Gonadolibérine : Traitement

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Traitement 

Des substances médicamenteuses de synthèse possédant une structure proche de celle de la gonadolibérine sont appelées analogues de la gonadolibérine. Elles portent également le non d'analogues de la Gn RH ou de la LH-RH.

Ces hormones sont utilisées pour supprimer l'action des gonadotrophines sécrétées par l'hypophyse, et dont le but est d'activer la sécrétion hormonale des gonades qui se fait au moment de la puberté. En effet, les hormones sexuelles (testostérone chez le garçon, et oestradiol chez la fille) sont indispensables à la maturation des organes de l'appareil génital interne, et de la fabrication normale d'hormones (progestérone, œstrogène) dont le but est de préparer l'utérus à recevoir l'œuf fécondé, permettant ainsi une grossesse normale.

Ainsi l'utilisation des analogues de la gonadolibérine, empêche la maturation trop rapide de l'individu, et retarde la survenue d'une puberté trop précoce. Elle laisse en quelque sorte à un enfant le temps de grandir (accomplissement d'une croissance normale).

Il existe deux variétés d'analogues de la gonadolibérine :

  • Les agonistes (dont les actions sont opposées) s'opposent totalement à l'action des hormones hypophysaires en occupant les récepteurs situés sur l'hypophyse, empêchant de ce fait l'action des "hormones hypophysaires normales", c'est-à-dire la sécrétion des gonadotrophines (qui rappelons-le, sont les hormones normalement fabriquées par l'hypophyse pour stimuler les organes sexuels des deux sexes).
  • Les agonistes transitoires, dont l'action sur l'hypophyse est passagère.

Trois types de médicaments sont actuellement utilisés :

  • La leuproréline.
  • La triptoréline.
  • La goséréline.

Le but de ces molécules (médicaments) est d'entraîner une élévation des hormones gonadotrophines, c'est-à-dire des hormones de l'hypophyse. Leur administration prolongée entraîne en deux à quatre semaines le freinage de la sécrétion à l'origine d'une diminution de la sécrétion des hormones pour lesquelles elles étaient conçues au départ, c'est-à-dire les hormones fabriquées par les glandes génitales (gonadostimulines). Cette inhibition des glandes sexuelles, persiste pendant toute la durée du traitement, et c'est important, s'arrête totalement à la fin du traitement. Ceci signifie que l'hypogonadisme (diminution de la fonction normale des glandes génitales) est réversible.

Effets secondaires 

Contre-indications : certains patients sont sensibles à l'alcool benzylique contenu dans les médicaments (leuproréline et buséréline).

Précautions d'emploi : les médicaments doivent être conservés à moins de 25°C.

Effets secondaires :

  • Petite réaction locale à l'injection (rarement).
  • Il peut survenir quelquefois des petites métrorragies (saignements vaginaux).
  • Ne pas associer certains médicaments dont le rôle est hyperprolactinémiant, facilitant la sécrétion de prolactine qui est une hormone fabriquée par l'hypophyse, ayant comme propriété de stimuler la croissance des glandes mammaires entre autres. 

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