Emphysème pulmonaire chronique : Examen médical

Examen médical 

  • La radiographie est normale au début, puis progressivement le tissu pulmonaire diminue. Les espaces intercostaux (espaces situés entre les côtes) s'élargissent, les coupoles des diaphragmes s'abaissent et deviennent plus plates, le médiastin (zone où se situe le cœur entre les deux poumons) plus petit.
  • Le scanner thoracique permet l'exploration de l'ensemble des poumons sous forme de coupe. Cet examen est particulièrement utile en cas d'emphysème bulleux permettant ainsi de prévoir une éventuelle évolution, vers la rupture d'une bulle à l'origine d'un pneumothorax.

Consultation médecin 

Lors de l'examen médical, l'inspection par le médecin décèle une déformation du thorax (thorax en tonneau), de telle manière que le patient donne l'impression de ne pas pouvoir vider ses poumons (position inspiratoire : le patient fait pénétrer de l'air dans ses poumons).

Le diamètre du thorax d'avant en arrière (antéropostérieur) est très augmenté. D'autre part, ces patients semblent avoir le cou trop court. L'expiration (sortie de l'air des poumons) est plus prolongée que chez l'individu normal, les muscles insérés sur le thorax, et sur les clavicules sont plus visibles. Enfin les veines jugulaires (veine passant latéralement dans le cou) sont saillantes, comme si elles étaient trop pleines.
La percussion et l'auscultation permettront au médecin de mettre en évidence des modifications des sons, habituellement normaux, qu'il entend avec son stéthoscope (murmure vésiculaire : le remplissage des alvéoles apparaît diminué, on entend également des sifflements dus à la bronchite chronique).

Analyses médicales 

Lors d'une prise de sang on note une polyglobulie (augmentation du nombre des globules rouges), surtout dans le type "gros bleu" est possible. Un déficit en alpha 1 antitrypsine est parfois mis en évidence. Les normes sont les suivantes : 1,8 à 4 g par litre.

La gazométrie montre :

  • Une hypoxémie (diminution du taux d'oxygène dans le sang).
  • Une hypercapnie (augmentation du taux de CO2 dans le sang). La présence de ces deux caractéristiques dénote un emphysème pulmonaire chronique à un stade avancé.

La spirométrie consiste à quantifier le volume d'air entrant et sortant des poumons grâce à un spiromètre. Le volume expiratoire maximum seconde (VEMS) est le volume de gaz rejeté pendant la première seconde d'une expiration forcée. Normalement il est égal à 70 à 80 % de la capacité vitale (volume d'air maximal que l'on peut inspirer en une seule fois, après avoir expiré au maximum). Pour obtenir le volume expiratoire maximum seconde, on demande au sujet, après avoir inspiré au maximum, d'expirer aussi vite et violemment que possible. Dans l'emphysème, le volume expiratoire maximum seconde s'abaisse de plus de 20 % par rapport aux valeurs théoriques normales. Des valeurs de 25 à 30 % signent un emphysème grave.
D'autres paramètres spirométriques comme la capacité vitale, la capacité pulmonaire totale, le volume résiduel sont augmentés.

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