Diurétique : Symptômes

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Physiologie 

L'osmolarité est la concentration d'un milieu. Ceci fait appel à la notion d'osmose, qui est le transfert d'une certaine quantité d'eau d'une solution qui est diluée (que l'on appelle alors hypotonique) vers une solution qui est concentrée (appelée hypertonique) au travers d'une membrane semi-perméable (qui est perméable à l'eau mais non aux grosses molécules de cette solution).

Autrement dit, l'osmose est la diffusion d'un solvant à travers une membrane semi-perméable qui sépare deux solutions de concentrations différente, elle crée progressivement l'égalité de concentration des deux côtés de la membrane semi-perméable.

 

Physiopathologie 

Le choix d'un diurétique se fait en fonction du diagnostic qui a été posé :

  • En présence d'une hypertension artérielle le choix portera tout d'abord sur un diurétique du type thiazidique ou de la même famille en commençant par des doses faibles et comprenant une dose unique le matin. Il est nécessaire d'attendre 1 à 3 semaines pour savoir si le médicament est efficace contre l'hypertension artérielle. Généralement il n'est pas utile d'augmenter les doses qui sont habituellement à l'origine d'effets secondaires, et pour lesquelles on n'obtient pas d'effet hypotenseur (faire baisser la tension). Néanmoins, si on associe le diurétique avec un autre médicament dont le but est de faire baisser la tension du patient, on augmente l'efficacité de celui-ci.
  • En présence d'une insuffisance de la pompe cardiaque proprement dite (insuffisance cardiaque) survenant de façon relativement rapide (insuffisance cardiaque aiguë), quand le patient présente un oedème aigu du poumon on utilise un diurétique de l'anse le plus souvent par voie intraveineuse.
  • En présence d'une insuffisance cardiaque chronique on est confronté à un risque d'hypokaliémie (baisse du taux de potassium dans le sang c'est la raison pour laquelle on utilise un diurétique distal (directe ou antagoniste de l'aldostérone) qui est le plus souvent associé à un diurétique thiazidique en complément d'un régime pauvre en sel.
  • En présence d'une cirrhose du foie ce sont les antagonistes de l'aldostérone qui sont utilisés. Les diurétiques thiazidiques ou de l'anse, exposent quant à eux, à un risque d'atteinte de l'encéphale d'origine hépatique (encéphalopathie hépatique).
  • En présence d'une lithiase calcique et quand il existe une hypercalciurie (augmentation du taux de calcium dans les urines), on utilise les diurétiques de type thiazidique.
  • En cas de diabète insipide. Il s'agit d'une pathologie se caractérisant par une impossibilité des reins à concentrer les urines, entraînant une polyurie (émission d'une trop grande quantité de liquide dans les urines) accompagnée d'une soif intense. Ce type de diabète peut avoir plusieurs causes, mais toutes sont en relation directe avec un mauvais fonctionnement des reins et l'absence d'une hormone, appelée antidiurétique, dont le rôle est d'empêcher une trop grande fuite de liquide dans la vessie. Le diurétique utilisé est un thiazidique.
  • En présence d'un glaucome aigu on utilise un acétazolamide soit sous forme de comprimés, soit par passage intraveineux.
  • Pour le mal des montagnes on utilise généralement un acétazolamide sous forme de comprimé.
  • Pour une alcalose (contraire d'une élévation de l'acidité sanguine) due à une respiration intense (reventilation) on utilise de l'acétazolamide sous forme de comprimé.

Un traitement par diurétiques qui est mal surveillé peut être à l'origine :

  • D'une déshydratation (perte de liquide par l'organisme).
  • D'une perte de poids.
  • D'un diabète (élévation du taux de sucre dans le sang au-dessus de la norme soit 1 g 27).
  • D'une hypotension artérielle (baisse de la tension artérielle).
  • De troubles de la concentration en sodium et en potassium.
  • Des vertiges (essentiellement pour le furosémide).
  • De troubles de l'équilibre.
  • D'une surdité.
  • Hypotension orthostatique susceptible d'évoluer vers le collapsus (perte de connaissance) et le choc (baisse de la tension artérielle quand l'individu pas de la position de repos à la position debout).
  • Soif importante.
  • Hyponatrémie (baisse de la quantité de sodium dans le sang).
  • Hypokaliémie (baisse de la quantité de potassium dans le sang) essentiellement chez les cardiaques et les cirrhotiques chez lesquels il est nécessaire d'ajouter du chlorure de potassium.
  • Retrait excessif du sel de cuisine pouvant être à l'origine d'une hyponatrémie avec hypotension orthostatique, crampes des mollets, vertiges, vomissements et quelquefois même de confusion.
  • Hyperuricémie (élévation du taux d'acide urique dans le sang) pouvant être origine d'un accès de goutte.
  • Hypoplasie de la moelle osseuse avec leucopénie et thrombopénie (insuffisance de fonctionnement de la moelle osseuse s'accompagnant d'une baisse du nombre des globules blancs et des plaquettes).
  • Dermatose (maladie de la peau).
  • Bourdonnements d'oreilles.
  • Rares cas d'hépatotoxicité (intoxication du foie) avec ictère (jaunisse).
  • Diminution de l'acuité auditive transitoire. Néanmoins il a également été décrit des cas de surdité permanente après une utilisation à de fortes doses et par voie parentérale (injectable) essentiellement dans l'insuffisance rénale (insuffisance de fonctionnement de la filtration rénale proprement dit).
  • La spironolactone peut entraîner une augmentation du taux de potassium, des réactions allergiques, des éruptions cutanées, une baisse du taux des plaquettes dans le sang, une inflammation du foie, une inflammation des vaisseaux, une élévation de la température, une inflammation du pancréas.

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