Insuline : Examen médical

Examen médical 

D'autres épreuves sont susceptibles d'orienter également le diagnostic :

  • Il s'agit de l'épreuve de freinage par le jeûne (régime de Conn). Il est commencé en pratiquant un jeûne qui, s'il est bien supporté est maintenu pendant 48 à 72 heures. La glycémie et l'insulinémie (dosage de l'insuline dans le sang) sont effectuées au début de l'épreuve puis, ensuite, toutes les six heures. Habituellement elle se maintient au-dessus de 0,40 g par litre, c'est-à-dire 2,22 millimolles. L'insulinémie quant à elle, chute habituellement. Si l'on constate une chute de la glycémie au-dessous de 0,40 g par litre, et un taux d'insuline normal dans le sang, voire augmenté, ceci est en faveur d'un insulinome. Cette épreuve s'avère inutile, et même dangereuse, quand la glycémie du patient à jeun est déjà basse.
  • Il existe une épreuve supplémentaire susceptible d'orienter le diagnostic vers un insulinome, il s'agit de la suppression du peptide C (pro-insuline). Une quantité basse de peptide C dans le sérum sanguin, à jeun est en faveur d'une activité des cellules bêta du pancréas. Une perfusion d'insuline doit habituellement abaisser le taux de peptide C au moins de la moitié. S'il existe un insulinome, cette perfusion de peptide C n'entraîne rien.
  • Le test au glucagon consiste à injecter de manière intraveineuse 1 mg de glucagon. Ensuite il est effectué des dosages périodiquement de l'insuline dans le sang et de la glycémie. Normalement l'insulinémie et la glycémie, doivent augmenter au bout d'une demi-heure, à trois quarts d'heure, et redevenir normaux après deux heures. En présence d'insulinome, l'insulinémie est de 150 pico-unités par millilitre.
  • Le test au tolbutamide consiste à injecter de manière intraveineuse 1 g de tolbutamide en cinq minutes, ce qui entraîne normalement une baisse du taux de sucre dans le sang d'environ 50 % en une demi-heure, et une élévation brève et relativement précoce du taux d'insuline. En présence d'un insulinome, ces variations apparaissent plus précocement, et sont surtout plus importantes, puisqu'on constate une hypoglycémie sévère. C'est la raison pour laquelle, le test au tolbutamide est dangereux même quand il est effectué dans un service hyper spécialisé de diabétologie, et des maladies endocriniennes.
  • Les examens complémentaires, et plus précisément l'échographie et la tomodensitométrie (utilisée moins fréquemment) sont susceptibles de mettre en évidence la ou les tumeurs. La localisation préopératoire de l'insulinome est quelquefois possible pour deux tiers des patients en utilisant l'échographie et dans 4/5 des cas l'échoendoscopie.

Consultation médecin 

Les dosages de la pré-insuline et du peptide C, permettent de poser le diagnostic avec quasi-certitude. 

Pour effectuer le diagnostic d'insulinome, il faut que le patient soit en hypoglycémie. Dans ce cas, la concentration plasmatique de l'insuline (partie liquidienne du sang) est élevée .

En pratique, pour diagnostiquer un insulinome de façon certaine, le test le plus fiable est de mettre un patient à jeun pendant 72 heures, et de mesurer les concentrations en glucose du sérum, et le peptide C toutes les 48 heures.

Dans ces conditions environ 80 % des patients, qui souffrent d'insulinome, développent une hypoglycémie au cours des premières 24 heures, et la quasi-totalité, soit environ 98 %, au bout de 48 heures.

Chez un individu normal, c'est-à-dire, ni obèse ni maigre, la concentration dans le sang de l'insuline, doit descendre en dessous de 43 picomols par litre, soit 40 mg par décilitre. D'autre part, il est nécessaire que le rapport de l'insuline sur le glucose soit inférieur à 0,3 mg par décilitre.

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