Oestrogènes : Symptômes

Physiologie 

Les estrogènes stimulent le développement de la puberté et permettent le maintien des caractères physiques de la femme, c'est-à-dire des organes génitaux (internes et externes) et des seins.

Ces hormones assurent également la prolifération de la muqueuse utérine (couche de cellules recouvrant l'intérieur de l'utérus) pendant la première moitié du cycle (l'ancienne muqueuse ayant été éliminée avec les règles durant les premiers jours du cycle).

Ces hormones ont également une action sur l'organisme :

  • Elles permettent de retenir le sodium dans le sang et favorisent la fabrication des protéines dont le rôle est primordial (fabrication des muscles, des os, du collagène de la peau, etc...). Les estrogènes stimulent la répartition de la masse graisseuse dans la région du bassin et des cuisses. En ce qui concerne les os, les oestrogènes stimulent l'allongement des os longs et la féminisation du squelette, particulièrement du bassin. Ils aident d'autre part à la résorption osseuse et stimulent la soudure des articulations. L’hydratation de la peau est favorisée par les œstrogènes.
  • Elles augmentent le taux sanguin des HDL cholestérol (bon cholestérol) et diminuent celui des LDL cholestérol (graisses dangereuses). C'est la raison pour laquelle on parle d'épargne cardio-vasculaire (effet de protection des vaisseaux contre l'athérome, c’est-à-dire les dépôts de cholestérol à l'intérieur des artères).
  • Les poils du pubis et les poils axillaires (sous le bras) apparaissent grâce aux oestrogènes.
  • Ces hormones stimulent la production de glaire cervicale aqueuse (substance glaireuse sécrétée au niveau du col de l'utérus). Elles stimulent également les mouvements de l'infundibulum (trompes de l'utérus permettant de capter l'ovule qui s'échappe de l'ovaire) et des franges des trompes de l'utérus.
  • Durant la grossesse, elles stimulent la captation du spermatozoïde dans les voies génitales de la femme, grâce à leurs effets sur les sécrétions du vagin, de l'utérus et des trompes. Durant cette même période, elles stimulent les mitoses, c'est-à-dire la multiplication des cellules myométriales (du muscle de l'utérus lui-même), la croissance de l'utérus dans son ensemble et l'augmentation du volume des organes génitaux externes ainsi que celle des seins.
  • Enfin, les oestrogènes féminisent le cerveau.

En dehors de la grossesse, la sécrétion d'œstrogènes par les ovaires se fait cycliquement. Les ovaires sont les gonades femelles qui, en plus de produire des gamètes (ovules), sécrètent des hormones : oestrogènes et progestérone.

On observe un pic dans la sécrétion d’œstrogènes au 14e jour du cycle, qui correspond à l'ovulation.

La quantité d'estrogènes sécrétée à ce moment-là dépend d’hormones sécrétées par l'hypophyse (FSH et LH).

Pour comprendre la dynamique de la sécrétion d'estrogènes et de progestérone, il faut avoir en tête celle de cycle menstruel au cours duquel,  les sécrétions provenant de l'hypothalamus (zone centrale du cerveau) et de l'hypophyse (glande chef d'orchestre régulant l'ensemble des autres glandes de l'organisme) interviennent dans un ordre chronologique bien défini.

Il y a trois phases dans le cycle menstruel :

  • La phase folliculaire correspondant à la sécrétion d'oestrogènes.
  • L'ovulation correspondant à l'émission de l'ovule.
  • La phase lutéale correspondant à la sécrétion de progestérone.

 

 Phase folliculaire :
On constate une augmentation de la FSH au début de cette phase, sous l'influence de la diminution des œstrogènes correspondant à la fin de la phase de sécrétion de progestérone. Plus précisément, l'augmentation de LH suit de près et précède celle de FSH. Elle est progressive tout au long de la première phase du cycle menstruel (phase folliculaire).
L'augmentation constante du taux des œstrogènes dans le sang va faire baisser celui de la FSH au moment de la deuxième période de la phase folliculaire, alors que se produit une augmentation de la 17-béta-hydroxyprogestérone (variété de progestérone). La progestéronémie (c'est-à-dire le taux de progestérone dans le sang) n'augmente pas avant qu'apparaisse le pic de LH précédant l'ovulation.

Ovulation :
C’est le phénomène caractéristique lié à l'augmentation brutale de LH. Il s'agit d'un pic s’étalant sur 2 jours, qui est précédé par un pic de sécrétion d'estrogènes. Le pic de la FSH quant à lui, est plus bref et parallèle à celui de LH. L'ovulation correspond à la rupture du follicule (petite niche contenant l'ovule à la surface de l'ovaire). À partir de ce moment, le taux des oestrogènes dans le sang va diminuer.

Phase lutéale :
Elle intervient après l'émission de l’œuf (ovulation) et correspond à la formation du corps jaune. Le déclenchement de la sécrétion du corps jaune, qui est à l'origine de la fabrication de la progestérone et d'estrogènes en quantités presque équivalentes, va dépendre de la L.H. Pendant quelques jours, le corps jaune présente une vie fonctionnelle intense : la fabrication de progestérone est alors importante, et parallèlement la sécrétion de la FSH  diminue progressivement. Puis (quand il n'y a pas grossesse), le corps jaune va se modifier et être envahi par de la sclérose, c'est-à-dire qu'il perd de son élasticité et devient fibreux (on l’appelle alors corps albicans). Le taux d'hormones dans le sang s'effondre, et l'endomètre est désintégré, précédant de peu l'hémorragie menstruelle (les règles).

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