Gonorrhée : Symptômes

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Symptômes 

Chez la femme, après une période d'incubation (période comprise entre la contamination, et la survenue des premiers symptômes de la maladie) de 2 à 10 jours (parfois plus), apparaît :

  • Soit aucun symptôme. Dans ce cas ils sont souvent masqués, et la blennorragie se déclare sous forme de leucorrhées, c'est-à-dire de pertes blanches et d'inflammation locale à type de cystites (inflammation de la vessie).
  • Une dysurie (difficulté à uriner).
  • Dès leucorrhées (écoulement jaune crémeux), qui sont consécutives à une inflammation de l'intérieur du col de l'utérus, s'accompagnant de pus, on parle plus vulgairement de pertes vaginales.
  • Des hémorragies menstruelles anormales (règles anormales) secondaire à l'inflammation de l'endomètre qui est la couche de cellules recouvrant l'intérieur de l'utérus.
  • De douleurs de l'anus, et du rectum.
  • Saignement du col de l'utérus.
  • Douleurs abdominales.
  • Rapport sexuel douloureux.

Physiopathologie 

Après une exposition unique par le gonocoque, 1/3 des hommes sont infectés. Pour les spécialistes, il faut un inoculum de 10 puissances 3 germes, pour obtenir une infection de l'urètre chez la moitié des individus qui se sont portés volontaires pour être infecté expérimentalement.

La mère peut également infecter son enfant pendant l'accouchement. La blennorragie ne laisse pas d'immunité. Ce sont essentiellement les femmes qui sont porteuses du germe. Pour les spécialistes Neisseriaceœ est une famille de bactéries, qui comprend des coccobacilles gramimmobiles, et notamment les genres NeisseriaMoraxella (ou Brahamella) et Acineto-bacter. Ces bactéries apparaissent sous la forme d'une double coque (diplocoque " en grains de café "), dont les bords sont adjacents, et aplatis.

Le gonocoque pénètre à l'intérieur des polynucléaires, qui finissent par éclater. Neisseria gonorrhoeae forme des colonies d'oxydases positives. Il est possible de les distinguer des autres Neisseria, par la possibilité qu'elles ont à métaboliser le glucose, le galactose ou le saccharose. Ce germe reste virulent en milieu humide à température ambiante.

Quand Neisseria gonorrhoeae possède un pilus, la bactérie s'attache aux cellules épithéliales et empêche la phagocytose (digestion par les polynucléaires). C'est la raison pour laquelle, une infection par une bactérie possédant un pilus, est à l'origine d'urétrite (inflammation de l'urètre). Les bactéries ne possédant pas de pilus, ne déclenchent pas d'urétrite. Le fait que le gonocoque possède ou pas, un pili, provient de sa transformation génétique.

Diagnostic différentiel 

Il ne faut pas confondre cette affection avec :

  • Une infection urinaire.
  • En effet, autant chez l'homme un écoulement de pus par l'urètre fait penser à la blennorragie, autant chez la femme ce n'est pas le cas. C'est la raison pour laquelle une femme jeune présentant les difficultés urinaires, doit avoir un examen gynécologique. C'est ainsi que la compression de l'urètre à travers la paroi du vagin située en avant, fait quelquefois sortir un écoulement par l'orifice de l'urètre. Le liquide est alors examinable au microscope, après une coloration de Gram, et une mise en culture.
  • Infections :

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