FIV (Fécondation in vitro) : Examen médical

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Technique médicale 

La technique est complexe, et se pratique dans des centres spécialisés. Elle se déroule en plusieurs phases, et réussit rarement du premier coup.

  1. La première phase consiste à stimuler l'ovulation (ensemble des mécanismes devant amener à la surface de l'ovaire, un ou plusieurs ovules, prêts à être fécondés). Pour cela, la future maman reçoit, pendant la première semaine du cycle, des piqûres d'hormones qui ont pour but la maturation de l'ovule. Parfois, plusieurs ovules sont prêts à être fécondés. La surveillance de cette première phase, se fait en effectuant des dosages d'hormones, dans le sang (par prise de sang), ainsi que des échographies. Au bout du huitième jour, les prélèvements de sang, et les échographies, auront lieu toutes les vingt-quatre heures, puis toutes les quarante-huit heures.
  2. La deuxième phase consiste à recueillir des ovules, juste avant l'ovulation qui est déclenchée par l'injection d'une hormone appelée gonadotrophine chorionique. L'échographie permet de prélever des ovules (soit à travers l'abdomen, soit en passant par le vagin). Une hospitalisation d'une journée est nécessaire pour cela, suivie de repos les quelques jours suivants. Les spermatozoïdes de l'homme, sont recueillis.
  3. La troisième phase consiste à réunir des spermatozoïdes, et des ovules en laboratoire. Environ une à six heures après le prélèvement sur les ovaires, les ovules sont fécondés par les spermatozoïdes. Le tout est placé dans un incubateur.
  4. L'ultime étape consiste à replacer l'ensemble dans l'utérus de la future maman. Deux jours après le prélèvement, les premières observations au microscope, permettent de voir la division des ovules fécondés, en quatre cellules. Ils sont alors déposés dans l'utérus. Un traitement par progestérone favorise l'implantation (c'est-à-dire la greffe dans la paroi de l'utérus), du ou des embryons. Deux semaines plus tard, il est à nouveau nécessaire de procéder au dosage d'une autre hormone, la gonadotrophine chorionique, qui va permettre de confirmer la grossesse, ou l'échec du replacement. En effet, cette hormone fabriquée par l'embryon sur place, indique si celui-ci vit, et grandit convenablement. Les chances de grossesse augmentent avec le nombre d'embryons. Cependant, le risque de grossesse multiple, incite la plupart des équipes médicales, à limiter ce nombre à 3. Il est néanmoins possible d'envisager la congélation des embryons surnuméraires (avec l'autorisation des géniteurs), qui pourront servir à d'éventuelles réimplantations ultérieures.

2 commentaires pour "FIV (Fécondation in vitro)"

Portrait de armelleconstant
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Bonjour, moi je m'appelle Armelle et je vous raconte mon histoire. car j'ai eu un enfant grace à la pma. Enchaînant douleurs dans le ventre je me suis fait diagnostiquée d'un endométriose sévère. Une maladie assez difficile et pesante pour une femme car cela provoque l'infertilité. Je me suis tournée vers la fiv mais sans porter résultat. Mon seul espoir était donc que l'on procède à la FIV avec don d'ovocytes :  un procédé où l'on féconde l'ovocyte d'une autre fille avec le sperme de mon mari. "Pas facile même de l'entendre" mais je voulais vraiment avoir un enfant. De cela il nous a été convenu de partir à l'étranger comme l'espagne, l'Ukraine ou la Tchéquie car ça devrait accélérer les choses ... compte tenu du nombre de donneuses,nous sommes partis enUkraine malgré que l'espagne est tout proche mais assez cher ... C'était risqué car je doutais du pays pour les hostilités mais tout était calme et serrein finalement.
Me voici maman d'un petit garçon et j'aimerai venir en aide à toutes les mamans dans le même cas.

Portrait de angesam88
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Merci beaucoup pour cet article! Pour moi ce sujet est très personnel, car j'avais la procédure de fécondation in vitro il y a quelques ans. Je n’arrête pas de penser ce que sera avec mon enfant au futur. Maintenant j'ai un garçon, qui était né en Ukraine, dans une clinique de la reproduction artificielle. Pour l'instant je ne vois pas la différence entre lui et les autres enfants de son âge, dont j'avais beaucoup peur. Je ne sais pas encore si je vais luis raconter la vérité de sa naissance, mais je suis sûre que j'ai fait tout juste quand j'ai décidé de faire la FIV! C'est un défit morale, mais le résultat vaut la peine.

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