, sur la cornée, de plaques ayant perdu leur transparence (elles sont devenues opaques), et de couleur grisâtre. D'autre part, on constate la présence de reflets tirant sur le brun. Il s'agit de plaques susceptibles de se développer devant la pupille, et de troubler plus ou moins gravement la vision.
  • Le halo glaucomateux  (du grec halôs : aire, en anglais halo glaucomatosus) est un cercle brillant, entourant la pupille de l'oeil atteint d'un glaucome.
  • L'athétose pupillaire est une alternance de contraction (myosis) et de dilatation (mydriase) de la pupille, apparaissant de manière rythmique. On parle également de hippus pupillaire, par référence aux mouvements du cheval au galop. C'est ainsi que l'hippus circulatoire de Landolt, appelée également pouls pupillaire, est une variété d'hippus qui s'observe quelquefois au cours de l'insuffisance aortique. Le rétrécissement de la pupille correspond, dans ce cas, à la systole (vidange des ventricules cardiaques), et la dilatation de la pupille à la diastole (remplissage des ventricules cardiaques).

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