Insuline : Symptômes

Symptômes 

Les symptômes que présentent les malades, le plus fréquemment, sont dus aux effets de l'hypoglycémie.

  • Cette hypoglycémie retentit essentiellement sur le système nerveux central, et entraîne ce que les spécialistes en endocrinologie, appellent les symptômes neuroglycémiques, dont les crises d'hypoglycémie à jeun, aggravent progressivement.
  • Le plus souvent, la maladie est méconnue, et les patients sont traités pour des troubles psychiques, voire pour une épilepsie (psychomotrice).

Les symptômes dus à l'hypoglycémie s'observent essentiellement le matin à jeûn, ou quand le patient ne prend pas un repas (la glycémie est dans ce cas, inférieure à 2,5 millimolles par litre). Il nécessaire de différencier :

  • La forme légère avec (liste non exhaustive) :
    • Céphalées (généralement frontales).
    • Faim.
    • Anxiété.
    • Tremblements.
    • Transpiration.
    • Troubles vasomoteurs (en rapport avec une perturbation de la circulation due à une fermeture ou à une ouverture du calibre des vaisseaux).
  • La forme grave qui associe, en plus des symptômes précédents, (liste non exhaustive) :
    • Des confusions.
    • Une désorientation.
    • Des troubles psychiques.
    • Des troubles visuels (dédoublement de la vue par exemple, diplopie).
    • Un comportement inhabituel.
    • Des douleurs abdominales.
    • Des contractions isolées des groupes musculaires.
    • Une aphasie (altération du langage).
    • Nystagmus (suite de mouvements saccadés du globe oculaire).
    • Une torpeur.
    • Des convulsions.
    • Le coma hypoglycémique qui associe :
    • Une chute de la température corporelle.
    • Des sueurs.
    • Une perturbation, signe de Babinski des deux côtés.
    • Des réflexes accentués.
    • Une hypercontractilité des muscles.
    • Des myoclonies (contractions isolées de groupes de muscles).

Généralement les insulinomes sont de petite taille, et ils ne dépassent pas 2 cm de diamètre. Ils sont également le plus souvent uniques. Seulement une très petite quantité sont malins (environ 10 %). 

Physiologie 

L’insuline est fabriquée par le pancréas au niveau des cellules appelées cellules bêta des îlots de Langerhans. Elle est élaborée sous la forme de pro-insuline, il s’agit d’une forme d’insuline inactive uniquement utilisée pour le stockage. Cette pro-insuline va se diviser en deux parties selon les besoins de l’organisme :

L’insuline proprement dite circule dans le sang, et va se fixer sur des récepteurs spécialisés, et spécifiques situés à la périphérie des cellules (au niveau de leur membrane) dans :

Le rôle de l’insuline est de faire pénétrer dans les cellules, le sucre qui va servir de combustible pour produire de l’énergie. Dans le foie, son rôle est d’augmenter la mise en réserve du glucose sous forme de glycogène, qui est une longue chaîne de glucose pouvant être utilisée à tout moment, par les cellules de l’organisme. L’insuline favorise d’autre part, la fabrication des protéines, et empêche la destruction des lipides. La régulation de la sécrétion d’insuline est directe quand survient une hyperglycémie, c’est-à-dire quand le taux de sucre dans le sang augmente, la stimulation de sa synthèse se fait sans intermédiaire. 

Chez le diabétique insulinodépendant, la sécrétion d’insuline, est parfois simplement défectueuse, provoquant alors un diabète sucré. La traduction de cette insuffisance relative de la sécrétion d’insuline, se traduit par une hyperglycémie (augmentation du taux de glucose dans le sang).

L’insuline thérapeutique, est obtenue traditionnellement, par la purification d’extraits de pancréas de porc ou boeuf. Depuis quelques années, il existe des insulines qui sont fabriquées par le génie génétique, et qui ont exactement la même composition que l’insuline d’origine humaine. Il existe différentes variétés d’insulines, employées en fonction des résultats que l’on désire obtenir sur la glycémie. Ainsi, selon la durée d’action de l’insuline employée, on distingue trois formes :

  • De 6 à 8 heures, on parle d’une forme ordinaire.
  • De 8 à 12 h, on parle d’une forme intermédiaire.
  • De plus de 12 h, on parle d’une forme lente.

L’insuline, est uniquement prescrite en cas de diabète insulinodépendant, cependant dans quelques cas, elle est utilisée en dehors de cette pathologie. Le malade apprend généralement, à se faire les injections par voie sous-cutanée, une à trois fois par jour. En cas d’urgence, le médecin peut employer une insuline à action rapide, dans les cas d’hyperglycémie majeure, ou d’acidocétose diabétique. L’administration d’insuline par voie nasale, actuellement à l’essai, devrait pouvoir dans un futur relativement proche, se substituer (en partie seulement semble-t-il) aux autres formes d’administration des insulines par voie sous-cutanée, beaucoup plus contraignantes.

Si l'on injecte du glucose à une personne, elle présente une réponse insulinique, c'est-à-dire qu'elle fabrique de l'insuline. Si on donne à cette même personne, la même quantité de glucose, mais cette fois-ci par voie orale, c'est-à-dire sous forme d'aliment la réponse insulinique est bien plus importante. Il s'agit de l'effet incrétine qui est une variété de protéines (plus précisément de peptides), qui sont sécrétées par les cellules de l'intestin, en réponse à la prise d'aliments. Leur rôle est de stimuler la sécrétion d'insuline au moment du repas.

Physiopathologie 

L'insulinome (du latin insula : île, en anglais insulinoma) est une tumeur du pancréas. Appelée également nésidioblastome, il s'agit d'un adénome, c'est-à-dire une tumeur bénigne langerhansienne (des cellules de Langerhans) ou maligne. Dans ce cas, la tumeur porte le nom d'épithéliome langerhansien (carcinome langerhansien). Certaines formes d'insulinomes, sont constituées de cellules sécrétrices d'insuline, entraînant une hypoglycémie, c'est-à-dire une chute du taux de sucre dans le sang. 

Le plus souvent l'insulinome apparaît entre 40 et 50 ans. C'est une tumeur endocrine (sécrétion d'une hormone dans le sang) du pancréas, qui dérive des cellules bêta de cet organe. 

Parfois les adénomes multiples, sont associés à des adénomes des parathyroïdes, et de l'hypophyse. C'est le cas par exemple de :

  • La néoplasie endocrinienne multiple de type I (NEM).
  • Parfois il s'agit d'une tumeur des glandes surrénales (syndrome d'Andersen).
  • De tumeurs mésenchymateuses thoraciques ou abdominales comme dans le syndrome de Dodge-Potter.
  • L'atteinte hépatique survenant concurremment avec l'insulinome fait partie du syndrome de Nadler-Wolfer-Elliot.
  • Le syndrome de Harris, appelé également hyperinsulinisme organique, est un ensemble de symptômes, comprenant entre autres une hypoglycémie (chute du taux de sucre dans le sang), due à des lésions organiques concernant le pancréas, et entraînant une sécrétion trop importante d'insuline. Il peut s'agir d'un insulinome, ou d'une hyperplasie des îlots de Langerhans.

Le terme hypoglycémie, désigne un taux bas, de sucre dans le sang. Elle entraîne l'apparition de symptômes relativement bénins (faim, fringale, maux de tête, petite agressivité). Les états hypoglycémiques, sont des phénomènes pathologiques, qui n'ont rien à voir avec une hypoglycémie simple, et qui se caractérisent par la survenue de symptômes fonctionnels tels qu'une fringale, des malaises, des palpitations, des transpirations, une accélération du rythme cardiaque, des nausées, des tremblements. Dans ce cas les dosages de la glycémie, c'est-à-dire du taux de sucre dans le sang, montrent qu'ils sont inférieurs à 2,5 millimolles par litre, soit 0,45 g par litre chez l'adulte. L'hypoglycémie est le résultat d'un déséquilibre entre, d'un côté la production de sucre par le foie, et de l'autre côté l'utilisation de ce sucre par l'organisme (ce que l'on appelle l'utilisation périphérique). 

Forum : discussions concernant "Insuline"

  • ... pour faire disparaitre pendant qq minutes les douleurs ++ cervical douleur en continue coup d'éléctricité sur certain ... (tres peu de souvenir). IRM tête + épaule = Hernie cervical C4 - C5 + grosse entorse cervical racine C7. Prise de caché, kiné, ... de l'assurance vos douleurs pfff c dans la tête un syndrome poste traumatique et BASTA. Electromiograme = Compression bi lateral ...
  • le syndrome de barré-liéou ? ... piétons ,j'ai des vertiges, pertes d'équilibres ,douleur cervical, bourdonnement de temps en temps suite a ça en 2009 j'ai vu un orl ... ça a mon généraliste je me demande si j'ai pas le syndrome de barré-liéou ? mon médecin ne sait plus trop quoi me donner pour ...
  • ... 1 ère crise. Sauf que la douleur s'est étendue au rachis cervical, ce qui a engendré de très fortes migraines avec hyperesthésies du ... de fortes douleurs au niveau de la mâchoire souffrant du syndrome appelé "Syndrome de Sadam" ou "Syndrome de Costen". Mais je n'ai ...
  • arthorse cervical à 19ans ? ... site. J'ai lu http://www.vulgaris-medical.com/encyclopedie/cervical-(syndrome)-7895.html, et j'en ai conclue j'ai de l'arthrose vertical ...
  • Resultats IRM rachis cervical et Doppler ... conflit C6 gauche. En sachant que le Doppler montre un syndrome du défilé thoraco brachial bilatéral... Les symptomes sont ...
Lancez une discussion sur le forum

Aucun commentaire pour "Insuline"

Commentez l'article "Insuline"