Polyglobulie secondaire : Cause

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Cause 

La polyglobulie secondaire peut survenir au cours d'un grand nombre de maladies (liste non exhaustive) :

  • Au cours du tabagisme (en anglais smoking), c'est-à-dire de l'absorption des produits de combustion du tabac surtout quand l'inhalation de la fumée est intense. Ceci entraîne la formation en excès de carboxyhémoglobine (hémoglobine saturée en monoxyde de carbone) susceptible d'aboutir à une polyglobulie secondaire que les spécialistes appellent la polyglobulie du fumeur.
  • Au cours de l'hypoxémie (en anglais hypoxemia), c'est-à-dire de l'insuffisance d'oxygénation du sang, il est possible de voir apparaître une polyglobulie secondaire. Un séjour en altitude élevée, la maladie de Monge (mal des montagnes), entraînent l'apparition d'une polyglobulie secondaire qui fait suite à une hypoxie dont les symptômes sont variés.
  • Au cours des bronchopneumopathies chroniques obstructives BCPO (en anglais obstructive chronic bronchopneumopathies), et d'autres pneumopathies chroniques, plus particulièrement la fibrose pulmonaire, les patients présentent assez souvent une polyglobulie secondaire.
  • Au cours d'une hypoventilation alvéolaire (en anglais alveolar hypoventilation), c'est-à-dire d'une insuffisance de pénétration d'air à l'intérieur des alvéoles pulmonaires dont l'origine est centrale, due à une atteinte de certaines zones du système nerveux central correspondant aux centres permettant de réguler la respiration à l'intérieur du bulbe rachidien, à la suite d'une thrombose (formation d'un caillot). Ce type de maladie concernant le cerveau, peut survenir à la suite d'une inflammation de l'encéphale (encéphalite) par exemple. On constate alors la survenue d'une polyglobulie secondaire. Il en est de même quand un patient présente une obésité très importante, ou un syndrome de Pickwick (en anglais Pickwick syndrome).
  • Au cours de certaines cardiopathies (maladie du coeur) en particulier les cardiopathies congénitales, s'accompagnant de shunt (communication) à l'intérieur du coeur entre la partie droite et la partie gauche. Il peut s'agir également de shunt artérioveineux pulmonaire (communication anormale entre les artères et les veines), et de shunt entre la veine porte et les veines pulmonaires.
  • Au cours de certaines hydronéphroses (en anglais hydronephrosis)​, se caractérisant par une atteinte des vaisseaux du rein (néphropathie vasculaire), ou de certaines maladies endocriniennes (syndrome de Cushing entre autres).
  • La maladie de Gaisböck (en anglais Gaisböck's disease), est une polyglobulie secondaire touchant le plus souvent les hommes sédentaires, appréciant la bonne chère, et caractérisée par une importante élévation de la tension à l'intérieur des vaisseaux, ainsi qu'un nombre anormalement élevé de globules rouges dans le sang (hémoconcentration). De façon générale, on constate au cours de cette pathologie une augmentation de l'hématocrite qui est due à la baisse du volume du plasma, qui est la partie liquidienne du sang dans laquelle baignent les globules rouges, les plaquettes, les globules blancs (leucocytes), ainsi que d'autres éléments : les protéines (anticorps), les sels minéraux, les glucides, et les lipides entre autres. L'hématocrite quant à lui, est le volume occupé par les globules rouges par rapport à la quantité de sang total (globules rouges plus plasma). Il s'exprime en pourcentage. Le plus souvent aucune cause n'est retrouvée en dehors d'une obésité importante. Pour certains spécialistes en hématologie (maladie du sang), le syndrome de Gaisböck fait suite à la prise d'androgènes (hormones mâles). Pour d'autres hématologues (médecins spécialisés de maladie du sang), il s'agit d'une fausse polyglobulie par hémoconcentration (le nombre de globules rouges reste normal mais la quantité de liquide dans lequel ils baignent diminue). Au cours de cette maladie, le patient présente une congestion de la couche des cellules recouvrant l'intérieur de l'estomac (muqueuse gastrique). L'examen clinique du malade montre une élévation de la tension artérielle, et une obésité. Il n'existe pas d'hépatomégalie (augmentation de volume du foie), ni de splénomégalie (augmentation de volume de la rate). La fibroscopie oeso gastro-duodénale (visualisation directe de l'intérieur de l'oesophage, de l'estomac et du duodénum en utilisant un système optique muni d'une source lumineuse), détecte une hyperchlorhydrie, c'est-à-dire une élévation de la concentration en acide chlorhydrique du suc gastrique prélevé dans l'estomac. On constate également une augmentation dans le sang, du taux du glucose (glycémie), et du cholestérol ainsi que celle des protides, et de l'acide urique. L'évolution est péjorative en quelques années, faisant suite à une insuffisance de fonctionnement de la pompe cardiaque proprement dite, ou à un accident vasculaire cérébral.
  • Au cours des perturbations dans le transport de l'oxygène comme cela survient durant la méthémoglobinémie congénitale (en anglais congenital methemoglobinemia), et la méthémoglobinémie acquise (en anglais acquired methemoglobinemia). D'autres troubles du transport de l'oxygène peuvent également évoluer vers une polyglobulie secondaire, il s'agit entre autres de certaines hémoglobinopathies, thalassémies mineures.
  • Au cours de certaines tumeurs (en anglais tumor) qui sécrètent de l'érythropoïétine, il est possible de voir apparaître une polyglobulie secondaire. C'est le cas par exemple de l'hypernéphrome, l'hémangioblastome (plus rarement), du kyste du rein, ou de l'hépatome.

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