Polymyosite : Symptômes

Symptômes 

  • Ils sont très variables, les muscles atteints sont généralement ceux des cuisses et des épaules.
  • Difficulté à se relever d'une chaise, à marcher, à effectuer les gestes quotidiens (se laver, se coiffer, etc...).
  • Difficulté à avaler.
  • Atrophie musculaire (diminution du volume des muscles) douloureuse.
  • Hémorragies.
  • Hypertrophie (augmentation de volume) des ganglions.
  • Œdème et altération de la peau, dans la polymyosite œdémateuse Wagner Unverricht ainsi que dans la polymyosite aiguë progressive. Ces manifestations cutanées se localisent au niveau des paupières (paupières violacées) et sont associées à un érythème (coloration rouge ou rose) des ongles, des genoux, du visage, accompagné de papules de Gottron à la face dorsale des doigts (centrées sur les articulations).
  • Fièvre.
  • Atteinte de l'état général.
  • Asthénie (fatigue générale).
  • Sclérose (modification des tissus, notamment à type de durcissement).

Diagnostic différentiel 

Cette affection ne doit pas être confondue avec (liste non exhaustive) :

  • Un déficit musculaire subi aigu ou chronique progressif.
  • Une myofasciite à macrophages. Il s'agit d'une affection musculaire de type inflammatoire, qui se caractérise par l'apparition des myalgies (douleurs musculaires), une fatigue et une petite faiblesse musculaire. Si l'on effectue des biopsies c'est-à-dire des prélèvements des muscles, celles-ci montrent la pénétration importante du tissu conjonctif situé autour du muscle par une variété de globules blancs : des macrophages PAS+ et quelquefois des lymphocytes T. CD8 +. Dans ce cas les enzymes musculaires (CP K) et la vitesse de sédimentation sont élevées. Le traitement par corticothérapie (cortisone) donne de bons résultats et de façon générale le pronostic est habituellement favorable. Cette affection semble être liée à certains vaccins contenant de l'aluminium. La myofasciite à macrophages n'a pas été décrite en dehors de la France...
  • Une myopathie médicamenteuse. Yx la dépénicillamine et le procaïnamide sont susceptibles d'induire une authentique myosite simulant une polymyosite. Il en est de même de la zidovudine à l'origine d'une myosite mitochondriale. Les autres médicaments concernés sont les molécules hypocholestérolémiantes (clofibrates, lovastatine, simvastatine, pravastatine ou gemfibrozil). Citons également l'amiodarone, la chloroquine, le carbimazole, la colchicine, l'étrétinate, l'émétine, l'ipéca, certains laxatifs, les corticoïdes, l'hormone de croissance, l'acide aminocaproïque, la fenfluramline, l'héroïne etc.
  • Des douleurs et des sensibilités musculaires au mouvement comme cela peut se voir au cours de la pseudopolyarthrite rhizomélique.
  • Une intoxication alcoolique chronique.
  • Une hypokaliémie sévère et prolongée.
  • Une hypophosphatémie.
  • Une hypomagnésémie.

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