Leucémie lymphoïde chronique : Examen médical

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Consultation médecin 

Lors d'un examen on constate :

  • Des adénopathies superficielles (ganglions anormalement volumineux et parfois douloureux) multiples, symétriques (on les retrouve dans les deux moitiés de l'organisme), fermes, mobiles, et indolores. Toutefois, les ganglions sont à l'origine de ce que l'on appelle un syndrome médiastinal (stimulation des organes contenus dans le médiastin qui est la zone comprise entre les deux poumons) il s'agit d'une toux, d'une difficulté à respirer (dyspnée), à émettre des sons (dysphonie). Quelquefois, les ganglions entraînent une pathologie au niveau abdominal à type d'ascite, ou d'une masse qui est palpée par le médecin.
  • Une splénomégalie (augmentation de volume de la rate qui est constante mais jamais très importante).
  • L'hépatomégalie (augmentation de volume du foie) est parfois également présente.
  • Chez quelques patients on distingue au niveau du derme une infiltration (pénétration) plus ou moins diffuse ou limitée. Il s'agit de la maladie de Sézary.
  • Atteinte dans certains cas du tube digestif, et de l'appareil respiratoire.

Analyses médicales 

Lors d'une prise de sang on constate :

  • Le caryotype est anormal dans la moitié des cas avec un gain ou une perte de matériel génétique.
  • On constate une diminution de la production d'immunoglobulines.
  • Une hypogammaglobulinémie (diminution du nombre des anticorps de type de gammaglobulines).
  • La formule numération sanguine (hémogramme) montre :
    • Une hyperleucocytose (élévation du nombre des globules blancs) constitué de petits lymphocytes (10 000 à 50 000 par microlitre).
    • Ceux-ci sont soit normaux, soit altérés (présence de granules azurophiles).
    • Chez quelques patients on constate un nombre de leucocytes normal (on parle alors de formule aleucémique), et un nombre de lymphocytes par microlitre plus élevé (inférieur à 30 %).
    • Une hyperleucocytose de la moelle osseuse (médullaire).
    • L'anémieet la baisse du nombre des plaquettes surviennent plus tardivement.
  • Pour les spécialistes le diagnostic se fait grâce à l'étude des lymphocytes sanguins (étude des cellules B. (CD 19-CD 1) monoclonales, co-exprimant CD 25 et CD 23 ainsi que de faible taux d'immunoglobulines G. de membrane. 
  • Au niveau de la moelle osseuse l'hémogramme (prélèvement d'un échantillon de moelle osseuse) ne permet pas de confirmer le diagnostic après coup, et est quelquefois normal au début. Par la suite, s'observe un envahissement progressif par des lymphocytes on parle alors d'hyper lymphocytose.
  • On constate dans 10 % des cas, une hypogammaglobulinémie avec une possibilité de test de Combes direct positif (auto-immunisation.)
  • On constate également, la présence d'une anémie hémolytique quelquefois chez un patient ne présentant aucun symptôme
  • La leucémie lymphoïde chronique est quelquefois diagnostiquée en demandant une simple analyse de sang (formule numération sanguine) qui montre les signes paracliniques, avec en plus la présence de lymphocytes atypiques, sur le frottis sanguin.
  • Le diagnostic est confirmé par le frottis de moelle osseuse.

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