Maladie de Parkinson : Symptômes

Symptômes 

Le début de la maladie (qui a lieu vers 40 à 50 ans) est insidieux, à tel point que les troubles sont parfois remarqués uniquement par l'entourage du patient. En réalité, généralement, ce n'est qu'après des années d'évolution, qu’un symptôme ou un autre se révèle alors qu'il existe déjà depuis plusieurs années.
Les symptômes sont essentiellement :

  • Le début de la maladie insidieux est très progressif, vers 50 ans, le plus souvent sans raison apparente, parfois suite à un stress (trouble affectif, traumatisme, intervention chirurgicale). La perte ou la réduction des mouvements automatiques, tel que l'absence de balancement des bras au moment de la marche, est quelquefois un signe précoce de survenue de la maladie de Parkinson.
  • Le tremblement au début, n'est pas remarqué par l'entourage. En effet, il s'agit généralement d'un simple petit frémissement qui n'est pas très visible. Et si on observe minutieusement certains mouvements, et en particulier ceux de grande amplitude, il est possible de mettre en évidence une perte de la fluidité de ces mouvements qui apparaissent comme irréguliers et hachés. Les tremblements, pour orienter le diagnostic vers une maladie de Parkinson, doivent survenir au repos, autrement dit quand le patient ne se sert pas du membre qui est examiné.
  • Une douleur dans une articulation alors que les examens complémentaires comme la radiographie et les prises de sang ne montrent aucune inflammation par exemple.
  • L’excès de sécrétion de salive, appelé également hypersalivation, est un des symptômes les plus fréquents survenant au cours de la maladie de Parkinson. Cette salive, qui stagne à l'intérieur de la cavité buccale, a tendance à s'écouler par une commissure labiale (c'est-à-dire un coin de la bouche). Ceci ne signifie pas que la salive est sécrétée en trop grande quantité chez ce patient, mais que les mouvements qui permettent d'avaler celle-ci (déglutition), et donc d'évacuer la salive dans le tube digestif sont anormaux. A l'opposé, la sécheresse de la bouche, comme cela survient entre autres au cours de la prise de certains neuroleptiques, qui entraînent rappelons-le le syndrome parkinsonien, n'est pas fréquente au cours de la maladie de Parkinson, voire absente. De façon générale, on constate un ralentissement du tube digestif.
  • Pour certains patients, le début de cette maladie se traduit simplement par une sensation de fatigue, une perte globale d'énergie, une fatigue physique, qui est quelquefois confondue avec une fibromyalgie entre autres, parce que ces symptômes s'accompagnant de troubles du sommeil, et de la mémoire, par exemple.
  • L'amaigrissement a également été signalé comme un des premiers symptômes de la maladie de Parkinson, associé ou pas, avec une dépression, une perte de l'orbital. La dépression, pour ne pas être prise comme un symptôme de maladie de Parkinson, doit être analysée dans le sens suivant : elle survient généralement chez une personne de 50 à 60 ans, qui jusque-là ne présentait aucun trouble de ce type.
  • A l'interrogatoire les patients atteints de maladie de Parkinson, ont une parole lente et monotone (à la phase avancée).
  • L'interrogatoire du patient, décèle la sensation de ne pas pouvoir rester assis, ou le besoin de se reposer. Quelquefois, il s'agit plutôt de la nécessité de faire des allers-retours.
  • Parfois, on constate la présence d'hypotensions orthostatiques (chute de la tension artérielle, quand le patient passe de la position allongée, à la position debout rapidement). Ceci traduit un dysfonctionnement du système neurovégétatif (système nerveux autonome). D'autres troubles sont également le témoin de ce dysfonctionnement :
    • Sudation.
    • Séborrhée (excès de sécrétion de corps gras sur la peau).
    • Constipation.
    • Troubles urinaires.
  • Trouble de la parole qui consiste à accélérer de façon importante le débit de celle-ci, en prononçant des phrases trop rapidement, de façon saccadée et d'une voix de plus en plus faible.
  • La tachyphémie est souvent associée à la palilalie (désordre de la parole, en rapport avec un trouble de l'intelligence, et consistant à répéter involontairement et spontanément, deux ou plusieurs fois de suite, la même phrase ou le même mot).

Physiopathologie 

L’atteinte du locus niger (noyau de substance grise du cerveau : nigrostrié) entraîne une insuffisance de sécrétion de dopamine (neuromédiateur) intervenant dans la régulation des mouvements. La carence en dopamine, est le résultat de la destruction de neurones (nigrostriés) qui habituellement fabriquent  la dopamine (neurone dopaminergique).

On estime que la destruction qui est de type apoptose (mort génétiquement programmée) de neurones, est d'environ la moitié avant que les premiers symptômes de la maladie de Parkinson apparaissent. En fin de vie, la destruction touche environ 80 % du stock de neurones des patients.

Quand on observe des neurones en phase d'apoptose, au microscope électronique, on remarque que ceux-ci présentent les modifications suivantes. Tout d'abord on constate une rétraction du corps des cellules, et une condensation puis un morcellement (fragmentation) de la chromatine (regroupement des chromosomes à l'intérieur du noyau). Il n'existe pas, par ailleurs d'altérations des organites de la cellule, tels que le reticulum endoplasmique, et les mitochondries entre autres.

On constate d'autre part, dans certains neurones qui restent, la présence de corps de Léwy. Il s'agit de petites inclusions (corps étrangers) situées à l'intérieur des neurones, de forme sphérique. Pour les spécialistes, ils sont éosinophiles avec un centre hyalin, et entourés d'un halo clair. Ces corps sont constitués par des dépôts de synucléine alpha. Plus précisément les corps de Lewy (en anglais Lewy's body), sont des inclusions (des minuscules structures contenues dans les cellules) situées à l'intérieur des neurones du locus niger. Les corps de Lewy sont caractéristiques de la maladie de Parkinson, et de certaines démences.

Le syndrome parkinsonien avec hypoventilation et dépression : il s'agit du syndrome de Perry. Au cours de cette affection, qui est héréditaire, et dont la transmission se fait selon le mode dominant (il suffit que l'un des deux parents porte l'anomalie génétique pour que la descendance ait la maladie), on constate la survenue d'une apathie (désintéressement) de type particulier (athymhormie). D'autre part, le patient présente une hypoventilation (diminution de la ventilation), d'origine centrale (liée à une perturbation du système nerveux central). Cette affection, qui débute chez l'adulte, a une évolution péjorative au bout de quelques années. La biopsie effectuée chez le patient décédé, montre la présence d'une perte de neurones très importante, au niveau du locus niger, mais également dans d'autres localisations du cerveau (locus cœruleus, l'aire tengmentale ventrale). Par rapport à la maladie de Parkinson, au cours de cette autre affection neurologique, on ne constate pas la présence de corps de Léwy, ou bien en petit nombre. Les syndromes parkinsoniens survenant au cours de certaines maladies neurologiques, sont associés à :

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