Infarctus du myocarde : Examen médical

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Examen médical 

La coronarographie est l'examen indispensable, qui permet de confirmer le diagnostic, et de rechercher éventuellement une complication. Cet examen radiologique permet de voir les artères coronaires, et de fournir un bilan précis de leur état. Après une anesthésie locale, on introduit dans l'artère fémorale droite, une petite sonde quand il n'existe pas de plaques d'athérome en nombre élevé, ou d'anévrisme (avec formation d'une poche). Celle-ci est poussée en direction de l'aorte, puis amenée jusqu'à la naissance des artères coronaires. Un produit de contraste est ensuite injecté par la sonde, il contient de l'iode opaque aux rayons X, permettant ainsi de visualiser l'intérieur des artères coronaires.

Le radiologue filme le cheminement du produit, ce qui permet une analyse beaucoup plus précise des anomalies, et de la taille de celle-ci. Il réalise d'autre part, plusieurs clichés sous des angles différents (incidence). La coronarographie permet de prendre une décision quant à une éventuelle intervention, dont le but est la désobstruction chirurgicale de l'artère obstruée. Elle présente également l'avantage de permettre de faire un bilan des lésions, et plus particulièrement de leur nombre. Cet examen nécessite une hospitalisation d'environ 48 heures, mais ne dure qu'une demi-heure, parfois plus. Des effets secondaires sont une allergie aux produits, et éventuellement un hématome.

Le diagnostic de l'infarctus du myocarde se fait grâce à l'ECG (électrocardiogramme) qui montre un tracé caractéristique de l'arrêt de l'oxygénation du muscle cardiaque. Il permet de préciser le siège, l'étendue de la nécrose, mais également observer les troubles du rythme, et de suivre l'évolution de la maladie.

Parfois l'ECG ne montre pas de modifications majeures du tracé, le diagnostic sera donc fait par d'autres examens :

  • Echographie cardiaque trans-thoracique.
  • Coronarographie.

Consultation médecin 

L'infarctus du myocarde s'accompagne :

  • D'élévation de la tension artérielle ou d'une différence entre les deux chiffres de la tension basse (différentielle basse).
  • De sueurs.
  • De nausées ou vomissements.
  • D'éructations (rots).
  • D'agitations.
  • D'une accélération du rythme cardiaque.
  • De douleurs épigastriques (au niveau de l'estomac).
  • De hoquet.
  • De syncope.
  • Hémiplégie (paralysie de la moitié du corps).
  • D'accidents vasculaires cérébraux à type d'embolie.

A l'auscultation du cœur, le médecin remarque :

  • Le patient ne présente pas d'hyperthermie (température), du moins pendant les premières heures.
  • Par la suite, la température est susceptible d'atteindre 38,5°C pendant deux à trois jours.
  • La tension artérielle, qui doit être mesurée aux deux bras, est le plus souvent normale, voire abaissée.
  • Chez quelques patients, elle est augmentée, essentiellement pendant les phases douloureuses.
  • L'auscultation cardiaque montre assez fréquemment une tachycardie (accélération du rythme cardiaque).
  • Pour les spécialistes :
    • Les bruits cardiaques, et en particulier le premier bruit entendu à la pointe, sont généralement de faible intensité.
    • On entend un galop protodiastolique, ou protosystolique.
    • Un souffle d'insuffisance mitrale.
    • Un frottement péricardique trois jours après le début de l'épisode de l'affection.

Analyses médicales 

Le dosage des enzymes (éléments libérés dans le sang) montre :

  • Les troponines sériques, sont des protéines liées aux myofibrilles du coeur. La troponine I (dont la normale est de 0,4 µg par litre ou nanogramme par millilitre) augmente dans les trois à huit heures après l'infarctus. Elle présente un pic vers la 14ème heure, et se normalise en une dizaine de jours. Il s'agit du test le plus sensible, et le plus spécifique de la nécrose du myocarde, que le dosage des CPK cardiaques. L'augmentation importante des troponines I et T indique la présence d'une lésion du myocarde aigu, alors que les valeurs normales, six heures après le début de la douleur précordiale, indiquent un pronostic favorable, sauf si l'électrocardiogramme met en évidence un décalage persistant du segment ST. Le dosage de la troponine est particulièrement utile dans le diagnostic différentiel de l'angine instable, qui se caractérise par une troponine normale, et avec décalage du segment ST où la troponine est augmentée, ainsi que dans le diagnostic de l'infarctus du myocarde périopératoire.
  • Une myoglobinémie (dont le dosage s'effectue par une technique immunologique), permet d'affirmer en urgence le diagnostic. L'augmentation de cette enzyme, est significative deux à trois heures après le début de la douleur, puis ensuite redevient normale environ 1 jour plus tard.
  • Les CPK (créatine phosphokinase), ne sont augmentées qu'à partir de la sixième heure, maximum un jour et demi après l'infarctus, puis redescendent ensuite au quatrième jour.
  • Les SGOT (transaminases glutamiques oxalo-acétiques) augmentent plus tardivement vers la dixième heure, puis se normalisent ensuite au quatrième jour.
  • Les LDH (lacticodéshydrogénase) s'élèvent plus tard, et se normalisent en dix jours environ.

 

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