Maladie de Parkinson : Examen médical

Consultation médecin 

  • Le visage est figé et inexpressif. Le patient donne l'impression de ne pas pouvoir effectuer de mimiques comme s'il était hébété.
  • L'écriture est tremblée, et commence par des mots de dimension normale, et finit par devenir petite, on parle de micrographie.
  • On constate la présence de tremblements, quand le malade est au repos (ces tremblements diminuent au cours des mouvements volontaires, et s’arrêtent quelques instants après un effort de volonté, ou durant le sommeil).

Les autres symptômes sont :

  • Mouvements des doigts à type d’émiettement.
  • Rareté et lenteur des mouvements (akinésie).
  • Augmentation du tonus musculaire, raideur (hypertonie plastique).
  • Mouvements s'effectuant par à-coups (signe de la roue dentée), ce qui traduit l'hypertonie musculaire. Les spécialistes en neurologie appellent ce type de mouvement la rigidité de type extrapyramidal plastique. Cette hypertonie musculaire tend à fixer les attitudes.
  • Le phénomène de la roue dentée (en anglais cogwheel rigidity) est un phénomène qui s'observe chez les patients concernés par la maladie de Parkinson. Ceci est le résultat de l'excès de tonicité musculaire. Si l'on mobilise de manière passive, un segment de membres (quel qu'il soit), cette mobilisation est freinée par une résistance, dont la caractéristique est de céder par saccades. Ce phénomène évoque celui d'une roue dentée, dont les crans sont libérés successivement.
  • Démarche typique : le malade marche à petits pas, lentement, penché en avant, comme s'il voulait toujours rattraper son centre de gravité. Ceci porte le nom de festination.
  • Exagération des réflexes.
  • La pulsion (du latin pellere signifiant pousser, en anglais pulsion) désigne un trouble de l'équilibre, qui oblige certains patients, le plus souvent ceux atteints de la maladie de Parkinson, à avancer ou à reculer. Ceci se fait quelquefois de manière précipitée, comme si l'individu concerné était poussé.
  • Antétraction : ce terme désigne la flexion du corps en avant, qui est le résultat, chez certains patients atteints de maladie de Parkinson, quand ils sont en position debout, de la contraction lente des muscles abdominaux. Le terme propulsion (issu du latin pro : en avant et pellere : pousser) appelé également antépulsion, désigne la tendance que présentent certains patients atteints de maladie de Parkinson, à accélérer la marche, ce qui aboutit à une sorte de course. Le grand Trousseau disait que les patients parkinsoniens semblent courir après leur centre de gravité.
  • Troubles de l’élocution (dysarthrie): le terme aprosodie, utilisé par Monrad-Krohn, désigne la monotonie de la parole, telle qu'elle peut s'observer au cours de la maladie de Parkinson. Il s'agit de la disparition de l'accent, que mettent actuellement les individus pour s'exprimer, et plus précisément pour dire certaines syllabes. Les modifications du rythme des phrases, et celle du changement de ton, en font également partie. Ce terme ne doit pas être confondu avec celui de d'aprosopie (du grec prosôpon : visage), qui désigne l'absence du visage de nature congénitale.
  • Contraste entre des yeux vifs, et un visage inexpressif (le malade est parfaitement lucide et semble hébété).
  • Anoblepsie (du grec anô : en haut et blepsis : regard), c'est-à-dire fixitée du regard qui est dirigé en haut. Ce trouble survient par épisodes dans certains syndromes parkinsonien frustés ayant une cause encéphalitique.
  • La quantité de salive sécrétée est augmentée (hyperptyalisme).
  • Le clignement des yeux devient rare.
  • Les yeux sont larmoyants parfois.

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