Iode (I) : Traitement

Traitement 

Les traitements de l'intoxication par l'iode sont les suivants :

  • Le lavage de l'estomac est contre-indiqué.
  • Il est nécessaire d'administrer du lait, une solution d'amidon à raison de 15 à 20 g dans 500 ml d'eau, et du thiosulfate de sodium par voie orale (100 ml de solution à 1 %).
  • L'hospitalisation en service de réanimation, permettra de corriger les troubles électrolytiques et de prévenir les strictures (resserrement) de l'oesophage ou si l'on préfère les constrictions de celui-ci (acide fort).
  • D'autre part l'iode peut également présenter une toxicité chronique (iodisme). Cette intoxication chronique est le résultat d'apport quotidien d'iode > 2 mg par jour. Ceci entraîne une utilisation trop importante de l'iode par la glande thyroïde (captation accrue), qui aboutit à l'arrêt de la formation de l'iode de l'organisme, et à la formation d'un goître hypothyroïdien, c'est-à-dire par insuffisance d'hormone thyroïdienne.

Effets secondaires 

Les effets indésirables de l'iode sont :

  • Les allergies, la coloration anormale de la peau, et quelquefois le risque de causticité (destruction locale de la peau). Ces allergies peuvent être quelquefois graves, et entraîner un choc anaphylactique.
  • L'iode peut également être dangereuse pour le tube digestif, surtout quand elle est absorbée en quantité très importante. Dans ce cas on voit apparaître des nausées et des vomissements, entre autres.
  • L'appareil urinaire est susceptible d'être sensibilisé par l'absorption d'iode. Cela se traduit quelquefois par une anurie, c'est-à-dire un arrêt de la sécrétion des urines pouvant être très dangereux, et entraîner une évolution péjorative, voire le décès du patient. Une insuffisance rénale peut également survenir à la suite d'absorptions d'iode.
  • L'application trop fréquente ou trop étendue de polyvidone iodée, risque d'avoir des répercussions sur le fonctionnement normal de la glande thyroïde.
  • L'iode est également utilisé en usage interne, en radiologie tout particulièrement, sous la forme de produit de contraste iodé, afin de permettre de voir mieux certaines zones anatomiques du corps en rendant celle-ci opaque aux rayons X.
  • Le soluté de Lugol, qui est une solution iodo-iodurée est quelquefois prescrite pour traiter certaines hyperthyroïdies surtout quand celles-ci sont graves.
  • Certains médicaments comme l'amiodarone contiennent également de l'iode.

2 commentaires pour "Iode (I)"

Portrait de Samuel75
J'aime 0

Cet article est intéressant mais je suis sceptique quant aux doses toxiques mentionnées, qui viennent contredire une étude scientifique réalisée aux États-unis en 2007 par les Drs Abraham, Brownstein et Flechas.

En effet ces docteurs avancent le fait que 95% de la population mondiale sont carencés en iode et que les AJR proposés par toutes les institutions médicales mondiales, dont l'OMS, sont très en-deçà des doses réellement nécessaires pour lutter contre l'hypo ou hyperthyroïdie, le cancer, le retard mental du nourrisson et l'intoxication aux métaux lourds.

Ces Drs proposent ainsi une dose quotidienne d'entretien de 12 mg/j, et en phase de cure détoxication entre 50 et 100 mg/j pendant 3 semaines.

Comment expliquez-vous ces différences ?

Portrait de Samuel75
J'aime 0

D'autre part, vos informations concernant les allergies liées à l'iode, sont tout simplement fausses.

En effet, il existe aujourd'hui divers type de cas amenant certaines personnes à soupçonner une allergie à l'iode.

Certaines personnes peuvent être allergiques à certains produits contenant de l'iode, comme par exemple au produit contrastant injecté pour des examens de radiologie ou encore certains fruits de mer. Il s'est donc répandu l'idée que l'on pouvait être allergique à l'iode. Ceci est parfaitement impossible. Les produits susceptibles d'induire une "allergie à l'iode" contiennent tous de l'iode, mais ce sont des substances différentes qui interviennent dans le cas de l'allergie.

Pour la Bétadine, c'est la povidone iodée (le véhicule de l'iode) qui est responsable, pour les produits de contraste iodés, l'osmolalité est mise en cause, et pour les produits de la mer (poissons et crustacés) ce sont des protéines musculaires. Il n'existe donc aucune réaction croisée ni de facteurs de risques. De plus, il n'y a aucune allergie rapportée dans le cas d'utilisation de solution alcoolique ou aqueuse d'iode (solution de Lugol, teinture d'iode, ...).

Commentez l'article "Iode (I)"

Les textes que vous publiez via ce formulaire sont accessible à tous, et sont susceptibles de constituer des données sensibles. Soyez en conscient lorsque vous rédigez vos messages : vous êtes responsable des informations personnelles que vous divulguez.