Intoxication par le plomb : Examen médical

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Examen médical 

La ponction lombaire permet de mettre en évidence :

  • une élévation de la pression 
  • la présence d'albumine en excès dans le liquide céphalo-rachidien
  • une pléiocytose : abondance de fragments de différents tissus dans le liquide céphalo-rachidien

La radiographie décèle, chez l'enfant, la présence de bandes transversales denses dans les épiphyses (l'extrémité des os).

L'utilisation de la fluorescence aux rayons X permet d'estimer l'accumulation à long terme du plomb dans le tissu osseux.

Analyses médicales 

Les tests permettant de doser le plomb dans le sang sont peu à peu devenus plus courants et moins coûteux, ce qui a facilité la surveillance du taux de plombémie (taux de plomb dans le sang).
Les analyses de sang révèlent :

  • protéinurie : présence de protéines dans les urines
  • hématurie microscopique : présence de globules rouges dans les urines
  • cylindrurie : agglutination dans les urines de protéines de différentes origines (anciens globules rouges, anciens globules blancs et autres protéines) qui vont se rassembler sous la forme de petits cylindres microscopiques
  • glycosurie : présence de sucre dans les urines
  • hyperuricémie : excès acide urique dans le sang.
  • polyglobulie : élévation du nombre des globules rouges dans le sang, puis ...
  • anémie modérée : présence de 10 à 12 g d'hémoglobine.
  • les globules rouges contiennent des grains basophiles (mis en évidence par une coloration basique). Leur densité se situe autour de 0,5 à 10 pour 1000.
  • présence d'hématies nucléées (globules rouges avec des noyaux) : habituellement les globules rouges ne possèdent pas (à l'état adulte) de noyau.
  • réticulocytose : élévation des réticulocytes, qui sont des globules rouges jeunes, ne possédant pas de noyau et se trouvant au stade intermédiaire entre l'érythroblaste (précurseur de globules rouges) et le globule rouge adulte.
  • anisocytose : présence de globules rouges anormaux contenant des éléments de dimensions extrêmement variables au lieu d'être tous semblables (de la même dimension).

La plombémie (dosage du plomb dans le sang), évidemment nécessaire, doit s'effectuer dans un verre spécial.

  • plombémie normale chez les sujets non exposés : < 200 microgrammes par litre soient 0,96 micromoles par litre
  • plombémie normale chez les sujets exposés : > 200 microgrammes par litre soit > 0,96 micromoles par litre
  • plombémie en cas d'intoxication : > 500 microgrammes par litre soit > 2,4 micromoles par litre
  • étant donné que le plomb a une réelle nocivité sur l'hémoglobine contenue par les globules rouges, le test de la protoporphyrine érythrocytaire libre (P. E. L.) permet d'évaluer les effets toxiques sur la synthèse de l'hème (qui est la partie contenant le fer permettant le transport de l'oxygène).
  • un autre marqueur précoce de l'intoxication saturnine est la protoporphyrine-zinc (P. P. Z.). En effet, le plomb empêchant la liaison du fer avec la protoporphyrine, permet à la protoporphyrine érythrocytaire de fixer le zinc et de former une protoporphyrine-zinc. Les valeurs sont inférieures à 3 microgrammes par gramme d'hémoglobine.

La plomburie (dosage du plomb dans les urines) doit normalement être inférieure à 80 microgrammes par 24 h. Quand l'excrétion urinaire est supérieure à 250 microgrammes par 24 h et à condition que la coproporphyrine urinaire soit supérieure à 250 microgrammes pour 24 h, il s'agit d'une intoxication saturnine réelle.

  • l'acide aminolévulinique urinaire est augmenté

L'examen de la moelle osseuse montre une hypersidérémie (excès de fer).

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