Malléole malléolaire : Symptômes

Physiopathologie 

Les différentes pathologies susceptibles de concerner la cheville (liste non exhaustive) sont  :

  • L'entorse de la cheville. Il s'agit d'une lésion touchant une articulation, et se caractérisant par une élongation, ou une déchirure (sans arrachement ni déplacement des surfaces articulaires), d'un ou des ligaments appartenant à cette articulation. Les entorses sont secondaires à des traumatismes, et s'accompagnent le plus souvent d'un oedème. Elles surviennent généralement aux membres inférieurs, et plus particulièrement aux chevilles. Les entorses bénignes sont habituellement appelées foulures et se caractérisent par une distension des ligaments unissant les surfaces articulaires entre elles. Dans ce cas, il n'existe aucune rupture ni arrachement ligamentaire. L'articulation présentant une entorse, est le plus souvent très douloureuse, mais les mouvements sont possibles. En présence d'entorses bénignes, les radiographies sont totalement normales, et le traitement nécessite l'application de pommade anti-inflammatoire, quelquefois une contention rigide car les contentions souples sont inutiles. Ces dernières sont quelquefois constituées de plâtre, ou encore de résines synthétiques. Quand le patient ne nécessite pas une contention, quelques séances de mésothérapie sans utilisation de cortisone, apportent un bien-être certain, et favorisent la cicatrisation ligamentaire sans doute en accentuant l'hyperémie (accélération des échanges sanguins) au niveau des tissus lésés. Les fractures des malléoles, ou fracture de Dupuytren exposent au risque similaire, c'est-à-dire la possibilité d'une instabilité du coup de pied, et des troubles articulaires chroniques (s'étalant sur une longue période). C'est la raison pour laquelle, les fractures de Dupuytren doivent être particulièrement bien réduites.
  • L'acro-ostéolyse carpo-tarsienne avec ou sans néphropathie, est une pathologie se caractérisant par la présence d'une déminéralisation (perte de sels minéraux contenus par le tissu osseux). Celle-ci s'accompagne d'une résorption des os du carpe composant le tarse avec survenue d'une augmentation de volume (tuméfaction), et d'une déformation des poignets et des chevilles. Plus précisément, la résorption correspond à la disparition plus ou moins complète par absorption progressive d'un organe dégénéré, d'un produit, d'un tissu pathologique ou pas, d'un corps étranger que celui-ci soit de nature liquide, gazeuse, ou solide. Le produit de dégradation ainsi obtenu, est assimilé par les tissus voisins puis par la circulation sanguine ou la circulation lymphatique. Le patient présente d'autre part une atteinte rénale se traduisant par une augmentation de la tension artérielle, et une élévation du taux d'azote dans le sang traduisant une insuffisance de filtration du rein proprement dit. Cette pathologie, qui débute dans l'enfance se transmet selon le mode autosomique dominant, c'est-à-dire qu'il suffit que l'un des deux parents transmette l'anomalie génétique pour que la descendance présente la pathologie en question. D'autre part, il existe les formes non génétiques ou non héréditaires, c'est-à-dire non transmises par les parents, il s'agit de l'acro-ostéolyse carpo tarsienne que Mahoudeau a décrite en 1961.
  • L'arthro-ophtalmopathie héréditaire progressive (en anglais Stickler's syndrome) appelée également syndrome de Stickler, ou ostéochondrodysplasie héréditaire, est une maladie qui se transmet selon le mode autosomique dominant (il suffit que l'un des deux parents porte l'anomalie génétique pour que la descendance présente la pathologie). Au cours de cette affection, le patient présente une myopie importante avec généralement un décollement de la rétine. Les autres atteintes oculaires sont un glaucome, et une diminution de la vision. On parle pour cette raison de surdité neurosensorielle progressive. On constate d'autre part, des malformations portant sur certaines articulations, et zones squelette du visage. Le patient présente également une symptomatologie (présence de symptômes) douloureuse, associée à des raideurs, ou à une élasticité trop importante des ligaments entrant dans la constitution de l'articulation (hyperlaxité). Ces anomalies articulaires, expliquent l'élargissement de certaines articulations comme les genoux, les chevilles, ou les poignets apparaissant à naissance.
  • Le syndrome de Marshall et la maladie de Wagner se caractérisent par un ensemble de malformations proches de celles survenant lors de l'arthro-ophtalmopathie héréditaire progressive ou syndrome de Stickler's.
  • L'équinisme (terme issu du latin equus : cheval, en anglais equinism) correspond à une hyperextension de la plante et de l'ensemble du pied sur la jambe, autrement dit, la pointe du pied est orientée vers le bas. Cette déformation peut apparaître soit à la naissance, soit être acquise siégeant  dans la majorité des cas au niveau de la cheville.
  • Le syndrome d'hyperimmunoglobulinémie avec fièvre périodique de Van Der Meer (en anglais hyperimmunoglobulinaemia with periodic fever) est un syndrome syndrome familial rare, transmis selon le mode autosomique récessif, c'est-à-dire qu'il est nécessaire que les deux parents portent l'anomalie génétique pour que la descendance présente cette pathologie. Cette affection qui débute dès la première année de la vie, est peu sensible aux traitements mais néanmoins compatible avec une espérance de vie pratiquement normale. Elle se caractérise par l'association d'une hyperthermie (fièvre) survenant périodiquement, d'érythèmes (plaques roses rouges) de macules et de papules, d'une atteinte articulaire de type inflammatoire des genoux et des chevilles, qui régresse sans laisser de séquelles. D'autre part, certains patients présentent une augmentation du volume des ganglions situés dans le cou (adénopathies cervicales), et au niveau des creux axillaires (la jonction des bras avec le thorax). Une symptomatologie douloureuse (présence de douleurs) de l'abdomen, et un taux d'immunoglobulines D (variété d'anticorps) dans le sérum sanguin, supérieur à 100 u/ml sont spécifiques de cette maladie.
  • Le pied en piolet correspond à un type de pied prenant une forme convexe. Cette pathologie d'origine congénitale, se caractérise par la présence d'un astragale et d'un calcanéum en extension, c'est-à-dire qu'ils présentent un équinisme par rapport au tibia. Les patients présentant cette affection, ont un avant-pied en flexion vers le dos du pied, et une abduction, qui est le mouvement au cours duquel un membre ou un segment de membres, s'écarte du corps ou plus précisément du plan de symétrie de celui-ci. L'équinisme se caractérise par la position de la pointe du pied vers le bas.
  • La fracture de Maisonneuve (chirurgien français 1809 -1897) est une fracture du péroné (plus précisément du col du péroné), associée à une fracture de la cheville interne, c'est-à-dire de la malléole interne. Cette fracture a pour caractéristique, d'être le résultat d'un diastasis, c'est-à-dire d'un écartement entre le péroné et le tibia inférieur. D'autre part, la fracture de Maisonneuve entraîne souvent une lésion du nerf sciatique poplité externe, qui chemine au contact du col du péroné. Cette lésion peut entraîner une paralysie de la loge musculaire antérieure de la jambe, associée à une impossibilité de relever le pied.

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