Pneumonie à mycoplasme : Évolution

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Evolution de la maladie 

La majorité des cas d’infections à mycoplasma pneumoniae sont bénins et guérissent. Leur évolution se fait pendant une période allant de 2 à 4 semaines (sans traitement).

 Il semble que l’utilisation de certains antibiotiques adaptés, puisse réduire la durée de la fièvre. Très rarement, la maladie peut être fatale.

Complications de la maladie 

La pneumonie à mycoplasme entraîne néanmoins des complications :

  • Les rechutes de la maladie surviennent quelquefois à l’arrêt du traitement, mais répondent bien à un traitement renouvelé. 
  • Les complications survenant, sont à type d’otite chez l’enfant, ou de sinusite chez l’adulte. 
  • Inflammation du tympan (myringite bulleuse).
  • Eruption cutanée à type d’érythème (coloration rose) associée au syndrome de Stevens-Johnson (appelé également ectodermose érosive pluriorificielle, syndrome de Baader, syndrome de Flessinger-Rendu, dermatostomatite). Il s’agit d’une affection qui touche les sujets jeunes, et se caractérise par un début brutal, et une atteinte des muqueuses (couche de cellules recouvrant l’intérieur des organes creux) essentiellement de la bouche (stomatite bulleuse), mais également la conjonctive, parfois les muqueuses de l’appareil génital entraînant une urétrite (inflammation de l’urètre : canal transportant l’urine de la vessie vers l’extérieur). Elle se caractérise également, par des lésions de la peau plus variables et discrètes, associées à une atteinte de l’état général, et des poumons. Son évolution est bonne en quelques semaines, mais des récidives peuvent survenir. Son origine est inconnue et ressemble à l’érythème polymorphe
  • Complications nerveuses à type de méningo-encéphalite (inflammation des méninges et de l’encéphale : partie du système nerveux comprise à l’intérieur du crâne).
  • Ataxie cérébelleuse (troubles de la coordination des mouvements dus à une atteinte du cervelet).
  • Anémie hémolytique (par éclatement des globules rouges).
  • Atteinte articulaire.
  • Atteinte cardiaque, et plus spécifiquement du muscle cardiaque (myocarde) à type d’inflammation de celui-ci (myocardite).
  • Oedème des poumons (collection de liquide à l’intérieur des poumons). 
  • Péricardite (inflammation du péricarde, c’est-à-dire des membranes entourant le coeur).
  • Troubles de la coagulation.

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