Estomac (généralités) : Symptômes

Physiologie 

L'estomac est situé entre le foie à droite, la rate à gauche, le diaphragme en haut, le côlon transverse en bas, et le pancréas en arrière. La zone abdominale correspondant à l'estomac est l'épigastre.

Le segment vertical : le fundus dont la partie supérieure est constituée par la grosse tubérosité, est la portion la plus volumineuse de l'estomac, elle se situe à gauche du cardia. Son bord supérieur septal, se trouve à la hauteur de la cinquième côte, et plus précisément du 5ème cartilage costal gauche. L'angle constitué par la grosse tubérosité est l'œsophage, il est appelé angle de His.

Plus précisément, anatomiquement l'estomac comprend le fundus, une portion horizontale l'antre, une petite courbure qui est la partie concave de la lettre J majuscule, et la grande courbure à bord convexe. C'est la partie antérieure du fundus, qui communique avec l'œsophage par le cardia, formant la grosse tubérositéL'antre quant à lui, est séparé du duodénum par le pylore, où l'on décrit un sphincter puissant autorisant l'ouverture et la fermeture de l'orifice, orienté vers l'intestin. 

La vascularisation de l'estomac est très abondante. Elle se fait par l'intermédiaire des trois branches du tronc coeliaque. Plus précisément, la vascularisation artérielle de l'estomac est schématiquement assurée par 2 cercles artériels : le cercle de la grande courbure, et le cercle de la petite courbure.

Le réseau veineux de l'estomac, comprend la veine gastro-épiploïque gauche, et la veine gastro-épiploïque droite. Le pancréas est séparé de l'estomac, par l'arrière cavité des épiploons conférant à l'estomac une certaine mobilité.

La paroi de l'estomac comporte quatre couches qui sont de l'extérieur, à l'intérieur :

  • La séreuse (péritoine).
  • La musculaire (constitué de fibres longitudinales circulaires et obliques, permettant le brassage et l'évacuation des aliments).
  • La sous-muqueuse constituée d'un tissu conjonctif lâche.
  • La muqueuse constituée d'un épithélium prismatique comprenant des cellules responsables de la sécrétion du suc gastrique.

La surface interne de l'estomac présente un aspect ridé. En effet, à ce niveau on constate les plis gastriques, qui au fur et à mesure que l'estomac se remplit, s'effacent si bien, que la capacité de l'estomac augmente progressivement. La capacité gastrique maximale de l'estomac, est d'environ 1600 cm³, c'est-à-dire à peu près un litre et demi. La surface de l'estomac est parsemée de cryptes profondes et étroites. Au fond de ces cryptes, on peut observer les glandes gastriques qui contiennent trois types de cellules :

  • Les cellules accessoires qui sécrètent le mucus.
  • Les cellules principales qui fabriquent le pepsinogène (précurseur inactif de la pepsine). La pepsine est une enzyme dont le rôle est de détruire les grosses protéines qui constituent les aliments, en fragments plus petits. Elles contiennent également les cellules bordantes, qui sécrètent l'acide chlorhydrique (HCl). L'acide chlorhydrique amène le pH (acidité) du suc gastrique aux environs de 1, et le pH du contenu de l'estomac aux environs de 2 à 3,5. Ce taux d'acidité rend le milieu favorable à l'activation et à l'action de la pepsine.
  • Enfin, l'acidité va permettre de débarrasser le bol alimentaire de la majeure partie des bactéries qui sont ingérées. Le facteur intrinsèque est une protéine associée à un sucre (glycoprotéine), et sécrété par le fundus. Il s'agit là d'un élément essentiel pour l'absorption de vitamine B12 par l'intestin grêle.

L'estomac possède une fonction de réservoir (grâce au fundus), et une fonction d'évacuation, par l'intermédiaire de l'antre. La digestion mécanique, est le résultat du travail important que réalise la musculature de l'estomac. C'est à l'intérieur de celui-ci, que les aliments sont broyés, malaxés puis brassés, et enfin homogénéisés. L'estomac assure également, la digestion chimique par l'ensemble des sécrétions gastriques, appelées suc gastrique (voir ci-dessus).

La régulation de la sécrétion du suc gastrique, se fait par l'intermédiaire de facteurs à l'origine du déclenchement de la sécrétion de suc gastrique : 

  • Les stimulations d'origine psychique, vont déclencher le réflexe de sécrétion du suc (par exemple la vue ou la perspective d'un bon repas).
  • Les stimulis (les excitations nerveuses) provenant des récepteurs gustatifs de la bouche, des récepteurs olfactifs du nez, des récepteurs visuels.
  • Le nerf à l'origine de la sécrétion gastrique est le nerf pneumogastrique, c'est-à-dire la dixième paire appelé également nerf vague.
  • La gastrine est une hormone qui est libérée dès que le bol alimentaire est en contact avec les parois de l'antre. Cette substance stimule énormément la sécrétion du suc gastrique. Lorsqu'une certaine quantité de suc gastrique, a atteint un taux d'acidité suffisamment élevé, la sécrétion de gastrine est freinée. La gastrine est stimulée grâce à l'action de la caféine, de l'alcool (légèrement), et de la quantité en protéines des aliments absorbés. Le suc gastrique casse les protéines en petits fragments de polypeptides, grâce à l'action de la pepsine.

Les glucides (sucres) ne sont pas modifiés, et restent tels qu'ils sont, c'est-à-dire comme l'amylase de la salive les a laissés (en polysaccharides). Ceci provient du fait que le pH de l'estomac est trop bas, ce qui inhibe la digestion des glucides. Les lipides insolubles dans l'eau, vont devenir des grosses gouttelettes de lipides (de graisse). Le bol alimentaire, enfin, est légèrement débarrassé des bactéries.Les nutriments, c'est-à-dire les substances nutritives des aliments, ne sont pas absorbés par la muqueuse de l'estomac. Néanmoins une petite quantité d'eau, passe dans le sang, ainsi que des sels minéraux et de l'alcool.

A la sortie de l'estomac, le bol alimentaire correspond à une bouillie, contenant de grosses molécules de sucre et de protéines, associées à des lipides. Celles-ci seront dégradées progressivement dans la partie suivante du tube digestif à savoir l'intestin.

La bouillie, qui est obtenue dans l'estomac, grâce à la digestion mécanique, associée à la digestion chimique, est appelée le chyme. La durée du séjour des aliments dans l'estomac, est fonction de leur consistance, mais également de la force de contraction de l'estomac (tonicité gastrique). Ce sont tout d'abord, les aliments liquides, qui sont éliminés en premier de l'estomac. Viennent ensuite, les aliments solides, qui stagnent un long moment dans l'estomac. La durée moyenne du séjour du chyme dans l'estomac est d'environ 3 à 4 heures. Dans certains cas, elle peut aller jusqu'à 6 heures, voire plus.

Les contractions de l'estomac appelées contractions péristaltiques des parois gastriques, ont pour rôle de faire progresser le chyme vers le pylore, qui est normalement fermé. Le pylore s'ouvre alors, juste avant qu'arrive une onde péristaltique (onde de contraction), à l'origine de la projection du chyme directement dans le duodénum (première partie de l'intestin grêle).

Au bout de quelques instants, le duodénum va, à son tour, émettre des signaux nerveux (stimulis), qui vont inhiber le ralentissement de l'activité du pylore (péristaltisme pylorique), à l'origine d'une déformation. Le chyme, reste alors bloqué dans l'estomac, jusqu'à ce que le duodénum accepte de recevoir une autre partie du bol alimentaire, conditionné par l'estomac. Signalons que le duodénum inhibe l'ouverture du pylore, lorsque le chyme est trop acide, ou encore trop riche en substance protéinique ou lipidique, ceci est appelé : le cycle antéro-gastrique.

Le terme antipéristaltique (du grec ami : contre, péri : autour et stellein : resserrer, en anglais antiperistaltic) est quelquefois utilisé pour désigner les contractions qui s'effectuent de bas en haut dans l'estomac. Ce type de contraction a également lieu dans les intestins.

La neurotensine (en anglais neurotensin) est une substance (polypeptide) qui a été découverte par Carraway et Leeman en 1973. Elle se trouve dans l'hypothalamus, et dans le tube digestif. Il s'agit d'une substance ayant des capacités hyperglycémiantes (capables de faire monter le taux de sucre dans le sang). La neurotensine possède également, la capacité de stimuler la sécrétion des hormones hypophysaires (hormones somatotrope, gonadotrope et prolactine). Enfin, cette substance est capable de faire dilater les petits vaisseaux, de faire contracter les muscles lisses de l'intestin, et de diminuer la sécrétion acide de l'estomac.

Physiopathologie 

Liste des maladies de l'estomac (non exhaustive):

  • L'ulcère gastroduodénal.
  • Le cancer de l'estomac (adénocarcinome gastrique).
  • La linite plastique est une variété  particulière de cancer représentant environ 5 % des cancers de l'estomac, et correspondant à un adénocarcinome indifférencié.
  • La maladie de Biermer.
  • Le petit estomac (syndrome du petit).
  • Le mérycisme est la régurgitation (retour dans la bouche) d'aliments, qui étaient dans l'estomac, et qui peuvent à nouveau être mâchés.
  • L'estomac en pastèque (watermelon stomach). Appelé également ectasie vasculaire antrale, ce terme utilisé par Jabbari en 1984, qui en anglais se dit gastric antral vascular ectasia, désigne un estomac ayant la forme d'une pastèque. Il s'agit d'une infection rare, qui s'observe essentiellement surtout chez les individus de sexe féminin, et après 70 ans. L'estomac en pastèque se caractérise, grâce à la fibroscopie (visualisation directe de l'intérieur de cet organe par un outil constitué de fibres optiques), par la présence d'une muqueuse (couche de cellules tapissant, en l'occurrence, l'intérieur de l'estomac) surélevée et érythémateuse (rose-rouge), et des plis de l'antre gastrique qui convergent vers le pylore. Si l'on effectue un prélèvement à ce niveau (histologie), on constate la présence de minuscules vaisseaux (capillaires), qui traversent la muqueuse, et de la sous-muqueuse qui sont dilatés (dont le diamètre est augmenté de volume), et quelquefois thrombosés (bouchés par de minuscules caillots sanguins). Au cours de cette maladie rare, les patients présentent une anémie ferriprive (diminution du taux de fer dans le sang) de manière continue (anémie chronique). Cette anémie est le résultat de saignements répétitifs. Généralement les patients souffrent parallèlement d'une autre affection : la sclérodermie.
  • L'estomac en sablier ou biloculaire. Du latin his : deux fois et loculus : loge, en anglais ​bilocular le terme biloculaire désigne une cavité naturelle subdivisée en deux compartiments. L'estomac en sablier est un estomac constitué de deux cavités, qui sont réunies par un goulot d'étranglement, qui est le résultat soit d'un spasme (contraction), soit d'une cicatrice d'un ulcère gastrique.
  • Les diverticules de l'estomac, sont une affection relativement rare. Ils sont situés sur la petite courbure de cet organe en dessous du cardia (orifice supérieur de l'estomac), et sont asymptomatiques, c'est-à-dire que le patient ne présente aucun signe particulier. Cette affection gastroentérologique est susceptible de se compliquer de petites ulcérations (plaies), entraînant la survenue d'hémorragie ou de perforation. Cette pathologie est quelquefois confondue avec un cancer de l'estomac, et exige une gastroscopie, c'est-à-dire une visualisation directe de l'intérieur de la muqueuse de l'estomac. Il existe des diverticules de l'estomac qui ne nécessitent aucun traitement, et dont l'évolution est bonne.
  • Le syndrome postprandial tardif des gastrectomisés, qui porte également le nom d'hypoglycémie tardive, est un trouble qui survient après une intervention portant sur l'estomac, et dont le but est de retirer tout ou partie de celui-ci (gastrectomie). L'ablation de l'estomac ,se caractérise par la survenue d'une chute brutale de la glycémie, c'est-à-dire du taux de sucre dans le sang, survenant une ou deux heures après les repas. Le syndrome postprandial tardif des gastrectomisés, est le résultat de l'arrivée trop rapide du bol alimentaire au niveau de l'intestin, où il sera digéré, à l'instar de son arrivée, trop rapidement également. La conséquence de ce phénomène, est que l'absorption trop rapide des nutriments, entraîne une montée soudaine de la glycémie, donc du taux de sucre dans le sang. Le pancréas qui est l'organe de régulation de la glycémie, va se mettre à sécréter brutalement de l'insuline, ce qui entraîne une chute anormale de la glycémie. Les patients présentant un syndrome postprandial tardif des gastrectomisés ont :
    • Des troubles qui surviennent une à deux heures après les repas.
    • Une hypoglycémie s'accompagnant de malaise, vertige, de sueur, de tremblement, de crampes de l'estomac et quelquefois de troubles de la conscience dans les cas un peu plus graves.
    • Les analyses de laboratoire permettent d'effectuer des dosages du glucose dans le sang et montrent des taux très bas de glycémie.
    • Une hyperglycémie provoquée (en donnant du sucre à un patient) par voie orale, permet de confirmer le diagnostic. En effet au cours de cet examen le taux de glucose monte très haut, puis descend très bas. Ce syndrome nécessite un régime pauvre en sucres rapides, c'est-à-dire en sucres, qui sont rapidement absorbés par l'organisme. Par contre, il est nécessaire de faire absorber aux patients des repas riches en fibres, qui permettent de ralentir l'absorption de sucre au niveau intestinal. Le syndrome postprandial tardif des gastrectomisés évolue progressivement avec le temps. Ceci se fait physiologiquement (naturellement), vers une adaptation spontanée des organes digestifs.
  • L'amyxorrhée (du grec a : privatif, mucus et rhein : couler, en anglais amyxorrhoea) est un terme utilisé par Kaufmann, pour désigner l'insuffisance ou l'absence totale de sécrétion du mucus par l'estomac. Le mucus, est la sécrétion qui protège les muqueuses, c'est-à-dire l'ensemble des couches qui recouvrent les organes creux en contact avec l'air. Il s'agit d'une substance visqueuse comparée souvent à la glaire.
  • L'autodigestion est un phénomène qui se caractérise par la digestion de l'estomac et du tube digestif en général. Dans certains cas même les annexes du tube digestif tels que le pancréas et le foie subissent ce genre de phénomène également.
  • La triade de Borchardt est une maladie comprenant trois symptômes qui caractérisent le volvulus aigu de l'estomac. Il s'agit de symptômes indiquant la présence :
    • D'une occlusion au cours de laquelle le patient se fatigue à effectuer des efforts infructueux pour vomir.
    • A cela s'ajoute un météorisme, c'est-à-dire une accumulation de gaz au niveau de l'épigastre (estomac), et de l'hypochondre gauche (sous la dernière côte gauche).
    • Une incapacité pour l'équipe médicale de cathétériser l'estomac.
  • Le signe de Bouveret est le rejet brutal de liquide contenant des particules d'aliments pendant ou après un lavage d'estomac, alors que jusque-là ce lavage ramenait un liquide clair.
  • Le cardiospasme (du grec kardia : cardia et spasmos : spasme, en anglais cardiospasm), appelé également phrénospasme où phrénocardiospasme se caractérise par un rétrécissement du cardia et de l'oesophage, dont on ne connaît pas avec exactitude la cause, et qui entraîne la survenue de spasme du cardia empêchant le passage des aliments allant de l'œsophage vers l'estomac. Ce phénomène est susceptible d'engendrer, après un certain temps, une inflammation de l'oesophage (oesophagite), ainsi qu'une dilatation de celui-ci, aboutissant plus ou moins rapidement à une dénutrition, voir un état de cachexie (atteinte sévère de l'état général) du patient, si celui-ci n'est pas pris en charge médicalement.
  • Le signe de Cruveilhier correspond à un durcissement survenant par épisodes, et s'accompagnant de douleurs de l'estomac. Ce phénomène est le résultat de contraction de la musculature gastrique (de l'estomac) en présence d'une sténose du pylore, c'est-à-dire de rétrécissement de l'orifice inférieur de l'estomac qui fait communiquer celui-ci avec le duodénum correspondant à la première partie de l'intestin grêle.
  • Le syndrome de Debré-Semelaigne (en anglais Debré-Semelaigne syndrome correspond à une augmentation de la musculature de nature congénitale s'accompagnant de rigidité, et s'observant chez le nouveau-né. Ce syndrome concerne les membres le visage, l'estomac, le diaphragme, et le coeur. Ces enfants présentent d'autre part un retard intellectuel, un nanisme et un syndrome myxœdémateux. Le myxœdème est une maladie due à l’insuffisance, ou à la suppression de la sécrétion des hormones thyroïdiennes. Cette affection se caractérise par une coloration blanchâtre de la peau, due à un oedème auquel s'associe des troubles sexuels et intellectuels.
  • La faim douloureuse (en anglais hunger pain) correspond un ensemble de symptômes, et plus particulièrement à des douleurs, survenant au niveau de l'épigastre (zone anatomique correspondant à l'estomac), douleurs tardives. Ce phénomène apparaît quand l'estomac est vide, et que la faim réapparaît. La douleur, grâce à l'ingestion d'aliments, se calme. Cette affection se voit lors des ulcères du duodénum.
  • La dilatation de l'estomac (en anglais dilatation of the stomach), appelé également gastrectasie, correspond à une augmentation considérable du volume (la capacité) de l'estomac. Il s'agit d'une distension de cet organe, s'accompagnant de phénomènes d'occlusion (arrêt du passage des matières et des gaz dans le système intestinal), qui survient quelquefois après certaines interventions portant sur l'abdomen. Cette distension est sans doute le fait de la compression du duodénum par la racine du mésentère. Le mésentère est la partie du péritoine qui permet d'unir l'intestin à la paroi de l'abdomen. Cette accumulation massive de gaz et de liquide, dans l'estomac s'observe après une opération, essentiellement concernant l'abdomen, un accouchement ou encore un traumatisme. Les symptômes surviennent quelques jours après l'intervention chirurgicale. Il s'agit avant tout :
    • D'une fatigue intense.
    • De nausées.
    • De vomissements abondants.
    • De douleurs abdominales qui sont quelquefois particulièrement intenses.
    • Le patient ressent des ballonnements très importants au niveau de la partie supérieure de son abdomen, qui est tympanique et le siège d'un bruit de clapotage provenant de l'estomac. Les vomissements et les pertes en ions (essentiellement chlore), peuvent être la source d'une hypovolémie (diminution de la quantité de sang), d'une alcalose métabolique (contraire d'acide ), associés à une hypokaliémie, c'est-à-dire une diminution du taux de potassium dans le sang. Le diagnostic de dilatation aiguë de l'estomac, se distingue de celui de l'occlusion intestinale haute, grâce à la radiographie de l'abdomen sans préparation, c'est-à-dire simple. Cette radiographie montre un estomac qui a augmenté de volume, et il n'existe pas d'images hydroaériques au niveau de l'intestin. Le traitement de la dilatation aiguë de l'estomac nécessite des lavages gastriques, et une aspiration continue grâce à une sonde gastrique convenablement placée. La correction des troubles hydroélectriques et hydriques est nécessaire également.
  • Le terme clapotage est un terme qui provient de l'allemand klappen qui signifie faire du bruit. Il s'agit d'un bruit qui est obtenu quand on imprime, du bout des doigts, de petites secousses répétitives, et relativement brutales, à la paroi abdominale qui est relâchée, et quand l'estomac ou l'intestin sont dilatés. Ils renferment une quantité plus ou moins importante de gaz et de liquide. La recherche du signe de clapotage permet l'appréciation du degré de dilatation de l'estomac et des intestins. 
  • Un son tympanique (du grec tumpanon : tambour, en anglais tympanitic résonance) appelé également tympanisme, est une sonorité dont le timbre est particulièrement aigu, et que l'on rencontre dans certaines régions du corps, au moment où on les percute. Les zones tympaniques de l'organisme, sont plus essentiellement l'hypochondre gauche, c'est-à-dire la partie située à droite du nombril sous la dernière côte, quand l'intestin est distendu par des gaz. Le tympanisme peut également se rencontrer au niveau de la poitrine, indiquant alors, qu'il existe un épanchement de gaz entre les plèvres : le pneumothorax.
  • Le terme flatulence (du latin flatus : souffle et de flare : souffler, en anglais flatulence) correspond à la production de gaz provenant de l'estomac, et des intestins, et entraînant l'apparition d'un ballonnement plus ou moins important de l'estomac ou de l'intestin. Le plus souvent les flatulences entraînent l'émission de gaz par la bouche, ou par l'anus .
  • La périgastrite (en anglais perigastritis) est une variété de péritonite qui survient autour de l'estomac.
  • L'exulceratio simplex de Dieulafoy (en anglais exulceratio simplex, Dieulafoy's ulcer), appelé également maladie, syndrome ou ulcère de Dieulafoy, correspond à une ulcération (perte de substance) de la muqueuse de l'estomac, mais ne concerne que la muqueuse et la sous-muqueuse. Par définition, une muqueuse est un ensemble de cellules qui recouvrent les organes creux en contact avec l'air, en l'occurrence l'estomac. Le mécanisme de cette affection est le suivant : au fond de la sous-muqueuse se trouve une petite artère qui présente des anomalies, et en particulier un diamètre important. D'autre part, sa forme est tortueuse, abîmée, érodée. Ce type d'ulcère, siège généralement dans la partie haute de l'estomac. Son évolution se fait souvent vers l'apparition d'hématémèses abondantes, qui récidivent. Le terme hématémèse désigne des vomissements de sang, provenant du tube digestif.
  • Le phytobézoard (en anglais phytobezoar) est un corps étranger se trouvant à l'intérieur de l'estomac, et constitué de substances végétales.
  • Le terme hyperpéristaltisme, désigne l'exagération du péristaltisme, c'est-à-dire des mouvements du tube digestif, qui permettent de faire avancer à l'intérieur de celui-ci, le bol alimentaire. Les organes concernés par l'hyperpéristaltisme sont l'estomac ou l'intestin. L'hyperpéristaltisme, est quelquefois la cause des vomissements du nouveau-né. Ce terme est comparable à celui d'hypersthénie (du grec huper : avec excès et sthénos : force, en anglais hypersthenia), qui désigne l'augmentation des forces, ou l'exagération de la motilité (faculté de se mouvoir) de l'estomac ou de l'intestin.
  • La pneumatose (du grec pneuma : air, en anglais pneumatosis) est le terme utilisé par les médecins du XVIIIème siècle, pour désigner certaines maladies liées à la présence de gaz dans les tissus, dans les organes, ou dans les cavités, en particulier l'estomac et l'intestin. Habituellement ces organes ne contiennent qu'une petite quantité de gaz. Ce terme est surtout utilisé pour désigner les kystes gazeux de l'intestin. Il s'agit de petits kystes gazeux, situés dans l'épaisseur de la paroi de l'intestin, et susceptibles d'entraîner, à cause de leur nombre élevé, une perte d'élasticité de la paroi intestinale plus ou moins étendue, comparable au processus physiopathologique (mécanisme morbide) pouvant être lié à un cancer. Dans environ 85 % des cas, la pneumatose vient compliquer une pathologie préexistante du tube digestif. Il peut s'agir d'un ulcère, d'un cancer digestif, d'une sténose du pylore. Il peut s'agir également, d'une maladie respiratoire telle qu'une bronchite chronique, un emphysème ou encore un asthme. Moins souvent, dans environ 15 % des cas, la pneumatose apparaît comme primitive, c'est-à-dire non expliquée. Enfin, plus rarement cette affection est associée à une maladie systémique comme par exemple :
  • La pneumatose kystique intestinale est soit asymptomatique (ne s'accompagne d'aucun signe), soit à l'entraîne des symptômes digestifs, essentiellement des douleurs abdominales diffuses, des ballonnements, une alternance de colique ou une diarrhée s'accompagnant de glaires. Les examens complémentaires, et plus précisément la radiographie de l'abdomen sans préparation, montre quelquefois la présence de kystes gazeux, qui sont regroupés en grappes de raisin. Le lavement baryté, permet de mettre en évidence les pneumo-kystes sous forme d'image lacunaire. Enfin, la tomodensitométrie (scanner) met en évidence des bulles de gaz généralement alignées, et situées autour de la lumière de l'intestin (tunnel où passent les aliments), et parallèlement à la paroi du tube digestif. L'évolution de cette maladie est le plus souvent bénigne, et régresse totalement d'elle-même. Le traitement ne comporte aucun médicament spécifique, sauf pour traiter chaque symptôme que présente le patient.
  • Le polypadénome gastrique diffus ou en nappe, maladie découverte par Ménétrier en 1888 (en anglais Menetrier's disease) appelée également maladie de Ménétrier, gastrite hypertrophique géante, muco-adénomatose gastrique diffuse, correspond à une variété, d'inflammation de la paroi de l'estomac. Elle se caractérise par une augmentation très importante des plis de la muqueuse de l'estomac (plus précisément de la grande courbure), s'accompagnant d'une hypertrophie des glandes, qui prennent l'aspect, de glandes ressemblant à celles du côlon. C'est la raison pour laquelle on parle de métaplasie. Les symptômes présentés par les patients atteints de maladie de Ménétrier dont l'évolution est habituellement bénigne, sont :
    • Une diminution de l'appétit.
    • Des brûlures
    • Des douleurs de l'estomac entre autres. Les analyses de sang mettent en évidence une diminution du taux de protéines dans le sang, à cause de la fuite anormale de celles-ci au niveau de l'estomac. Cette diminution aboutit à une altération de l'état général, quelquefois sévère (cachexie). Dans certains cas (pour environ 10 % des malades), on constate la transformation de cette hypertrophie des glandes de l'estomac en maladie cancéreuse. Dans d'autres cas, les patients présentent une perte protéinique de l'organisme, qui est liée à la sécrétion exagérée de l'estomac, et due à l'augmentation de la surface des glandes. Le diagnostic est posé grâce à la fibroscopie gastrique, qui permet de visualiser de volumineux plis gastriques. Les examens radiologiques du transit oesogastroduodénal, des endoscopies régulières, permettent de surveiller une éventuelle évolution vers un syndrome néoplasique (survenue de cancer de l'estomac). La biopsie au cours de cette affection gastroentérologique (spécialité médicale du tube digestif), est indispensable. Elle montre une hyperplasie (augmentation de volume) des glandes, un mucus qui s'allonge et pénètre jusque dans la musculeuse (couche constituant la paroi de l'estomac). Dans certains cas, la biopsie permet de mettre en évidence une transformation cancéreuse des cellules habituellement normales. La maladie de Ménétrier ne doit pas être confondue avec un lymphome gastrique à bas degré de malignité. Le traitement de la maladie de Ménétrier est mal codifié. Il nécessite l'administration de médicaments antisécrétoire d'acide (oméprazole, ranitidine), et éventuellement une intervention chirurgicale quand les médicaments sont insuffisants. Un régime riche en protéines, est nécessaire quand le patient présente une hypoprotéinémie (baisse de la quantité des protéines dans le sang). L'intervention chirurgicale, consiste à procéder à l'ablation de l'estomac dans les cas de dénutrition sévère, ou quand il existe une dégénérescence maligne, c'est-à-dire un cancer.

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