Maladie de Parkinson et neuropsychologie

Définition 

La maladie de Parkinson, décrite par James Parkinson en 1817 sous le terme de paralysie agitante, est une affection qui, chez certains patients, évolue vers une démence corticale. Certains noyaux gris centraux et en particulier la substance noire sont concernés dans cette maladie. La dégénérescence de neurones, ne fabriquant plus de dopamine, entraîne l'apparition de cette maladie. Pour les spécialistes en neurologie et en neuropsychologie, au début du XXe siècle a lieu la découverte de la dépigmentation de la substance noire et la présence de corps de l Lewy dans le noyau basal de Meynert. La maladie de Parkinson est le résultat d'une insuffisance de neurotransmetteurs du type dopamine. L'amélioration des symptômes par le traitement est un des critères diagnostic de la maladie de Parkinson. (voir la vidéo en 3D sur la mémoire)

Les manifestations cliniques de la maladie de Parkinson sont :

  • Un tremblement de repos.
  • Des troubles du tonus (hypertonie et rigidité musculaire).
  • Une akinésie ou une bradykinésie (absence de diminution des mouvements).

Sur le plan neuropsychologique c'est-à-dire en ce qui concerne l'aspect intellectuel et psychologique des patients atteints de maladie de Parkinson, on constate parfois des troubles de la mémoire entre autres et des altérations du comportement avec une symptomatologie (des signes de) dépressive chez quasiment la moitié des patients des patients. L'évolution peut se faire vers une démence.

On ne connaît pas avec précision les causes du déficit en dopamine au cours de la maladie de Parkinson. Plusieurs étiologies (causes) ont été avancé : utilisation de pesticides, insecticides, toxiques diverses, maladie génétique etc.

La prévalence de la maladie de Parkinson est d'environ 2 %. L'atteinte n'est pas plus importante chez l'homme que chez la femme et en France, 8000 nouveaux cas par an et environ 100 000 malades sont diagnostiqués par an. La prévalence en Europe est à peu près la même qu'en France. Plus l'individu avance en âge plus la survenue de la maladie de Parkinson est importante.

Les troubles cognitifs (symptômes relatifs à l'intellect de façon générale) sont le résultat de l'atteinte des ganglions de la base (noyaux gris centraux qui sont impliqués dans le contrôle de la motricitésans la parenthèse c'est-à-dire de la possibilité que le patient a de moins en moins d'effectuer des mouvements. Cette atteinte des noyaux gris centraux explique les troubles mnésiques (mémoire) ainsi que les troubles de l'humeur (dépression).

Pour les spécialistes en neurologie et neuropsychologie la dénervation dopaminergique qui a lieu à l'intérieur du striatum (voir l'anatomie du cerveau) aboutit à une modification du fonctionnement des neurones du striatum avec une diminution d'intensité de fonctionnement de la voie située entre le striatum, le pallidum et la substance noire et une intensification, a contrario, de la voie entre le striatum, pallidum (sa face externe). La dégénérescence de la voie dopaminergique bloque le système d'activation de l'air motrice supplémentaire à partir des ganglions de la base du thalamus.

Les déficits neuropsychologiques s'expliquent par la destruction des neurones synthétisant la dopamine. En effet, la destruction de la voie dopaminergique est importante puisqu'elle concerne de 70 à 90 % de la population de neurones. Cette destruction explique l'apparition des symptômes moteurs (akinésie). À l'opposé on ne s'explique pas encore précisément pourquoi apparaissent des troubles cognitifs à la suite de la dégénérescence dopaminergique du striatum, du pallidum et de la substance noire.

Une des spécificités de la maladie de Parkinson, en neuropsychologie, est l'affaiblissement des capacités intellectuelles qui ne s'observent presque exclusivement que pour certaines formes de maladie de Parkinson, celles qui débutent tardivement.

Le langage est le plus souvent préservé mais il a quand même été décrit des troubles discrets du discours sans grande signification d'ailleurs.
Étant donné les troubles moteurs, l'articulation des phrases est difficile. Ceci aboutit à des difficultés dans le domaine linguistique associées à une voix monotone et à des variations brutales du débit de la parole. (voir le dossier sur les troubles du langage).

L'examen neuropsychologique permet de mettre en évidence des modifications des capacités visuo-spatiales. Les spécialistes parlent de dyspraxie visuoconstructive correspondant à une perturbation des activités qui impliquent de comprendre les relations, dans l'espace, entre certains éléments. Pour mettre en évidence cette perturbation on demande au patient, par exemple, d'effectuer des assemblages de cube, de différentes formes géométriques, de dessiner quelques dessins géométriques etc.

La dépression est présente, parfois comme seul premier symptôme, dans environ 30 à 50 % des cas. Il faut savoir qu'en tenir compte lors d'une première consultation pour éventuellement orienter vers une maladie de Parkinson.

Les troubles de la mémoire sont le résultat des troubles de fonctionnement des lobes frontaux (partie avant du cerveau). Leurs caractéristiques sont objectivées par certains tests. Ainsi si on demande de répéter de manière passive des chiffres ceci se déroule bien pour le patient. À l'opposé, la mémoire de travail qui est sollicité dans certaines tâches comme par exemple celle où il faut réaliser des manipulations de matériel et d'objets présentés, cette mémoire est perturbée. Dès que l'on demande une organisation particulière et active au patient comme par exemple retenir, mémoriser et apprendre des listes de mots, on constate quelques difficultés. La mémoire du passé est relativement préservée et on constate une altération de la mémoire chronologique (retrouver une date pour certains souvenirs par exemple).

6 commentaires pour "Maladie de Parkinson et neuropsychologie"

Portrait de the little bird
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QUELLE EST LAGE MOYEN DAPPARITION DE CETTE MALADIE

Portrait de vividejuin
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Il n'existe, malheureusement pas, de vaccin ni de médicaments pouvant stopper la maladie, encore moins la guérir. De même, il est difficile de soulager les douleurs provoquées par cette maladie. Espérons que la médecine progresse assez vite pour éradiquer cette terrible déficience du cerveau.

Portrait de vividejuin
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Il n'existe, malheureusement pas, de vaccin ni de médicaments pouvant stopper la maladie, encore moins la guérir. De même, il est difficile de soulager les douleurs provoquées par cette maladie. Espérons que la médecine progresse assez vite pour éradiquer cette terrible déficience du cerveau.

Portrait de vividejuin
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Pour l'accompagnant, c'est également une expérience difficile.

Portrait de vividejuin
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Pour l'accompagnant, c'est également une expérience difficile.

Portrait de the little bird
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Merci. vividejuin

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